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Rien ... rien n'est jamais terminé [Severus, Ludwig, Tamarah & les descendantes de Ternac intéressées ^^]

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Julianne VanHolsen
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Jeu 7 Juin - 21:48
7 juin 2015

Je ne pouvais le croire. Mon esprit s'y refusais. Depuis de nombreux mois -- depuis la découverte de l'artefact en 2012 -- je refusais de croire un seul instant à la signification des éléments qui me parvenaient par vagues. L'artefact, les analyses de Rodolphus Lestrange, les visions que j'avais toujours et qui auraient dû disparaitre, la chaleur étouffante des dernières années, la dépression angoissante qui minait la population, les suicides de plus en plus cruels et, maintenant, les cadavres mutilés qui jonchaient les campagnes londoniennes. Tout ça, tout ça, je ne voulais le voir. Je ne voulais y croire, analyser, voir en toute logique que rien n'était terminé. Rien. Maintenant, je ne pouvais le nier plus longtemps. Le mal ne s'en était point allé. Le mal n'avait que fait mine de disparaitre, affaibli, certes ... mais il revenait. Et j'avais bien peur que, cette fois, le mal prenne un tout autre visage que celle de la race humaine.

J'avais tout fait. Nous avions combattu. Tous. J'avais presque donné ma vie. J'y avait laissé une partie de mon âme. Et, pourtant, rien n'était terminé. Rien. Était-ce le désespoir qui gagnait tout le monde qui me donnait envie de me lancer en bas de la haute fenêtre à partir de laquelle j'observais calmement le village de Westmacott ? Ou était-ce la poids de mes crimes qui me rattrapaient ? Peu importais. Le désespoir n'aurait pas raison de moi. J'avais trop combattu, j'en avait trop fait pour me lancer stupidement en bas de la tour.

Lentement, je me levai en soupirant. Je devais faire ce qui devais être fait. Il était maintenant évident que le pire survenait et qu'il fallait agir. Comment ? Je n'en avais encore aucune idée. Un détail du rituel passé avait dû clocher ... les visions auraient dû être bannies de nos vies ... de la mienne, de celles de ma mère, de mes soeurs, de mes nièces, de mes filles. Nous aurions dû vivre en paix. Pourtant ...

Marchant dans un des bureaux royaux, je me rendis à un meuble richement décoré. Je m'assied sur la chaise confortable et moelleuse avant de tirer machinalement quelques feuilles de parchemin dans ma direction. Ces simples gestes me rendaient malade. Remplie d'envie de dormir, de me terrer dans un trou pour ne plus jamais en sortir. Pourquoi ? Pourquoi n'était-ce pas terminé ? J'avais 36 ans ! J'étais trop vieille pour ce genre de choses ! Voilà que je devenais aussi acariâtre que mon père ... ou alors c'était les ondes de désespoir qui me rendait si peu encline à la bataille. Le courage me manquait et cela en était désolant. Je voulais revenir en moi, redevenir ce que j'avais été jadis ... à 15 ans, alors que l'innocence et la joie de vivre guidaient mes pas. La plume qui glissait maintenant sur les parchemins ne rendait les choses que plus concrètes, que plus mornes et désolantes.


Je dois vous voir au château. Les gardes vous mèneront à moi.

Je me levai et me rendit aux immenses portes en or massif, que j'ouvris sans plus de cérémonie. Tendant les lettres au garde de gauche, je lui dit sommairement et sans trop d'énergie :

" Lenna-col-si se tatanya, amya, ninya nésa, anel, brālēni, māsas bērni ... el cúnë " *

Je tournai ensuite les talons sans grand entrain afin de revenir à l'intérieur du bureau dans lequel je me cachai. Je n'avais envie de voir personne ... mais il le fallait. Les choses avaient été trop loin. Rien n'était terminé. Nous devions y mettre un terme. Quitte à en mourir. Toutes.

