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Un instant de solitude

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Guenièvre Lakers
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Lun 3 Oct - 1:58
2 octobre 2001

Bon, techniquement, elle n'était pas dans la forêt interdite. Elle était seulement à un mètre cinquante des premiers arbres, assez proches pour que leurs ombres étirées l'enveloppe, mais elle n'avait encore rien fait de mal. Ce qu'elle ne comptait pas faire d'ailleurs. Assise dans les herbes folles, regard tourné vers le château, elle se contentait de respirer l'air du soir. Il lui faudrait bientôt rentrer, couvre-feu oblige mais quelques instants encore, elle pouvait se permettre d'être seule, loin des gens, loin de la folie. Aussi difficile qu'il lui soit de l'admettre, Guenièvre Lakers avait envie de pleurer. Alors, solitaire dans l'air violet du crépuscule, elle laissa les larmes couler lentement sur ses joues. La brise d'octobre, déjà plus fraîche que celle de septembre, léchait ses joues humides et lui plaquait une boucle brune à l'envers sur le front.

Guenièvre Lakers n'était pas le genre de fille à se laisser abattre ou à s'apitoyer sur son sort. Elle, elle était celle qui se démenait, criait, courait, quitte à brasser l'air, mais celle qui luttait perpétuellement contre le flot des évènements. Celle qui tentait par tous les moyens de se rendre maître de son destin. La battante qui ne se reposait jamais, parce que la plupart des autres avaient besoin de son énergie. Elle était consciente de ça. Elle n'avait pas le droit de flancher, pas le droit d'être faible ou désespérée. Alors rien que ce soir, elle s'était mise en exil au bout du parc pour se permettre d'être rien que quelques instants une partie d'elle-même qu'elle aurait préférer ne pas être, mais qui existait : une gamine de douze ans perdue dans sa propre tête, en train de se débattre pour ne pas couler dans un monde d'adulte. Une gosse rongée par ses secrets qui mourrait d'envie de se blottir contre son père et de tout lui déballer entre deux sanglots. Une enfant encore qui aurait voulu saisir le monde à pleines mains et le maintenir tel qu'il était. Qui aurait en cet instant volontiers jeté ses pouvoirs aux orties pourvu qu'on lui rende son âme sans pièce d'occasion.

Elle ne pensait pas aux autres. Elle craquait juste, purement et simplement. Elle était fatiguée d'être forte et raisonnable pour eux. Merlin, elle n'était pas raisonnable ! Elle était impulsive et insouciante ! Insouciante ! Elle… Elle voulait juste croire aux princes charmants et aux châteaux en Espagne, pas être le jouet d'une prophétie dont elle ignorait le contenu. Elle n'avait pas envie qu'un inconnu se permettre d'écrire son destin, surtout quand celui-ci semblait si hasardeux. Elle voulait être libre. En cet instant où elle s'était autorisée à s'avouer ses angoisses, tout dans son étrange condition lui paraissait négatif. Ses larmes se transformèrent en sanglots plus violents. Elle ne voulait pas servir de substitut de corps à l'âme de Gryffondor.


"Je suis moi !" murmura-t-elle avec violence.




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Lun 3 Oct - 10:02

La Dame Grise

Gabrielle Serdaigle, mieux connue maintenant sous le nom de la Dame Grise, errait ici et là dans le parc de Poudlard. Parfois elle sortais d'entre les murs du château, afin d'observer les éléments de son passé et leurs subtils changements. Les arbres étaient les mêmes sans pour autant l'être. Le Lac Noir était le même, sans pour autant l'être. Les tours du château était les mêmes sans pour autant l'être. La forêt interdite était la même sans pour autant l'être. Tout changeait mais restait sensiblement le même. C'était étrange à quel point le temps avait une prise infime sur les choses.

Le fantôme de Serdaigle allait se diriger vers les serres quand ... des sanglots; ho bien diffus; lui parvint. En tant que fantôme, elle avait des oreilles particulièrement vives. Lentement, la Dame Grise se retourna et scruta la noirceur ambiante. Cela provenait de la forêt interdite. Un élève semblait en difficulté. Flottant dans l'air, l'être désincarné s'avança et reconnu Guenièvre Lakers. La réincarnation de Griffondor. Elle semblait bien triste.


" Mais bien sûr que vous êtes vous ... qui d'autre pouvez vous être ? "

Un doux sourire apparu sur les lèvres de la Dame Grise. Habituellement, elle passait pour un fantôme assez peu commode, un peu soupe au lait et réactionnaire. C'était vrai. Par contre, elle savait aussi être aimable quand il était temps. Gabrielle Serdaigle était comme elle l'avait toujours été de son vivant : énergique. On en referait pas son caractère maintenant ! Lentement, le fantôme flotta jusqu'à une souche et s'y assied. Elle sentais que la jeune fille avait besoin de parler et à qui d'autre pouvait-elle le faire hormis à un fantôme ? Elle allait parler à quelqu'un qui n'était plus, quelqu'un qui connaissait "leur" secret qui plus est. Son instinct lui disait que cela avait tout à voir avec la situation particulière des réincarnations. Si elle pouvait l'aider un peu plus, elle le ferait. Apprendre cette nouvelle était quand même choquant ! Savoir que, dans une vie antérieure, nous étions Godric Griffondor était toute une situation !

" C'est à propos de votre nouvelle incarnation, n'est-ce pas ? Je vous l'ait dit l'autre jour ... vous êtes vous. La seule chose, c'est que vous avez un jour vécu en tant que Griffondor et que, maintenant, vous vous êtes réincarné en Guenièvre Lakers. Nous avons tous plusieurs vies ... il faut accepter cette vie passée "

La Dame Grise reporta son attention sur les lumières du château et ajouta :

" J'ai vu plusieurs personnes aimées passer au fil des siècles ... sans qu'elles ne me reconnaissent "


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Guenièvre Lakers
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Lun 3 Oct - 14:47
Sanglotant affalée dans l'herbe, Guenièvre se faisait l'effet d'être un gros bébé, mais elle s'en fichait royalement. Quelle importance après tout ? Personne ne la verrait jamais comme ça, alors elle avait bien le droit de se laisser aller un peu. Absorbée par ses pleurs, elle ne remarqua pas la silhouette diaphane qui flottait vers elle. Elle avait choisi son coin pour être tranquille et ne s'attendait pas à être dérangée. Toutefois, lorsqu'elle entendit la voix basse et douce, elle releva la tête avec brusquerie, se redressa et le dos enfin droit, essuya ses larmes d'un revers de main rageur. Peine perdue, d'autres suivaient avec la même intensité et ses sanglots semblaient se ficher du public. Elle s'obstina malgré tout à répéter l'opération et ne réussissant qu'à se griffer la joue de tout son long avec un ongle, abandonna finalement. Que ses stupides yeux pleurent s'il en avaient envie.

Elle dévisagea le fantôme en face d'elle à travers ses larmes. Est-ce qu'elle essayait d'être stupide ? La réponse à la question sautait aux yeux, non ? C'était bien là le problème d'ailleurs. Sans Gryffondor, elle ne serait pas là à pleurer comme une gourde sans cervelle. Elle suivit du regard la silhouette "s'asseoir" sur une souche proche, sans commentaire. Quelque part dans son chagrin, elle prit note que pour les fantômes, le temps ne passait pas comme pour les vivants ("l'autre jour" de la Dame Grise faisait référence à une scène ayant eu lieu dix mois auparavant), puis elle revint à son affaire.


"Je vous ai toujours cru, enfin, jusqu'à cet été. Les autres parlent avec leurs fondateurs. Comme à une personne extérieure. Je trouve ça malsain, totalement fou en fait."

Elle était heureuse finalement que Gabrielle Serdaigle ait interrompu la solitude qu'elle avait pourtant tant recherché. A qui d'autre aurait-elle pu parler de ce qu'elle ressentait ? Les trois autres étaient aussi peu avancés qu'elle et tout aussi paumés.

"Cet été, Helga a possédé Quentin. Pas très longtemps mais… elle a prit le contrôle de lui. Pour nous sauver la mise, mais elle l'a FAIT ! Ca ça me rend dingue. Je suis morte de trouille que Godric décide de faire pareil. Si Godric n'était rien qu'un bout passé de moi, il ne pourrait pas prendre le contrôle et penser indépendamment de moi, si ? Parce que ça revient à dire que j'ai peur de moi-même. Qu'on a des dédoublements de personnalités, bref, qu'on devient fous. J'ai peur d'un… truc dans ma tête. Je voudrais juste être moi. Je veux dire, juste mon moi présent."

Elle venait de dire qu'elle était morte de trouille. Les mots étaient sortis heurtés par les larmes, et elle venait d'avouer qu'elle était terrifiée. A un fantôme qui n'irait sûrement pas le répéter sur tous les toits mais… Pas dans ses habitudes. Elle avait beau savoir que le courage ne servait à rien sans peurs à affronter, avouer ses faiblesses n'était dans ses habitudes. Ca voulait dire qu'on ne pouvait pas les porter tout seul, et ça c'était déshonorant. En même temps, mieux valait peut-être passer pour une lâche que de devenir définitivement folle.

Ses propres larmes coulaient plus silencieusement maintenant et à l'instar de Gabrielle, elle laissa son regard dans le vague en direction de la silhouette familière de Poudlard avant de reprendre plus doucement.


"Mais vous ne leur avez rien dit n'est-ce pas ? Ca n'était pas dans l'ordre des choses. Ce qu'on vit, ce que je vis… Ca n'est pas normal non plus. Pourquoi moi ? Pourquoi maintenant ?"

Elle ne voulait pas paraître insensible ou égoïste en ramenant tout à elle mais en cet instant, les pensées s'enchainaient de manière trop chaotique dans sa tête, les émotions la submergeaient trop pour qu'elle soit en état de penser à ses bonnes manières.




