:: Entre les murs :: Les Couloirs Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

L'enfer ne sera pas complet avant que vous n'y soyez [Scénario :: Ouvert à tous]

Page 2 sur 4 Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
avatar
Julianne VanHolsen
~+ CAMARISTE +~
Nombre de messages : 2104
Age : 41
Age du perso : 28 ans
Fonction : Princesse des vampires camaristes de Londres et de Kinderdjik
Guérisseur itinérante
Patronus : Serpent
Date d'inscription : 22/05/2008
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 5 Fév - 12:26
Elle allait sortir du bureau, un sourire machiavélique sur les lèvres, la grande porte se refermant doucement sur son passage quand une brulure vive lui empoigna le dos. Julianne la Grande poussa un cri de douleur, tourna le visage en direction de son dos. Du feu ... on avait enflammé sa robe ! La haine n'en fut qu'augmentée et elle coupa l'air autour des flammes, qui moururent immédiatement. Son dos lui faisait un mal de chien et elle porterais certainement des cicatrices ... si elle ne possédait pas ce merveilleux don de souhaits qui lui était si cher. Sa plus grande force depuis des siècles. La démone fit donc taire la douleur et disparaitre les blessures de son dos dans le temps de le dire, avant de reporter son attention sur les tableaux des fondateurs. Ceux de Poufsouffle et de Griffondor étaient éteints, alors que ceux de Rowena et de Salazar brulaient encore. Dans son tableau, Griffondor la regardait d'un air féroce. S'il avait put sortir du cadre pour venir lui trancher la tête, il le ferait certainement.

" C'est toi qui a fait ça, sale chien ?! " dit elle d'une voix froide

Godric allait le payer très cher. On n'attaquait pas Julianne la Grande impunément ! Cette espèce d'homme des cavernes allait l'apprendre à ses propres dépends. Un sourire mauvais s'accrocha aux lèvres de la sorcière des ombres qui ajouta d'une voix caverneuse :

" Godric ... tu as toujours été un pourceau "

Julianne la Grande tendit la main en direction du tableau du fondateur des rouges et or. Une bourrasque de vent le frappa de plein fouet, tendant la toile d'une façon dangereuse. Le sourire de la Grande s'agrandit et elle murmura :

" Je veux que la toile du tableau de Griffondor se déchire "

Des lacérations parcoururent la toile ancestrale alors que la démone tournait le dos à la scène, sortant du bureau dictatorial. Maintenant, elle allait plonger sa terreur sur chacun des étudiants qu'elle allait croiser. Julianne la Grande allait torturer atrocement les élèves si chers au coeur de Griffondor ... elle allait venger l'affront vécu. Ce sale type n'avait qu'à ne pas s'en prendre à elle.

La sorcière des ténèbres emprunta les escaliers camouflés et se rendit, la haine et la noirceur emplissant son âme -- si elle en avait encore une -- la plongeant dans des idées morbides et insensées de mégalomanie pure.


Julianne F. VanHolsen
Déploies ton courage, c'est la seule façon d'atteindre les astres.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Severus Rogue
~+ POUDLARD +~
Nombre de messages : 573
Age du perso : 46 ans
Fonction : Directeur de Poudlard
Patronus : Biche
Date d'inscription : 28/08/2008
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 16 Fév - 23:17
Severus courait dans les couloirs secrets, déterminé à mettre fin à l'attaque des Deux Grands. Il voulait, plus qu'autre chose, faire prisonnière Julianne la Grande. S'il pouvait y arriver; comment il ne le savait pas; l'homme pourrait ensuite l'enchainer et pratiquer un rituel; lequel il ne le savait pas; pour sauver sa fille. Il fallait qu'il sauve Julianne. Et, lorsque ce serait fait, le père de famille allait tellement la disputer ! Elle serait punie pour le restant de ses jours ! Comment, elle était adulte ? Comment, elle était sa princesse ? Peu importais, Julianne demeurait sa fille ! Elle serait punie pour avoir joué à la petite miss-je-suis-capable-de-me-défaire-d'une-malédiction-satanique-centenaire-toute-seule et je-suis-pas-assez-fine-pour-ne-pas-ruiner-le-rituel-de-magie-noire-fait-par-mon-père-au-péril-de-ma-vie ! Ho que oui ! Privée de faire des Potions pour toute sa vie. Han, han, qu'est-ce qu'elle allait dire de ça ? Han ? Bon, il pensait comme Pie Potter, maintenant ! Oui, ils descendaient tous les deux de Serdaigle, mais ce n'était pas une raison !

Pinçant les lèvres, le Vampire fit un geste vif de la main, balayant l'air qui se trouvais devant lui. Le dos du tableau qui lui bloquait le passage glissa et il entra dans une pièce ... où il tomba sur Waldon et Emmerson. Il avait sentie l'odeur âcre et délicieuse du sang bien avant que le tableau ne glisse, d'ailleurs. L'homme fixa Waldon quelques secondes avant de baisser les yeux sur le jeune Emmerson. Il était blême et écroulé sur le sol. Du sang le maculais. Le sol, évidemment. Ainsi que le bas du pantalon de Emmerson. Rogue leva les yeux sur Quentin et lui dit d'un ton lent et froid :


" Empruntez ce passage. Prenez à droite, suivez le tout le long et au sixième tableau, sortez. Vous serez près de votre salle commune. Allez-y et ne tentez pas de faire votre héros sans cervelle en essayant de les arrêter "

On ne savait jamais ... avec ces idiots de Griffondor ! Regardez l'état dans lequel se trouvais Emmerson. Il avait certainement tenté de jouer au brave et voilà le résultat ! Soupirant légèrement tout en pinçant un tantinet les lèvres, Severus s'approcha de l'étudiant blessé et s'agenouilla près de lui. Voyons voir ce qu'il pouvait faire pour le guérir. Il allait tendre sa baguette sur la jambe blessée -- il n'avait pas encore remarqué que la guérison était déjà en cours et très bien amorcée -- quand il remarqua que Quentin n'obéissait pas. L'homme reporta par conséquent son attention sur le Griffondor et ajouta, d'un ton sévère :

" Qu'attendez-vous ? De finir comme votre compagnon ? Filez, j'ai dit ... et n'essayez pas de vous prendre pour ce que vous n'êtes pas "

Seigneur ! Il n'avait pas besoin de ça aujourd'hui ! Ou demain, d'ailleurs.


Severus Tobias Rogue
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Maryna Parker
~+ SERPENTARD +~
Nombre de messages : 340
Age : 22
Localisation : Quelque part dans ce vaste monde...
Age du perso : 16 ans!
Fonction : 6ème année à Poudlard à Serpentard/réincarnation de Rowena Serdaigle
Date d'inscription : 11/08/2010
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 17 Fév - 12:42
Ce soir-là Maryna se trouvait effectivement dans sa salle commune. Elle était allongée sur son lit, dans son dortoir, profondément plongé dans sa lecture. Elle lisait un livre vraiment passionnant quand retentit tout à coup dans sa tête la voix de Donovan.
Quoi?! Elle sauta littéralement de son lit. Les deux grands?! Avec des dévots?! En train d’attaquer le château?! ...Inondé les cachots?! Cela faisait beacoup d’infos en même temps!
Elle ne prit pas le temps de réagir et se précipita hors du dortoir, sa baguette à la main. Il n’y avait pas beaucoup de monde fort heureusement. Elle repéra quelques regards surpris. C’est sûr que déboulé comme ça en courant... C’est sûr qu’il y avait mieux question discrétion. Enfin, trop tard.

Elle se dirigea vers la porte, d’un pas plus tranquille en longeant les murs. C’était aussi SON château et elle se devait de le défendre! Depuis le rituel elle sentait une espèce de flux magique qui parcourait son corps. Elle se sentait forte, en pleine possession de ses pouvoirs et ceux de la fondatrice. Qui était au fond aussi les siens. C’est alors qu’elle vit quelque chose d’assez stupéfiant. Donovan. En «eau». Dans la salle commune des Serpentards. Et derrière lui, vision d’apocalypse. Un torrent furieux d’eau dans les couloirs, avec juste une sorte de mur qui la retenait de déferler dans la salle. Elle ne fit qu’apercevoir rapidement avant que la porte ne se referme. Elle faillit s’écrouler. Il était fou! Et si on l’apercevait? Mais elle le comprenait. Tellement. Elle se sentait bouillonner. Elle était en colère. Et les colères de Serdaigle étaient pour ainsi dire légendaires. C’est alors que Frank Gillis et 3 autres verts et argents se dirigèrent vers son ami ! Oh non ! Qu’est ce qu’elle allait faire ? Elle ne pouvait pas s’interposer entre eux comme ça. Si. Elle se précipita.

« Eh ! Du calme, pas la peine de s’énerver, si ? Il va s’en aller. Il… »
Elle s’interrompit.

Une douleur mentale terrible la terrassa, lui vrillant les tempes. Un cri de douleur, de rage et de tristesse traversa son esprit, c'était Rowena. Elle vit comme à travers un brouillard très épais. C’était vraiment flou. Julianne la «grande». Sa descendante. Qui avait mis le feu à son tableau. Elle vit une boule de feu se précipiter vers la démone et mettre le feu à sa robe. Sûrement Guenièvre et Godric. Elle vit aussi la blessure se résorber aussi vite qu’elle était apparue. Mais elle n'avait pas trop le temps de se concentrer. Elle souffrait. Elle sentit un courant d’air tendre la toile à côté. Un vent pas naturel. Provoqué. Et elle ne pouvait rien faire! Ni éteindre le feu qui la brûlait, ni empêcher Julianne déchirée la toile! Car la jeune fille ne se rappelait que trop bien le cours d’astronomie. Un élémentaliste sentait la présence des autres du même élément. Elle sentait Rowena souffrir. Elle s’effondra à genoux devant les Serpentards. Ah quelle douleur ! Il fallait qu’elle l’aide, qu’elle agisse, elle allait brûler !

*Non! Ne fais rien, surtout pas. Elle ne sait rien. Attend.*

Maryna serra les dents. Pitié, quelqu’un, de l’aide. Elle n’en pouvait plus. Guenièvre, Donovan, Quentin, quelqu’un! Elle tremblait au sol, ayant l’impression de brûler. Un gémissement s’échappa de ses lèvres. Misère, elle allait hurler. Une larme s’échappa de ses yeux fermés.

*Aidez-moi ! Éteignez mon tableau ! *


    
Le pessimiste se plaint du vent, l'optimiste espère qu'il va changer, le réaliste ajuste ses voiles.
Crédit - Joy


Réincarnation de Rowena Serdaigle
Elémentaliste de l'air

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Quentin Waldon
~+ GRYFFONDOR +~
Nombre de messages : 151
Age : 36
Age du perso : 17 ans
Fonction : 7e année dans une école de magie en Australie
réincarnation de Helga Poufsouffle
Date d'inscription : 30/07/2010
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 17 Fév - 16:14
Quentin était avec Emmerson, les soins de celui-ci était entammé... Il entra alors dans une sorte de transe méditative afin d'améliorer les soins qu'il était en train de réaliser sur Justin. Le jeune homme n'entendit aucunement le professeur Rogue entré dans la salle puisque son attention était sur Emmerson et sur la porte d'entrée. Avec l'aide de Poufsouffle il réussissait à faire de très bon soins sur le Griffondor.

Lorsque le professeur Rogue lui dit de prendre de passage secret Quentin se surpris à sortir de sa méditation... il regarda le professeur et allait lui dire tout simplement Ok quand Helga le stoppa... la boule de feu.. sur Julianne la grande et Rowena qui demandait de l'aide....

"Quentin il faut aider au détriment de ce que dit ton directeur"

"oui mais.... ok go je te suis"

Quentin referma les yeux, dos à Rogue et soudainement dans le bureau du directeur, la poussière qui avait éteint le feu du tableau de Helga se rua sur celui de Rowena en étouffant les flammes sur le tableau. Quentin n'entendit jamais ce que le professeur Rogue lui disait sur se prendre pour ce qu'il n'était pas... il était figé et concentré sur sa tâche du moment au diable le professeur Rogue et ses insultes insignifiantes.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Amélia Lupin
~+ POUDLARD +~
Nombre de messages : 726
Age du perso : 42
Fonction : Professeur d'Histoire de la Magie
Directrice de Serdaigle
Patronus : Pie Bavarde
Date d'inscription : 23/05/2008
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 17 Fév - 23:10
Mon coeur allait en sortir de ma poitrine tellement j'étais terrorisée. Je n'avais jamais été tout à fait brave, mais là ... c'était le comble ! Tout ce que je savais, c'était que je devais mettre mon étudiante en sécurité. Pour le reste; c'est-à-dire l'illogisme de la situation; je m'en occuperais plus tard. Mon cerveau n'arrivait effectivement pas à rendre compte d'une suite logique des choses. Je ne comprenais pas comment ils avaient put entrer ici. Pas avec les multiples sorts que nous avions mit en place pour protéger l'école. D'accord, le don de souhaits de Julianne -- enfin, de Julianne la Grande maintenant -- était peut-être grandiose han, mais les sortilèges anciens que nous avions mit en place l'étaient tout autant. Certains d'entre eux avaient même été inventés par les fondateurs ! Alors, han ! Ça aurait dut fonctionner, non ? Ce qui se produisait actuellement défiait toute logique. N'allez pas me dire le contraire !

Surprise par le commentaire de Miss Lander sur le fait que j'allais bien ou non, je la regardai avec de grands yeux, ralentissant légèrement mon pas de course pour me regarder des pieds à la tête; tout en courant quand même évidemment. Quoi ? Han ? Pourquoi elle me demandais ça ? Dites ? J'étais blessée ? Han ? Pourtant, je ne me sentais pas mal, han, je ne saignais pas non plus et ... saigner ? Han ? Ha !


" Oui, oui, han, je vais bien, c'est que je suis une vampire, vous savez ? Han ? Mais, une gentille vampire, vous n'avez pas à vous inquiétez vous savez ? Ça s'est passé dans le Nulle Part, han, je me suis fait mordre par un loup-garou en dehors des phases de pleine lune et là, j'allais mourir, han, et la maman de Severus m'a mordu pour me sauver la vie, alors je suis devenue une vampire. Vous savez qu'il y a deux sectes vampiriques ? Dites ? Il y a la secte du Sabbat et celle des Carmaristes. Je suis Carmariste, donc une gentille vampire. En principe, je ne suis pas supposé montrer ma nature à une mortelle, han, je suis en train de briser la première tradition en ce moment, han, mais c'est une situation d'urgence extrême, de vie et de mort, alors je ne crois pas que le prince va beaucoup m'en vouloir, vous savez ? Faut pas s'en faire et ..... iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!! "

Cessant mon cours sur les vampires; hey oui même au seuil de la mort je ne pouvais pas m'empêcher de transmettre le savoir; je poussai un cri strident ... parce que Remus m'avait fait peur, vous savez ? Je tournai la tête vers lui, le regardant avec de grands yeux presque accusateurs, han, et j'allais lui dire de ne plus jamais me faire ça, han quand il cria de faire attention. Han ? Je tournai la tête vers les escaliers et ...

" IIIIIIIIIIIIIIIIII !!!! " criai-je en m'accroupissant sur place

Les Dévots ! Ils étaient là, han, et ils avaient lancé un sort dans notre direction. Heureusement que j'avais placé un sort de protection, vous savez ? Oui, han, sinon nous serions blessés ou pire morts, han !