* Traduction : Allez porter ceci à mon père, ma mère, soeurs, filles, cousines, nièces ... et au prince
Pour ceux qui voudraient utiliser le langage vampirique Carmaliste, suivez ce lien : http://www.ambar-eldaron.com/telechargements/quenya-fr-A4.pdf


Julianne F. VanHolsen
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Tamarah VanHolsen
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Ven 8 Juin - 3:11
    Juin 2015

    L'année était pratiquement terminée à l'université magique et les examens commençaient doucement à s'annoncer. Et comme tous les étudiants, Tamarah comptait bien figurer parmi les meilleurs élèves. Elle révisait donc pratiquement nuit et jour, en compagnie de James, son petit ami, sous la chaleur qui s'était installée depuis un moment déjà. Trois ans plus précisément...

    Personne ne savait vraiment ce qui était en train de se préparer et certain pensait même que c'était l'oeuvre de Satan, le roi des Enfers. Même James, qui était pourtant plein de logique auparavant, semblait s'être fait à cette idée. Mais Tamarah, elle doutait. Après tout, cela pouvait aussi très bien annoncer la montée en puissance d'un nouveau mage noir, non? Et c'est donc pour celà qu'elle surveillait Kevin lorsqu'il était présent... Car après tout, qu'est-ce-qu'il lui disait qu'il n'avait pas arrêter de jouer avec la magie noire?

    En cette chaude journée de week-end donc, Tamarah était bien tranquillement installée dans sa chambre, au château de sa famille, les fenêtres grandes ouvertes pour laisser entrer le peu d'air qui restait dehors, son livre de Défense Contre les Forces du Mal à la main. Car la jeune fille souhaitait plus que tout retoourner à Poudlard après ses études et prendre ce poste là.

    Le calme n'allaiit cependant pas durer puisque l'un des gardes du château frappa à sa porte, lui apportant un mot écrit de la main de sa mère. Cette dernière demandait en fait de la voir. La jeune fille arqua alors les sourcils, se demandant pouquoi elle tenait tellement à la voir. Elle fit donc signe au garde de l'emmener là où se trouvait Julianne, tout en se posant toutes sortes de question sur le sujet de leur discussion...
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Eavan Rogue
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Ven 8 Juin - 16:22
    2015…

    N’allait-on jamais pouvoir vivre en paix ? Vivre dans un monde où il fait bon vivre et où les fléaux ne se succèdent pas, emportant tous ceux et celles qui nous sont chers ? Ce fut le cas. Pendant un temps, du moins. Depuis 2012, cependant, époque correspondant à la découverte d’un artéfact démoniaque, le monde semblait crouler de nouveau. Morts mystérieuses, cadavres en putréfaction jonchant le sol, vague de suicides, chaleur suffocante, dépression collective. Tout un chacun vivait à présent avec une sorte d’épée de Damoclès au-dessus de la tête. C’était à qui serait la prochaine victime de ces malheurs précédemment cités. Aujourd’hui âgée de 34 ans, je craignais. Beaucoup. Je craignais non pas pour ma survie, mais pour celle de mes proches : de Luka, mon mari, de nos trois enfants, de mon père et de ma mère, de ma fratrie, de mes neveux et de mes nièces. J’avais peur de mourir, certes, mais la perte de ma famille m’effrayait davantage. Je ne mesurais pas le poids de ma perte, mais l'idée de la leur, par contre, m'était tout simplement insupportable à imaginer.

    Contrairement à ma sœur aînée, je n’avais pas tout fait pour protéger mes proches. Pour le savoir, il fallait remonter à la fin des années 90. Trop faible, apparemment, pour me battre, mon père m’avait formellement empêché de prendre part aux batailles. Je venais tout juste d’avoir mon premier enfant. Puis, ce fut au tour de mon mari, de m’amener loin de toute menace, en Russie, sur la terre de sa famille et de ses ancêtres. À cette époque, le corps de Julianne avait servi d'hôte d'une entité machiavélique. Ce fut un mal pour un bien, remarquez, puisque cela permit à mon fils et à ma fille, alors âgée de quelques semaines, de connaître leurs grands-parents paternels. Mon retour en Angleterre ne se fit toutefois pas sans peine. Il me fallut faire face aux remontrances de mon père, mais aussi refaire mes preuves. J’avais déçu tant de personnes… À commencer par mes parents.