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Mar 4 Oct - 9:56

La Dame Grise[/img]

La Dame Grise regardait toujours les tours du château, écoutant les sanglots de la jeune fille. Elle tourna d'ailleurs la tête dans sa direction. Le fantôme pouvait sentir sa tristesse et sa peur. Jusqu'au fond de son être. C'était ce qui faisait la particularité des fantômes; ils pouvaient sentir les essences humaines. Gabrielle trouvais que l'enfant avait un grand besoin de réconfort, d'être serrée dans des bras aimants et réconfortants. Malheureusement, elle ne pouvait pas le faire. Elle était un fantôme ! Elle n'était plus d'aucun réconfort pour personne. Bon, voilà qu'elle se remettais à désespérer sur son propre sort ! Elle devait se reprendre, sinon elle allait se fâcher et ce n'était pas nécessaire. Une des choses que la Dame Grise trouvais difficile depuis qu'elle était morte, c'était bien de contrôler ses émotions. Elle n'y arrivait maintenant que difficilement.

L'esprit devint perplexe devant les éléments qu'elle apprenait maintenant. Effectivement, c'était étrange. Plus qu'étrange. Comment une vie antérieure pouvait-elle nous "posséder" ? Comment les personnes que nous avions été jadis pouvaient-elles nous parler, alors qu'elles étaient ... nous, en fait ? Une partie même de notre propre âme ? Ce n'était pas normal ! Selon ce que racontais Guenièvre, les fondateurs étaient "vivants" en eux et étaient capable non seulement d'interactions mais de possessions. Et les larmes de la jeune élève qui coulaient et coulaient sans que la Dame Grise ne puisse faire quoique ce soit !

Le fantôme se "leva" et flotta un peu plus loin, en proie à ses propres émotions. Elle ne comprenait rien ! Elle aurait voulu se rendre à la bibliothèque, prendre des livres, faire des recherches, comprendre ! Toutefois, elle ne le pouvais pas. Plus maintenant. Tout ça à cause du Baron Sanglant ! Ha, s'il se trouvais devant elle, elle lui donnerait une baffe ! Qui passerait dans le vide, mais quand même ! Bon, elle ne pourrait pas plus le faire si elle n'était pas morte parce que, en fait, elle serait morte. Heu. C'est ça. La Dame Grise prit une profonde inspiration et se retourna vers Guenièvre, qui lui parlait maintenant de ceux qu'elle avait recroisé. Tout ces gens ... ses enfants, son frère, Edward ... son Edward. Elle les avaient croisés à plusieurs reprises, dans de nouveaux corps. À chaque début d'année, le fantôme de Serdaigle avait peur. Peur de revoir dans les yeux d'un nouvel élève, les élans de ceux qu'elle avait aimé.

Actuellement, son frère s'était réincarné. Dans le jeune James Lupin. Sa fille l'était dans le corps de Amélia Lupin. Pour ce qui était de Edward, il l'était dans celui de Augustus Rogue. C'était même touchant qu'il ait choisit d'aimer une femme qui lui ressemblait en tout point, étant leur descendante commune. Oui, tout ça était bien touchant. Son fils c'était, quand à lui, incarné dans le corps de David Peller. Par contre, ces incarnations ne se mélangeaient pas intérieurement, ce qui était le cas avec ces jeunes étudiants. Pourquoi ?


" Effectivement. Je ne leur ait rien ... ces relations sont du passé, même si je suis toujours touchée de revoir des gens aimés. Comme vous. Vous quatre "

La Dame Grise de déplaça légèrement jusqu'à se rendre à un des arbres de la forêt interdite qu'elle "toucha" dans un mouvement vaporeux. Elle ajouta :

" Ma fille a planté l'allée de saule du parc. Pas surprenant qu'elle va toujours s'y asseoir. Même si nous n'avons pas conscience de notre vie passée, comme c'est le cas particulièrement pour vous, nous avons toujours quelques élans de souvenirs ... des traits particuliers. Ce que nous avons été demeure toujours en nous "

Gabrielle Serdaigle se retourna pour regarder Guenièvre. Elle affichait maintenant un air déterminé. Il y avait certainement une explication, quelque chose à faire avec tout ça. Si les fondateurs étaient si puissants dans leur incarnation, s'ils pouvaient faire ces choses, c'était pour une raison valable. Jamais ils ne l'auraient fait sans raison. Jamais.

" Ma mère était une femme d'honneur, Miss Lakers. Jamais elle ne permettrait d'agir ainsi dans les vies de quiconque sans raison. Surtout pas auprès de ses amis les plus proches et d'elle-même. Même chose pour Godric. Il est un homme digne, rempli d'honneur et très près du code de la chevalerie. Il ne vous possédera pas. J'en suis certaine. C'est contre ses principes. Et, jamais il ne serait aussi présent sans raison; tout comme ma mère. Pour ce qui est de Helga, elle est juste et droite. Jamais elle n'aurait possédée votre ami sans une excellente raison et y avoir été poussée pour protéger quelque chose ... ou quelqu'un. Jamais, non plus, elle n'aurait acceptée d'être aussi tangible en quelqu'un si ce n'était pas important. Salazar à peut-être bien des défauts, mais c'est aussi un homme d'honneur. Il respecte presque autant le code de la chevalerie que Griffondor. Non, c'est la même chose pour lui, il ne serait pas en scission avec vous si ce n'était pas d'une importance capitale "

Elle ne pouvait pas croire qu'ils faisaient ça pour le plaisir. C'était insensé ! Le Dame Grise se rapprocha de Guenièvre et s'agenouilla devant elle pour la regarder dans les yeux. Il y avait deux choses à faire. À tenter. Pour trouver ce qui se passait.

" Deux choses. Soit vous allez voir ma fille ... enfin, le Professeur Amélia Lupin et vous lui expliquez tout. Elle fera les recherches nécessaires et trouvera ce qui se passe. Ne vous inquiétez pas, Amélia vous croira. C'est une scientifique. Elle saura aussi tenir sa langue, si vous lui dites que c'est important. Oui, elle parle beaucoup ... elle tiens ça de mon frère, mais elle sait autant garder le silence que parler "

Le fantôme fit un petit sourire. Parfois, elle parlait autant que Alexandre. Il ne fallait pas se le cacher. Enfin ! La Dame Grise reprit un air grave et ajouta :

" L'autre chose que nous pouvons tenter. Vous me laisser entrer en vous. Je vais aller voir Godric et lui demander des éclaircissements. Je sais comment le faire parler, même s'il est le plus buté que je connaisse. Je peux ramener des informations "


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Guenièvre Lakers
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Mar 4 Oct - 14:32
Fixant obstinément les lumières de plus en plus nombreuses à apparaitre aux fenêtres de Poudlard, Guenièvre laissait les larmes rouler sur ses joues sans plus chercher à les arrêter. Il y aurait bien un moment où elles finiraient par tarir, non ? Puisqu'elle s'était déjà fichu la honte, c'était inutile de chercher à plus les retenir. Les mots de la Dame Grise sur les gens qu'elle avait connu et qui s'étaient réincarnés ne la firent pas bouger, même s'il lui donnèrent matière à penser. Jamais elle ne pourrait être un fantôme et regarder la vie autour d'elle continuer son flot intrépide sans qu'elle puisse se joindre au mouvement. Voir les gens avancer et rester constamment en arrière, quelle horreur ! Et puis, être toujours seule et inutile… Pas que les fantômes ne servaient à rien, mais… Elle était contente que la Dame Grise soit là en cet instant, heureuse qu'elle puisse l'aider mais honnêtement, avant eux, à quoi s'était occupé le spectre pendant un millénaire ? C'était triste de l'imaginer ainsi diaphane et impuissante mille ans durant.

La jeune Serdaigle se retourna légèrement pour pouvoir regarder Gabrielle qui s'était mise à couvert sous les frondaisons. Sa silhouette transparente devenait plus difficile à distinguer avec le manque croissant de lumière, mais sa voix portait toujours aussi bien et la jeune fille eut un léger sourire en coin malgré sa tristesse lorsqu'elle reconnu l'intonation du fantôme. Maryna avait souvent la même. Maryna, pas Rowena.


"Je sais qui était… Est Gryffondor vous savez. Je ne crois pas que je pourrais même jamais être aussi intime avec quelqu'un. Je connais tout de ses souvenirs, de ses émotions… Enfin, ceux passés. J'essaie de ne pas toucher trop à ce qu'il est aujourd'hui. Je fais comme s'il n'était pas là, je crois qu'il comprend ça. Lui et moi, c'est à la fois une et deux personnes. C'est fou… Mais Serpentard… Il rend la vie de Donovan impossible, sans cesse à lui parler et l'influencer. A le remonter contre moi…"

Elle savait que Salazar avait des valeurs. L'image de lui que donnaient les souvenirs de Go d'avant la mort d'Isabella n'étaient qu'élogieux. En fait, ça l'énervait que les deux Fondateurs se permettent de laisser leur ressentiment se mettre entre leurs relations. La colère qu'elle prouvait en pensant à se sujet l'aida à se ressaisir et à sécher enfin ses larmes. Enfin, elles coulaient toujours, mais légères et silencieuses. Elle ne s'en rendait même plus compte, alors l'honneur était sauf. Ce que racontait la Dame Grise était trop intéressant pour qu'elle perde son temps à penser à de l'eau salée de toute manière. A son pourquoi rhétorique, la descendante de Serdaigle cherchait une véritable réponse et elle avait des pistes qu'elle-même n'avait jamais entrevu.

"En Mars dernier, le professeur Barrière nous a parlé d'une prophétie. Un truc écrit dans les étoiles. Mais après, la famille de Maryna est décédée et on n'a plus eu le temps. On voulait lui en parler à la rentrée mais il n'est pas là. Mais vous avez raison, c'est forcément important. Et je n'aime pas ignorer ce qui est important surtout quand ça conserve ma vie."

Elle soupira. Gabrielle avait raison, jamais Go ne lui aurait imposé ça sans raison. D'ailleurs en y réfléchissant, ça ne devait pas être spécialement confortable pour lui non plus, cette situation. En tous les cas, elle était soulagée que la Dame Grise reconnaisse que la situation n'était pas normale, si tant est qu'elle l'ai jamais été. C'était bon d'avoir un adulte avec qui parler, fut-il mort depuis une dizaine de siècles. Gryffondor avait bien connu et aimé Gabrielle, elle avait été comme sa famille. Même si elle se défendait de faire l'amalgame entre les sentiments de Go et les siens, Guenièvre se sentait naturellement en confiance avec le fantôme.