Attrapant Miss Lander par la main, je la poussai dans l'espacement du passage secret, écoutant avec frénésie ce que Remus nous racontais. Julianne la Grande était devant le bureau dictatorial. Il ne fallait pas passer par la Grande Salle, mais prendre le chemin des grèves. D'accord, han ! Je couru dans le passage secret, tenant la main de mon élève quand ... je me rendit compte que Remus ne nous suivait pas. Je m'arrêtai donc et regardai derrière nous. Mais han !


" Remus ? Remus, han ! Mais ... Remus ? Tu ne vas pas ... Remus !"

Il fallait qu'il joue au Griffondor, han ! Je soupirai en regardant Miss Lander de mon air le plus sévère. Même si j'affichais encore mes traits vampiriques, ce n'était pas très concluant, han ! Je lui ordonnai ensuite :

" Restez ici, han ! Ne bougez pas, je reviens "

Laissant Miss Lander sur place, je couru à nouveau; cette fois en direction de l'entrée du passage secret et, une fois devant, je fit lentement coulisser la porte. Remus était dans le couloir, observant le bas des escaliers. Il allait emprunter le couloir, visiblement prêt à combattre les Dévots. Seigneur !

" Remus ... Remus, han .... pssssst !" murmurai-je

Il ne me comprenait pas, han. Évidemment ! Ou alors, il faisait par exprès pour ne pas m'entendre. Je roulai les yeux et sortie du passage secret, courant vers mon époux à qui j'agrippai le bras sans vergognes, le serrant de toute mes forces. Il allait attendre les Dévots comme ça, han ? Il n'était même pas caché !

" Remus, han ! Tu est tout visible, tu sais ? Dit ? Il faut se cacher, leur tenir une embuscade, han ... hoooooooooo ! "

Bien oui ! Pourquoi est-ce que je n'y avais pas pensé ? Han ? Dites ? Bha, si je venais d'y penser ça voulait dire que mon cerveau reprenait du service. C'était bon signe, vous savez ? Dites ? J'agitais ma baguette magique dans le vide, pensant fortement à la déclaration d'amour de Remus ... Immédiatement, un jet argenté sorti de ma baguette et une Pie Bavarde se mit à voleter autour de nous, piaillant comme si elle était prise au piège dans une cage.

" Les Dévots attaquent Poudlard, han ! Venez nous aider, vite, han !"

Mon Patronus s'envola aussitôt au travers la fenêtre la plus près. Ma Pie allait aviser les membres de l'Ordre. Ils allaient venir à notre rescousse. Je me sentais, du coup, plus assurée et je pensai :

* Sirius, han ! Poudlard est attaqué par les Deux Grands ! *

Voilà. Tout était maintenant presque sous contrôle. Serrant toujours le bras de Remus, je lui dit :

" Ne bouge pas ... je vais voir par où ils arrivent, han "



Je détestais ça ... mais je n'avais pas le choix. Je me concentrai et parvint à percevoir l'âme. Je voyais celle de Remus, pure et douce. Je lui sourit tendrement avant de porter mon attention dans le couloir à notre gauche. Rien de perceptible. Il n'y avait personne dans ce couloir. Pour le moment. Je regardai ensuite par dessus l'immense tas de rocs qui écrasait les Dévots et ... je put percevoir trois auras noires qui se dirigeaient dans notre direction. Je dit à mon Remus :

" Il y en a trois qui arrivent par les escaliers, han. Rien dans le passage. Je vais essayer de les dominer, han ... après, on ira rejoindre Miss Lander, il faut la mettre en sécurité, tu sais ? Il n'y aura plus rien ici, de toute manière "

Nous n'allions pas non plus rester dans un couloir à attendre ... il fallait aller au devant d'eux, vous savez ? Ho, je n'avais pas un élan de courage, han ! Pas du tout. J'étais tout simplement stratégique. Je me concentrai à nouveau, consciente que pour chaque utilisation des disciplines, j'enfonçais un peu plus ma propre âme dans la noirceur et que, pour y remédier, je devrais boire du sang humain. Mais han ... je pouvais parfaitement en boire dans des poches, han, pas obligée de mordre qui que ce soit. Pas question de le faire, de toute manière, vous savez ? Han ? Bon, la domination !



" Partez ! "

Je perçut alors les trois auras noires tourner les talons pour partir. Avec un soupir, je prit la main de Remus et lui dit :

" On y va ! Vite, han, faut pas rester ici, tu sais ? "




--------
Petite soeur de James Potter
Épouse de Remus Lupin
Mère de Léa-Lily, Samuel, James, Ely-Jade & Gabrielle
Grand-mère de Isac & Sarah Rogue
Professeur d'Histoire de la Magie & Directrice de Serdaigle
Et ... une pie bavarde inlassable qui ne se taie jamais même quand elle dort !
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Donovan Lasher
~+ POUFSOUFFLE +~
Nombre de messages : 158
Age : 36
Age du perso : 14 ans
Fonction : Quatrième année à Poudlard
Réincarnation de Salazar Serpentard
Date d'inscription : 14/08/2010
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 1 Mar - 12:06
Donovan ne se rendait même pas compte que son corps était constitué d'eau en ce moment. Tout ce qu'il voulait, c'était retrouver Maryna, s'assurer qu'elle allait bien et partir d'ici pour retrouver les autres. Rien d'autre ne lui importait, pas même le fait qu'il pouvait être vu. Honnêtement, il n'y avait même pas pensé. Ce ne fut qu'au moment où une voix l'interpella qu'il se rendit compte qu'il n'était pas seul dans la salle commune de Serpentard. La réincarnation de Salazar tourna la tête en direction des quatre étudiants qui venaient dans sa direction, menaçants. Ho ce qu'ils pouvaient lui faire peur ! Honnêtement, ils pensaient vraiment avoir le dessus sur lui ? Ho, il était Salazar Serpentard ! Enfin, sa réincarnation, mais ça revenait sensiblement au même. Non ?

Donovan prit un air frondeur et il fit un pas en direction de Frank Gillis. Un seul pas. Oui, parce qu'il se mit subitement à ... bouillir. Pas Frank, lui. Je veux dire son corps. De la fumée se émanait de tout son être et de grosses bulles d'eau éclatait à la surface de se peau. Surprenant ! Et surtout très chaud. Pas vraiment douloureux, cependant. Oui, contrairement aux autres, Donovan avait de la chance ... il était entièrement constitué de son élément au moment de l'attaque, ce qui le "protégeait" en quelque sorte. Hormis une profonde sensation de chaleur étouffante -- il se serait crut dans un sauna -- il n'avait pas de mal en tant que tel. Il compris, au travers sa surprise, le message mental de Guenièvre. Ha oui. Lancer un sort d'amnésie. Bien entendu. Do allait s'exécuter quand ... deux choses arriva. Premièrement, Maryna apparue pour se précipiter devant ses compagnons de maison pour le ... défendre ! Mais, mais ... ho ! Row s'en permettait là ! Il pouvait se défendre tout seul, quand même ! La deuxième chose qui arriva fut une voix ... celle de Salazar.


" Mon tableau brûle ... fait quelque chose "

Ha ... voilà donc pourquoi il était en train de bouillir. Donovan pouvait voir, devant ses yeux comme un film diffus, le tableau situé dans le bureau de la direction. Il était effectivement en train de brûler. Mince, alors ! Le Poufsouffle vit alors un jet d'eau se précipiter sur le tableau de Serpentard, l'abimant certes mais .. que voulez-vous ! C'était ça ou le laisser cramer. Un rapide coup d'oeil vers les trois autres oeuvres lui permit de voir qu'ils étaient aussi éteints. Parfait. Celui de Rowena fumait encore, signe qu'il venait tout juste de s'éteindre. Tout était sous contrôle.

La vision de Donovan revint plus claire et il put reporter son attention sur Maryna et les types de Serpentard. Il ne restait plus qu'à se défaire de ces idiots et ils pourraient passer aux choses sérieuses. En levant le bras pour tendre sa baguette vers les gars de Serpentard, Do se rendit compte que son corps avait repris sa forme charnelle. Normal, l'eau qu'il avait envoyé sur son tableau provenait de lui. Avec un petit sourire en coin, il dit fortement :


" Oubliettes ! "



Merde ! Il n'avait pas été assez rapide ... bien oui, devant des étudiants de dernière année, il fallait quand même être plus rapide même si on était la réincarnation de Serpentard. Du coup, son sortilège fut bloqué par un ou l'autre des Serpentard, ce qui était somme toute très embêtant. Ils allaient avoir des ennuis de plus à régler, ce qui n'était pas peu dire.

" Vous êtes mieux de nous laisser partir si vous voulez pas d'ennuis"

Il ne faisait pas trop effrayant, mais bon ! Il fallait bien dire quelque chose !
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Eloi Morisson
~+ CRÉATURE MAGIQUE +~
Nombre de messages : 86
Age du perso : 23 ans
Fonction : Poursuiveur des Flèches d'Appleby
Patronus : Addax
Date d'inscription : 23/07/2010
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 3 Mar - 16:32
Le Poufsouffle était parvenu à rejoindre les portes de Poudlard sans grand problèmes. Il fallait dire qu'elles n'étaient pas bien loin de lui et que la peur aidait à courir de manière assez rapide merci. Derrière lui, il entendait les pas des Dévots qui le poursuivait et il savait que; s'il se retournais; il les verrait pointer leur baguette dans sa direction. Il valait donc mieux regarder droit devant en espérant ne pas recevoir de sortilège mortel dans le dos. Heureusement pour Eloi, la chance était de son côté et il sortie à l'extérieur, le vent froid lui fouettant le visage. Immédiatement, il biffurqua vers la gauche, piquant un sprint en direction d'un petit banc de pierre qu'il contourna avec agilité avant de poursuivre sa course effrénée. Son corps battait fortement dans sa poitrine et il sentais déjà ses poumons bruler par l'urgence de sa fuite. Il avait beau être en forme; et heureusement qu'il l'étais; s'enfuir ainsi pour sa survie demandait des efforts plus intenses que l'on aurait put le croire.

Le jeune homme glissa sur une plaque de glace et se rattrapa de justesse à un mur de l'école. Ce n'était pas le moment de se briser une jambe en tombant sur le sol hivernal. Non, il fallait courir, réussir à atteindre les crêtes et passer par derrière. Eloi devait rejoindre la salle commune des Poufsouffle afin d'aviser les siens de ne pas sortir, de demeurer sagement à l'abri. Il aviserais tout le monde qu'il croiserait de se mettre en sûreté. C'était le mieux qu'il pouvait faire. Ça et combattre au besoin. S'il n'en avait aucun choix.

Le préfet de Poufsouffle descendit avec précaution une petite bute enneigée, les bras tendus de chaque côté de son corps, avant de sauter par dessus un autre banc de pierre pour poursuivre sa course. Il n'avait jamais remarqué à quel point le terrain de Poudlard était immense ! Ni à quel point l'école en elle-même était grande. On dirait même que le château grossissait; bien que ce ne fut pas le cas; tellement il n'y avait que murs, pierres et remparts. Les falaises lui semblait très loin. Beaucoup trop loin. Il fallait les atteindre. Coûte que coûte.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Garett Ambertis
~+ CIVIL(E) +~
Nombre de messages : 86
Age du perso : 21 ans
Fonction :
* Ex Batteur pour les Catapultes de Caerphilly
* Vendeur chez Jouville l'Apothicaire

Patronus : Âne
Date d'inscription : 23/07/2010
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 3 Mar - 21:09
Je criai. Personne ne me répondit. J'appelai plus fort. Ma voix s'envola, sans écho, faible, étouffée, écrasée par la nuit, par cette nuit impénétrable.

Je hurlai : « Au secours ! au secours ! au secours ! ».

Mon appel désespéré resta sans réponse. Quelle heure était-il donc ? Je tirai ma montre, mais je n'avais point d'allumettes. J'écoutai le tic-tac léger de la petite mécanique avec une joie inconnue et bizarre. Elle semblait vivre. J'étais moins seul. Quel mystère ! Je me remis en marche comme un aveugle, en tâtant les murs de ma canne, et je levais à tout moment les yeux vers le ciel, espérant que le jour allait enfin paraître ; mais l'espace était noir, tout noir, plus profondément noir que la ville.

[Maupassant - La nuit. Cauchemar]

Jamais il n'aurait crut vivre ce qu'il allait s'apprêter à vivre. Jamais. Comment on pouvait imaginer vivre une telle chose ? Personne n'avait assez d'imagination pour ça. Personne. Aucun être vivant sur cette Terre, en tout les cas. Mais, les êtres qui étaient à l'origine de ce cauchemar n'étaient point des habitants dont les pas frôlaient la Terre; justement. Non, ils étaient tout autre. Tout autre.

Garett se trouvais au troisième étage. Il marchait, tout simplement, avec l'intention de se rendre à la bibliothèque. Puis, il les vit. Un groupe de six individus. Encapuchonnés. Dès qu'il les avaient vu, le Serdaigle avait sentie son coeur cesser de battre dans sa poitrine. Pourtant, ils ne faisaient rien d'autre que marcher. Toutefois, quelque chose dans leur attitude le rendait mal-à-l'aise. Très mal-à-l'aise. Puis, le groupe s'était lentement retourné dans sa direction, comme dans un rêve éveillé. Leurs regards s'étaient croisés et ...

Le jeune homme avait immédiatement saisit sa baguette magique. Plus par instinct qu'autre chose. Il l'avait levée en direction des individus -- il n'avait pas encore conscience qu'il s'agissait de Dévôts -- avant de lancer un Petrificus Totalus dans leur direction. Il était incertain de pouvoir atteindre un seul d'entre eux, mais il se devait de faire quelque chose. Instinctivement.




Il ne sut dire ce qui s'était passé. Après coup, ses souvenirs seraient constitués de vagues évènements impossibles à relier. Cependant, l'auteur de ses lignes peut affirmer sans aucun doute que Garett Ambertis avait tourné les talons rapidement; sans même terminer son sort; s'enfuyant à toutes jambes sans prendre la peine de vérifier s'il avait réussit son sortilège ou non. Qui pouvait l'en blâmer ? Surtout pas moi. Et vous non plus.

Je voulus savoir, je trouvai l'escalier, je descendis... Je n'entendais pas le courant bouillonner sous les arches du pont... Des marches encore... puis du sable... de la vase... puis de l'eau... j'y trempai mon bras... elle coulait... froide... froide... froide... presque gelée... presque tarie... presque morte.

Et je sentais bien que je n'aurais plus jamais la force de remonter... et que j'allais mourir là... moi aussi, de faim - de fatigue - et de froid.

[Maupassant -- La nuit. Cauchemar]

Garett courait. Aussi vite qu'il le pouvait. Comme jamais il n'avait couru auparavant. Il tourna le coin et ... tomba nez à nez avec Guenièvre Lakers. Immédiatement, le Serdaigle attrapa sa collègue de maison par le bras et lui dit précipitamment :

" Faut pas rester ici ! Il y a six types derrière ... faut prendre un autre chemin "

Penser, il fallait réfléchir. Ne pas céder à la panique. Derrière, les pas des Dévots leur parvenait. Garett regarda autour de lui. La seule issue était les escaliers situées non loin. Il n'y avait pas d'autres couloirs à emprunter. Auraient-ils le temps de se rendre ? À entendre les pas qui se rapprochaient, rien n'était moins certain. Le jeune homme poussa Guenièvre derrière une immense bannière représentant les armoiries de Poudlard et camouflant une petite alcôve. Il se glissa ensuite à son tour derrière la dite bannière, serré contre la jeune fille.