    J’étais désormais mère de quatre enfants. Ewen était âgé de 16 ans... Déjà ! Mischa avait 14 ans et me ressemblait de plus en plus. Alekseï allait avoir 13 ans. 9 ans pour Eileen, ma petite dernière. Le temps passait si vite... Est-ce que je voulais d’un cinquième enfant ? Pour l’instant, il en était hors de question. Avec la menace qui pesait de jour en jour et surtout cette chaleur, je savais que mon corps ne supporterait pas une grossesse de plus.

    Nous étions dimanche. Je me trouvais au salon lorsque je reçus un hibou, porteur d’une lettre me convoquant au Château VanHolsen. Une lettre signée de ma sœur, bien entendu. Une convocation au château, aussi urgente, ce n’était jamais bon signe. C’est que quelque chose se préparait. Peu importe ce que c’était, il me fallait y être. Ma benjamine se trouvait à l’étage du haut, dans sa chambre, tandis que Luka était au jardin à s’occuper de notre terrain. Je me demandais bien, d’ailleurs, comment il pouvait supporter la chaleur et l’odeur nauséabonde qui régnait dehors. Quant aux trois autres, ils étaient à Poudlard.

    La lettre entre les mains, je rejoignis mon mari.


    « Je t’accompagne », m’avait-il dit bravement comme s’il craignait que je ne revienne pas.

    Je lui suggérai alors de rester à la maison avec Eileen avant de l’embrasser tendrement. Je quittai la maison en direction du Château, qui se trouvait à quelques coins de rue de notre Manoir.

    J’entrai par la grande porte du château et je fus accueillie par deux grands gardes du corps, qui eux m’escortèrent jusqu’au bureau de ma sœur. Ma nièce, Tamarah, s’y trouvait déjà.


    « Julianne… », dis-je, pour m’annoncer.

    Ma sœur aînée, qui regardait par la fenêtre, comme seule une souveraine pouvait le faire, faisait dos à la porte. Je portai mon regard vers ma nièce. Cette dernière, qui était à présent âgée de 18 ans, ne cessait de s’embellir. Elle prenait de plus en plus les traits de sa mère. Le sang du Seigneur des Ténèbres avait beau couler dans ses veines, il n’en restait pas moins qu’elle avait du Rogue en elle. Et c’est cette part, fort heureusement, qui semblait prendre le dessus. Je lui adressai un sourire chaleureux, en bonne tante que j’étais.
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Severus Rogue
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Sam 9 Juin - 23:02

Severus Rogue se trouvais peinard chez lui. Dans sa grande maison vide dans laquelle il n'allait presque jamais. Depuis que Gwendoline l'avait quitté, l'homme était peut-être plus morose qu'avant. Peut-être. Solitaire et récalcitrant, il ne sortais que rarement de chez lui. Il se rendait à Poudlard en septembre et ne revenait à Westmacott qu'à la fin de l'année scolaire. Alors, vous dites vous, que faisait-il dans sa maison devenue vide par la désertion de sa femme et la maturité de ses enfants, alors que nous étions en début juin et que, ho Seigneur, Poudlard n'était pas encore terminé ? Simple. Chez lui se trouvais sa fille Jana. Elle était revenue depuis peu de Paris, où elle avait effrontément fuie comme une ingrate après ... quoi ... un de leurs éternelles disputes. Ne vous y trompez pas, Rogue n'allait certainement pas avouer qu'il avait une part de responsabilités là-dedans ! Non. Même s'il le savait intérieurement, jamais il n'aurait prononcé ces paroles : "c'est ma faute, je suis désolé". Non, plus jamais. Il les avaient trop souvent dit dans sa vie. Ces mots lui brulaient la gorge et lui donnait la nausée. Severus ne les diraient pas. Jamais.

Bref, le sorcier était chez lui. Il était venu voir ce que tramait sa fille cadette. Oui, parce que Jana faisait souvent des bêtises. C'était bien connu. Severus allait jeter un oeil dessus question de la ramener judicieusement à l'ordre. Quand il était entrée, Jana était assise sur le divan, en train de "sagement" lire un livre. Hum. L'ancien Mangemort l'avait regardé fixement en arquant un sourcil, l'air de dire "toi, tu caches quelque chose", mais il avait gardé le silence avant de se rendre à la cuisine. Tant qu'à être ici, il allait se faire du thé. Puis, il ne désirait pas faire une scène pour voir sa fille partir encore ... oui, il n'aimait pas que ses enfants quittent même si ça aussi, il ne le dirait pas. Ho, il avait tempêté solide auprès de Eavan quand elle avait osé partir en Russie, sans parler de la scène monumentale qu'il avait fait à son retour ... mais il n'avait pas prononcé de mots qui l'auraient fait passer pour un faible, genre : "T'en vas pas, j'vais trop m'ennuyer" et tout le bla bla sentimental qui venait avec.