"Votre fille ?! Et bien, je me doute qu'on peut lui faire confiance mais… Je ne peux pas y aller sans m'être mise d'accord avec les autres. Quand l'un de nous bourde, on en paie tous les conséquences alors on s'est mis d'accord pour garder le secret le plus possible. Pas envie de finir enfermés à Sainte Mangouste ou au Département des Mystères. Ni de se faire harceler par des cinglés réclamant des détails biographiques et des formules magiques oubliées. C'est lourd à porter tout ça vous savez."

Elle soupira de nouveau et s'offrit une petite recrudescence de larmes. Au point où elle en était. Elle n'oublierait pas le conseil de la Dame Grise. Simplement, il fallait y réfléchir longuement tous les quatre avant de le mettre en pratique. Alors que… Quoi ?

"Entrer en moi ?!"

Elle ne put s'empêcher de laisser une moue incrédule apparaître sur son visage. Elle voulait dire, passer à travers elle ? Ca n'avait pas de sens ! Elle… C'était dingue ! Cette histoire devenait de plus en plus dingue de minute en minute alors qu'elle n'aurait jamais cru ça possible. Elle ne devait pas réfléchir plus à la situation sinon elle allait s'enfuir en hurlant. Cette solution avait l'avantage de n'appliquer qu'elle, de ne pas briser leur secret et leur permettrait peut-être d'obtenir les réponses qu'ils désiraient. Elle ne devait pas penser à elle, mais à eux. Ils avaient besoin de savoir. Elle essuya une dernière fois ses larmes avec sa manche, se redressa et fixa le spectre avec un air absolument déterminé.

"D'accord. Il est pas aussi… réveillé que les deux autres, ou alors je le cache mieux, mais trouvez-le. Allez-y."




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Ven 7 Oct - 23:05

La Dame Grise

Gabrielle Serdaigle, dite la Dame Grise, était toujours agenouillée devant la jeune étudiante. L'herbe se trouvais sous ses genoux diffus aurait dut mouiller le doux tissu de sa robe, si seulement le vêtement avait encore quelque possession matériel. Malheureusement, il n'en était rien. La Dame Grise n'était qu'une masse vaporeuse, une masse qui avait jadis vécu, qui avait jadis eu des sentiments et des désirs; des rêves et des aspirations. Oui, elle avait, un jour, eu une fille comme Guenièvre. Une mignonne petite fille aux grands yeux marrons rieurs et intelligents. Une tendre enfant généreuse et polie, frondeuse et courageuse. Une fille qui avait fait sa fierté et sa joie. Sa tendre petite Carensa. Elle lui manquait tant ! La Dame Grise se souvenait encore de la première fois qu'elle l'avait retrouvé. Réincarné en petit garçon, un étudiant de Griffondor. C'était en 1628. Puis, de longues années avaient passé. Jusqu'à son retour en 1890. Une fille qui avait été répartie à Poufsouffle. Puis encore une fois, la Dame Grise avait entendu. Espérant la reconnaître. Jusqu'au jour de la répartition de la jeune Amélia Jane Potter. Dès qu'elle avait vu l'enfant, elle avait sut. C'était la réincarnation qui ressemblait le plus à Carensa. Carensa qui était si ressemblait tant à son frère Alexandre ! Ho, son frère lui manquait tant en cet instant !

Gabrielle eu un sourire maternel quand Guenièvre s'inquiéta de la discrétion de Carensa. Le fantôme comprenait parfaitement. La situation était risquée et la peur de se voir internée était légitime. Bien que, probablement, les adultes prendraient cela comme une lubie enfantine et s'en moquerait un peu avant de ne plus y penser. La Dame Grise dit simplement :


" Carensa ... je veux dire, Amélia, vous aidera quand vous en jugerez bon"

Le fantôme de Serdaigle prit ensuite un air fort perplexe. Une prophétie ? Écrite dans les étoiles ? Immédiatement, l'être désincarné leva la tête pour regarder le ciel. On voyais beaucoup de choses dans les astres. Comme toutes les sorcières du Moyen-Âge, elle misait énormément sur ce qu'on y lisait. L'art de lire dans les cieux avait disparu avec les époques, malheureusement. Pour Gabrielle, cette révélation avait tout un sens. Elle allait regarder le ciel plus attentivement au cours des prochaines nuits. Pour le moment, elle reporta son attention sur la jeune fille, qui lui donnait son accord pour pénétrer son être. C'était courageux de sa part. On voyait bien là l'essence de Griffondor. La Dame Grise eu un sourire et murmura:

" Ça ne te fera aucun mal "

Sans un mot de plus, le fantôme se projeta en direction de Guenièvre. Elle entra dans son corps mais, au lieu de le traverser, elle y demeura. Là, elle y trouverais Godric Griffondor et tenterais d'en savoir un peu plus.

***


Godric Griffondor

Une grande prairie donnant sur les landes anglaises. Voilà le lieu que Godric Griffondor avait imaginé son lieu de retraite. C'était ici qu'il se sentais le mieux. Il y retrouvais le calme dont il avait besoin. Puis, il aurait du temps à dépenser ... toute une vie, en fait. Cela lui faisait drôle de penser qu'il s'était réincarné. Dans un corps de fillette en plus ! Ho, pas que cela le dérangeait, non. Godric était peut-être un pur macho moyen-âgeux mais il considérait quand même que les femmes pouvaient bien s'en tirer dans la vie. Il avait par contre prit la peine de choisir une gamine avec du caractère. Une fille qui lui ressemblait. Donc, oui l'homme s'était réincarné. C'était Rowena qui en avait eu l'idée. Ha, sa Row ! Il avait mit bien du temps à lui avouer son amour, mais il avait finit par le faire. Et il ne le regrettais pas. Oui, enfin, Rowena avait eu l'idée de leur incarnation. Pourquoi ? Parce qu'ils savaient. Ils l'avaient lu dans les étoiles après le départ de leurs descendants. Vous vous souvenez, quand ils étaient venus chercher les stèles de Merlin pour les poser sur le géocroisseur qui menaçait la terre ? Bon, Rowena avait eu une discussion avec Julianne, sa descendante. Elles se ressemblaient tant qu'on aurait dit des jumelles identiques. Godric en avait eu des idées pendant des semaines ! Bon d'accord ... voilà qu'il divaguais encore et que ses idées partaient en vrille. Remarquez, ce n'était pas de sa faute. Ce qu'il vivait actuellement n'était pas évident. Bref, Rowena avait saisit que quelque chose de grave se tramait avec sa descendante. Elle avait regardé les astres et ... avait sut. Après leur mort, ils s'étaient tous retrouvé dans l'immensité du Nirvana et ils avaient convenu d'un plan. Lorsque ce serait le temps, ils allaient se réincarner. Pour venir en aide à Julianne et à l'humanité. Pour détruire le mal qui coulait dans les veines des descendantes de Rowena. C'était quand même grave ! Puis Helga avait dit que ce serait amusant qu'ils se réincarnent dans des corps de sexe opposé ! Genre, Salazar et lui en filles ! Non mais hey ! Au début, Godric n'avait pas voulu ! Mais pas du tout ! Hors de question qu'il porte une robe ! Yark ! Mais, quand Salazar avait aussi dit qu'il ne le ferait pas, Griffondor avait joué au brave et avait accepté. Juste pour ne pas dire comme Salazar. Évidemment, Salazar avait rit de lui tout le long de leur pré-incarnation, allant même jusqu'à lui lancer une des jupes de Helga. Là, il lui aurait mit son poigt à la figure si les bagarres étaient autorisées au Nirvana. Mais, ce n'était pas le cas. Godric s'était promis de lui balancer un bon coup sur la gueule une fois incarné ! Fille ou pas ! Puis, Rowena avait aussi refusée d'être un homme. Fière et féministe dans l'âme, elle avait dit qu'une femme aussi pouvait accomplir de grandes choses et qu'il était hors de question qu'elle aide sa descendante en tant qu'homme. Cela concernait ses descendantes, elle allait donc y aller en femme. Point. Au final, seul Helga et lui avait eu le courage de se lancer dans la différence.

Ha, Godric parlait et parlait là ... il n'avait pas grand place pour le faire dans le corps de Guenièvre Lakers. La fillette ne voulait pas du tout lui parler, refusait obstinément la moindre parcelle de sa présence. Remarquez, il n'allait pas s'en plaindre. Il avait voulu une fille de caractère ! Il l'avait. Alors, comme vous lui laissez la place pour jaser, il en profitais pour s'éparpiller, hein ! Enfin. Nous disions donc que l'homme était assied dans l'herbe haute de la lande. Où nous ne l'avions pas dit ? En tout les cas, nous le nommons maintenant. Griffondor était assied et était occupé à tailler un bout de bois pour en faire un genre de pic. Le guerrier ressentais la peine de son hôte. Il sentais sa tristesse. Normal, c'était aussi la sienne. Le fondateur de Griffondor planta le pic dans le sol et fouilla dans sa poche. Il en sortie une photo de Rowena et la regarda. Row. Elle lui manquait. Souvent, il avait envie d'enlacer l'enfant qu'elle avait choisit et de l'embrasser. Juste pour la sentir. Il essayait de se contrôler, il ne voulait pas mettre Guenièvre dans l'embarras. Mais c'était plus fort que lui. Dans ces temps-là, il s'efforçait de détester Serpentard ! Ça l'aidait à passer ses pulsions ! Bha quoi ?