" Pas un bruit ... essaie de respirer le moins fort possible ... " murmure t-il à Guenièvre

Espérons qu'ils passent leur chemin. Espérons qu'ils passent leur chemin !

Ce soir-là j’avais lu fort longtemps quelque auteur.
Il était bien minuit, et tout à coup j’eus peur.
Peur de quoi ? je ne sais, mais une peur horrible.
Je compris, haletant et frissonnant d’effroi,
Qu’il allait se passer une chose terrible…
Alors il me sembla sentir derrière moi
Quelqu’un qui se tenait debout, dont la figure
Riait d’un rire atroce, immobile et nerveux :
Et je n’entendais rien, cependant. O torture !
Sentir qu’il se baissait à toucher mes cheveux,
Et qu’il allait poser sa main sur mon épaule,
Et que j’allais mourir au bruit de sa parole !…
Il se penchait toujours vers moi, toujours plus près ;
Et moi, pour mon salut éternel, je n’aurais
Ni fait un mouvement ni détourné la tête…
Ainsi que des oiseaux battus par la tempête,
Mes pensers tournoyaient comme affolés d’horreur.
Une sueur de mort me glaçait chaque membre,
Et je n’entendais pas d’autre bruit dans ma chambre
Que celui de mes dents qui claquaient de terreur.

Un craquement se fit soudain ; fou d’épouvante,
Ayant poussé le plus terrible hurlement
Qui soit jamais sorti de poitrine vivante,
Je tombai sur le dos, roide et sans mouvement.

[Maupassant -- Terreur --]
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Maryna Parker
~+ SERPENTARD +~
Nombre de messages : 340
Age : 22
Localisation : Quelque part dans ce vaste monde...
Age du perso : 16 ans!
Fonction : 6ème année à Poudlard à Serpentard/réincarnation de Rowena Serdaigle
Date d'inscription : 11/08/2010
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 4 Mar - 8:17
A genoux Maryna souffrait le martyr. Elle avait réellement l'impression de brûler. C'est alors que la souffrance s'arréta, apaisé par la douceur de la terre. La jeune fille émit un soupir de soulagement.

*Merci Quentin.*

Elle se releva assez difficilement. Même si le feu avait cessé elle en sentait encore les ravages. Elle regarda les garçons qui l'entourait. Qu'est ce que ses compagnons de maison allait penser de son attitude pour le moins étrange? Elle avait peur qu'ils en viennent aux mains. Ou plutôt aux sorts. Comme si c'était le moment ! Comme pour lui donner raison Donovan leva sa baguette et tenta de jeter le sort d'oubli. Louper. Le sort avait été contré. En même temps Gillis et les autres étaient en dernière année. Et maintenant ils connaissaient ses intentions. C'est sûr que c'était la meilleure solution. Il fallait qu'elle tente elle aussi. Elle détestait ce sort par anticipation. Elle se concentra et murmura tendant sa baguette vers les Serpentards présent :

"Oubliette"

Lancé de dés échec

Ce n'était qu'un murmure. Mais cela ne fonctionna pas. Et merde. C'était pas possible. Elle ne voulait tellement pas l'utiliser qu'elle l'avait loupé.C'était malin tiens.
Comment ils allaient faire maintenant? Ils ne pouvaient pas rester ici alors que le chateau était attaqué ! Les autres avaient besoin d'eux. Le plus vite possible. Elle pouvait toujours raréfier la présence d'air dans la pièce et ainsi les assomer en quelque sorte seulement c'était révéler sa présence à coup sûr à la démone. Flûte! Comment allaient ils se sortir de là? Elle devait trouver une solution. N'y avait il pas moyen de détourner leur attention?
En plus Donovan paraissait tellement effrayant comme ça... Rolling Eyes Elle même n'était pas tellement rassurée. Elle se sentait mal et en avait marre d'être coincer là !
Elle décida de réessayer. Qui ne tentait rien n'avait rien. Elle ne pensa qu'à ça. Pendant qu'ils étaient là, des étudiants mourraient dans les couloirs.


"Oubliette murmura-t-elle entre ses dents."

Lancé de dés échec

Elle ne devait vraiment pas être assez concentrée. Mince alors. Qu'est ce qu'ils allaient faire?


    
Le pessimiste se plaint du vent, l'optimiste espère qu'il va changer, le réaliste ajuste ses voiles.
Crédit - Joy


Réincarnation de Rowena Serdaigle
Elémentaliste de l'air

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Frank Gillis
~+ INSTITUT +~
Nombre de messages : 95
Age du perso : 18 ans
Fonction : Étudiant à l'institut supérieure de laboramagie
Patronus : Bison
Date d'inscription : 23/07/2010
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 4 Mar - 11:12
Gillis allait mettre la main au collet du Poufsouffle, quand Maryna Parker arriva, fonça droit sur eux et les "poussant" quelque peu pour les empêcher de s'en prendre au blondinet. Le Serpentard ne put s'empêcher d'émettre un rire sarcastique, jetant des regards amusés à l'endroit de ses comparses. Eux aussi se marraient. Ces deux petits pensaient pouvoir leur tenir tête ! Quelle drôlerie ! En plus, le jeunôt avait un corps constitué d'eau ... cela les préoccupaient un peu. Quel sort avait-il utilisé ? Oui, parce que ce serait très intéressant de pouvoir le faire. Quoiqu'il en soit, Gillis reporta son attention sur Parker et lui dit d'un ton arrogant :

" Si c'est pas mignon ... tu défends ton petit copain, Parker ? "

Nouveaux rires de la part des Serpentard. Fort de ces encouragements, le Dampyr allait s'avancer vers Maryne; question de l'asseoir solide pour lui montrer qui menait dans la salle commune; quand la jeune fille s'écroula au sol, en proie à une douleur visible. Hey bha. Il avait dut utiliser une discipline vampirique sans s'en rendre compte. Bien fait pour elle. Frank s'occupa par conséquent de Donovan ... lorsqu'il le regarda, c'était pour voir que celui-ci tendait sa baguette magique dans leur direction ! Par chance que Marconi avait été rapide et qu'il avait bloqué le sort du blondinet. Il avait voulu leur lancer un sort d'oubliettes ! Franchement, vous parlez d'un sort !

Le jeune homme fit un pas en direction de Lasher, mais il vit que Parker venait de se relever et qu'elle tentait aussi le sortilège d'oubliettes sur eux ! C'était vraiment une blague. Une bonne blague pas. Ces nabots pensaient vraiment parvenir à contenir des étudiants de dernière année avec un petit sort à la noix. Frank contra aisément les deux essais de Maryna avant de foncer sur elle. L'être du Sabbat poussa la gamine dans un des fauteuils proches et il dit froidement :


" Toi, la fillette, restes bien sage pendant qu'on s'occupe de ton petit copain. Ensuite, on s'occupera bien de toi "

Frank fit signe aux trois autres de retenir Parker avant de se retourner vers Donovan. Ce Poufsouffle n'attendait rien pour attendre ! Il se ferait un malin plaisir de le rudoyer un peu. Rien de mieux que de "casser du jaune". Le Serpentard agrippa Donovan par le collet -- enfin ! -- et le tira vivement à lui, sifflant entre ses dents :

" À nous deux, le Bouftouffe "

Rien chez les Sabbats ne les empêchaient de montrer leur vraie nature ... alors Frank n'allait certainement pas s'empêcher d'utiliser quelques disciplines contre Donovan. Le jaune allait apprendre qu'il avait mit les pieds là où il ne fallait pas.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Guenièvre Lakers
~+ INSTITUT +~
Nombre de messages : 593
Age : 22
Age du perso : 18 ans.
Fonction : Institut de formation des Aurors - 1ère année
Réincarnation de Godric Gryffondor.
Membre de l'Ordre du Phénix.
Patronus : Lion
Date d'inscription : 08/08/2010
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 4 Mar - 12:40
Guenièvre s'était relevée en pilote automatique, chamboulée par ses changements de point de vue subis entre le couloir et le bureau de Rogue. Elle fit quelques pas, chancelante, avant de se rendre compte de ce qui n'allait pas. Son bras gauche… allait tomber. C'était comme-ci on venait de le couper à moitié à la hache, de le pincer dans des tenailles à le déchirer. Abasourdie par la douleur soudaine, elle regarda ledit bras. Rien. Pas de sang, pas une marque sur la manche de sa robe, pas d'angle anormal. Juste cette sensation terrible et rien de tangible. Elle releva sa manche en serrant les dents. Vraiment rien.

*Go ? Qu'est-ce qui se passe ?*

Elle ne savait pas trop si elle s'était adressée à cette partie d'elle qui avait la forme de Gryffondor ou à son tableau, mais dans tous les cas, elle se remit à voir par les yeux de celui-ci. C'était flou, incomplet, comme si on avait déchiré des morceaux du réel. Etrange. Et cette douleur qui la suivait même dans les sensations du tableau. Abasourdie, elle comprit que ce devait être lui qui était blessé. En observant plus attentivement, elle s'aperçut qu'elle était dans la toile de Salazar. Celles d'Helga et Rowena venaient tout juste de s'éteindre et la sienne… était déchirée. Julianne n'était nulle part. Il lui fallut une seconde pour comprendre que sa douleur soudaine venait des dommages infligés à sa toile. C'était de la pure folie.

Encore une fois, le bureau disparut dans un fondu au noir brutal, remplacé par les pierres composant le mur du couloir défilant à toute vitesse. La douleur dans son bras était pire que tout, et elle se rendit compte que c'était parce que Garret Ambertis, surgit de nulle part, la forçait à courir avec lui en la tirant par le bras. Elle gémit, cherchant à comprendre ce qui se passait et à occulter les sensations que lui envoyait son bras. Les Dévots. Evidemment, ils étaient en danger. Heureusement pour leur sécurité, Garret réagit plus rapidement qu'elle et les cacha derrière une tapisserie représentant les armoiries de l'école. La jeune Serdaigle tâcha d'ignorer l'ironie de la situation et dégagea son bras de l'emprise de son camarade en serrant les dents. Ca n'était pas le moment de se trahir.

Elle commençait seulement à pouvoir réfléchir correctement. Son préfet disait six dévots. Elle ne se sentait pas capable de lancer un sort à l'instant, son bras gauche étant une distraction trop grande. Il lui restait le feu, se transformer un lionne étant exclu pour l'instant d'abord parce qu'elle ne l'avait fait, ensuite parce que Garett était présent et ensuite parce que les lions utilisaient leurs quatre pattes et que son bras blessé ne supporterait jamais le poids d'une lionne. Si elle pouvait simplement brûler les baguettes des Dévots, elle les rendraient quasi inoffensifs sans avoir à faire un carnage. Tout ce qui lui manquait, c'était un visuel. Elle allait devoir croire en Garret, au moins jusqu'à ce que tout soit fini. Si elle avait dépassé les bornes, il serait toujours temps de lui lancer un sort d'Amnésie. Ca n'était pas une idée très réjouissante, surtout qu'il venait probablement de lui sauver la vie, mais si c'était le prix de leur sécurité à tous, lui inclus… Elle ferait ce qu'elle avait à faire.

Elle posa un doigt sur ses lèvres, lui faisant signe de silence puis en se faisant la plus discrète possible, se rapprocha du bord de la tapisserie. Si elle ne voulait pas se trahir, elle ne pouvait pas s'avancer plus, ce qui lui laissait un champ de vision très réduit. Le premier dévot apparu dans la fente de couloir qu'elle pouvait apercevoir, et tâchant d'ignorer son bras gauche qui sentait vraiment cassé et ouvert, elle fixa la baguette que leur ennemi tendait devant lui, l'enflammant d'un simple regard. Si elle arrivait à répéter l'opération pour les cinq suivant sans se faire repérer, ils pourraient sortir sans danger. Elle jeta un coup d'œil à Garret. D'où il était, sa vision était nulle et il devait bien se demander ce qu'elle faisait, mais il ne devait surtout pas l'interrompre. Se concentrer était déjà assez dur et elle n'osait imaginer comment elle allait arriver à la Tour d'Astronomie.


Réincarnation consciente de Godric Griffondor
Les parchemins de Guenièvre : Liens - Présentation
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Julianne VanHolsen
~+ CAMARISTE +~
Nombre de messages : 2104
Age : 41
Age du perso : 28 ans
Fonction : Princesse des vampires camaristes de Londres et de Kinderdjik
Guérisseur itinérante
Patronus : Serpent
Date d'inscription : 22/05/2008
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 5 Mar - 20:02
(Hum ... je viens mettre un peu de piquant là-dedans :p)

Julianne la Grande s'amusait. Oui, la femme des enfers se sentais puissante et la peur qu'elle voyait dans les yeux de ses victimes ne la rendait que plus machiavélique encore. Rien de plus réjouissant que de sentir l'odeur de la terreur émaner des pores de la peau d'un être insignifiant et totalement à notre merci. Voir trembler les proies, les entendre supplier, gémir et geindre jusqu'à leur dernier souffle donnait une force considérable. Chaque victime plongeait son âme dans les abimes et ceux-ci en demandait toujours plus. Vos âmes allaient bientôt plonger dans ce creux froid et ténébreux, ce creux dont nul ne pouvait ressortir.

La sorcière des ombres, penchée sur une victime -- un garçon de Griffondor d'environ treize ans -- la regardait dans les yeux, un sourire malsain sur les traits. Elle avait fait bouillir le sang dans ses veines et le pauvre gamin était maintenant à demi conscient. La démone lui avait chanté presque tendrement une berceuse, caressant délicatement sa joue d'un air pratiquement maternel. Son sourire s'était étiré de manière morbide avant qu'elle ne pince le nez du garçon. Celui-ci s'était débattu avec une certaine énergie, tentant de se restreindre de l'emprise de sa tortionnaire, qui avait magiquement "cousu" ses lèvres afin qu'il ne puisse prendre ce souffle si cher à la vie. Puis, progressivement, le Griffondor avait cessé de se débattre. Une mort cruelle et longue. Une mort atroce. Comme elle les aimait.

Julianne la Grande s'était ensuite relevée, avait jeter ses longs cheveux noirs de jais en arrière et; sans un mince regard en direction de sa victime; elle avait prit la direction des escaliers. Elle était, ainsi, parvenu au troisième étage et s'y était furtivement glissé. Il y avait certainement des proies ici. Des proies qui se cachaient ou qui tentaient de fuir. Inutilement. Bien inutilement. La femme des ténèbres parvint au haut des escaliers et se buta presque à quelques uns de ses dévots. Six dévots pour être exacts. Ils étaient tous arrêté en plein milieu du couloir. Un d'eux regardait sa main d'un air patois alors que les cinq autres regardait successivement la main de leur collègue et un petit tas de cendres au sol.


" C'est ainsi qu'on travaille ... bougez et tuez les tous " dit-elle d'un ton froid

Qui lui avait donné des incapables pareil ? Julianne la Grande s'approcha de ses dévots et leur décocha un regard glacial, un regard où perlait le mal même. Les dévots reculèrent légèrement, craintifs. La sorcière ténébreuse baissa ses iris mauve au sol, afin d'observer le tas de cendres. Elle arqua un sourcil avant de relever les yeux, regardant autour d'un d'un air attentif. Ce tas de cendres était étrange. Il provenait d'une baguette. On voyais encore l'ombre du poil de Sombral qui la constituait. Un sort de protection avait été lancé ou ... un élémentaliste du feu se trouvais dans le coin.

" J'ai dit bougez "

Elle s'occuperait elle-même de la situation.