Le Vampire, debout devant son comptoir, était en train de verser deux tasses de thé quand quelqu'un avait frappé à la porte. Qui cela pouvait-il être ? Arquant les sourcils et tournant vivement les talons, l'homme aux allures sombres s'était rendu à la porte d'entrée avant même que Jana ait pu lever ses petites fesses du divan. Si c'était un type qui venait lui faire de l'oeil, Severus allait lui foutre une baffe ! Il se souvenait trop bien des petites paroles innocentes de sa douce enfant ... elle tomberait enceinte d'un sale type à Paris. Bha, elle revenait de Paris, justement. Si c'était ce petit imbécile, il allait lui arracher la tête aussi sec !

Rogue ouvrit la porte, dévisageant le garde qui se tenait devant lui. Un bref regard lui permis de constater que le garde était seul. Nul trace de Julianne, de Ludwig ou d'un de ses petits-enfants. Qu'est-ce que le garde lui voulait, alors ? Le directeur de Poudlard baissa les yeux sur la missive que l'individu lui tendait, dite missive qu'il prit d'un geste vif avant de faire un mini sourire presque imperceptible. Évidemment, il referma la porte froidement et sans plus de cérémonie. L'ambiance dépressive qui pesait sur tous le monde le rendait plus que fidèle à lui-même ! Ce fut donc avec des gestes presque rageurs qu'il ouvrit le parchemin ... envoyé par Julianne. Des mots brefs, impératifs et presque froids. Ça ne lui ressemblait pas. Mais plus personne ne se ressemblait vraiment maintenant. Depuis la découverte de ce maudit artefact, rien n'était plus pareil. Et Rodolphus qui ne cessait de faire des discours de malheur ! Parfois, son ami aurait mieux fait d'aller faire un tour à Sainte-Mangouste.


" Julianne veux nous voir. Lèves toi et ne traine pas les pieds "

Il s'adressait à Jana, bien sûr ! À qui d'autre ? Le garde allait les mener à Julianne, hein. Ha. Severus ouvrit une deuxième fois sa porte. Le garde, qui venait de se faire froidement refermer la porte au nez, attendait sagement comme un fidèle petit chien. Bien ça ! Severus le regarda en plissant un peu les yeux, affichant un simili sourire grimaçant. Désolé pour la porte, héhé !


Severus Tobias Rogue
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Dim 10 Juin - 14:50

Ilmare, Nienna, Naltariel

Ilmare VanHolsen, Princesse dauphine des Élyséum de Londres et de Kinderdjik, était maintenant âgée de 17 ans. Elle terminait sa scolarité à Poudlard à la fin du mois, ce qui lui occasionnait à la fois un bonheur intense mais aussi une tristesse des plus profondes. Surtout en ces temps étranges où tous le monde se sentais dépressif à l'extrême. Ilmare n'arrivait pas à trouver un juste milieu dans ses émotions, ce qui rendait son caractère encore plus explosif qu'il ne l'était déjà. L'étudiante, assise devant un livre de Potions, tentait d'étudier le même chapitre pour la centième fois, sans grand résultat. Elle commençait à être en rognes et ce fut d'un geste vif qu'elle avait refermé son livre, se maudissant elle-même de tant de stupidité. Elle était la petite-fille d'un Maître en Potions et elle était incapable de gober six lignes ! Ses Aspics allaient en prendre un coup ... mais peu lui importait. Ilmare n'avait pas vraiment l'intention de pousser des études. La jeune fille trouvais qu'elle en aurait assez sur les bras comme ça avec deux Elyséum à gérer sans se rajouter un travail par dessus le marché ! Être une princesse était un travail en soi. De toute manière, son père n'était "que" Prince et tous le monde le respectais. Ce serait aussi ainsi pour elle.