" Allégement ne pourraie trouver
Du mal que j’ai par créature née,
Si par vous non, en qui veut affermer
Entièrement mon cœur, sans dessevrée.
Il est vôtre, longtemps vous ai aimée
Céléement, sans en faire clameur.
Et si l’amour de vous m’est refusée
En languissant définiront mes jours "


C'était une partie du poème qu'il avait récité à Rowena pour enflammer son amour. Godric était triste et le simple récit de ce poème lui faisait un peu de bien. L'homme allait remettre la photo dans sa poche quand une ombre futile le fit se relever d'un bond. Qui venait ? Il prit son épée -- oui, son épée vous ne pensez tout de même pas qu'il ne l'aurait pas en sa possession, ici ? -- la leva devant lui, prêt à l'attaque ! Ayaaaiii pardi ! Viens, gueux que je t'éventre !

" Gabrielle ? Mais, qu'est-ce que tu fait là ? "

Bien oui, merde ! Pourquoi la fille de Row était-elle ici ?


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Sam 8 Oct - 5:11
Le spectre était juste en face d'elle. Guenièvre contempla le visage au sourire bienveillant. Gabrielle Serdaigle n'aurait pas été un fantôme qu'elle se serait jetée dans ses bras. Elle aurait bien voulu avoir sa propre mère à porter de main en cet instant. Esmée Parish avait beau être une moldue faisant de son mieux pour ignorer l'existence de la magie, se complaisant dans la fabrication de bijoux et le dorlotage de ses cadets, la jeune Serdaigle aurait aimé pouvoir se blottir contre maman, rien qu'une fois. Même si celle-ci ne comprenait pas et prenait cela pour des enfantillages. Guenièvre avait été élevée par son père et n'était pas particulièrement habituée aux démonstrations d'affection, mais cette fois, elle n'aurait pas craché dans la soupe. C'était dur d'être toujours forte et adulte et pleine de secrets sombres, ce soir du moins.

Elle acquiesça à la proposition de la Dame Grise. Carensa. Ca devait vraiment être étrange de voir sa fille, ou son âme, peu importe, évoluer comme ça dans le château, ignorant totalement ce qu'elle représentait pour le fantôme. Est-ce que Griffondor, s'il était vraiment là, voyait des incarnations passées chez tous les gens qu'elle croisait ? Et d'ailleurs, Go lui-même devait bien avoir été incarné avant ? C'était vraiment vertigineux. Elle leva à son tour els yeux vers le ciel. Pour une fois dépourvu de nuages, ses reflets violets s'assombrissaient de minute en minute. La lune apparaissait en face mais il faisait encore bien trop clair pour distinguer les étoiles. A défaut du professeur Barrière, peut-être que le fantôme pourrait les renseigner sur la prophétie ? Il faudrait lui demander plus tard.

Joues essuyées, Guenièvre fixa Gabrielle Serdaigle, s'efforçant de tenir la peur à distance. Elle s'apprêtait à faire un truc totalement fou mais après tout, quelle importance vue la tournure que prenait sa vie ? Elle prit une profonde inspiration. Ca ne ferait pas mal ? Euh… tant mieux. Elle regarda fixement le fantôme à un mètre d'elle et d'un seul coup, celle-ci avait disparu. Elle se retourna, ne la vit nulle part. Tout ce qu'elle pouvait dire, c'est qu'elle avait froid. Elle se fit la réflexion qu'il paraissait que se faire traverser par un fantôme était comme prendre une douche glacée. Elle, elle avait l'impression qu'on la maintenait plongée dans un bain gelé. Elle était en train de souffler sur ses doigts déjà gourds pour tenter de les réchauffer quand leur image disparu comme la flamme d'une bougie qu'on souffle. Elle… Elle venait d'être happée à l'intérieur d'elle-même à la suite de Gabrielle Serdaigle. La jeune réincarnation avait l'impression d'être plongée dans le noir. Le spectre influençait trop son âme en cet instant pour qu'elle puisse se contrôler normalement. Elle devait être partie à la recherche de Griffondor. Puisqu'elle était coincée dans cette situation totalement folle, Guenièvre se dit qu'elle ferait aussi bien de partir à leur recherche. Le problème était qu'elle avait si bien enfoui Godric au fond d'elle-même qu'elle ne savait plus où le trouver. Faisant de son mieux pour ne pas céder à la panique dans cette situation où perdue dans le noir, la seule sensation qui lui restait de son corps était celle d'un froid diffus, elle s'efforça de se concentrer sur des souvenirs qu'elle avait de Godric. Elle allait bien arriver quelque part, non ?

Avec une lenteur exagérée, comme flous, les quelques fois où elle interagi avec le Fondateur se mirent à défiler dans son esprit. La fois où en Mars, il lui avait parlé. Sa répartition, au moment où le professeur Lupin avait posé le Choixpeau sur sa tête. La vision de l'infirmerie qu'elle avait eut après que Donovan l'ait ébouillanté. Le rêve du lion. Elle revient à la fois où Serpentard l'avait brûlée. Le souvenir de chaleur était en cet instant presque agréable. Quand elle s'était évanouie, les tombes, la lande… Le souvenir semblait vibrer. Elle se concentra dessus. Il lui sembla qu'au-delà des tombes, elle pouvait apercevoir deux silhouettes qui auraient pu être celles de Gabrielle et Godric (quoi qu'elle ai peu de souvenirs de cette silhouette d'un point de vue extérieur). Ils étaient loin, et flous, comme à travers un voile. Elle les fixa de loin, se sentant incapable de s'approcher. Ils n'étaient pas dans la même version de cette lande, pas dans la même dimension. Elle décida d'observer un peu avant d'essayer de remonter à la surface d'elle-même. Pour ce qu'elle en savait, elle devait toujours être assise dans les hautes herbes, le corps un brin froid et rigide, les yeux perdus dans le vague. Il n'y avait pas urgence. Tout était tellement irréel, elle en voulait pas en perdre une miette.




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Sam 8 Oct - 22:14

Elle l'avait sentie bien avant de le réaliser. Elle était réelle. Bel et bien réelle. Ici, à l'intérieur de cette jeune élève, elle pouvait avoir possession de corps. Gabrielle Serdaigle, eu du mal à s'y faire. Elle était diffuse depuis si longtemps, immatérielle depuis des siècles ! Elle buta donc à plusieurs reprises sur des rocs; si buter à l'intérieur d'une personne, dans un endroit éphémère et imaginaire était plausible; avant de s'arrêter pour prendre une respiration profonde. Elle n'allait jamais y arriver si elle passait son temps à s'accrocher les pieds. Il fallait qu'elle procède avec logique, puisqu'elle ne pouvait demeurer ici bien longtemps. Alors, où Godric pouvait-il être ? La jeune femme regarda ses mains, si réelles et prit le temps de les sentir. Elles avaient retrouvées leur odeur. Subitement, elle compris pourquoi Salazar avait du mal à faire profil bas. Ils étaient si vrais ici alors qu'ils n'étaient plus que purs souvenirs et encore ! Il fallait être fondamentalement fort pour résister et ne pas prendre totale possession de leurs hôtes. Ici, en toute conscience, les choses prenait des couleurs nouvelles et attirantes.

Gabrielle s'efforça de regarder autour d'elle. Il y avait une lande. Elle la connaissait, cette lande. C'était celle des défunts. Celle où était enterrée Isabella et Camilla. La soeur et l'épouse de Griffondor. Oui, c'était logique qu'il soit ici. La jeune femme s'avança donc, percevant les tombes au loin. Hors, elle n'eut pas à s'y rendre. Godric se trouvais beaucoup plus près. Il venait d'ailleurs de sortir des herbes hautes, sa légendaire épée à la main, prêt au combat. Il était vraiment fidèle à ses plus profonds souvenirs, ce qui fit sourire Gabrielle Serdaigle. Ça faisait tant de bien de revoir enfin un visage connu, même si ce n'était que pour très peu de temps ! La jeune femme regarda son beau-père d'un air amusé avant de lui dire :


" C'est à toi de dire ce que tu fait ici ! Pourquoi être si présent dans vos incarnations ? Ils ont souvenance de vous, de vos souvenirs ... vous leur parler ! Ce n'est pas habituel ! Ça ne doit pas être fait, Godric ! Et c'est quoi cette histoire de prophétie ? "

Gabrielle se tue et croisa les bras. Elle attendait des réponses et elle les voulait. La jeune femme tourna légèrement le regard en direction des tombes. Elle avait l'étrange impression que quelqu'un les regardaient. C'était une sensation étrange ... et obscure. Celle qui fut jadis la fille de la fondatrice de Poudlard décroisa les bras et reporta son attention sur Griffondor. Il ne lui faisait pas peur avec ses airs de guerrier !

" Je ne peux pas rester longtemps. Éclaires moi. Ces choses ne devraient pas avoir lieu ... ces gamins sont mal, Godric "

Ça allait peut-être le faire parler. Il avait toujours eu le sens de la justice.

[***]


Le guerrier moyen-âgeux regardait sa belle-fille d'un air ahurit. Honnêtement, il ne s'attendait pas à la voir ici ! Vraiment pas ! Ça lui faisait vraiment plaisir ! Hey, c'était toute une surprise ! Après toutes ces années, c'était quand même tout un évènement. Sa mort avait été si cruelle et injuste. Cela avait donné le coup de grâce à Rowena ... elle était morte peu de temps après. Morte de chagrin. Godric en était certain. Le décès subit de sa fille aux mains du Baron Sanglant avait achevé l'amour de sa vie. Row avait refusée de se nourrir, tombant dans une dépression profonde et, peu à peu, elle avait eu du mal à respirer. Énormément de mal. La diphtérie l'avait emportée en peu de temps. À l'époque, rien ne pouvait combattre le croup. C'était ce que le guérisseur avait dit. Mais Godric était certain que c'était la tristesse qui avait tuée sa belle. Le guerrier en avait été si malheureux qu'il s'était lancé sur un champ de bataille, la rage au coeur. Il avait tué une dizaine de personnes avant de s'agenouiller au sol, la tête tournée vers le ciel. Vers Rowena. Ce fut décapité qu'il rendit l'âme. Sur un champ de bataille, son épée à la main. Les yeux tournés vers l'amour de sa vie. Mais ces décès étaient loin derrière ... maintenant, il fallait passer à autre chose.