Elle essaye de se représenter a quoi peut ressembler la mort. La grande faucheuse existe-t-elle ? Depuis l’aube de la civilisation, la mort, a une influence sur la psyché humaine. Mais est-elle vraiment grande ? Vêtue d’une toge noire a capuche, comme se la représente les Américains ? Vêtue d’un linceul blanc, comme se la représente les Européens ?
Personne n’a la réponse. Personnage mythique qui vient chercher les morts…a qui veut bien le croire. Elle, elle y croit. Tout comme elle croit qu’il y a une vie après la mort. Rien ne s’arrête vraiment. L’enveloppe physique disparaît, c’est indéniable, mais l’esprit…l’esprit ne peut mourir.

L'esprit ne peut mourir. On peut le pousser, l'ignorer ... mais l'esprit ne peut mourir. J'étais ici. Tout près. N'oubliez pas ... à Poudlard, l'aide est toujours apporté à ceux qui la demande.


Julianne F. VanHolsen
Déploies ton courage, c'est la seule façon d'atteindre les astres.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Maryna Parker
~+ SERPENTARD +~
Nombre de messages : 340
Age : 22
Localisation : Quelque part dans ce vaste monde...
Age du perso : 16 ans!
Fonction : 6ème année à Poudlard à Serpentard/réincarnation de Rowena Serdaigle
Date d'inscription : 11/08/2010
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 9 Mar - 5:57
Maryna commençait à voir rouge, très rouge même! Et attention à ses colères, elles peuvent être spectaculaire ! Elle était énervée pour au moins deux raisons. La première, cela faisait deux fois de suite qu'elle loupait ses sorts ce qui ne lui arrivait pratiquement jamais. Cela encore, n'était pas si dramatique. Non, la deuxième raison et la plus énervante était la manière dont la traitait Gillis. Là, la jeune fille ne pouvait pas supporter ! Déjà qu'il la prenne pour la petite amie de Donovan ne lui plaisait pas. Non mais, elle venait juste l'aider et l'autre la, avec ses réflexions bidons genre école primaire, et encore, ça suffisait oui ! Ensuite qu'il ose la traiter de fillette, lui parle comme à une gamine et la pousse dans un fauteuil comme un objet gênant, la c'était trop. Mais vraiment trop. En plus elle souffrait le martyr, elle avait l'impression d'avoir la peau à vif, merci Julianne pour cela, alors là, non, elle disait stop ! Ça allait bien comme ça.

Les trois Serpentards la bloquait dans le fauteuil et l'empêchait de voir. Bon, Donovan était à même de se défendre, elle n'était pas inquiète, de toute façon maintenant il était trop tard. Gillis et ses copains leur avait en quelque sorte déclaré la guerre, et bien ils allaient voir qu'ils n'étaient pas des pauvres deuxièmes années sans défense ! Non mais ! Quitte à utiliser leur talent d'élémentaliste, ils allaient déguster. Elle savait qu'elle prenait un risque, si les planètes se rapportant à son élément était proche de la Terre, tout les élémentalistes d'air des environs sauraient qu'elle existe et où elle se trouve, y compris la démone. Mais elle ne pouvait pas rester là à attendre sans rien faire quand ses sorts étaient inefficaces.

Ses yeux deviennent bleus clair, très clair, tellement clair qu'ils étaient presque blancs, ça y est, elle était énervée pour de bon. Elle se leva brusquement du fauteuil et repoussa brutalement les trois verts et argents qui l'empêchaient de se lever avec un bon coup de vent. Ils se retrouvèrent par terre. Tant pis, ils effaceraient les dégâts après les avoir mis K.O. Elle se tourna vers Frank Gillis.


"Lâche le immédiatement. Ça suffit les gamineries, pour qui te prends tu? Parce que tu es plus grand tu te crois le plus fort, invincible? De quel droit déciderais tu à ma place de ce que je dois faire? Et les commentaires du niveau d'élèves mordus d'écoles primaires, c'est bon. On a passé l'âge je crois. A moins que ce soit ton niveau intellectuel?"

La jeune fille bouillait intérieurement, elle se moquait complètement de l'énerver, il s'était fichu d'elle, l'avait ridiculisé et traité comme une gamine, il en payerait les conséquences. Maintenant. Une bourrasque de vent glacial, du genre blizzard projeta le Serpentard contre le mur le fixant avec un regard digne de Rowena Serdaigle et de Salazar Serpentard en même temps. Un regard glacial, fallait pas l'énerver. Tant pis pour lui.


    
Le pessimiste se plaint du vent, l'optimiste espère qu'il va changer, le réaliste ajuste ses voiles.
Crédit - Joy


Réincarnation de Rowena Serdaigle
Elémentaliste de l'air

Revenir en haut Aller en bas
avatar
Guenièvre Lakers
~+ INSTITUT +~
Nombre de messages : 593
Age : 22
Age du perso : 18 ans.
Fonction : Institut de formation des Aurors - 1ère année
Réincarnation de Godric Gryffondor.
Membre de l'Ordre du Phénix.
Patronus : Lion
Date d'inscription : 08/08/2010
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 9 Mar - 7:34
L'angle de vision qu'elle avait n'était vraiment pas large. Parfaitement immobile, Guenièvre scrutait le couloir, tous ses sens à l'affut. Le dévot dont elle avait brûlé la baguette s'était arrêté, les autres derrière lui, l'empêchant de s'occuper d'eux à leur tour. Maudit lui ! La Serdaigle jeta un regard à son Préfet sans oser tourner la tête, lui jetant un regard d'avertissement. Elle lui aurait bien parlé par legilimencie, mais elle avait peur que ne s'y attendant pas, il réagisse d'une manière qui les aurait trahi. De toute manière, ça n'était même pas sûr qu'il sache lui répondre. Elle se contenta donc de le fixer du coin de l'œil, un regard rapide et intense, espérant qu'il comprenne le message. Contente toi de ne pas nous trahir et laisse-moi faire.

Elle était si concentrée à écouter ce qui pouvait se passer derrière la tapisserie qu'elle avait oublié son bras. Les bruits de pas avaient cessé, excepté pour un nouveau, plus… Le bruit de petits talons. Une seule paire. Guenièvre ne sut jamais si ce fut elle ou Go qui réagi le plus vite, barricadant son esprit et celui de Garret comme jamais, les rendant non seulement inaccessibles mais invisibles. Parce qu'une femme seule ne signifiait qu'une seule chose : Julianne VanHolsen. Lorsqu'elle apparu dans son champ de vision, lançant des ordres à ses dévots d'une voix glaciale, la jeune fille se sentit gelée par la peur. C'était la situation qu'elle devait éviter à tout prix. Ne pas se faire repérer, pour sa survie, celle de Garret et des trois autres. Et pourtant, si elle voulait s'en sortir, elle ne pouvait pas rester là. Julianne La Grande avait l'air de vouloir rester seule sur place, et c'était vraiment mauvais signe.

Guenièvre lutta contre l'envie d'inspirer un grand coup pour rassembler son courage. Elle avait déjà du courage, le seul moyen d'en avoir était d'avoir peur, et elle était terrifiée. D'un seul coup, son bras se remit à lui faire mal, brûlant comme jamais, chassant le froid qui la paralysait. Elle était capable de s'en sortir. Garret lui avait sauvé la vie en la relevant dans ce couloir, et elle allait lui rendre la pareille. Elle avait peut-être douze ans, mais elle était la réincarnation consciente de Gryffondor, elle avait une baguette extraordinaire et beaucoup plus de pouvoirs qu'un sorcier adulte. Elle pouvait le faire.

Veillant à maintenir son emprise sur son esprit et sur celui de Garret, opération qui demandait de la concentration étant donné qu'elle n'avait jamais bloqué un esprit n'étant pas le sien auparavant, elle se mit à déclarer mentalement :


*Julianne la Grande est au troisième étage. Suis coincée derrière une tapisserie avec Garret, elle doit être à trois mètres de nous. J'ai besoin d'aide maintenant, une attaque, une diversion, n'importe quoi. De l'aide. Tout de suite.*

Elle avait envoyé ce message non seulement à Don, Mar et Quentin mais à tous les legilimencie du château… excepté les Deux Grands évidemment. C'était la plus grande gymnastique mentale qu'elle ait jamais accompli et elle espérait que cela lui serait utile. Quant à leur couverture, elle l'ignorait mais elle eut exactement la même pensée que Maryna : on verrait plus tard, quand on serait sûr de survivre jusqu'à l'aube.

Ok et maintenant…Elle devait prendre un coup d'avance au cas où aucune aide extérieure ne viendrait. Maintenir ses barrières mentales et réussir un sortilège informulé de Protego. Aller, ça n'était rien, elle l'avait déjà fait dans une vie antérieure, elle pouvait le faire !


*Protego !* [Lancé de dés : échec]

Peut-être était-ce le manque de pratique ou son usage à haute dose d'occlumencie qui l'avait auto-bloquée, mais aucun bouclier n'apparut. Merde. Jonglant entre le fait d'ignorer son bras, son écoute des bruits extérieure et son maintient de leur invisibilité mentale, Guenièvre lança un nouveau regard à Garret. Elle espérait vraiment qu'il avait compris la gravité de la situation, et qu'il était prêt. Elle savait qu'en apparence, elle n'avait rien fait que de rester là, terrifiée, mais son visage exprimait maintenant une détermination totale et le message qu'elle envoyait à son camarade se déchiffrait aisément : on ne la laisse pas nous tuer facilement.


Réincarnation consciente de Godric Griffondor
Les parchemins de Guenièvre : Liens - Présentation
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Severus Rogue
~+ POUDLARD +~
Nombre de messages : 573
Age du perso : 46 ans
Fonction : Directeur de Poudlard
Patronus : Biche
Date d'inscription : 28/08/2008
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 9 Mar - 18:38
Severus était penché sur Justin Emmerson. Il était visiblement préoccupé. Qui ne le serait pas ? Sa fille était devenue un être malfaisant et elle était en train de s'en prendre à son école. Des élèves étaient en train de se faire tuer et Merlin seul savait combien pouvaient s'en tirer sans ennuis graves. Sans compter les problèmes qu'il aurait avec les parents et le Ministère de la Magie ! Aussi bien se pendre immédiatement, tant qu'à faire. Mais, Rogue n'avait pas le temps pour ça. Non, entre ses mains se jouait la vie d'un jeune Griffondor. Qui semblait ne pas aller trop mal, finalement. Ses blessures avaient été merveilleusement traitée ... comme si une magie de guérison puissante avait fait effet. Étrange. Quoiqu'il en soit, sa vie était sauve. Justin allait s'en tirer avec une douleur atroce à la jambe, peut-être avec un léger boitement, mais sans plus.

Le Directeur de Poudlard leva les yeux en direction de Waldon. Il était figé, dos tourné à lui, et semblait être changé en statue. Apparemment, son étudiant ne voulait pas lui obéir. Rien de bien surprenant. Waldon était un Griffondor. Les Griffondor n'en faisaient qu'à leur tête, c'était bien connu ! Rogue pinça les lèvres, se retenant pour ne pas lancer une réplique cinglante au deuxième année. Après tout, une idée saugrenue venait de germer dans son esprit. Quentin avait guérit magiquement Justin. Pourquoi en serait-il autrement ? Le jeune Waldon était le seul dans le coin ... et si le vampire voulait en savoir plus sans faire refermer l'étudiant, il valait mieux ne pas se mettre à l'enguirlander.

Severus Rogue allait interpeller le Griffondor, quand ... la voix très reconnaissable de Miss Lakers se fit entendre dans son esprit. Encore plus étrange. Mais, ce n'était pas le moment de se poser trop de questions. Ce qu'elle disait était trop grave pour se perdre dans de sombres suppositions. Le Sorcier laissa tomber délicatement la tête de Justin au sol avant de se relever rapidement.


" Restez ici, puisque vous semblez avoir le malin plaisir d'être désobéissant, Monsieur Waldon "

Quand même ! Il fallait bien faire preuve d'un peu de cynisme. Severus plissa les yeux et tourna les talons, reprenant le chemin par lequel il était venu. Il parcouru les couloirs et passages secrets au pas de course, sa cape volant autour de lui; telle une chauve-souris fondant sur sa proie. Il fallait arrêter Julianne la Grande et faire en sorte que cette garce quitte le corps de sa fille. Il avait promis à Jana de libérer Julianne des Dames Blanches et il allait tenir sa promesse. S'il y avait une chose qu'il pouvait être fier, c'était que ses enfants pouvaient compter sur lui. Non, il ne portait pas se reproche !

Severus poussa un des tableaux donnant sur le troisième étage et y pénétra sans trop prendre de précautions. Pourquoi ? Parce qu'il n'en était plus là, tout simplement. Et parce qu'il devait arrêter la démone. Libérer sa fille au péril de sa propre existence. Il le ferait. L'homme n'eut à faire que trois pas pour la voir. Les Dévots ayant quitté dès les ordres reçus, Rogue se retrouvait seule devant celle qui lui avait ravi son enfant. Il leva ainsi sa baguette dans la direction de la sorcière des ombres et lui dit d'une voix trainante :


" Rendez moi ma fille "

Cette malédiction avait assez durée ! Que les Enfers laissent sa famille en paix ! C'était ici et maintenant que les choses prenaient fin. Pour toujours.


Severus Tobias Rogue
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Garett Ambertis
~+ CIVIL(E) +~
Nombre de messages : 86
Age du perso : 21 ans
Fonction :
* Ex Batteur pour les Catapultes de Caerphilly
* Vendeur chez Jouville l'Apothicaire

Patronus : Âne
Date d'inscription : 23/07/2010
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 10 Mar - 14:32
Le jeune homme, caché derrière la tapisserie, avait une peur bleue. Jamais il n'avait eu aussi peur de sa vie. Et, en même temps, son cerveau fonctionnait à vive allure afin de trouver un moyen de sortir de ce mauvais pas malencontreux. Que ferait-il si les dévots les entendaient et/ou s'ils pensaient à regarder derrière l'immense bannière ? Quel sortilège serait le plus efficace contre six hommes ? Bref, il repassait en revue l'ensemble des cours de sortilèges, question de trouver la meilleure voie possible. Il songea à un sort d'explosion ... cela enverrait les dévots à plusieurs mètres ... mais est-ce que cela pourrait être aussi risqué pour eux ?

Garett en était à ces réflexions quand Guenièvre fit quelque chose d'assez risqué. Effectivement, la jeune fille venait de lui faire signe de se taire et; après des efforts pour se tortiller vers la bannière; elle regardait maintenant subtilement dans le couloir. Mais, qu'est-ce qu'elle foutais ? Le Serdaigle lui tapota l'épaule, un air de grand frère sermonnant sa jeune soeur sur les traits. Elle devait demeurer immobile, par la barbe de Merlin ! Ne pas bouger et rester parfaitement muette. C'était la seule chance de passer innaperçu.

Une odeur de bois brulé vint emplir l'air, ce qui fit froncer les sourcils à Ambertis. Les dévots étaient-ils en train de bruler le château ? Mais, c'était impossible, puisque les murs étaient en pierre. Cette odeur provenait de quel endroit ? Garett avait beau se creuser la tête, il ne trouvais pas réponse à cette épineuse question. Puis, il ne voyait strictement rien de ce qui se passait dans le couloir. Il reçu un air pleins d'avertissements de la part de sa collègue de maison, regard qu'il rendit par un air signifiant clairement "qu'est-ce qui se passe, merde !!!!?" Mais, ce n'était pas le temps de recevoir réponse à la question ... puisqu'une voix féminine, froide et machiavélique se fit entendre.