La jeune personne tourna son regard en direction d'une des fenêtres de la salle commune des Serdaigle. Là, sous ses yeux, se trouvait un des hiboux royaux. Il la regardait fixement, tenant entre ses pattes une enveloppe cachetée aux effigies des VanHolsen. Ilmare arqua un sourcil. Il était rare que ses parents la contacte à Poudlard. Il devait donc se passer des évènements majeurs à Westmacott. Un peu comme partout ailleurs.

La dauphine se leva avant de tendre la main en direction de la fenêtre, qu'elle entre-ouvrit suffisamment pour pouvoir atteindre la lettre, qu'elle prit dans des gestes délicats. Une fois la missive en main, elle l'ouvrit et a lu en arquant à nouveau un sourcil interrogateur. Sa mère voulait la voir et ça avait l'air particulièrement pressant. Pouvait-elle ainsi quitter Poudlard sans vergognes ? Hey ! Elle était Ilmare Julianne VanHolsen, tout de même ! Bien entendu qu'elle pouvait partir ! Grand-Père Severus n'allait rien dire ... et s'il le faisait, elle allait lui rebiffer le nez assez vite. Ilmare était la future régente et sn grand-père devait lui obéir. Alors, elle quittait. Ordre de sa souveraine de mère. Pas de problème, donc. Ce fut en toute confiance que la jeune femme quitta sa salle commune pour prendre la direction du château familial.

[***]

Nienna VanHolsen, âgée tout juste de 11 ans, se trouvais dans une des salles de classe primaire du château en compagnie de sa jeune soeur Naltariel, 7 ans. Attentives, les filles écoutaient leur enseignant privé avec soins et rigueur. Elles étaient des princesses et, de ce fait, elles devaient donner l'exemple. Pression sur de frêles épaules ? Pas tant que cela. Quand nous avions grandit dans un monde peu commun, nous avions l'habitude de ce genres d'attente. Quoiqu'il en soit, Nienna en était à ses problèmes de mathématiques, alors que Naltariel accomplissait une dictée. Ce fut alors qu'un garde arriva. Il prononça quelques mots à l'enseignant, qui les avisa que leur mère voulait les voir. Ha oui ? Naltariel lança un regard en biais à son ainée, avant de se lever pour lisser légèrement sa robe. Il fallait être propre ! Nienna, elle, se leva aussi, sage et calme, ne s'attendant pas trop à être grondée. Elle n'avait rien fait ... leur mère devait vouloir leur demander ce qu'elles apprenaient.

Ce fut deux fillettes sages et richement habillées qui suivirent le garde princier jusqu'à la pièce où se trouvais leur mère. Sur place se tenait déjà Tamarah et tante Eavan. Les enfants accrochèrent de grands sourires sur leurs lèvres avant de s'exclamer :


" Bonjour Tamarah ! Bonjour Tatie Eavan ! "

Ça faisait plaisir de les voir, même si de ce temps-ci, les sources de plaisir étaient rares. Tout le monde était si triste ! Nienna alla faire un gros câlin à sa soeur avant de faire de même avec sa tante. Naltariel, elle, alla se blottir contre Tamarah -- qu'elle idolatrait -- et ne se détacha pas d'elle d'un centime, regardant sa mère d'un air intrigué.

" On est là, Maman ... qu'est-ce qui se passe ? " demande Naltariel
" On apprends très bien nos leçons " ajoute Nienna

+++


Conrad Fraser

Il avait été envoyé pour aller chercher le père et la soeur cadette de la Princesse VanHolsen. C'était tout un honneur et Conrad tenait à ce que tout se passe parfaitement bien. Il avait intégré la garde princière depuis peu et aspirait à devenir Justicar ... cette mission était la chance de se faire valoir ! Tout confiant, le vampire avait parcouru les rues de Westmacott avec une fierté non dissimulé, regardant les passants d'un air grave et important. Ils étaient maussades ... de plus en plus depuis trois ans maintenant. Tout comme lui. Parfois, Conrad avait même envie de se planter lui-même un pieu dans le coeur. Mais passons ... il était en mission.