Griffondor allait s'élancer sur Gabrielle pour lui faire un câlin quand ... il se retourna rapidement vers les tombes. Quelqu'un les observait. Il le sentais. C'était étrange. On aurait dit qu'il se regardait lui-même ! Drôle de sensation. L'homme ne vit que les ombres des pierres tombales et ... quelque chose de diffus, comme un ... corps. Est-ce que c'était quelqu'un ? Le sorcier fit un pas vers les tombes, prêt à aller voir qui était l'intrus quand Gabrielle lui posa des questions ... embarrassantes. Cela lui fit aussitôt oublier les ombrages et il désigna machinalement le pieu qui se trouvais au sol.


" Je forge un pieu "

C'était évident. L'homme prit ensuite un air distant. Gabrielle en savait trop ! Elle savait pour la prophétie et trouvais étrange le fait qu'ils soient si présents. Bha effectivement, c'était étrange. Ils n'auraient pas dut être conscients. Quand on se réincarnaient, on ne se souvenaient pas de nos vies passées, c'était la règle. On ne pouvait pas interférer dans quoique ce soit. Mais voilà .. disons qu'ils ... avaient trouvé ... comme le moyen de contourner les lois divines. Ils étaient des hors la loi du Paradis ! Leurs anges gardiens allaient être dans une rage folle quand ils allaient mourir à nouveau. Ils allaient se faire passer un sermon de tous les diables, mais .. ils n'avaient pas le choix. C'était pour le bien de l'humanité. Et, s'ils pouvaient faire ça, c'était qu'ils avaient l'accord des cieux. Dieu ne permettais rien qui soit sans son accord. C'était bien connu. L'homme regardait son pieu en sifflotant un peu, l'air de rien. Toutefois, il savait bien que cela n'allait servir à rien. Il regarda donc Gabrielle et lui dit :

" Je ne peult rien dire. Votre mère va m'occire si je parlation "

C'était un argument de taille. Godric, fort de ce fait, se retourna pour observer à nouveau les tombes. Il avait encore l'impression qu'on l'observait ... qu'il se regardait lui-même. Ça y était, il devenait fou !

" OYÉ QUI VA LÀ ! "

C'était peut-être des esprits ... des ombres de la nuit ... le Sinistros ! Un présage de mort, par Merlin !


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Dim 9 Oct - 9:07
Le regard porté dans le vague, Guenièvre tentait de donner un sens à ce qui se passait. Bon, elle était dans son esprit, ça semblait plutôt évident. Et en ce moment, il semblait que tout ce que son esprit puisse produire soit une lande. Elle n'avait plus la bruyère fleurie de la dernière fois et était éclairée par un soleil pâle et tranquille. Elle avait vraiment autant d'espace à l'intérieur d'elle-même ?

Un peu perdue, elle reporta son attention sur les deux silhouettes au loin. Celle de Gabrielle venait de se tourner vers elle et comme une enfant surprise à écouter aux portes, elle eut le réflexe de s'agenouiller pour se cacher derrière la tombe d'Isabella. Finalement, elle était plus à l'aise sans regarder Godric. C'était trop étrange, comme de s'épier soi-même tout en sachant qu'on ne devrait pas. Comme si on pouvait s'épier soi-même ! Complètement stupide ! La jeune fille s'assit dans l'herbe haute, dos appuyé contre la tombe. Elle aurait vraiment aimé rencontrer Isabella. Sans la connaître elle-même, elle se sentait de plus en plus l'affection d'une sœur à la pensée de la damoiselle décédée si jeune. Leur différence d'âge n'aurait pas été énorme. Seraient-elles devenues amies ? Elle savait qu'à cet endroit d'elle-même, Godric et elle étaient deux entités distinctes et séparées, enfin aussi séparées qu'elles pourraient jamais l'être. Alors pourquoi était-elle aussi attendrie à la pensée d'Isabella Griffondor ? Pouvait-on devenir amie avec des souvenirs ?

Finalement, rester ici ne l'aidait pas. Où qu'aillent ses pensées, elle ne gagnait jamais que des nouvelles questions et incertitudes sur ce qu'elle était. Ca suffisait largement, il était temps d'aller glaner enfin des réponses concrètes. Elle se redressa, se releva totalement et se tourna résolument vers les deux silhouettes. Celle de Godric était tournée vers elle, et la brise lui apporta son cri, déformé, brouillé. Idiot ! Qui ça pouvait bien être ? Voyons, à qui appartenait ce corps qu'il squattait ? Pas d'idée ? Crétin ! Guenièvre se dirigea vers les deux silhouettes avec l'impression de marcher dans un immense brouillard. Comment les rejoindre véritablement ? Hum, peut-être de la même manière qu'elle était arrivée ? Tout en marchant, elle fixa intensément les deux ombres en face d'elle, se concentrant sur l'idée que Griffondor était une personne à part entière et qu'il était en train de parler à la Dame Grise, qui n'avait pas toujours été un fantôme. Elle était tellement concentrée sur cette idée qu'elle s'était donnée tant de mal à oublier qu'elle ne s'aperçut même pas que le brouillard disparaissait au fur et à mesure qu'elle se rapprochait. Elle se retrouva finalement en face de Gabrielle et Godric. Ce dernier la dévisageait et elle lui rendit la pareil, répondant à sa question un sourire en coin aux lèvres mais les yeux absolument sérieux.


"Moi bien sûr. Techniquement, ceci est toujours mon corps."

Et maintenant, les choses sérieuses. Elle avait passé beaucoup de temps à l'éviter mentalement, à le faire disparaitre en s'efforçant d'oublier son existence en tant que personne active. Toutefois, elle était en face de lui maintenant, et il allait falloir prendre les choses sous un autre angle.

"Alors, pourquoi ?"

Elle fixa avec dureté le chevalier, en attente de sa réponse. En cet instant, il apparaissait vraiment comme un intrus qui compliquait sa vie affreusement. Elle était contente d'être douée en cours, d'avoir déjà des tas de connaissances et de posséder des pouvoirs supérieurs à la moyenne mais le prix à payer s'avérait un peu trop lourd. Elle n'avait pas vraiment apprécié qu'il tente de gifler Donovan à travers à la rentrée par exemple. C'était le genre de chose qu'elle allait prendre soin de ne pas laisser se reproduire. Et elle comptait bien profiter de l'occasion pour obtenir des éléments de réponse à l'interrogation de Donovan, qu'elle partageait : comment se débarrasser d'eux ? Ils avaient beau partager leurs âmes avec des personnes extraordinaires et dignes d'éloge, une âme n'était tout simplement pas faite pour être partagée. C'était leur vie et elle comptait bien apprendre comment la récupérer. Au diable si la question était indélicate !




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Dim 9 Oct - 14:26

Gabrielle Serdaigle[/img]

Il forgeait un pieu. Voilà sa seule réponse ! Gabrielle jeta à peine un regard au dit pieu, se contentant de pencher très légèrement la tête sur le côté, fixant Godric Griffondor d'un air appuyé. L'air appuyé qu'aurait prit sa mère. Il la prenait pour une idiote ou quoi ?! Il forgeait un pieu ! C'était ça, qu'il sifflote ! Qu'il en profites avant qu'elle lui arrache la langue. La jeune femme ne trouvais pas ça drôle du tout. Elle émit ensuite un léger sourire quand il évoqua le fait qu'il ne pouvait pas parler, sous peine de se faire tuer par Rowena. Ha tiens donc.

" Si vous ne parlez pas, c'est moi qui va vous mortir "

Clair ? D'une manière ou d'une autre, il allait être dans de sales draps. Aussi bien parler, il allait ainsi se rendre utile. Évidemment, Godric n'ajouta rien d'autre, lui tournant même le dos pour fixer les tombes. Bon, au moins cela signifiait une seule chose : elle n'était pas folle. Elle avait sentie une présence et lui aussi. Gabrielle roula un peu les yeux devant l'attitude de guerrier sans cervelle de Griffondor. Il gueulait à qui allait là. Comme si un éventuel ennemi allait le lui dire ! Puis, il n'y avait présence d'aucun ennemi ici. Ils étaient dans un corps, à l'intérieur d'un esprit, à l'intérieur de lui-même ... de sa propre âme. Qui de mesquin pouvait s'y trouver ? Le guenillou ?

" Nul ennemi de vous fait menacement "

Reparlez en langue ancienne lui faisait si drôle ! Il y avait bien longtemps qu'elle s'était remise à la "langue du jour". Il fallait s'ajuster aux différentes époques. Comme l'homme continuait de fixer les tombes, Gabrielle soupira et se tourna aussi vers elle. De la brume les dissimulaient mais on pouvait bel et voir une personne se tenir debout. Étrange. Qui cela pouvait-il être ? Était-ce possible que ... ? La présence s'avança dans leur direction, levant peu à peu la brume pour laisser apparaitre ... Guenièvre Lakers. Par la barbe de Merlin ! Elle était parvenu à venir les rejoindre ? En même temps, cela n'était pas étonnant. Il suffisait que de méditer. Tout le monde pouvait entrer à l'intérieur d'eux-même. Gabrielle Serdaigle se contenta de reporter son attention sur son beau-père et ajouta :

" Ma mère ne pourra point vous mortir si vous vous donnez reponst à vous-même "

Il y avait toujours une manière de donner une réponse sans en donner une. Qu'il se serve de son cerveau au lieu de ses bras, pour une fois ! Après tout, il avait été répartie à Serdaigle pourquoi ? Pour des prunes ?!

***


Godric Griffondor

Godric avait levé son épée, prêt au combat. Il avait vu l'ombre se mouvoir pour se diriger dans leur direction. Pour le moment, la brume était épaisse mais bientôt il verrait ses yeux. Et dès lors, il allait tuer l'ennemi. Tous ses muscles étaient prêt à l'action et, dans son fort intérieur, il savait que Gabrielle était terrorisée et qu'elle comptait sur lui pour la défendre. Les damoiselles en détresse, il connaissait ça ! C'était à lui de la défendre. Oui, en ce moment Griffondor en oubliait qu'il était dans un esprit, dans son esprit, réincarné en jeune fille de 12 ans. Il oubliait sa mission et le fait qu'il n'était plus en vie. Tout ce qui le préoccupais était de vaincre l'ennemi qui avançais. Sa belle-fille avait beau lui avoir dit qu'aucun ennemi ne lui faisait menacement, cela ne signifiait rien. Les femmes ne connaissaient rien à la guerre ! Rien du tout. Elles étaient bonnes à faire la boustiffaille et la marmaille. Elles n'allaient pas commencer à lui dire ce qui faisait menacement ou pas !