Sans même la voir, Garett savait qu'il s'agissait de Julianne la Grande. Il pouvait le sentir grâce à ce frisson de terreur qui venait de traverser son échine. Cela n'avait rien à voir avec la peur qu'il ressentais jusqu'à maintenant. Rien à voir. Le jeune homme fit un air apeuré avant de lever; comme il le pouvait; sa baguette en direction de la bannière. Il ne savait pas quel sort lancer, mais il lancerait bien celui qui lui passerait par la tête. Dès que la toile de la bannière allait bouger ... il allait agir. À tout le moins, il allait tenter de faire ce qui serait le plus intelligent à faire dans ces circonstances. Pas le choix : ils ne pouvaient fuir nulle part.

Une autre voix se fit entendre. Celle trainante et froide du Directeur Rogue. Garett se sentie soulagé. Il n'aimait pas trop Severus Rogue, mais il n'allait quand même pas cracher sur son aide. Pas en ce moment. Le Serdaigle tourna les yeux en direction de la voix du Professeur de potions et "le fixa" aveuglément, espérant de tout coeur qu'il parvienne à contrôler sa fille. Après tout, c'était son père ! Puis, il était un expert en magie noire ... il saurait quoi faire.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Julianne VanHolsen
~+ CAMARISTE +~
Nombre de messages : 2104
Age : 41
Age du perso : 28 ans
Fonction : Princesse des vampires camaristes de Londres et de Kinderdjik
Guérisseur itinérante
Patronus : Serpent
Date d'inscription : 22/05/2008
Voir le profil de l'utilisateur
Dim 18 Mar - 16:03
Julianne la Grande plissa les yeux. Quelque chose lui disait que quelqu'un ou quelque chose, se tenait dans le coin. Personne ne pouvait s'enfuir de sa main salvatrice. Personne. Qui que vous soyez, la mort serait votre prochain arrêt. La femme des ténèbres laissa ses dévots poursuivre leur chemin, leur jetant à peine un regard torve. Puis, ses iris mauves se posèrent sur la tapisserie aux armoiries de Poudlard. Un endroit merveilleux pour s'y cacher. Pourquoi ces imbéciles pensaient la berner de cette manière, elle, une sorcière si puissante et; surtout; aux pouvoirs ancestraux ? Ces cancrelats ne méritaient qu'une chose : souffrir.

La femme s'avança alors droit vers l'endroit où se cachaient les deux Serdaigle, sa main se levant lentement en direction du tissus, qu'elle toucha du bout des doigts. De derrière la tapisserie, ceux qui s'y cachaient pouvaient voir un tout léger mouvement, comme si une légère brise la soulevait, puis ...

La démone se retourna lentement, un sourire machiavélique sur les lèvres. Tiens, tiens ... celui qu'elle était venu quérir. Là, devant elle, la semant de lui rendre sa fille adorée ! Qu'elle mascarade ! Les Enfers s'organisaient toujours pour offrir des cadeaux à ceux qui les servaient. Alors que les anges, eux ... laissaient leurs ouailles souffrir sans leur venir en aide. Oui, rejoignez les rangs des Deux Grands et vous serez bien servis. Mais, pour l'heure ...


" Ta fille ? Mais, il y a bien longtemps qu'elle est morte, mon cher Severus. Elle t'envoie ses salutations des Enfers ! Mais, tu la rejoindra bientôt ... ne t'inquiètes pas "

Julianne la Grande eu un rire bas, ses yeux brillants d'une extrême noirceur. Le pauvre homme tendait sa baguette magique dans sa direction; comme si cela allait lui être d'une aide quelconque. Parfois, la démone se demandait pourquoi ceux d'en bas tenaient vraiment à régner sur ces minables personnages ! Ce n'était pas l'intelligence qui les caractérisaient ! En tout les cas. La sorcière des ombres eu un geste désinvolte et, haussant les épaules, elle murmura :

" Quoiqu'il en soit ... assez perdu de temps "

Un nouveau sourire féroce marqua les traits de la jeune femme, qui se contenta de arquer un sourcil. Ce serait amplement suffisant pour ce qu'elle voulait tenter. Rien de plus. Ses pouvoirs étaient immenses, inhumains. L'homme allait en prendre compte. Le père de "l'autre" allait bientôt crever, comme l'espèce de limace qu'il était. D'un seul geste du sourcil et, l'air qui entourait Severus Rogue fut aspiré, laissant autour de lui un aura de vide intemporel. La mort par asphyxie lente ... rien de mieux pour faire souffrir ceux qui; comme cet homme; ne méritait pas de faire partie de ce monde.

+++

Je comprends qu'il n'est pas toujours facile de vivre dans le monde dans lequel tu vis présentement, mais sache que je veille sur toi à chaque instant.

Cesse de te comparer aux autres; sois toi-même et je serai fier de toi. Quelqu'un t'a-t-il déjà dit comme tu es extraordinaire, comment ta valeur est plus grande que celle de tous les diamants du monde. Ne te laisse plus déprécier par qui que ce soit et méfie-toi de ton pire ennemi : toi-même !

Mon pire ennemi : moi-même. Mon ange gardien; si seulement il existait; ne serait pas mieux dire. Depuis que Julianne la Grande avait réussit à gagner la bataille, je ne cessais de me culpabiliser de tout. De chacune des actions malsaines de cette femme immonde. Je l'avais laissé gagner. À cause de ma faiblesse, des personnes souffraient et mourraient. Ceux que j'aimais souffraient. Et ça, c'était inacceptable. Je n'avais de cesse de réparer mes erreurs, moi qui me trouvait maintenant indigne d'avoir fait partie de la noble maison de Griffondor. Je n'avais pas été assez courageuse, je n'avais pas été assez forte. La honte était sur moi. Toutefois, nul ne pouvait retirer de mes veines la fibre de Griffondor, fibre bien présente malgré ma culpabilité. J'allais renvoyer cette démone là d'où elle venait. Ma fille allait être sauvée de cette malédiction. Je serais celle qui allait mettre un terme à toutes ces horreurs, même si je n'était plus maintenant qu'être désincarné. Je ne savais même plus ce que j'étais d'ailleurs. Fantôme ? Esprit ? Ou une simple âme errante ?

Je marchais lentement dans le parc de Poudlard, laissant mes pensées dérivées vers un avenir dont je me savais à jamais exclue. Je pensais à mes enfants; à ce fils que je n'avais jamais put tenir dans mes bras; à mes filles, à mes autres fils, à mon époux, à ma famille ... à tout ceux qui maintenant portaient la honte de ma propre désolation. Que de mal, je leur faisait ! Que de tourments je leur causait ! Mon père avait raison ... j'étais une écervelée !


Que de fois je t'entends t'abaisser à tort et à travers, et moi qui suis là près de toi, j'ai mal de te voir souffrir inutilement, toi qui vaut tant à mes yeux et aux yeux de Dieu. N'oublie jamais que, si tu es sur cette terre, c'est que tu as une mission à accomplir. Et la première chose qui importe c'est de découvrir l'océan d'amour infini qui sommeille au fond de toi, car Dieu t'a tellement aimé qu'il t'a donné la Vie. Alors, s'il te plaît, sois toi-même... Ne l'entends-tu pas te dire : « Tu as du prix à mes yeux et je t'aime ».

Mon ange gardien ne pouvait comprendre. Personne ne le pouvais. Être moi-même ? Mais, qui était-je ? Qui ? Une femme faible qui n'avait pas put défendre les siens adéquatement ? Ou la courageuse Griffondor qui ne se laisserait pas abattre; quoiqu'il advienne ? Ou cette âme sans corps, cette âme prête à tout pour sauver les siens malgré ses propres douleurs ? Oui, j'allais vaincre. Ce serait la dernière chose que je ferai.

Alors que je regardais en direction du lac noir, une voix parvint à mon esprit :


*Julianne la Grande est au troisième étage. Suis coincée derrière une tapisserie avec Garret, elle doit être à trois mètres de nous. J'ai besoin d'aide maintenant, une attaque, une diversion, n'importe quoi. De l'aide. Tout de suite.

Aussitôt, mes yeux se tournèrent vers les hautes tours du château. Je ne savais pas qui avait prononcé ces paroles, mais un long frisson avait parcouru mon échine. Julianne la Grande. Ici. Je serrai les poings, serrant les lèvres avec fureur. Je n'allais pas la laisser faire. Je devais sauver cette jeune fille et ce Garett. Je n'eut guère à faire quoique ce soit pour me retrouver en plein milieu du couloir du troisième étage. En fait, je n'eut qu'à y penser. Un des avantages d'être désincarné était que nous pouvions nous rendre là où nous le voulions, seulement par la pensée. C'était même plus aisé que de transplaner.

J'étais debout devant les escaliers. Julianne la Grande me tournait le dos. Elle regardait mon père. Je vit l'aura qui se formait peu à peu autour de lui, signe que l'air qui l'entourait était aspiré. Cette garce voulait étouffer mon père !


" Dans tes rêves, salope ! "

:: Échec ::

Je fixai l'aura de vide avec ferveur, me concentrant du mieux que je le pouvais. Malheureusement, cela n'eut aucun effet sur les activités de la démone. Depuis que je n'avais plus possession de mon corps, je n'avais que très peu de contrôle sur mon élément ainsi que sur ma propre magie. Cela me rendait dingue ! Je poussai un juron des plus colorés avant de me diriger d'un pas vif en direction de Julianne la Grande. Cette foutue garce n'allait pas s'en tirer comme ça ! Elle allait me rendre mon corps, cesser son petit jeu de débile et laisser ceux qui m'étaient chers tranquilles !

" Lâches mon père, espèce de cancrelat avarié ! "

Je concentrai l'ensemble de mon énergie et; une fois parvenue derrière ce qui avait jadis été mon propre corps, je poussai vivement la démone dans le dos.

:: Réussite ::

Je sut immédiatement que j'avais réussit. Je sentis la chaleur de "mon" dos sur les paumes de mes mains translucides et je poussai de toutes mes forces. Julianne la Grande fut projetée vers l'avant, toute l'emprise qu'elle maintenait sur mon père envolée sous le coup de la surprise.

Je tournai mon visage en direction de mon père et lui dit :


" Attaques la ! Mais, bouges nom de Dieu ! "

Mes yeux bleus se posèrent ensuite en direction de la tapisserie. Une pensée; une seule; et je fut derrière avec les deux étudiants qui s'y camouflaient. Mon état translucide me permettait de m'y cacher avec eux, sans que cela ne les importunes. Deux élèves de Serdaigle. Un jeune homme visiblement en dernière année ou presque et une toute jeune fille qui ...

Ces yeux. Je les reconnaissaient. C'étaient ceux de Godric Griffondor. J'ouvris légèrement la bouche, surprise de le voir là, dans ce corps de jeune étudiante de Serdaigle. Comment ne pas le reconnaitre, moi qui l'avait cotoyé durant des mois lors du voyage dans le temps des fondateurs, alors que le géocroisseur menaçait la planète ? Je ne l'aurais jamais reconnu si cela n'avait été de mon état désincarné, j'en était certaine ... mais je savais hors de tout doute que c'était lui. Je me retrouvais devant l'homme qui m'avait ouvert les portes de sa maison ... l'homme que j'avais en quelque sorte trahi -- enfin, je le croyais -- en n'étant pas assez brave pour combattre à moi seule une malédiction infernale. Oui, j'étais une vraie Griffondor que de croire que j'aurais put faire cela seule, mais que voulez vous ...


" Monsieur Griffondor ... "

Je ne savait pas s'il pouvait m'entendre ... mais si cette jeune fille avait put communiquer avec "moi" par légilismencie, peut-être que ...

* Monsieur Griffondor ... c'est Julianne. Pardonnez-moi, je n'ai pas put ... j'ai pas été digne de vous. Je vais arranger tout ça ... je vais réparer mes fautes. Restez ici *

Je tenais à me faire pardonner. Je tenais à faire en sorte que la malédiction ne sois plus que mauvais souvenir. J'allais à nouveau mériter ma place chez les Griffondor. Sur ces pensées, je ressortie de derrière la tapisserie, posant un regard glacial en direction de Julianne la Grande. Cette démone qui avait prit ma place.

+++

Julianne la Grande regardait avec un plaisir malin, l'air qui diminuait progressivement autour du père de "l'autre". Son sourire se fit plus mauvais quand elle remarqua une mince panique s'inscrire dans les yeux noirs et vides de l'homme qui se trouvais devant elle. Puis ... quelque chose la poussa.

La sorcière des ténèbres fut projetée vers l'avant, tombant même à genoux sur les pierres dures et froides du couloir. Évidemment, elle avait perdu son emprise sur Severus Rogue ... mais cela n'était que temporaire. Pour le moment, elle allait faire payer celui ou celle qui avait osé porter les mains sur sa grandeur.

Lentement, la démone se leva avant de se retourner, un air démoniaque sur son visage qui avait jadis été doux. Personne. Comme si elle avait été poussée par le vide. Pourtant, elle avait bel et bien sentie des mains contre son dos. Celui ou celle qui l'avait poussé avait dut s'enfuir à toutes jambes, signe que son courage n'était que couardise. La femme n'en fut que plus en colère et, lentement, elle reporta son attention sur le père de "l'autre".


" Ton bienfaiteur n'a que peu de courage, mon cher ... reprenons notre petit entretien "

Qu'un intermède. Rien de plus.


Julianne F. VanHolsen
Déploies ton courage, c'est la seule façon d'atteindre les astres.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Remus Lupin
~+ POUDLARD +~
Nombre de messages : 548
Localisation : Avec ma louve
Age du perso : 46 ans
Fonction : Professeur de Défenses contre les Forces du Mal
Vice-Directeur de Poudlard
Directeur de Griffondor
Patronus : Loup
Date d'inscription : 23/05/2008
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 19 Mar - 2:12
Est-ce que j'avais entendu ma louve qui m'appelait ? Bien entendu. Est-ce que je faisait exprès pour ne pas l'entendre ? Encore une fois, bien entendu. Pour moi, il était hors de question de tourner les talons, même si un danger mortel me guettais. C'était bel et bien ça le problème. Un danger mortel nous guettais tous. Incluant ma louve. Je devais prendre les devants et la protéger et ce au péril de ma propre existence. Ne me demandez donc pas de rebrousser chemin, cela serait inutile. Parfaitement inutile.

Je fit un léger sursaut lorsque mon épouse m'agrippa le bras. Évidemment. Je ne pouvais pas espérer qu'elle m'écoute ! Après tout, Amélia était la soeur de James ! Allez faire entendre raison à un membre de la famille Potter, vous ! Si vous y arriviez, je vous donnerais un Oscar. Et même deux, tiens ! Je tournai la tête en direction de ma femme, soupirant légèrement. Pour une fois, elle ne pouvais pas m'écouter ? Il me semble que ce serait bien. J'allais lui dire de retourner vers le passage secret -- une étudiante avait besoin de son extrême intelligence que j'allais lui dire, cela fonctionnerais à tout coup -- mais elle se mit à me dire de ne pas rester ici, que j'étais visible et que nous devions tenir une embuscade. Merlin, elle se pensait à la grange des Maraudeurs, alors que nous jouions à l'attaque des clans ou quoi ? Faire une embuscade ... je me voyais très bien sortir de derrière une statue en beuglant un cri de guerre, oui !