Parvenu à la porte de la maison Rogue, Conrad avait frappé à la porte, se redressant de toute sa physionomie, la lettre de la princesse VanHolsen bien tendue devant lui. Ce fut Monsieur Rogue qui vint lui ouvrir. Conrad allait prononcer une formule de salutations, quand ... l'homme lui arracha la lettre des mains avant de lui fermer froidement la porte au nez. Bha. Le garde en demeura stoique, ne sachant pas trop s'il devait partir, rester ou quoi. Il connaissait bien entendu les comportements du Professeur Rogue, mais ... tout de même ! Il n'était plus à Poudlard, là, il était un envoyé princier ! Il n'allait quand même pas ... partir bredouilles !

Tout démuni, le vampire se demandait toujours quoi faire quand la porte devant lui se ré-ouvrit tout aussi subitement. Monsieur Rogue le regardait avec un léger sourire grimaçant, les yeux un peu plissé. Ha. Heu. C'était une farce ? Mais non, le Professeur Rogue, faire une farce ? Bon, réveilles, Conrad !


" Aia bapak Rogue. El aranel lye mengharapkan "*

Oui, oui ... il répétais en somme ce que la lettre affirmait. Pour accomplir les missions, Conrad avait de la classe, non ? Dracul !

* Traduction : " Salutations monsieur Rogue. La princesse vous attends "


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Ludwig VanHolsen
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Dim 10 Juin - 22:05
Il était caché. Oui, caché. Indigne d'un Prince, n'est-ce pas ? Mais, il s'en foutais. Il se foutais actuellement de tout. Rien à foutre de ses sujets ! Qu'ils se débrouillent ! Lui, il se cachait. Point. Ludwig en avait marre de toute cette mascarade qui ne menait nulle part. Bon, d'accord ... il ne s'en foutais pas réellement. Non, le Prince vampire était tout simplement en proie au désespoir. Il minait tous le monde, alors pourquoi pas lui ? Parce qu'il était un Prince ? Peuh !

L'homme, du haut de ses 42 ans -- hou, il était un vieux croulant -- était bien caché dans un des endroits reculés du château. Il aurait dû se trouver dans la salle du trône, vêtu comme un paon en attente de recevoir le Prince de Roumanie mais hey ... rien à foutre ! Julianne devait être en train de l'attendre mais, encore une fois, rien à foutre. Sa femme. Celle qui avait ravi son coeur, celle si forte si solide, si courageuse ... celle qui l'allumait au plus au point. Savez quoi ? Rien à foutre ! Aujourd'hui, Lud était morose. L'effet de l'artefact pesait sur lui comme un poids mortel. Il ne cessait de repenser à Mardil. Il n'était pas son fils. Il le savait. C'était celui de Ryans, conçu sous le joug de "la Grande", cela n'était pas une infidélité de sa femme ... elle n'y était pour rien. Mais Ludwig n'en avait rien à foutre (ça vous surprends ?), maintenant il souffrait. Personne à part lui savait la vérité. Même pas Julianne. En tout les cas, ils n'en avaient jamais parlé. Mardil portait son nom, il était sien ... il l'aimait comme le sien. Mais, il savait. Il savait et c'était en train de le tuer.

Ludwig, qui tenait un bout de paille entre son pouce et son index, le lança au sol dans un geste plus désespéré que rageur. Il n'avait envie de rien ... mais il fallait bien qu'il agisse. Ce fut avec un soupir qu'il se leva, passant la main sur sa barbe pas encore rasée. Se présenter ainsi devant le Prince roumain serait une honte. Est-ce qu'il s'en foutais ? Oui. Néanmoins, il fallait respecter le protocole. L'homme n'était pas encore prêt à entacher le nom de sa famille pour une sorte d'onde dépressive. Il sortie par conséquent de sa cachette -- il se sentais comme un gamin -- pour emprunter un des nombreux couloirs allant le mener en direction de sa chambre à coucher. Il allait prendre une douche, se vêtir, se raser ... et continuer comme si rien n'était. Il le fallait. Puis, il y avait bien une solution à ce désespoir commun ! Ludwig était un ancien Serdaigle, non ? Il pouvait trouver un moyen de changer les choses.