La brume se leva et ... Godric sentie comme une onde de choc le parcourir. C'était ... lui ! Enfin, elle ! Son corps ! L'homme cligna les yeux comme s'il avait une vision malencontreuse avant de descendre son épée. Il fixa Guenièvre comme un dadais avant de regarder Gabrielle qui lui disait que Row ne pouvait pas le tuer s'il se donnait une réponse à lui-même. Attendez-là ... c'était trop pour lui !


" Vous ne conaistrez point votre mère "

Rowena allait le tuer même s'il se parlait à lui-même ! Il était devant témoin là ! Ha, Gabrielle avait de ces idées ! Le guerrier chevaleresque jeta un regard à la fillette dont il avait choisit le corps. Elle pensait partager son âme mais ... elle ne partageait rien. Elle ne comprenait pas encore qu'ils avaient la même âme. Une réincarnation, c'était ça. C'était l'âme qui se réincarnait. Et nous n'en avions qu'une seule. Jadis, elle avait été lui. Comme lui avait été un brigand. Comme ce brigand avait été une damoiselle qui avait été un bourreau qui avait été un pauvresse. Bref, nous avions tous une seule âme qui avait vécue plusieurs vies. La seule différence dans leur cas c'était qu'elle se souvenait avoir été lui. Tout ça à cause qu'ils devaient avoir conscience d'eux-mêmes pour vaincre la malédiction Ternac. Salazar avait trouvé comment déjouer les cieux et voilà ... ce n'était pas la peine de le regarder comme ça ! Par les bourses d'un Dragon, il avait du mal quand les damoiselles le regardaient avec cet air ! Grrrr !

" C'est escrit dans les estoiles. Faut leyre les estoiles. Le cours d'astronomie serve à ça. Leyre les estoiles "

Il ne disait rien de plus qu'ils ne savaient pas déjà. Rowena ne pouvait pas lui en tenir rigueur, non ? Ils n'avaient qu'à écouter en cours, étudier, lire les étoiles et ils verraient aussi la prophétie. Mince, c'était clair ! Ils n'allaient rien comprendre, évidemment. Mais bon. C'était mieux que rien du tout ! Pour le reste, bien ...

" Je ne peult rien dire ... sauf de leyre les estoiles et alez à la réserve interdict "

Il ne pouvait vraiment pas en dire plus. La réponse se trouvais dans les étoiles et ensuite, ils en trouveraient plus dans la réserve interdite. Pas dans les livres communs et accessibles à tout le monde. Non. Le reste sur la malédiction se trouvais dans la réserve interdite de la bibliothèque. Griffondor n'allait pas donner le titre du livre en question. Helga y avait placé un indice pour eux, afin qu'ils le trouvent aisément. Rendu là, ce n'était plus du ressort de Godric. L'homme se rassied et reprit son pieu. Il se remit à le tailler an affichant un air distant. Non, il n'allait rien dire de plus ! Les damoiselles allaient devoir s'en contenter. Non, même si Guenièvre lui en demandait plus ou si elle lui parlait de l'évènement dans le Poudlard Express, il ne dirait rien. Rien du tout ! Pas la peine d'essayer. Nan !


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Lun 10 Oct - 15:08
Bien qu'elle écouta la conversation de Gabrielle et Godric, Guenièvre était surtout occupée à dévisager le chevalier. Ca n'était pas donné à tout le monde de pouvoir se contempler dans une vie antérieure. En fait, malgré son ressentiment pour Griffondor, elle était également fascinée par lui. Elle avait été… ça. Godric avait tord en pensant qu'elle ignorait qu'ils n'étaient au fond qu'une seule et même personne. Simplement, c'était trop fou, trop dérangeant pour l'accepter pleinement. Elle pouvait le concevoir en théorie mais admettre que la personne qui se tenait en face d'elle était elle-même, dans une version légèrement différente, avouez que c'était plus délicat.

Elle avait regardé l'épée avec calme. Est-ce qu'il se sentait coupable de lui imposer ça ? De s'imposer ça à lui-même, pour qu'elle lui fasse peur ainsi ?En tout les cas, leur petite conversation sur le fait que Rowena ne voulait pas qu'il parle commençait à la chauffer. Non mais, Gabrielle avait raison, sachant qu'il était elle et vice versa (enfin plus ou moins), pourquoi il lui tenait des secrets ?


"Maryna veut savoir. Et Maryna est le présent de Rowena. Je suis pas venue jusqu'ici pour repartir avec des queues de cerises ! C'est peut-être facile pour vous, vous avez eu votre vie et maintenant que vous vous obstinez à rester là, vous savez parfaitement ce qui vous arrive. Moi pas !"

Plus elle parlait et plus elle s'énervait. "Lisez les étoiles, allez à la réserve". Il en avait de bonnes. Ca n'était pas parce qu'il le disait de manière médiévale que ça rendait ses informations plus intéressantes !

"Je sais pas les lire vos étoiles, et je vois pas pourquoi je devrais attendre pour savoir. C'est pas vous qui gardez des secrets même des gens qui vous sont les plus proches, c'est pas vous qui vous réveillez le matin en vous demandant qui vous êtes et si vous êtes en train de virer folle. Et surtout, ça n'est pas vous qui devez lutter contre l'influence d'émotions qui n'ont rien à faire là pour garder le contrôle de votre vie. D'ailleurs, mon corps est MON corps ! Vous avez eu le votre et maintenant, c'est à mon tour de vivre ! Je vous interdis d'essayer de me contrôler. Vous vous rendez-compte que j'ai faillis brûler Donovan au visage à la rentrée ? A cause de vous ? Et que Salazar m'a ébouillanté pour les même raisons puériles ? La vérité, c'est que vous n'en avez rien à faire de nous, rien à faire qu'on se blesse ou qu'on deviennent dingues. Tout ce qui vous intéresse c'est vos magouilles et nous on sait même pas ce que c'est !"

Elle s'arrêta, haletante. Elle n'avait pas toujours vu Griffondor sous un angle aussi négatif mais son refus de répondre à des questions qu'elle considérait légitimes la rendait folle de rage. Elle décrispa ses points avec lenteur et fixa le chevalier dans les yeux. Qu'il ose la contredire ou l'envoyer balader. Merde, il était elle, pourquoi est-ce qu'il s'obstinait à lui rendre, à se rendre la vie plus dure ? Elle planta ses mains sur ses hanches dans un geste de défi et pensa vaguement qu'elle devait se congeler "là-haut". Qu'il crache le morceau vite fait avant qu'elle ne meure de froid ou sinon, elle allait lui en faire voir de toutes couleurs dans l'au-delà, si tant est qu'ils sont deux entités distinctes là-bas !




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Lun 10 Oct - 19:31

Godric Griffondor

Schourc schourc schourc, faisait le coutelas de Griffondor sur le bout de bois. L'homme moyen-âgeux faisait mine de ne pas entendre les récriminations de la damoiselle qu'il était devenue. Celle-ci chahutais comme une truie ! Bon, l'image était guère flatteuse, mais que voulez-vous ... nous avions affaire à un homme des temps anciens pour qui les images de la basse-cour étaient très présentes. Pour qui les femmes; malgré son ouverture; n'étaient que faibles créatures. Ainsi donc, Godric gossait son bout de bois, ignorant royalement Guenièvre. Il avait l'habitude avec les jeunes damoiselles ! Amy et Kate lui avaient aussi fait ce genre de crisettes. Les jeunes filles aimaient bien beugler et déplacer de l'air. Elles se sentaient ainsi égales aux hommes, que voulez-vous ! Schourc schourc. Griffondor, une fois que Guenièvre eu terminé son petit manège, regarda son pieu de tout bords tout côtés. Il semblait l'analyser. Était-il assez pointu pour éloigner les malotrus ? Certes, certes. Beau travail. Il n'avait pas perdu la main. L'homme planta le pieu dans le sol et garda le silence, observant la lande devant lui. Il prit même un brin d'herbe pour le mettre dans sa bouche et le mâchouiller un peu. Détestable ? Non, il savait simplement d'expérience qu'il fallait donner le temps aux damoiselles de se calmer, pour ne pas recevoir de morniffle. Quoique .. quand il faisait ça avec Rowena, il était certain de recevoir une claque. Enfin, bon.

" Vous avez termeyno ? " dit-il sur un ton paternel

Godric se leva pour faire face à Guenièvre. Il comprenait qu'elle soit bouleversée, fâchée, insultée, perdue. Toutefois, ce n'était pas une manière convenable de se comporter pour une jeune damoiselle, qu'elle soit lui ou non ! L'homme ajouta :

" Vous voulez des responts, leyre les estoyles. Adprendere. "

Certes, ils ne savaient pas lire les étoiles ! Qu'ils apprennent. Chaque chose en son temps. Ils ne pouvaient pas savoir tout immédiatement. Cela ferait échouer les choses. S'ils savaient tout, ils allaient se lancer au devant du danger et tout faire rater. Ils devaient apprendre, se former, prendre de la puissance et, ensuite, affronter ce qu'ils devaient combattre. C'était bien beau que les fondateurs soient présents dans ces enfants, cela ne donnaient pas tout. Au contraire. Pourquoi les choses étaient-elles si compliquées ? Pourquoi c'était à lui que cela arrivait ? Il voulait dire, Helga aurait mieux répondu à Quentin que lui. Ou Row avec Maryna. Lui, il était un vulgaire guerrier qui ne savait pas trop comment s'y prendre avec les damoiselles, même s'il avait eu deux filles ! Griffondor était doué pour la guerre pas pour la parlotte et la psychologie infantile ! Quoiqu'il en soit l'homme soupira. Que dire de plus ?

" Salazar vous avait fait offensement "

Il n'allait quand même pas demeurer là sans réagir, non ? Puis zut ! Godric ne comprenait pas les damoiselles d'aujourd'hui ! Dans son temps, les damoiselles étaient en pâmoison devant les preux chevaliers qui prenaient leur défense et là, elles s'insultaient ! Qu'est-ce que c'était que cette époque ? Encore une fois, le moyen-âgeux soupira avant de dire :

" Je suis effacence comme vous vouslez, le plus possiblement "

Il ne la dérangeait pas, non ? Il se faisait tout petit, comme elle voulait. Ne parlait pas, comme elle voulait. Ne passait pas à l'action, comme elle voulait. Lui, celui qui passait toujours à l'attaque sans réfléchir une seule seconde, le pro de l'impulsivité et du "je me lance la tête baissée en poussant des cris de guerre" faisait profil bas devant une damoiselle et la seule chose qu'il y gagnait, c'était des reproches ? Un peu plus et il en était insulté ! Voilà !

" Ce sale foimenteor à occie Isabella, ventre-Dieu ! "

Qu'est-ce qu'elle disait de ça ? Hein ? Elle ne s'attendait quand même pas à ce qu'il demeure calme toute son existence devant ce sottard ?! Corne de bouc ! Godric se pencha, prit son pieu et le balança au loin en poussant un cri de guerrier sur le point de se lancer dans le tas. Cet enfant de sodome lui avait volé sa soeur, l'avait trahi pour des histoires de sang et elle, elle, elle voulait qu'il soit gentil et tout calme ? Non ! Non et re-non ! Merde à la fin ! Guenièvre était soupe-au-lait et pétais parfois les plombs pour des riens ? Bha, voilà de qui elle tenait ! N'allez pas chercher plus loin. Comme preuve, Griffondor serra les poings, qui s'enflammèrent immédiatement. Il demeura ainsi de long instant, marmonnant des jurons en gaélique. Il devait se calmer. Ce n'était qu'une gamine, après tout. Une gamine perdue qui cherchait réponse à ses questions. Oui, il devait se calmer. Le fondateur agita ses mains, qui s'éteignirent. Il prit une profonde inspiration et se tourna vers Gabrielle, la regardant l'air de dire "fait quelque chose, reste pas plantée là comme une betterave". Puis, il regarda Guenièvre et lui dit :

" Il y a un indice dans la réserve interdict. Leyre les estoiles, allez quérir ce Barrière, allez quérir le livre de la réserve interdict et vous saurez. Je ne puis en desvoiler plus "

Il en avait déjà trop dit. Beaucoup trop.


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Guenièvre Lakers
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Mar 11 Oct - 14:13
Guenièvre regardait Godric rester impassible et si son bon sens lui disait qu'elle n'était pas de taille, ça n'était franchement pas l'envie qui manquait d'aller le secouer. Est-ce qu'il allait seulement la regarder ? A mâchouiller son herbe comme ça comme un cow-boy. Oh, elle allait lui faire avaler la pelouse si c'était ce qu'il voulait. Qu'il vomisse son gazon et qu'il parle, pour l'amour de Merlin ! Vraiment, elle aurait une vingtaine de centimètres de plus… Elle se força à inspirer profondément. Ses mains la picotaient dangereusement, elles allaient se renflammer et vu ce qui c'était passé la dernière fois, ça n'était pas une bonne idée. Du tout. Rien que d'y penser, cela la l'énervait encore plus et…

Ce ton paternel, ferme et indulgent… Elle aurait voulu se jeter contre lui. Parce que c'était sans doute la réaction qu'aurait eut son père si elle lui avait déballé la même chose. Ce qui n'arriverait pas puisqu'elle passait son temps à l'éviter et à lui mentir pour que le secret ne lui échappe pas. Elle était sûre qu'il avait senti que quelque chose se passait. Merwin Lakers n'était tout de même pas né de la dernière pluie, il avait du voir sa fille changer. Et son père lui manquait, son silence réconfortant et ses regards intenses. Godric lui avait en quelque sorte volé ça. Le début de l'adolescence ? Plus facile de tout mettre sur le dos du Fondateur ! Des larmes jaillirent de nouveau de ses yeux sans qu'elle sache s'il s'agissait de rage ou de désespoir. Dans tous les cas, elle détestait que ses yeux la trahissent comme ça. Elle balaya son visage d'un revers de manche vif et pinça les lèvres. Voilà, Godric venait de la faire se ridiculiser en public !

C'était ça, lire les étoiles. Le temps qu'elle apprenne toutes les subtilités, elle aurait le temps d'être morte et elle-même réincarnée ! Et c'était ça qu'il appelait s'effacer le plus possible ? Genre ! Bon d'accord, leur niveau de communication n'avait rien à voir avec ceux des trois autres mais… mais elle n'était pas pour autant toute seule en elle-même et il y avait des moments où c'était franchement flippant.


"Justement, c'est SALAZAR qui m'a offensé comme vous dites. Pas Donovan. Y a une petite différence. Chaque fois que vous et Serpentard vous disputez, c'est nous qui trinquons. Trouvez un moyen de vous tirer dans les pattes sans impliquer nos corps, ok ? Salazar m'a brûlé et moi j'ai failli défigurer Donovan. A cause de vous. Qu'est-ce qu'on vous a fait pour mériter ça, merde ? "

Et oui, oui, jurer c'était pas beau ! Mais mince, dans le train, elle avait failli gifler Donovan avec sa main enflammée ! Cette idée n'avait pas cessé de la tarauder, la rendant presque malade. Elle était dangereuse, pas de son plein gré, mais dangereuse. Lui, là, la rendait dangereuse pour ses amis !

"Mais Isabella est morte de maladie il y a mille ans. Nous faire nous entretuer ne vous la rendra pas. Elle est morte et personne n'y peut rien ! J'en ai marre de haïr Donovan par bouffées à cause d'un malentendu millénaire. Franchement, vous croyez que votre sœur aimerait ça ? Mais vous pouvez aussi nous tuer tous els deux en vous battant. Je vous promet qu'une fois au paradis, on ira lui demander son avis !"

Bon, là elle y était peut-être aller un peu violemment. C'était un sujet sensible. Mais bon, elle n'était pas trop en contrôle de ses nerfs, et puis il fallait que cette histoire de dingues cesse. Elle se tourna vers la tombe. Peut-être que ce n'était pas le moment de rajouter que marier des filles à peine nubiles à des hommes au double de leur âge était stupide. Ca, elle le gardait pour plus tard. Inutile d'en rajouter sur qui avait tord ou raison. Tout ce qu'elle voulait, c'était que lui et Sal enterrent la hache de guerre qu'elle puisse vivre en paix avec Donovan. Mais oui, c'était ça, qu'il hurle, balance son pieux et enflamme ses poings ! Bon d'accord, elle venait de faire exactement la même chose deux minutes auparavant mais on ne se refaisait pas !

Maintenant qu'elle avait bien déballé tout ce qu'elle avait sur le cœur, elle s'efforça de se calmer. Apparemment, Godric faisait de même. Peut-être qu'elle obtiendrait plus de réponses dans le calme ? Elle pouvait toujours rêver! Voilà qu'il lui répétait la même chose. Elle prit sur elle pour essayer de ne pas hurler de frustration et faire une remarque constructive :


"Quel genre d'indice ? Et on ne sait pas quand le professeur Barrière reviendra. Vous ne pouvez pas juste me dire vous-même ce qui est marqué dans les étoiles ?"

Oui, oui, elle était têtue. On se demande tous bien de qui elle tirait !




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Dim 20 Nov - 23:20

Gabrielle Serdaigle

La Dame Grise demeurait silencieuse. Elle observait ces deux individus uniques partageant la même âme. Le concept de la réincarnation était fort complexe. L'être choisit le véhicule – corps / personnalité – de l'incarnation, qui lui est nécessaire pour franchir la prochaine étape de son évolution. La réincarnation est un processus selon lequel on se retrouve, à chaque étape, face à soi-même : dans le véhicule, autrement dit avec le corps et la personnalité, qui sont à la fois le moyen de franchir l'étape actuelle et, pourrait-on dire, l'étape elle-même. C'est pourquoi il est tellement difficile de s'accepter : d'être bien dans sa peau et dans sa tête. Parce que chacun constitue l'épreuve qu'il doit franchir, en même temps qu'il est le moyen de la franchir. Et c'est pourquoi l'essentiel est le travail sur soi : afin de devenir un meilleur outil pour, éventuellement, se dépasser – c'est-à-dire dépasser l'étape à laquelle on est parvenu dans son évolution. Gabrielle comprenait tout ça. Par contre, cela semblait être tout autre pour les deux êtres qui se confrontaient actuellement. L'Ancien désirait garder secret ce qui devait être et la Nouvelle désirait en savoir plus. Véritable combat interne d'une même âme. Vouloir en savoir plus mais, en même temps, ne pas le désirer. Voilà ce qui se produisait actuellement aux yeux de la Dame Grise.

Le fantôme alternait son regard d'un personnage à l'autre jusqu'à ce que Godric lui lance un air lui demandant clairement son aide. Cela la fit sourire. Il voulait de l'aide pour parlementer à lui-même ! C'était quand même drôle lorsqu'on y pensait. Gabrielle allait dire quelque chose quand Guenièvre y alla d'un discours concernant Isabella. Par Merlin, cela n'allait que faire empirer les choses ! La Dame Grise tourna son regard bienveillant en direction de l'enfant et lui dit doucement :


" Je t'en pries, cela est inutile "

Sa mère et Helga avaient tellement perdue de temps à faire entendre raison à Griffondor, ce n'était pas aujourd'hui que ça allait changer quelque chose ! L'homme était aussi entêté qu'un Troll ! Gabrielle laissa échapper un soupire. Voilà que Guenièvre insistait. Décidément ... ils allaient y passer la journée !

" Travailler sur soi volontairement est moins douloureux. Quand on sait ce qu'on est venu faire au plan physique, tout devient plus facile. Un peu plus facile... Bien que l'incarnation demeure une épreuve. Une étape à franchir. Elle est plus ou moins difficile selon l'attitude qu'on adopte - et je devrais ajouter : parfois selon l'attitude qu'on peut adopter, étant donné ce qu'on est "

Le message était clair : entendez-vous. La Dame Grise tourna son regard vers Godric et lui dit fermement :

" Pour se dépasser, il faut dénouer ce qui est noué; ouvrir ce qui est fermé; éclairer ce qui est dans l'ombre. Je ne peux me trouver ici encore longtemps et elle non plus. Tu le sais parfaitement. Donnes satisfaction à ton âme avant que les conséquences ne soient trop lourdes "

Elle s'occuperait de sa mère si elle se fâchait, mais merde ils ne pouvaient pas y passer la journée sans graves conséquences !

+++


Godric Griffondor

Le Sorcier regardait toujours ailleurs, loin très loin devant lui. Il en avait assez dit et par la barbe de Merlin, il n'en dirait pas plus ! Il s'était encore trop engagé sur un terrain glissant. En se réincarnant, il avait accepté de travailler sur une chose : la logique. Il devait se calmer et réfléchir avant d'agir. Il devait utiliser son cerveau et non pas ses muscles. C'était une chose des plus complexes. Lui, si enclin à foncer dans le tas sans réfléchir ! Maintenant, il devait prendre le temps d'analyser les situations, de peser les pour et les contre ... c'était contre sa nature ! Et pourtant. Pourtant il passait beaucoup de temps à la bibliothèque. Oui, il. Lui. Guenièvre. Eux. Ils lisaient, se référaient aux livres, ils étudiaient ! Lui, étudier ! Il en était presque honteux ! Mais bon, il devait avouer qu'il était assez fier de lui. À ses yeux, il parvenait assez bien à suivre la mission de vie qu'il avait choisit.

Pour cette raison précise, il devait combattre intérieurement. Le guerrier qu'il était mourrait d'envie de tout dévoiler. Pourquoi se cacher des choses à nous-même ? C'était insensé ! Il avait passé de nombreuses heures à argumenter ce point avec Rowena, d'ailleurs. Évidemment, ils étaient en désaccord et, évidemment, c'était elle qui avait gagné ! Il ne pouvait quand même pas la laisser perdre. Trop gentleman pour ça ... puis c'était Row. S'il cela avait été Salazar, cela aurait été une toute autre histoire ! Parlant de Salazar ... Guenièvre lui reprochait de l'avoir défendue ! Mais là ... il avait fait ce qu'il devait faire. Point. D'accord, le jeune garçon dans lequel Salazar s'était incarné n'était pas lui. D'accord, Donovan Lasher n'avait pas à payer leurs fautes ... mais bon. Godric se contenta de hausser les épaules devant les reproches. Rien à dire. Il allait demeurer obstinément silencieux jusqu'à ce qu'elles s'en aillent. Toutes les deux. Il avait la paix, là ... seul dans la lande, près de celles qu'il aimait. Pourquoi venir briser sa tranquillité ? C'était impoli.

Le fondateur de Griffondor réagit néanmoins à l'énoncé du prénom de sa soeur. Il se retourna pour regarder Guenièvre, du feu dans les yeux. Isabelle était morte par la faute de Salazar ! Ce n'était pas la maladie, non ! Non et non. Helga lui avait certes dit que c'était la maladie qui avait emporté Isabelle .. hors de tout doute. Helga était une excellente guérisseuse, la meilleure même. Mais Godric, trop prit avec sa propre culpabilité, n'avait jamais voulu entendre raison. Et là, cette enfant venait lui ressasser la vérité en plein visage ? Bon, il se lançait la vérité à lui-même ... et ça c'était intolérable.


" Salazar à occire Isabella. Peu importe les pourpos de Helga ! "

Bon ! Il ne voulait rien savoir. C'était Salazar. Valait mieux mettre la faute sur Salazar que de penser que la maladie avait emporté Isabella. Pourquoi ? Pourtant, ce serait mieux pour sa culpabilité que de mettre le décès de sa soeur dans son contexte réel, non ? La maladie était en cause, pas Salazar ... pas lui. Hop, plus de culpabilité. Mais voilà, Godric avait besoin de sa culpabilité. Il en avait besoin parce que cela gardait Isabella en vie. Ne lui demandez pas pourquoi.

L'homme grommela des injures gaéliques avant de porter son attention sur sa belle-fille. Par ses paroles, elle lui faisait la morale ! C'était le monde à l'envers. Elle lui demandait de mettre de l'eau dans son vin ... de satisfaire son âme avant que les conséquences ne soient néfastes. Oui, il savait qu'elles ne pouvaient pas être intruses bien longtemps, mais qu'y pouvait-il ? C'étaient elles qui étaient venues le déranger ! Griffondor soupira, affichant un air d'énervement manifeste. Gabrielle ne comprenait rien !


" Arrêtes avec ta morauté ! Je devoit estre logical "

Pourquoi elle l'obligeais à parler ? Pour une fois qu'il ne se lançait pas dans quelque chose sans réfléchir, qu'il se retenais à deux mains pour ne pas céder à la tentation de plonger dans l'aventure advienne que pourra ! Merci de l'aide, vraiment ! Godric fit un geste de dépit. Il allait dire aux autres qu'on lui avait tordu un bras, hein. Il ferait bien pitié. Rolling Eyes L'homme ajouta en marmonnant :

" Je ne puis en desvoiler plus ... mais suirez les drapeleries "

Il n'en dirait pas plus. Qu'elle suive les drapeaux. Les signes des fondateurs. Qu'elle les suive et elle trouverais. Rien de plus à en dire. Godric se rassied dans l'herbe, reprit un bout de bois et se remit à le tailler, produisant ainsi un autre pieux.


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Guenièvre Lakers
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Ven 25 Nov - 15:17
Guenièvre avait conscience de toucher un point sensible en parlant d'Isabella : c'était simple, dès qu'on l'évoquait, Godric lui faisait perdre le contrôle de ses actes, chamboulant ses émotions jusqu'à ce qu'elle ne sache plus lesquelles étaient véritablement les siennes. Cependant, ça n'était pas parce que le sujet était délicat qu'elle allait l'éviter. D'une part parce qu'elle était bien trop en colère pour être rationnelle, et de l'autre parce qu'elle ne pourrait pas éviter le sujet toute sa vie, laissant les vieilles rancœurs du chevalier l'empoisonner. Encore une fois, la douceur du ton de Gabrielle remonta sa colère au lieu de l'apaiser : les seules personnes qui la comprenaient vraiment n'étaient pas celles qu'elle voulait, et parce que quatre personnes au Moyen-âge avaient décrété qu'elle et trois autres gosses devraient accomplir une prophétie dont elle ignorait les termes, elle en était réduire à mentir à tous et avoir en permanence l'impression de se perdre elle-même.

Parce que ça ne pouvait tout de même pas être elle, cet homme borné, buté, décidé à haïr sans se poser de questions même après mille ans ? Comment aurait-elle pu aimer une jeune fille qu'elle n'avait jamais rencontrée ? Se cacher des choses importantes à elle-même ? Elle voulait que Godric réponde à ses questions, ici et maintenant. Si Rowena n'était pas contente, et bien c'était tant pis pour elle… et Maryna. Elle, elle s'en fichait ! Elle n'était pas la réincarnation de Row mais de Go. Elle n'allait tout de même pas devenir ennemie avec sa précédente incarnation, si ? Parce que Gabrielle venait de le dire, les conséquences seraient graves. Qu'il cède, par Merlin ! Oui, Guenièvre pouvait bien trouver Godric entêté, elle l'était tout autant.

Gryffondor prétendait devoir être logique ! Pff, comme s'il l'avait jamais été ! C'était vraiment sa veine qu'il décide de l'être seulement maintenant. Ca n'était pas de la logique à ses yeux, mais de la mauvaise foi. Pourquoi lui rendre la vie plus difficile, hein ? C'était amusant peut-être ? Non ! Et s'il ne voulait pas lui donner des indices plus concluants que "suivez les drapeaux" (non mais franchement, s'il y avait eu des drapeaux dans la réserve de la bibliothèque, il devait y avoir quelques siècles qu'on les avaient décrochés !), elle allait le harceler mentalement jusqu'à ce qu'il cède. Elle en était parfaitement capable, et l'on verrait qui tenait le plus longtemps !

La jeune fille jeta un regard dédaigneux à l'homme en face d'elle. S'il l'ignorait, elle pouvait faire de même ! Ensuite, elle se tourna vers le fantôme qui lui apparaissait de plus en plus comme son alliée et quoi étrangement, ressemblait dans cette contrée à une véritable jeune femme, d'une beauté saisissante d'ailleurs. Etrange que Gabrielle Serdaigle prenne vie à l'intérieur de son esprit. Car c'était là qu'ils étaient n'est-ce pas ? De nouveau, elle essaya d'imaginer ce dont elle pourrait bien avoir l'air si quelqu'un la voyait assise à l'orée de la forêt. Est-ce que ses yeux avaient pleuré en même temps qu'elle avait pleuré ici ? Et ses mains, s'étaient-elles enflammées ? Si elle ressentait toujours le même froid intense qu'au moment où la Dame Grise l'avait traversée, elle ne devait plus être très loin de l'hypothermie. C'était une pensée plutôt angoissante. Est-ce que c'était ça, les conséquences dont parlait Gabrielle ? Sa colère subitement douchée, la jeune fille regarda de nouveau le fondateur d'un air cette fois-ci plus grave que prêt à mordre. Vu son air, Go était reparti dans sa bouderie et elle doutait qu'elle en tirerait quelque chose de plus. En conséquence…


"Gabrielle, comment fait-on pour… remonter ?"

Elle n'allait quand même pas rester coincée ici toute sa vie, n'est-ce pas ? Bloquée sur cette fichue lande avec ce fichu taiseux seulement préoccupé par ses bouts de bois en face d'elle, vous parlez d'une existence !




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