" Chérie, je ne crois pas que ... dit-je d'un ton calme mais néanmoins las

Peine perdue, Amélia ne m'écoutais pas. Voilà qu'elle libérait son Patronus, l'envoyant en direction des membres de l'Ordre. Très certainement. Bonne idée, mais je n'étais pas certain qu'une Pie Bavarde soit la meilleure des options lorsque nous voulions passer innaperçu. Surtout pas la pie de Amélia. Mais, qui pouvais-je ? Encore une fois, allez faire entendre raison à une Potter !

Je me contentai donc d'attendre -- puisque c'était ce qu'elle me demandait -- soupirant légèrement devant la situation. Elle allait me suggérer de me peinturer le visage en indien ? Mais non ... elle me disait qu'elle allait tenter de les dominer ? Pardon ? Dominer qui ? Il me fallut quelques secondes pour réaliser ce qu'elle voulait me dire. Je n'avais tellement pas l'habitude de la voir comme une vampire que, je n'avais non seulement pas remarqué qu'elle en avait prit les traits mais aussi qu'elle possédait des pouvoirs vampiriques. Je n'aimais pas trop la voir les utiliser, sachant fort bien que leur utilisation plongeait les âmes des vampires dans la noirceur. Je ne tenais pas à ce que ma louve plonge dans l'ombre ... et la façon dont elle devrais reprendre ses forces ne me plaisait pas non plus !

Mais, trop tard ... parce qu'elle avait déjà tenté le coup et avec succès, si je me fiais à ce qu'elle disait. Je la regardai gravement avant de lui dire :


" Je n'aime pas ça ... pas du tout. Reprends ton apparence normale avant que tu ne prennes trop de risques "

J'attrapai sa main et je retournai en direction du passage secret. J'allais moi-même mettre Miss Lander en sécurité et; ensuite; j'allais bien trouver un moyen pour faire de même avec Amélia. Quitte à l'attacher, ce qui serait fort plaisant en d'autres circonstances, mais qui risquait de m'attirer des nuits sur le divan compte tenue de la situation actuelle. Tant pis. J'aimais mieux dormir sur le divan que de la savoir morte.

J'entrai dans le passage secret dont l'accès se referma derrière nous. Éclairant notre route à l'aide de ma baguette, je me rendit jusqu'à Miss Lander, qui nous attendait. Une très bonne chose.


" Venez ... nous vous ramenons à votre salle commune "




__________
Époux de Amélia Potter
Père de Léa-Lily, Samuel, James, Ely-Jade & Gabrielle
Grand-père de Isac & Sarah
Co-propriétaire de la boutique Les Maraudeurs
Professeur de Défenses contre les forces du mal 
Directeur de Griffondor & Vice-directeur de Poudlard
Loup-Garou de son état
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Guenièvre Lakers
~+ INSTITUT +~
Nombre de messages : 593
Age : 22
Age du perso : 18 ans.
Fonction : Institut de formation des Aurors - 1ère année
Réincarnation de Godric Gryffondor.
Membre de l'Ordre du Phénix.
Patronus : Lion
Date d'inscription : 08/08/2010
Voir le profil de l'utilisateur
Mer 21 Mar - 10:25
Elle était tellement concentrée sur ce qui passait dans le couloir qu'elle n'avait pas vu Garett venir et failli sursauter comme une débutante. Qu'est-ce qu'il foutait à venir lui taper sur l'épaule ? Elle essayait de leur sauver la vie, là ! Evidemment, ça n'était pas très explicite. Articulant démesurément, la jeune fille forma les mots "Fais-moi confiance" silencieusement sur ses lèvres. Est-ce qu'il comprenait là ? Elle lui aurait bien expliqué un peu plus la situation par legilimencie, mais elle ne voulait pas risquer une réaction de sa part qui les trahirait ou d'affaiblir leurs protections mentales pour rien. Pour l'instant, ils étaient invisibles derrière cette tapisserie et ils feraient de le rester.

La tapisserie ondula lentement à dix centimètres d'elle, et la Serdaigle oublia son camarade. Etaient-ils repérés ? Et merde. Est-ce que son appel à l'aide avait seulement atteint quelqu'un ? Son cerveau se mit à tourner à toute vitesse, listant les sorts pouvant lui être utiles, s'imaginant la configuration du couloir derrière la tenture. Elle resserra son poing sur sa baguette, s'efforçant de chasser la peur ambiante et la sensation de douleur de son bras qui la déconcentrait. Ils n'allaient pas mourir aujourd'hui.

Des pas pressés brisèrent le silence pesant et une voix aussi froide que celle de Julianne la Grande s'éleva dans le couloir. Une voix alliée. Ca avait dû marcher puisque le Directeur Rogue. Guenièvre aurait souhaité qu'il fasse autre chose que de simples menaces, parce que s'ils mourrait sans avoir seulement déstabilisé leur ennemi, ils étaient mal. Elle se retint toutefois d'agir follement et écouta la conversation, essayant d'en dégager le plus de sens possible. La vraie Julianne existait toujours. Sous quelle forme ? Où ? Mais apparemment, elle existait. La réincarnation de Gryffondor la maudit intérieurement. Comme si détruire la malédiction n'était déjà pas assez difficile, maintenant ils allaient devoir le réussir en récupérant la vraie Julianne, ce qui signifiait entre autre faire attention à son corps. Merlin, comme si la situation avait eu besoin de complications !

Un bruit de chute interrompit ses réflexions. Qui était tombé ? Julianne… ou Rogue ? "Ton bienfaiteur" ? Il y avait une troisième personne dans le couloir ? Elle ne l'avait pas entendue arriver, mais au moins, c'était quelqu'un de leur côté. Elle avait envie de jurer, de brûler quelque chose. Etre coincée ici sans pouvoir bouger au risque de mettre Garret en danger, de mettre les trois autres et elle-même en danger la rendait folle. Si seulement son tableau n'était pas abîmé, elle aurait envoyé Go dans les toiles du couloir… C'était totalement dingue. Garret était debout, sa baguette pointée sur couloir et elle le regarda d'un air dubitatif. Honnêtement, elle doutait qu'il ait ses chances contre Julianne si les propres siennes étaient faibles lorsqu'elle était seule. Cependant, c'était une bonne chose qu'il soit prêt à se défendre. Ils gagneraient peut-être du temps, et elle l'approuva d'une léger signe de tête.

Elle attendait toujours qu'il se passe quelque chose dans le couloir, aux aguets, lorsqu'elle reçu enfin une réponse directe à son message mental. Elle s'y était attendue et ne fut donc pas si surprise lorsque la voix résonna dans sa tête… sauf que cette voix féminine n'était pas celle de Maryna et l'appelait Monsieur Gryffondor. Elle se raidit, écoutant les paroles, la voix presque familière qu'elle venait d'entendre avec des intonations si différentes parler au Directeur Rogue juste quelques instants auparavant. Est-ce que ses défenses mentales avaient exploser ? Elle les vérifia rapidement, mais elles semblaient tenir. Alors quoi ?

Et si c'était la vraie Julianne ? Au château ? Se concentrant pour parler uniquement à l'entité qui venait de la contacter tout en restant invisible, elle s'efforça de prendre la mesure de la situation. Comment Julianne VanHolsen, sous quelque forme qu'elle existe encore, avait-elle fait le lien entre elle et Godric ?


*Julianne ?*

Est-ce qu'elles étaient seulement capable de communiquer ? Tout ça commençait à faire beaucoup de choses sur lesquelles se concentrer. Les choses auraient presque été plus simples si elle avait été à découvert et forcée à se défendre elle-même mais si elle avait appris une seule chose en étant à Serdaigle, c'était qu'agir était bien, mais encore mieux lorsque l'on avait réfléchi avant. Se tenir cacher faisait peut-être trouillard mais c'était le plus raisonnable sur le long terme… s'ils arrivaient à se dégoter un long terme.


Réincarnation consciente de Godric Griffondor
Les parchemins de Guenièvre : Liens - Présentation
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Frank Gillis
~+ INSTITUT +~
Nombre de messages : 95
Age du perso : 18 ans
Fonction : Étudiant à l'institut supérieure de laboramagie
Patronus : Bison
Date d'inscription : 23/07/2010
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 23 Mar - 20:59
(Julianne sous Frank. Maryna, comme tu peux le voir dans mon RP, tu as de la chance ... les astres ne sont pas de "mon" côté. Tu demeures sous couverture Wink)

Le Damphyr tenait le Poufsouffle dans une poigne de fer, son regard fixant celui du garçon avec une malice non feinte. Alors ... quelle discipline allait-il utiliser contre ce blondinet aux fausses allures de noblesse ? L'obténébration. Oui, puisqu'il n'avait nul besoin d'utiliser la puissance pour casser se pauvre gringalet ! Un sourire espiègle naquit sur les lèvres du vert et argent qui, loin de se douter que Maryna Parker était en train de sortir de ses gonds, fixa son regard intense sur ceux de Lasher et, lentement, il utilisa une des disciplines les plus mystérieuses du monde vampirique.



Le bras d'Arhiman. De quoi foutre une trouille bleue à ce petit impénitent ! Il allait y penser à deux fois avant de remettre les pieds là où il n'avait pas d'affaire. Sortant des nombreuses zones d'ombres de la salle commune des Serpentard, des tentacules sombres et rampantes se dirigèrent vers Donovan. On aurait dit que les ombres mêmes prenaient vie, ce qui était en quelque sorte le cas. Lentement, les tentacules encerclèrent le Poufsouffle et le ligotèrent solidement. Gillis, son sourire toujours sur ses lèvres, en profita pour lâcher physiquement sa prise sur sa proie. Pourquoi perdre ses précieuses forces physiques quand les ombres se chargeaient de faire le travail à sa place ?

Ce fut à ce moment qu'une bourrasque de vent le fit se retourner. Juste à temps pour apercevoir ses trois comparses, croulants sur le sol totalement inconscients. Ces idiots n'étaient pas capable de tenir deux secondes ! Sans trop se demander d'où venait le vent -- bha quoi, il était sous le coup de la surprise -- Gillis reporta son attention sur Parker, qui venait de foncer sur lui en l'insultant. Ho, comme c'était drôle ! Oui, le Damphyr éclata de rire devant cette tentative de défense. Vraiment, les filles étaient d'un pathétisme fou. Frank allait repousser la jeune fille quand ...

Allez savoir pourquoi, mais il fut projeté. Par un puissant vent de tempête. Propulsé à au moins un mètre, Gillis frappa durement le mur et glissa lentement au sol. Évidemment, il était assommé. Et, évidemment, l'effet qu'il avait sur sa discipline fut annulé, les tentacules d'ombres se recroquevillant pour retourner dans la noirceur. Rien de plus.

Frank Gillis aurait un sale mal de tête en reprenant ses esprits. Sans compter une perte de mémoire certaine, qui sauverait les fesses des deux deuxième année ... oui parce que sinon, ils en entendraient parler ! La chance était avec eux, croyez-moi !
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Justin Emmerson
~+ INSTITUT +~
Nombre de messages : 80
Age du perso : 20 ans
Fonction : Élève à l'Institut d'Enseignement
3ème année
Patronus : Béluga
Date d'inscription : 23/07/2010
Voir le profil de l'utilisateur
Ven 23 Mar - 22:22
À la barbe des nuages me berce sans bruit
Mon âme vagabonde sans fin à cloche pied
Suis l’oiseau que tu vois suis la nuit qui bleuit
Sur la vie qui te garde encore bien guilleret
Ma bonne amie aura su comme je l’espérais
Dans ses bras tant hospitaliers te recueillir
Je pose mon souffle sur toi et m’en vais
Ici-là-haut c’est d’un calme un calme à périr

Mon Ami, quand ton moment sera arrivé
Je t’ouvrirai la porte de mon Empire
Bienheureux aurai toute l’éternité
Pour te chérir et pour toujours m’endormir

Justin avait senti une chaleur, une chaleur intense. Elle l'avait envahie de toute part et il s'était lentement laissé emporté par elle. Était-il en train de faire l'apprentissage de la mort, cet apprentissage ultime que tous appréhendaient ? Si tel était le cas, l'apprentissage était doux. Doux, calme et serein. Comme s'il revenait chez lui après une trop longue absence. La chaleur l'accueillait comme une mère en son sein. Oui, le Griffondor était bien et il se laissa lentement glisser dans la torpeur.

Il sentie vaguement qu'on le redressait, que sa tête quittait le sol. Était-ce son âme qui quittait doucement son corps meurtri ? Il ne le savait trop. Il n'avait plus conscience de quoique ce soit. La chaleur continuait de l'envelopper, c'était tout ce dont il avait connaissance. La mort était certainement en train de l'emporter. C'était ses mains qu'il sentais tout contre son crane. Et, il n'avait pas peur. Non. Il était prêt. Son heure était venue et, alors qu'il allait franchir les portes des Cieux, il allait le faire avec courage. Comme un Griffondor.

Doucement, sa tête fut reposée contre le sol froid. La mort le refusait ? Pourquoi, alors, la chaleur continuais de l'envahir ? Peut-être était-il déjà arrivé à bon port ? Ses yeux refusaient obstinément de s'ouvrir, ses lèvres étaient closes ... son inconscience se poursuivait, encore et encore. Les ombres l'entouraient. Il n'avait pas peur. Plus maintenant.


De toute manière fallait un jour en terminer
Ici-là-haut c’est d’un calme un calme à périr
Revenir en haut Aller en bas
avatar
PNJ
~+ SCÉNARIUM +~
Nombre de messages : 1605
Date d'inscription : 26/05/2008
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 24 Mar - 17:24
SASHA LANDER

Avec l'impression que son cerveau était bloqué, Sasha courait derrière le professeur A. Lupin. Celle-ci expliquait son apparence bizarre en se qualifiant de "gentille vampire mordue par un loup-garou", si la Griffondor avait tout suivit. C'était censé être rassurant ? C'était peut-être un préjugé (mais comment ne pas en avoir dans sa situation ?), mais la dernière chose dont Sasha avait envie pour se défendre était un vampire-garou. On aurait dit que sa soirée lui échappait complètement. D'abord des dévots et maintenant ça, son professeur et unique allié qui se transformait en créature effrayante. Avouez qu'il y avait de quoi être terrorisée !

Le professeur s'arrêta en criant et dans sa frayeur, Sasha, qui se sentait plus petite fille que jamais, ne fut pas loin d'en faire autant avant de se rendre compte qu'il ne s'agissait que du professeur R.J. Lupin, qui Merlin merci, avait une apparence normale. Ignorant qu'après tout les apparences étaient trompeuses et que lui aussi était un lycanthrope, elle se rapprocha de son directeur de maison au moment où du bruit retentissait derrière eux. Comme dans un film, la première année regarda les Dévots courir vers eux, tendre leur baguette… Il y eu un bruit énorme et sa vision fut soudain obscurcie par ce qui semblait de la poussière. Pendant une seconde, elle se demanda si l'on venait de la tuer, si elle était morte, puis la voix de Remus retentit et la scène sous yeux prit sens. Le mur sur leur droite venait de s'écrouler sur leurs poursuivants. Un bras ensanglanté dépassait d'un amas de pierre et malgré toute son horreur, elle ne pouvait en détacher son regard. D'une manière tordue, cette vision apocalyptique lui donnait un sentiment de sécurité. Ils ne leur feraient plus de mal.