Légèrement revigoré, le vampire augmenta le rythme de ses pas quand un de ses gardes l'interpella. Julianne l'attendais dans un des bureaux. Bon. Probablement à cause du Prince de Roumanie ! Oui, il s'était caché ! Bon ! Ludwig avait légèrement marmonné avant de demander dans quel bureau se trouvais son épouse. Manque de bol ... celui le plus loin de sa position. Avait-il le choix ? Non. Il tourna donc les talons et, après de nombreuses minutes, il parvint au-dit bureau duquel il poussa machinalement la porte sans grande conviction. Se disputer avec son épouse n'était pas vraiment dans ses plans.

Quelle ne fut pas sa surprise de voir ses filles Tamarah, Nienna et Naltariel réunies, de même que sa belle-soeur Eavan. Hey bien ... ça n'avait donc rien à voir avec le prince roumain ! Tant mieux !


" Mes chéries ... vous n'êtes plus en classe ? "dit-il tout en passant une main dans les cheveux de ses filles cadettes

Ludwig leur sourit avant de reporter son attention sur sa fille adoptive, qu'il gratifia d'un fier câlin paternel. Il se sentais un peu mieux en présence de sa famille. Il se devait de se tenir debout pour leur bonheur à tous.

" Comment vont les études à l'Institut, ma toute belle ? "

Le Prince vampirique tourna ensuite la tête vers sa belle-soeur Eavan, lui sourit et lui dit :

" Bonjour Eavan. Ça fait plaisir de te voir "

Bon, avez-vous remarqué qu'il avait très bien ignoré sa femme ? Hum ? Pas qu'il le voulait, mais le prince de Roumanie ... bien, ils devaient le rencontrer. Non, il n'avait pas peur de se faire disputer ! Bha voyons ! C'était lui, l'homme ! Alors, le dit-homme regarda son épouse, lui adressa un sourire des plus tendres -- tout en étant un tantinet crispé -- et lui offrit ces paroles :

" Tu voulais me voir, ninya tingilindë ? J'étais en train de me préparer pour rencontre le Prince de Roumanie ... "

Oui, il n'était pas du tout caché !

*Traduction : ninya tingilindë = mon étoile étincellante
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Tamarah VanHolsen
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Dim 9 Sep - 13:17
[HJ/ Honte à moi j'ai oublié ce scénario :/ Je me remet de suite dessus]


Rien... Rien n'est jamais terminé
Ft. Maman, Tante Eavan, Grand-père, Conrad Fresser, Ilmarë, Nienna et Naltariel Van Holsen et Papa
Tamarah savait que quelque chose de grave était arrivé. C'était d'illeurs pour cela que Julianne avait voulu organiser une réunion, sans les garçons, puisqu'ils n'étaient pas touchés par la malédiction Koric. Tamarah était donc la première arrivée dans le bureau princier de sa mère, suivit de près par sa tante Eavan. Elle lui rendit d'ailleurs son sourire avant qu'elles ne soient toutes deux rejointes par Nienna et Naltariel. Et comme toujours, la plus jeune, obnubilée par son aînée, qu'elle prenait pour modèle, vint se coller à elle. L'ancienne Rouge et Or esquissa alors un sourire, passant son bras autour des épaules de sa petite soeur, tout en saluant les deux filles :

-Bonjour les filles. Vous allez bien ?

Car Tamarah s'était toujours souciée du bonheur de ses cadettes et cadets, même quand ils s'agissait de Kevin. Car après tout, c'était bien son rôle d'aînée n'est-ce-pas ? Mais elle eût à peine le temps de rajouter quelque chose que son père faisait son entrée dans la pièce. La brunette ui fit alors un immense sourire : elle avait toujours été très proche de son père adoptif et elle adorait passer du temps avec lui. Mais avec les cours à la fac, c'était devenu de plus en plus dur de venir le voir. Elle se retint cependant d'aller le serrer dans ses bras et lui répondit simplement, lorsqu'il lui demanda comment se passait ses cours :

-Et bien tout se passe bien pour le moment. Mais je m'ennuie un peu de vous tous.

Car même si elle était avec James, elle ne voyait plus vraiment sa famille. Elle fit donc un léger sourire, avant de se tourner vers sa mère et de questionner, de plus en plus intriguée :

-Pourquoi tu voulais nous voir ?
© Belzébuth
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