Elle ne cessa de regarder le reste de mur que lorsqu'elle fut agrippée et entrainée par ses professeurs. Elle n'avait plus vraiment peur maintenant, se contentant de courir là où le lui disait et de garder sa baguette en main. En fait, elle avait cessé de réfléchir, totalement dépassée par les évènements. Avant de comprendre comment, elle se retrouva toute seule dans un boyau noir, la voix du professeur A. Lupin flottant encore dans les airs. Elle ne devait pas bouger. Pour aller où de toute manière ? Elle ne voyait rien et l'extérieur était rempli de gens dont l'objectif était de la tuer. Julianne VanHolsen était ici, son directeur de maison l'avait dit. Peut-être qu'elle allait mourir d'ici la fin de la soirée. Peut-être que ses frères, Ethan et Scott, étaient déjà morts quelque part dans les étages. La pensée ne l'effrayait même plus. Elle se sentait vide, au-delà de la peur. Se laissant glisser contre le mur de pierre, elle s'assit sur ses talons et fixa l'ombre pendant ce qui lui sembla une éternité.

Elle avait totalement perdu la notion du temps lorsque de la lumière lui fit plisser les yeux, et elle se releva lentement. Le professeur Lupin était revenu. Vu sa vitesse de réaction, heureusement qu'il était un allié ou elle serait déjà morte. Mais apparemment, il voulait simplement la ramener en sécurité. C'était bien. Elle vérifierait si Eth et Scott étaient là et ensuite, elle irait se coucher, faire comme si tout cela n'avait jamais existé.


"Oui"

Sans un mot de plus, elle emboita docilement le pas à son professeur. Elle voulait juste que ce cauchemar se termine maintenant.


= Besoin d'un personnage non actuellement joué par un membre ? Demandez et vous recevrez ! =
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Donovan Lasher
~+ POUFSOUFFLE +~
Nombre de messages : 158
Age : 36
Age du perso : 14 ans
Fonction : Quatrième année à Poudlard
Réincarnation de Salazar Serpentard
Date d'inscription : 14/08/2010
Voir le profil de l'utilisateur
Jeu 29 Mar - 22:07
Donovan tentait de faire son brave, mais il n'y arrivait pas vraiment. Il fallait dire que Serpentard était plus couard que courageux ... même si sa ruse lui permettait souvent de se sortir de situations bien plus pires que celle-ci. Le jeune garçon prit un air froid et supérieur -- signe que ses origines de noble ainsi que les affres de sa précédente incarnation faisaient leur oeuvre -- et il allait répondre d'un ton frondeur à Gillis quand ... il dit quelque chose qui le fit presque s'étouffer de honte. Gillis venait de dire quoi ? Que Maryna était sa petite amie ?! Le Poufsouffle faillit vraiment défaillir et il ne fut prit par surprise quand le Serpentard le prit par le collet, l'attirant durement à lui. Merde ! Il était dans de sales draps ! Le garçon fit de grands yeux, alors qu'il voyait les autres types pousser Maryna dans les fauteuils. Ils étaient de sales types ! Même Serpentard, qui était un homme moyen-âgeux d'assez "bas étage" avec la gent féminine était insulté d'un tel comportement. Ce pourquoi la réincarnation de Salazar ne put que dire d'une voix sèche :

" Lièvre ! Vous en prenance à une damoiselle comme un basse extrace ! Mort à vous grenouille de bénitier ! "

Hey oui, Salazar était en rognes ! De ce fait, Donovan allait donner un bon coup de tête sur le nez de Gillis; question de se dégager de ce mauvais pas; quand ... une chose des plus horrifiante se produit. Effectivement, des tentacules ombragées rampèrent dans sa direction, entourant les pattes des fauteuils comme des linceuls en mouvement épars. Donovan se sentie blêmir ... il ... il allait être emporté dans les ténèbres ! Les tentacules s'approchèrent encore plus et, malheur, elles s'enroulèrent autour de lui, l'emprisonnant.

Comment décrire la sensation ? Froideur. Terreur. Effroi. Il sentais des courants électriques parcourir son échine, enfonçant de plus en plus ses muscles dans un froid abime. C'était une sensation tout à fait horrible ! La pire sensation que Donovan n'avait jamais vécu. Pour ce qui était de la partie de l'âme de Serpentard en lui, il était aussi terrorisé ... et à la fois prêt à passer à l'attaque avec vivacité. Le jeune garçon était envahi de terreur. Littéralement.


" IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !!!!!!!!!! "

Oui, iiiiiiiiiiiiiiii ! Un cri de fille. Oui. Mais, soyez entouré de tentacules des ombres, vous, et on verrait bien comment vous alliez réagir ! Enfin.

Donovan était sur le point de perdre conscience -- ce qui aurait été encore plus honteux -- quand Maryna réagit. Un puissant vent envoya valser les Serpentard un peu plus loin et elle sauta au visage de Gillis, comme une furie en pleine révolte. Sauvé par une fille ! Salazar en était mort de gêne .. mais ce n'était pas comme si c'était la première fois que Rowena lui sauvait les fesses, alors ça pouvait toujours aller !

Le Poufsouffle fut soulagé de voir les tentacules ombrées disparaître comme elles étaient venue. Frank Gillis était assommé dans un coin, immobile, et Maryna affichait un air sauvage, ses yeux étant devenus d'un blanc laiteux. Brrrrrrrrr ! Donovan tenta de reprendre un air plus "homme" et il s'avança vers Gillis à qui il donna un coup de pied sur la jambe. Tiens ! Bien fait ! Non, mais ... il ne fallait pas le chercher comme ça ! Peuh !

Do allait reporter son attention sur Mar quand ... la voix de Guenièvre lui parvint. Julianne la Grande était tout près d'elle ... à quelques mètres ! Seigneur ! Il fallait réagir et vite ! Merde la tour d'astronomie, ils devaient aller au troisième étage ! Le jeune Poufsouffle attrapa la main de la Serpentard et lui dit :


" Viens ! Faut aller l'aider, vite ! "

Pas de temps à perdre. Donovan couru en trainant Maryna derrière lui en direction de la porte de la salle commune des Serpentards. Il demeura quelques secondes devant, marmonnant d'un air concentré et il fit s'ouvrir la porte. Devant eux, l'eau qu'il avait fait apparaitre dans les cachots était séparé; tel un acte de Moise; leur ouvrant le passage vers les escaliers.

" Faut se rendre à Godric ... Guenièvre ... enfin, faut atteindre le troisième étage ... envoie un message à Quentin, faut y aller tout les trois et ... regardes pas les cadavres "

Ils flottaient dans l'eau sombre et froide ... certains corps voguant contre les murs d'eau, leurs yeux vides les fixant comme des accusations. Les dévots que Do avait noyé semblaient les accuser de quelque chose d'immonde ... alors que c'étaient eux qui les avaient envahis. Il ne fallait surtout pas les regarder ... sinon Donovan aurait trop peur de sortir de la salle commune, peur que leur bras mous sortent du mur d'eau pour les attraper et les noyer à leur tour.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Julianne VanHolsen
~+ CAMARISTE +~
Nombre de messages : 2104
Age : 41
Age du perso : 28 ans
Fonction : Princesse des vampires camaristes de Londres et de Kinderdjik
Guérisseur itinérante
Patronus : Serpent
Date d'inscription : 22/05/2008
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 31 Mar - 11:34
Tu es mon anges gardien
Celui qui ne veux que mon bien
Qui est la pour me remettre sur le droit chemin
Et quoi qu'il arrive tu me tends toujours la main.

Tu es un anges tout simplement
Celui qui me laisse jamais tomber
Tu es pres de moi à chaque instant
Tu m'empêches de sombrer

Je ne croyais pas un jour pouvoir trouver
Quelqu'un à qui me confier
Quelqu'un qui prenne le temps de m'écouter
Sans me dénigrer ou me juger.

Debout dans le couloir, je fixai la démone qui avait prit possession de mon être avec une fureur de plus en plus grande. Elle regardait autour d'elle, comme si la poussée qu'elle avait subie n'était que pure fabulation. Mais, ce n'était point une fabulation. Non, j'étais là. Invisible. À demie dans ce monde et dans l'au delà. Mais, j'étais là ! Elle n'avait pas encore remporté la guerre et elle n'allait pas le faire. J'étais là ! Ne le voyez vous pas ? Bien là. Je redressai la tête et plissa les yeux, prête à tout tenter pour ne pas la laisser s'en prendre à mon père. Non, cette créature immonde n'allait certainement pas toucher à un seul de ses cheveux. J'allais l'en empêcher. Lentement, j'allais lever la main dans le but ultime de tenter de la faire valser contre le mur -- tant pis si elle se doutais de ma présence -- quand j'entendis une voix dans mon esprit. Celle de la jeune fille qui avait demandé de l'aide. Celle par qui était revenu le fondateur de ma maison. Griffondor. Elle m'avait entendu ! Merci, Merlin ! Il y avait maintenant quelqu'un d'autre qui se doutait que, à quelque part, j'existais encore. Nazélie et Talisman en étaient convaincue; puisqu'un heureux et mystérieux hasard me rendait visible à une et qu'un rituel sacrificiel m'avait rendue présence tangible à l'autre ... mais de savoir que la jeune étudiante m'avait entendue, ça, c'était tout simplement un évènement fabuleux. J'affichai un sourire et répondit :

* Oui ... c'est moi ! Ne bougez pas tous les deux *

Puis ... Julianne la Grande prononça des paroles qui me rendit hors de moi. Elle vint piquer là où mon orgueil était atteint : mon courage. Droit dans ma culpabilité. Droit là où mon âme se morfondais dans les pires tourments : je n'avais pas eu assez de courage pour l'emporter sur elle, je l'avais laissé gagner. Temporairement, mais j'avais été faible quand même.

Je détournai vivement mes iris bleutés sur elle, la fixant froidement, sentant en moi une colère sourde m'envahir. Pas assez de courage ? Nous allions bien voir ! Comment ferait-je pour l'atteindre alors que j'étais totalement invisible ? Aucune idée. J'agirais avec instinct. Comme si j'avais encore possession de mon corps. Comme si j'étais encore faite de chair et de sang ... comme si j'appartenais encore à ce monde. On verrait bien ce que cela allait donner !


:: Échec ::

J'avais beau ressentir une colère sourde, une de celles qui auraient dut provoquer un puissant vent de tempête ... mais rien ne se produisait. L'air demeurait absolument livide. Peut-être était-ce à cause que mon corps était actuellement en train d'utiliser l'élément pour assassiner mon père ? Peut-être. Quoiqu'il en soit, ma colère ne servait à rien ... à moins de l'utiliser d'une manière autre. Je pinçai par conséquent les lèvres et ... me lançai littéralement sur Julianne la Grande, hurlant de toutes mes forces. J'allais parvenir à la faire lâcher prise. J'étais courageuse ! J'étais digne de la maison Griffondor et j'allais le prouver. J'allais l'emporter. J'allais la renvoyer aux Enfers ! Elle venait de toucher à mon père et ça, c'était une chose à ne pas faire. À strictement ne pas faire.

:: Échec ::

Je traversai Julianne la Grande, mon aura passant à travers son corps sans le moindre accroc. Je me retrouvai donc, de l'autre côté du couloir, hurlant toujours, le nez contre le mur de pierres. Du joli. J'allais voir mon père mourir de "mes" propres mains sans pouvoir réagir autrement que comme un fantôme sans effet ! C'était enrageant à la fin !

Je me retournai, fixant celle qui avait prit possession de mon corps avec une haine profonde. Je ne pouvais pas l'atteindre par l'air ... ni "physiquement". J'avais probablement utiliser mes énergies pour la pousser la première fois. Mais, je n'avais pas dit mon dernier mot. Pas encore.


" Va chier espèce de sale truie ! Va au diable ! "

Ho, pas joli ça dans la bouche d'une princesse ! J'en avais rien à faire ! Je plissai les yeux, serrai les poings et tentai le tout pour le tout : une discipline. J'avais encore une prise sur mes gênes, non ? Quand même !

:: Niveau 3 ::

La domination ... niveau 3. J'y avais été un peu fort. Effectivement, un vampire ne pouvait utiliser ce niveau contre lui-même et, comme c'était mon corps qui se trouvais devant moi, la domination n'eut guère d'effet ... ce qui me fit pousser un juron des plus torrides. J'allais vraiment devenir dingue avec cette histoire ! Apparemment, je ne pouvais rien faire actuellement ... et oui, j'allais devenir dingue ! Moi, rien faire ? Seigneur !

+++

« Oui, l'heure est venue de réfléchir. Vous avez cru qu'il vous suffirait de visiter Dieu le dimanche pour être libres de vos journées. Vous avez pensé que quelques génuflexions le paieraient bien assez de votre insouciance criminelle. Mais Dieu n'est pas tiède. Ces rapports espacés ne suffisaient pas à sa dévorante tendresse. Il voulait vous voir plus longtemps, c'est sa manière de vous aimer et, à vrai dire, c'est la seule manière d'aimer. Voilà pourquoi, fatigué d'attendre votre venue, il a laissé le fléau vous visiter comme il a visité toutes les villes du péché depuis que les hommes ont une histoire. Vous savez maintenant ce qu'est le péché, comme l'ont su Caïn et ses fils, ceux d'avant le déluge, ceux de Sodome et de Gomorrhe, Pharaon et Job et aussi tous les maudits. Et comme tous ceux-là l'ont fait, c'est un regard neuf que vous portez sur les êtres et sur les choses, depuis le jour où cette ville a refermé ses murs autour de vous et du fléau. Vous savez maintenant, et enfin, qu'il faut venir à l'essentiel. »
--ALBERT CAMUS : La leçon du fléau--

Julianne la Grande ne sentie rien. Ho, à peine un léger frisson quand "l'autre" traversa son corps. Rien de plus. Les couloirs du château étaient si humides et si remplis de courants d'air ! Rien de plus. Elle ne sentie pas non plus d'effet de la domination sur son esprit. Rien de tout ça. On ne pouvait dominer son propre corps ... "l'autre" aurait dut le savoir. Ou alors, un autre niveau aurait eu de l'effet, puisque leur deux parties étaient séparées en entier ? Peut-être. Toutefois, le niveau trois était un niveau impossible à gérer sur soi-même et n'en déplaise à "l'autre", elles étaient liées. N'en déplaise à Julianne la Grande aussi, soit dit en passant ! Enfin.

La démone demeura immobile, souriant d'un air carnassier à Severus Rogue. Allait-elle le laisser se battre avant de mourir ? Pourquoi pas ! Un peu de jeu ne ferait de mal à personne .... et par respect pour lui; après tout il avait contribué de par sa semence à sa venue dans le monde; elle allait lui donner l'impression d'avoir un pouvoir sur les choses. Ce pourquoi la sorcière des ombres dit d'un ton légèrement moqueur :


" Je vais te donner une chance ... lance le premier sort, Papa "

Comme elle s'amusait ! La mort était belle. Certainement.

"Au vrai, inversement, du bien jaillissait beaucoup de mal, comme l'enseignait perpétuellement l'histoire, en sorte que, pour éviter celui-ci, Dieu aurait dû empêcher aussi celui-là et en somme ne pas susciter le monde ; mais c'eût été en contradiction avec son essence de Créateur, voilà pourquoi il avait dû créer le monde tel quel, traversé d'éléments maléfiques, c'est-à-dire l'abandonner en partie à des influences démoniaques."
-- THOMAS MANN : Le mal contribue à la perfection de l'Univers --


Julianne F. VanHolsen
Déploies ton courage, c'est la seule façon d'atteindre les astres.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Severus Rogue
~+ POUDLARD +~
Nombre de messages : 573
Age du perso : 46 ans
Fonction : Directeur de Poudlard
Patronus : Biche
Date d'inscription : 28/08/2008
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 31 Mar - 12:50

Ce fut rapide. Très rapide. Il vit à peine l'air se mouvoir autour de lui, alors que l'essence de la vie lui était retiré. Puis, ce fut le chaos. Severus Rogue suffoqua, l'air n'entrant plus dans ses poumons. Il sentais une compression horrible sur son thorax, ses poumons devenant presque instantanément douloureux et brulant. Il étouffait. Le Vampire se plia en deux, haletant et tentant de retrouver la possession de sa respiration. Comme s'il le pouvait. Honnêtement, il ne pensa pas une seule seconde à reprendre son apparence vampirique; ce qui aurait mit fin à l'emprise de la démone sur ses poumons. Bien oui, les vampires vous ... ça ne respirait pas. Pas plus que leur coeur ne battait. Quand ils étaient sous leur apparence, ils étaient immortels. Ou presque. Mais ça, Rogue n'en tint pas compte. La panique. Oui, la peur sourde de mourir pouvait faire bien des choses, dont nous faire oublier temporairement notre statut.

Severus chuta, posa un genou au sol. Il suffoquait. Et il ne pouvait rien y faire. Toutefois, il n'allait pas se laisser priver de sa vie sans réagir. C'était bien mal le connaitre. Le sorcier leva sa baguette magique avec lenteur pour la pointer sur Julianne la Grande quand ... celle-ci fut projetée au sol. Pourtant, il n'avait pas eu conscience d'avoir lancé un sort ... même silencieux. Ou peut-être que oui. Allez savoir. L'emprise de la démone ainsi brisée, Rogue sentie une douleur bien pire que celle qu'il venait de connaître : celle de l'air qui revenait dans ses poumons brulants. Détrompez-vous, cela n'avait rien de réjouissant ! Rien du tout.

Haletant et toussant, Severus se sentais défaillir. Et ce n'était pas le moment pour le faire. Le front en sueurs, les poumons sifflants et rempli de feu, le corps affreusement douloureux, l'homme se redressa avec difficulté. Il parvint à se remettre debout, malgré quelques chancellements. Devant lui, Julianne la Grande lui affirmait que son sauveur manquait de courage ... Le directeur de Poudlard pinça légèrement les lèvres. Miss Lakers et Monsieur Ambertis avaient risqué gros en lançant ce sort. Ils allaient en entendre parler ! Ils devaient rester tranquilles ! Quoi, Rogue ne leur était pas reconnaissant de lui avoir sauvé la vie ? Certes, certes ... mais passons.

L'homme fixa celle qui fut sa fille sans mots dire. Il tentais de ne pas laisser les souvenirs remonter à la surface. Ces souvenirs qu'il aurait mieux voulu oublier en ce moment même. Pour ne pas flancher. Il devait se battre contre l'image de son enfant et Dieu seul savait à quel point cela serait atrocement difficile. Il devait oublier les doux sourires de Julianne, ses petits bras autour de son cou, ses regards tendres et confiants qu'elle posait sur lui. La femme qui se trouvais devant lui n'était pas sa fille. Il s'agissait d'une démone. D'un être malfaisant qui lui avait volé son enfant. Une Dame Blanche. Comme il l'avait dit à Jana. Une Dame Blanche qui retenais sa fille prisonnière. Severus devait s'en tenir à ce simple fait. Sinon, il n'y arriverait jamais. Toutefois, les souvenirs étant ce qu'ils étaient, ils ne pouvaient être laissé de côté bien longtemps.


-- Flash Back --

Severus et Gwendoline errèrent quelques instants dans les rues Moldues, sans trop savoir où s'enfuir. Le jeune homme ne désiraient aucunement s'établir dans un quartier Moldu et vivre comme ces ... ces nullités. Il avait en horreur les non Sorciers, probablement à cause de la nature sauvage et cruelle de son père. Les deux fuyards discutèrent donc de longues minutes avant d'en venir à une conclusion logique. Afin de fuir Théodore Koric, le meilleur endroit était le village de Westmacott, lieu exclusivement réservé aux Vampires. Jamais le géant démoniaque allait prendre le risque de venir chercher sa fille parmis les suceurs de sang. Pour ce qui est de Tobias Rogue, devenu Vampire suite à la morsure de Eillen, ce ne serait pas un bien gros problème. En effet, Severus croyait pouvoir profiter de l'influence d'un bon ami de sa mère : le Prince Louis DeLassarre, afin de s'assurer la quiétude de ce côté. Ho le fait que Gwendoline n'étais pas Vampire allait peut-être causer quelques émois parmis la population mais, après un certain temps les choses allaient se rétablir.

Ils transplanèrent donc au village de Westmacott et se dirigèrent aussitôt vers un immense château. En tant que membre de la Camarilla, Severus devait suivre certaines règles qu'on appellait les Traditions. Une de ces lois concernait l'hospitalité et stipulait que tout Vampires devaient se présenter devant le Prince des lieux, afin de lui offrir des salutations d'usages. Marchant près de Severus en le tenant par la main, Gwendoline lui lançait de légers regards furtifs. En effet, elle étais sommairement au courant de ces Traditions et une d'entres elle la préoccupais. Toussotant, la jeune fille s'arrêta soudain de marcher, regardant le sol d'un air coupable.

- Ahem ... Sevy ?
- Quoi ? lui demande Severus en arquant un sourcil
- Je ... je suis enceinte, dit-elle

Fermant les yeux, Gwendoline se mordit un peu la lèvre et attendit la crise. Elle sentie la main de Severus se contracter dans la sienne, mais rien de plus. Pas un mot, pas un son ... rien. Ouvrant doucement les yeux, la jeune fille releva la tête et regarda timidement Severus. Celui-ci avait blêmit et la fixait d'un air vide en pinçant les lèvres dans une attitude renfrognée. Il étais évident qu'il pensait à comment annoncer ce fait au Sénéchal, qui faissait office de Prince. Effectivement, le jeune Prince VanHolsen n'étais âgé que de 6 ans tout au plus ... peut-être 7 au maximum et ne pouvait donc pas être à la tête de son Elysum. Ce qui étais moins évident, c'étais les sentiments de Severus. Était-il heureux de cette nouvelle ? Pour l'instant, nulle ne pouvait le dire.

- Bien ... dit-il d'un ton lent

Sans un mot de plus, il se remit à marcher vers le château d'un pas vif. Angoissée, Gwendoline n'eut d'autres choix que de le suivre en se mordant un peu la lèvre. Il lui étais impossible de déceler l'état d'esprit de Severus mais, pire encore, elle n'avais aucune idée de ce qui l'attendais. Le Prince des Vampires, non, son remplaçant que Severus lui avait expliqué, allait-il voir d'un bon oeil cet affront aux lois ? Gwendoline étais prête à prendre l'entière responsabilité de la faute. Après tout, elle n'étais même pas supposé savoir que son fiançé étais un Vampire ... donc encore moins savoir qu'il devait demander la permission pour procréer. Oui, oui, cela allait de soi. Comment vouliez-vous qu'elle soit au courrant ? Aussitôt, la jeune fille prit un air inquiet, ce qui ne fut pas trop difficile à faire, et surtout elle afficha une attitude effarée comme si on la propulsais dans l'inconnu le plus total. Elle allait jouer la carte de l'innocence. Une fois devant les gardes qui surveillaient l'entrée du château, elle s'efforça de se faire toute petite et fragile, se blottissant contre Severus, qui la regarda en arquant un sourcil.

- Je viens voir le Sénéchal, dit sombrement Severus

Sans un mot, les gardes ouvrirent la grande porte de bois d'acajou, sculptée aux effigies des Princes VanHolsen, c'est-à-dire deux Vampires entourant une lune surmontée d'une couronne. Hochant légèrement la tête, les gardiens firent signe aux invités d'entrer, ce qu'ils firent. Impressionnée, Gwendoline regardait autour d'elle d'un air ébahit. Tout ici respirait le luxe et la richesse. Le sol, tout de marbre, luisait sous l'éclairage de chandeliers de cristal. Aux murs, plusieurs tableaux des Princes défunts, qui les regardaient tous d'un air vide, froid et peu avenant. Cependant, les plus récents, semblaient d'allure un peu plus affable. Probablement que les lointaines époques commandaient ces airs froids et inamicaux des plus anciens régents. Severus, qui semblait connaître passablement les lieux, se dirigea aussitôt vers une porte, aussi surveillée par des gardes. Après s'être annonçé, ils durent attendre quelques minutes, avant que les gardiens daignent ouvrir la porte. Si le hall et les couloirs du château respirait le luxe, cette salle ÉTAIT le luxe ! Des tapisseries des plus grands Maîtres, des joyaux luxueux incrustés dans des colonnes de marbre ambré, un trône en or et aussi couverts de diamants que les piliers de la pièce ... enfin bref, on se serait crut dans la caverne d'Ali Baba. On ne pouvais que ce sentir impressionnés en pénétrant dans ces lieux. Au milieu de cette luxure se trouvais un petit garçon d'environ six ou sept ans, assied au sol en train de jouer avec des animaux de bois. Arquant un sourcil devant ce spectacle, Severus s'arrêta devant l'enfant, regardant quelque peu autour de lui. Mais où étais donc le Sénéchal ?

- Mon Prince ? Dit Severus d'un ton lent

Immédiatement, le jeune Prince VanHolsen relèva la tête vers la voix et eut aussitôt un sourire enjoué. On venait le voir ! Lui ! Les premières personnes qui venaient lui demander quelque chose ! Son Sénéchal lui avait tout expliqué. Des Vampires venaient le voir pour lui demander des requêtes et lui il n'avais qu'à dire oui ou non. Facile ! Et, comme actuellement son Sénéchal était partie faire pipi, il allait bien s'occuper de ces gentilles personnes. En tant que Prince de deux Elysums, il devait d'acceuillir ses sujets, non ? Comme s'il venait de se souvenir de quelque chose de très important, Ludwig se leva d'un bond. Il étais assied par terre ! Un Prince ne devait surtout pas recevoir des gens assied sur le plancher, comme un gueux ! Alors, il fit une petite révérence et se dirigea vers le Trône. Avec difficulté, il tenta de s'asseoir dessus. Il y parvint non sans efforts, puisque le fauteuil était immense. Une fois bien installé, il regarda l'homme et la femme de son air le plus royal et dit d'une petite voix.

- Oui, mon brave ?

C'étais toujours ce que disait son Sénéchal ... " Oui, mon brave " était une phrase toute indiquée dans ce genre de situation. Se retenant de rire, Gwendoline jeta un petit regard vers Severus, qui affichait un air plus que perturbé. Quoi ? Mais, que ce passait-il donc ici ? Il était impossible que l'Elysum soit laissé aux mains d'un enfant de six ans et demi, même s'il étais le Prince ! Mais, justement, il étais le Prince. Jetant un léger regard vers Gwendoline, il s'inclina légèrement devant le gamin.

- Je suis Severus Rogue, mon Prince. Et, voici ma fiançée, Gwendoline Koric. Je tiens à vous dire, qu'elle n'est pas Vampire
- Hum hum, dit le petit garçon

Ça aussi son Sénéchal le disait souvent. " Hum hum " pour presque tout. Ludwig le savait, il espionnait souvent le Sénéchal afin d'apprendre son rôle. Le petit garçon fit donc exactement ce que son adjoint aurait fait dans ces circonstances et il fit un geste de la main, signifiant à son interlocuteur de continuer sa demande.

- Et, comme vous pouvez l'imaginer, elle n'a aucune connaissance de nos Traditions, poursuit Severus

Gwendoline eut alors un léger sourire. Soit Severus avait eu la même idée qu'elle, soit il avait lu dans ses pensées. Les deux options étaient plus que plausible. Risquant un regard vers le Prince VanHolsen, elle ne put s'empêcher de sourire devant son air concentré et si mignon. Manifestement, il prenait son rôle très au sérieux.

- Hum hum, dit le petit Prince
- Donc ... malencontreusement, elle est enceinte dit Severus. Je demande donc votre grâce et la permission d'élire domicile sur votre Elysum

Hochant la tête, Ludwig fit mine de réfléchir. Pas qu'il en avait besoin, non ... il mourrait d'envie de dire oui ! Mais, il devait faire mine d'y penser tout de même. Il ne voulait pas avoir l'air d'un Prince qui précipitais ses déçisions. Après plusieurs hum hum, l'enfant souria et regarda Severus.

- Bien ... je vous accorde le droit d'habiter sur l'Elysum avec votre madame et votre bébé, dit-il d'un ton un peu trop joyeux
- Merci, mon Prince ... dit Severus d'un ton rapide

Il s'inclina brièvement devant le jeune monarche et tourna les talons, entraînant Gwendoline dans son sillage. Il ne tenait pas à ce que le Sénéchal renverse la déçision du Prince VanHolsen. Toutefois, la crainte de Severus était non fondée. En effet, revenant des toilettes et caché dans l'ombre, le Sénéchal avait regardé la scène d'un air ébanit. Il avait pensé intervenir et prendre les commandes, certes ... mais le jeune Ludwig étais le Prince, bien qu'il soit encore en formation. Sa déçision, bien que faite sur le coup du hasard étais donc sans appel. Secouant un peu la tête, le Sénéchal sortie de l'ombre en se promettant bien de ne plus aller faire pipi si le Prince n'étais pas surveillé par sa nounou. Après tout, qui sait quelles déçisions loufoques il pourrait prendre ?

-- Fin du flash back --

S'il avait sut. Qu'aurait-il fait ? Aurait-il donné une potion d'abortion à Gwendoline ? Probablement. Oui, il lui aurait probablement donné ... même si cela n'aurait fait que repousser l'inévitable. Gwendoline aurait trouvé un autre homme à aimer; oui parce qu'il ne serait pas demeuré avec elle sans la présence de Julianne dans leur vie; et elle aurait éventuellement mit bas. Oui, cela n'aurait fait que repousser l'inévitable, mais il n'aurait pas ce problème sur le dos ! En tout les cas, pas de manière aussi profonde et intense.

Severus fut sortie de ses souvenirs par la voix de la démone. De rage, il plissa les yeux. Elle n'avait pas le droit de l'appeler Papa ! Elle n'avait pas le droit ! Le Vampire leva rapidement sa baguette vers Julianne la Grande et cracha d'un ton lent :


" Tu n'est pas ma fille ! "

Non, elle ne l'était pas. Elle ne le serait jamais. Sa fille, sa douce petite fille, n'avait rien à voir avec cette femme froide, insensible et machiavélique qui se tenait devant lui. Non, ce qu'il avait sous les yeux était la créature aux tentacules et aux dents baveuses. La créature avait fini par venir à lui. Il l'avait toujours sut. Comme il avait toujours sut que ce serait à lui d'y mettre un terme. Rapidement, Rogue fit un geste du poignet. Julianne la Grande allait terminer son règne ici.

* Sectumsempra *

:: Réussite ::

Le Sectumsempra. Sur le corps de sa fille. Ce serait atroce à regarder ... mais il devrait la laisser se vider de son sang. Il le fallait. Jusqu'à ce qu'elle perde conscience. Ensuite ... ensuite, il verrait ce qu'il allait faire.


Severus Tobias Rogue
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 2 sur 4Page 2 sur 4 Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
Sujets similaires
-
» ARISTIDE SERA DE RETOUR AVANT LES ÉLECTIONS SELON IRA KURZBAN
» Plus rien ne sera jamais comme avant. {Leah}
» Avant de vous connecter
» Des questions avant de vous rejoindre (peut-être)
» « Plus rien ne sera comme avant » • Morgan

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
~+ Poudlard : La Magie s'ouvre à vous +~ :: Entre les murs :: Les Couloirs-
Sauter vers: