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Le procès des Deux Grands

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Julianne VanHolsen
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Mar 3 Fév - 23:08
3 février 2005


Il y avait maintenant des mois que je me trouvais à Azkaban. Des mois ou des années ? Il me semblait que le temps avait perdu son cours. J'avais insisté pour que Ana procède à mon arrestation. Très insisté. Mon amie, qui avait aussi été possédée, avait d'abord refusé de le faire sous prétexte que je n'étais pas responsable de mes actes. Je le savait bien ! Mais, il le fallait. Je n'avais aucune envie que toutes les personnes décédées sous les mains de Julianne la Grande n'aient pas la justice qu'elles méritaient. Sinon, tout le monde pourrait dire qu'il était possédé, non ? Puis, je me sentais si coupable que, pour moi, il était hors de question de ne pas subir mon destin. C'était à l'époque de mon arrestation. Il y avait des siècles. Maintenant, je devais avouer que j'avais peur. J'était même quelque peu terrorisée. Un procès pour meurtres multiples, tortures, incendies et j'en passe n'était pas une mince affaire à subir ! Je risquais le baisé du Détraqueur et j'en avait parfaitement conscience. Au fond, peut-être que je le désirais ...

Amaigrie, ressemblant plus à une sans-abri toxicomane qu'à une princesse, je me trouvais actuellement dans les bas-fonds du Magenmagot. Enchaînée dans une cage, telle une bête. À mon cou, un lourd collier de fer qui rendait le support de ma tête difficile. Si on me demandait de regarder la Cour dans les yeux, j'était incertaine de pouvoir le faire. À mes poignets, des chaines tout aussi lourdes. Mes pieds étaient aussi liés. Pour ce qui étaient de mes habits de prisonnière, aussi bien dire qu'ils étaient si déchirés que j'aurais vraiment pû passer pour une call-girl de bas étage. Mes cheveux, poisseux bien entendu, me pendaient sur le visage. Bref, mon état était misérable. La presse allait se régaler.

Mon avocat -- grassement payé par Ludwig -- venait de me quitter. Il m'avait conseiller de ne rien dire, hormis que je ne me souvenais de rien du tout. Il m'avait dit qu'il allait plaider la maladie mentale ... la schizophrénie, quelque chose du genre, plaider la non responsabilité criminelle. J'avais refusée. Je lui avait dit, que je me souvenais de tout; puisque mon âme avait quitté mon corps et assisté à pratiquement tout ... L'avocat m'avait lancé un regard genre ''bha, vous voyez ... schizo !''. Je n'avais pû lui lancer quoique ce soit, enchaînée que j'étais ... mais j'avais ajouté qu'effectivement la non responsabilité criminelle pouvait être invoquée pour raison de possession. Je lui avait expliqué maintes et maintes fois la malédiction Ternac et je n'avais aucune idée s'il y croyait ou pas. Bref, rien n'était gagné ! L'avocat m'avait encore dit de ne rien dire ... puis il était partie.

Ne rien dire. Avec ce collier, je vous jure que je ne pourrais pas dire grand chose de toute façon ! Ils voulaient me faire mourir étranglée, comme ça pas de problème avec les Détraqueurs ! De nouveau seule -- hormis mon parrain qui devait se trouver quelque part par là, environ dans les mêmes conditions que moi -- il ne me restait plus qu'à attendre que ma cage monte ... vers mon destin. Au moins, j'allais être fixée.


Julianne F. VanHolsen
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Severus Rogue
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Mer 4 Fév - 14:33
Il en avait fait des cauchemars toutes les nuits depuis le début de cette histoire. Julianne, petite fille, jouant avec ses poupées alors qu'une étrange lueur mauve perlait dans ses yeux. L'avait-il halluciné, cette lueur furtive ? Il l'avait crut ... jusqu'au jour fatidique où Gwendoline était apparue devant lui comme par magie, emportant avec elle une panoplie de souvenirs nouveaux et de bambins braillards. La résurrection de son ''amour de remplacement'', si on pouvait le nommer ainsi était le résultat du petit voyage temporel de Julianne adolescente. Cette jeune fille écervelée de 15 ans avait voulu aviser sa mère de son décès ... pourquoi ? Pour tenter de briser la malédiction Ternac, à la source de cette fameuse lueur mauve dans ses iris. Rien n'y fit. Puis, le sorcier avait fait d'autres cauchemars. Julianne massacrant des innocents. Julianne qui n'était plus Julianne. Julianne qui le torturait lui, en lui hurlant que tout était de sa faute. Sa faute ? Oui, il l'avait sut d'instinct que l'enfant que portait Gwen serait un monstre aux dents claquantes coulant de bave visqueuse. Il l'avait bel et bien rêvé de cette monstruosité ! Alors oui, c'était de sa faute. Il aurait dû tuer le mal dans l'oeuf, extraire l'enfant des entrailles de Gwendoline et en détruire les restes. Oui, il aurait dû. À ces cauchemars de culpabilité c'étaient ajoutés des horribles songes de Julianne en train de se faire torturer pour ses crimes. Julianne hurlant, le suppliant, sa chair brûlant sur le bûcher, Julianne embrassé par un Detraqueur qui lui retirait son âme, vidant son enveloppe charnelle de toute vie. Comme Sealya, Julianne allait finir ses jours à se bercer dans le grenier de la maison Rogue. Enfermée et vidée de toute essence à jamais. Sa fille, si impétueuse, courageuse, fière, généreuse et oui, impulsive et écervelée allait devenir une loques. En tout cas, dans les rêves de Severus.

En ce moment, Severus aurait voulu être ailleurs. Ailleurs et castré depuis longtemps. Il aurait voulu pouvoir ... quoi ? N'avoir jamais existé. Vraiment. Ainsi, sa fille n'aurait pas à subir le pire des sorts. Et lui ... bien tant pis. Il ne serait pas si angoissé, au moins ! Parce qu'en ce moment, il donnerait bien tout ses gallions pour une petite potion calmante. Quoi, il en avait bu deux tasses le matin même ? Bha, il ne pouvait pas s'empoisonner avec ça, donc ... qu'on lui en amène une carafe ! Le vampire, anxieux, avait les bras croisés et affichait un regard fixe. Il tentait par dessus tout d'ignorer les gens qui le regardait en chuchotant de toutes parts. Il avait dû renvoyer les journalistes de la Gazette du Sorcier à coups de pieds au derrière. Ces rapaces étaient partout. Alors, il mettait toute son attention à faire comme s'il n'était pas là, à afficher un air morne, un regard froid et vide ... il avait l'expérience de toute manière ! Oui, Rogue parviendrait à ignorer ces idiots qui murmuraient que sa fille était folle et qu'elle méritait la mort. Il devait ignorer le tout, sinon ce serait ces individus rustres qui risquaient de mourir de sa main ! Fixer le vide, pincer les lèvres, se renfrogner ... c'était sa survie.

À ses côtés était assise Gwendoline. Gwen devenue aveugle depuis la bataille finale. En fait, toutes ses filles étaient maintenant aveugles. Les Enfers avaient donné le don de voyance et avait repris la vue tout court alors que la malédiction prenait fin. Toutes ses petites-filles aussi étaient aveugles -- enfin, celles qui ne s'étaient pas envolées en fumée. Il ne pouvait qu'il y en avoir qu'une. Quelle merde cette malédiction ! Severus se retrouvais maintenant avec une épouse aveugle -- qu'il avait eu l'intention de quitter mais là ... comment la quitter, la pauvre ? -- et trois filles aveugles incluant une qui allait probablement devenir légume. Réjouissant ! Oui, la malédiction Ternac était une grosse merde !


Severus Tobias Rogue
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Ludwig VanHolsen
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Mer 4 Fév - 23:07
Ludwig avait tout fait pour retrouver sa femme et mettre un terme à la malédiction qui la lui avait ravi. Il avait remué ciel et terre, tué des individus asservis et; pour certains; innocents. Le prince vampire avait même accepté d'office le fils que la démone avait conçu avec son amant. Il considérait Mardil comme son enfant sur le même pied que les autres et il allait tout faire pour que, jamais, quiconque connaisse ses origines véritables. Puis, la malédiction Ternac avait été détruite et ... Julianne était morte.

Oui, Julianne était morte. Le corps de la démone était rudement tombé au sol. Le prince vampire s'était précipité sur son épouse sans réaliser que toutes leurs filles avaient disparues. Toutes, sauf Tamarah. Tamarah qui s'était écroulé au sol en hurlant sans que Ludwig ne l'entende. Julianne. Elle ne respirait plus. Livide, elle gisait mollement dans ses bras. Un cri s'était échappé de la gorge du ventrue, qui se sentait sur le point d'exsanguir tout le monde quand ... l'âme de Julianne était soudain apparu. Ludwig l'avait supplié de ré-intégrer son corps, ce qu'elle avait fini par faire. Et ensuite ... ensuite, tout était flou. Son épouse s'était difficilement levée et, en larmes, elle avait appelé Ana Peller. Cette dernière s'était avancée et ... Julianne avait simplement tendu ses poignets devant elle. Ludwig s'était opposé, évidemment. Rien à faire. Julianne était de retour. Et, quand sa femme lui disait de se taire ... bien ... Ludwig se taisait. Il valait mieux pour lui !

Toutefois, ce n'était pas parce qu'il s'était tue et qu'il avait laissé Peller amener sa femme, que Ludwig allait baisser les bras. Julianne était SA femme ! Qui plus est, elle était la princesse des vampires camaristes de Londres et de Kinderdjik ! Des vampires, vous comprenez ? Il y avait un traité contre ce genre de choses, des traités exclusifs du Ministère de la Magie, qui stipulaient que les vampires étaient maîtres de leurs lois et de leurs sentences. Des traités qui devaient être respectés ! Ils ne pouvaient pas emprisonner la princesse des vampires camaristes de deux capitales dans la pire des prisons qui soit. Ils ne pouvaient pas la traiter comme une vulgaire sorcière sans tenir compte de son identité et de ... Mais oui. Bien que VanHolsen soit monté aux barricades, le Ministère lui avait rétorqué que Julianne n'était pas vampire ... elle était damphyre. Ludwig avait eu beau s'exclamer que, damphyre ou vampire, Julianne appartenait à la communauté vampirique ET qu'elle en était une des princesses ... les mortels du Ministère n'avaient rien voulu entendre et sa femme avait été emprisonnée. Durant des mois. Le ventrue avait tenté de la faire libérer par des moyens légaux et illégaux -- il avait tenté une attaque d'Azkaban -- sans résultat. Évidemment, cela l'avait mit dans une rage folle ! Surtout qu'il avait maintenant réalisé que ... sa fille Ilmare; la dauphine de ses royaumes, n'existait plus. Elle avait disparue. Il ne pouvait qu'il y en avoir qu'une. Sa première née était disparue. Sa fille adoptive était devenue aveugle. Ses filles à naître ne verraient jamais le jour. Sa femme était aussi aveugle et prisonnière des sorciers ! Bien là ! Ludwig en avait pratiquement avalé ses crocs.

La seule chose qu'il avait put faire c'était de payer le meilleur avocat vampire qu'il connaissait. Un Toréador du nom de Travis Villawood. Il allait sortir Julianne de là. Sinon, Villawood était mort. Enfin, mort ... pour un vampire. Passons.

En compagnie d'une délégation d'Anciens, de Justicars et de son Sénéchal, Ludwig était assied en plein centre des tribunes. Un peu comme son beau-père, il fixait son regard droit devant lui. Droit en direction de la chaise du président du Magenmagot. Sa mâchoire était crispée et ses mains blanchies à force de les tenir serrées. Il allait fixer le président sans relâche, lui envoyant le signal de sa mort prochaine. Oui, s'il osait condamner sa femme, ce serait la guerre et la première tête qui tomberait serait celle du président. Condamner la princesse vampire revenait à déclarer la guerre, il ne pouvait en être autrement. Julianne serait libérée ou alors il y aurait du sang. Beaucoup de sang.
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Guenièvre Lakers
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Jeu 5 Fév - 0:12
Une farce. Voilà ce que c'était. Une farce qui ne faisait rire personne. Tous ces gens réunis dans ce grand tribunal, et aucun qui n'aurait voulu être présent. Ca pouvait se comprendre les accusés et leurs proches, personnes n'aimant devoir assumer des actes aussi horribles et devoir en payer les conséquences. Les victimes survivantes, visiblement plus effarées à l'idée de devoir confronter leurs bourreaux et devoir témoigner un jury que galvanisés par la perspective de recevoir justice. Les témoins divers, qui auraient préférés ne pas être mêlés à cette sale histoire. Peut-être bien même juge et procureurs, qui semblaient déjà comprendre que face à la pression médiatique et aux jeux de pouvoir en coulisse, quelle que soit le verdict, il aurait de mauvaises conséquences pour eux. Mais bon sang, qu'est-ce qu'ils fichaient tous là ?! Il n'y avait bien que ces maudits journalistes pour se délecter de l'occasion.

 

Quant à Guenièvre, elle n'était pas plus enthousiaste que les autres. Les lèvres pincées, elle fixait obstinément le mur devant elle, bien décidée à ne pas tourner la tête vers les flashs des photographes qui crépitaient derrière elle. Ces gens là n'avaient certainement pas besoin d'une photo de plus d'elle, avec toutes celles qu'ils passaient leur temps à lui dérober. Aujourd'hui, elle avait la joie et l'honneur d'être doublement témoin. Officiellement, pour l'attaque de Poudlard, celle pendant laquelle elle s'était réfugiée derrière une tapisserie avec son condisciple Garrett, qui se retrouvait d'ailleurs assis à côté d'elle. Drôles de circonstances pour se revoir.  Et puis officieusement, elle était là en tant que réincarnation. Le Ministère n'avait pas prévu de poursuivre cet angle dès le départ. Même pour des Sorciers, c'était un peu dur à avaler. Ca n'était pas parce que les journaux s'en délectaient que le Ministre voulait pour autant passer pour un idiot ésotérique s'il pouvait l'éviter. Après tout, avoir des réincarnations comme eux "sous la botte" lui semblait un avantage. Comme s'ils lui appartenaient, comme de vulgaires armes ! Gue ricanait bien mentalement à cette idée. Le gaillard aurait du relire son histoire de Poudlard. Griffondor ne s'était jamais soumis par principe à une autorité avec laquelle il avait un désaccord, et elle ne voyait pas pourquoi elle devrait commencer aujourd'hui. Quoiqu'il en était, elle était censée si possible laisser de côté cette histoire lors de son témoignage, à moins que la défense des accusés ne commence à parler eux-mêmes de possession, malédiction et compagnie. Maryna, Donovan et Quentin étaient probablement ici pour des prétextes aussi fumeux que le sien (enfin, pas si fumeux. La famille de Mar avait quand même été un peu beaucoup assassinée) mais ils n'étaient pas venus ensemble, et Gue ne les chercheraient pas du regard pour l'instant, pas si ça signifiait se livrer en pâture aux journalistes.  Oui, à bien y réfléchir, elle était persuadée que Mar se trouvait avec les familles des victimes. Allait-ce lui apporter un certain apaisement, une dernière page à tourner pour pouvoir faire son deuil ? Elle en doutait.

Décidément, elle se sentait d'un cynisme redoutable aujourd'hui. Elle ne savait pas exactement quand elle serait amenée à témoigner, mais elle comptait bien dire toute la vérité. A charge, et à décharge. Oh, elle n'avait pas de sympathie particulière pour les accusés. Ces évènements auraient pu être empêchés, mais ces deux là avaient ignorés tous les signes jusqu'à ce qu'ils ne puissent plus lutter aussi efficacement. Pour autant, ils avaient été possédés, et n'étaient donc pas directement responsables de leurs actes. Elle n'avait aucune intention de laisser la distinction  dans l'ombre. Puisqu'on était tous réunis, aussi bien rendre une véritable justice, et non pas son simulacre. Elle-même avait cessé d'en vouloir aux Fondateurs, aux Deux Grands ou à la Terre entière pour sa vie chamboulée. Ce qui était, était, et elle avait au moins pu se rendre utile.  L'adrénaline avait son charme. Certes, aujourd'hui restait surtout la frustration d'être harcelée par des paparazzi et un intense travail sur elle-même pour regagner la maîtrise de ses pouvoirs. Mais elle savait que cela en valait la peine. Et, honnêtement, elle n'était pas du genre à pleurer sur les journées de cours à préparer les BUSES de perdu. A défaut d'être agréable, ce procès ne serait pas ennuyeux. Il fallait juste qu'elle hisse sa carapace, parce que les témoignages d'horreurs n'allaient pas tarder à défiler.


Réincarnation consciente de Godric Griffondor
Les parchemins de Guenièvre : Liens - Présentation
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Malka Covey Black
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Ven 6 Fév - 23:54
Rrrrrrrrrr. Malka caressait d'une main tremblante la tête de son chat, Nocturne, bien calé sur ses genoux. S'il n'avait pas été là, probablement qu'elle se serait déjà enfuie en courant. Que faisait un chat dans une cour de Justice ? La petite Griffondor, par égard pour son âge et les raisons qui l'amenaient ici, avait eu le droit de garder cet "élément de réconfort". Parce que quelqu'un avait décrété qu'en tant que "témoin phare" elle ne pouvait pas parler du procès avec ses proches, parce qu'ils étaient impliqués, qu'ils étaient Aurors, qu'ils avaient connu Julianne,et bla bla  bla et qu'il ne fallait qu'ils s'influencent mutuellement. Et Nocturne ne parlait pas. Alors voilà, elle avait amené son chat. Mon oeil qu'elle allait arrêter de parler à ses parents ! Mais pas en public dans la cour du Magenmagot.

Arrêtant un instant de câliner son chat, la jeune fille alla fouiller dans sa pochette pour en sortir une bouteille de sirop anti-nausée, et après avoir non sans mal dévisser le bouchon avec des mains qui tremblaient de plus en plus, faisant perdre pas mal de dextérité à sa main droite estropiée, elle réussi à en avaler une gorgée. L'effet fut immédiat et elle reprit quelques couleurs. Elle jeta un coup d'oeil à sa montre. Dans une heure, elle était bonne pour recommencer, mais pour l'instant, ça allait aller. Oui, tout le Ministère de la Magie était sous terre, et oui, la salle de procès ne faisait aucun effort pour le cacher, contrairement aux étages supérieurs plus plaisamment éclairés. Mais elle allait sortir, elle n'allait pas rester ici toute sa vie. Elle était en sécurité. La sensation d'étouffer était juste dans sa tête. Elle recommença ses mouvements circulaires sur la nuque de son chat, laissant la douce fourrure ondoyer sous ses doigts, prenant bien soin de ne pas relever la tête. Se concentrer sur Nocturne.

Elle non plus n'avait aucune envie d'être là. Ses parents, son équipe médicale, tout le monde avait abondé dans son sens, mais les gens du Ministère en avaient décidé autrement. Sa détresse serait tellement touchante, c'était un atout dont ils ne pouvaient pas se priver s'ils voulaient faire condamner les Deux Grands. Ne pas penser à eux. Malka inspira lentement par le nez, avant d'expirer par la bouche. "Sentir les fleurs, souffler les bougies." Respirer. Facile. Y arriverait-elle encore quand on lui demanderait d'identifier les Deux, qu'elle devrait les regarder ? Ne pas penser à ça non plus. Ne pas penser à l'équipe de Médicomages de Sainte-Mangouste qui seraient probablement amenés à déballer des éléments de son dossier médical devant tout ces gens pour prouver le tord qu'on lui avait fait de manière scientifique. Ne pas penser que le Médicomage Pétrov serait inclus dans ce grand déballage. Il lui avait promis qu'il resterait dans les strictes limites imposées par le secret médical. Mais elle n'était pas idiote. L'avocat des Deux Grands aurait probablement tout intérêt à la faire passer pour une folle. Ne pas penser que les journalistes au fond de la salle allaient s'empresser de tout crier sur les toits, et ne pas penser non plus aux regards qui la suivaient ensuite quand elle retournerait à Poudlard. Ce qui arriverait avant la fin du procès. Elle était obligée d'être là jusqu'à ce que son témoignage ait été donné. Après ça, taïaut, elle ne resterait pas une minute de plus. Elle n'était même pas trop sûre de pourquoi on était là, alors l'issue du procès,pour l'instant, elle n'arrivait pas à se concentrer dessus. Les choses qui possédaient les corps des Deux Grands étaient parties, Nazélie le lui avait expliqué. Alors, qu'est-ce qu'on fichait tous là, on allait punir qui ? Pour l'instant, c'était surtout elle qui avait l'impression d'être punie. Les adultes n'avaient toujours pas compris qu'un procès n'alalit pas rammener les morts, n'alalit pas lui rendre ses huit mois de captivité et leur ribambelle de conséquences. Parfois, il fallait juste accepter que les méchants, comme le Marionnettiste, disparaissaient. On n'y pouvait rien, et l'on aurait mieux fait de se réjouir d'être enfin délivré du danger. Oh, elle aurait aimé avoir plus. On lui avait rebattu les oreilles de "justice", "sens du devoir", "tourner enfin la page". Mais ce n'était pas eux qui faisaient des cauchemars toutes les nuits depuis l'annonce de ce procès, pas eux qui étaient pris aléatoirement au beau milieu de la journée de "fourmis" la démangeant atrocement parce que ses nerfs avaient été abimés par les brèves mais quotidiennes séances de Doloris, pas eux à qui il manquait un doigt, pas eux qui avaient peur du noir. Un procès n'allait rien changer à ça. Oui, elle aurait aimé être optimiste, voire même idéaliste. Mais c'était bien difficile après ce qu'elle avait vécu, des éléments dont on allait lui demander de les décrire "avec le plus détails possible" à la Cour. Essayez, vous, d'être enthousiastes pour le système judiciaire dans de telles conditions. On avait bien vu l'efficacité du Ministère de la Magie quand elle avait échoué à l'Orphelinat Sorcier, quelques années auparavant.

Elle enfouie son visage dans le dos de Nocturne. Elle allait essayer d'être une Griffondor, d'être courageuse et de tenir sa place, mais par Merlin, qu'au moinson commence. On n'aurait jamais fini si l'on ne commençait pas, et elle avait l'impression qu’elle était déjà assise là depuis des heures, tandis que divers parties des tribunes se remplissaient une à une de différentes catégories de gens qu'elle ne voulait pas regarder et que les membres du Magenmagot entraient un à un en procession.
Alleeeeeeez ! Fallait-il que le monde marche sur la tête pour qu'elle d'habitude si calme  soit la plus impatiente aujourd'hui ?
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Sam 7 Fév - 18:03
Narcissa Malefoy

Mais, pourquoi avait-elle épousé un type pareil ? Toujours en train de se faire prendre et à se mettre les pieds dans les plats ! C'était quoi ... son troisième procès à vie ? Oui, pourquoi avoir épousé Lucius ? Un, parce que ses parents le lui avait ordonné. Deux, parce que Lucius était un bon parti; riche, sang pur. Trois, parce qu'il était quand même sexy, agréable a regarder et superbe au lit. Besoin de raisons de plus ? Bon, d'accord ... qu'il se fasse prendre pouvait toujours passer. En espérant qu'il ne se tape pas le baiser du Détraqueur aujourd'hui. Sinon, que ferait-elle avec son époux devenu un pantin ? C'était une option que Narcissa ne désirait aucunement prendre en charge.

Pour le moment, c'était la première fois depuis des mois que la sorcière sortait de son manoir. Effectivement, elle y était demeuré cloitré durant presque tout le règne des Deux Grands. Sortir et être l'attention des journalistes pour de mauvaises raisons ? Être l'épouse Malefoy en ce moment était lourd à porter. Son mari avait commis des horreurs sans nom. Même les Mangemorts n'avaient pas été aussi cruels ! Sa nièce Nazélie lui avait expliquée que Lucius avait été possédé par sa précédente incarnation : celle de Sarkasius Ternac. Okay. Il avait été sous emprise, un peu comme lors d'un Imperium. Narcissa se basait ainsi sur les procès précédents et se disait que Lucius serait innocenté, alors. S'il avait été sous emprise ou Merlin savait quoi. On ne pouvait pas le blâmer ! Il ne deviendrait pas légume, elle n'aurait pas à le changer de couche ... tout irait bien. Alors, elle pouvait sortir dignement.

Ce fut d'un pas noble et relativement assuré qu'elle pénétra donc dans la salle du Magenmagot. Accompagnée de Drago, Talisman -- qui devait témoigner -- et de sa soeur Bellatrix (qui ne pouvait, selon ses dires, pas s'empêcher de venir voir son beau-frère se faire humilier (hahaha)), la femme Black se rendit à des places libres avant de s'asseoir. Elle portait une robe noire ainsi qu'un chapeau noir muni d'un voile en dentelle qui lui couvrait la moitié du visage. Ainsi, elle pensait passer pratiquement inaperçue. Espérons-le. La sorcière poussa un léger soupir avant de parcourir la salle des yeux. Severus et sa femme; Sirius et la sienne, les réincarnations des fondateurs, la petite Malka ... tous avaient l'air relativement tendu. Pour ce qui est des sorciers inconnus, probablement des familles de victimes, plusieurs pleuraient déjà. Ça allait être ''palpitant''. Merlin.
+++



Drago Malefoy


Drago accompagnait sa mère. Évidemment qu'il l'accompagnait. Jamais au monde il n'aurait laissé sa mère devant une situation aussi pénible. Le jeune homme avait quand même des valeurs familiales ! Il fallait se tenir les coudes. Bien sûr, ce n'était pas la première fois que le jeune Black se trouvais dans cette situation. Il se souvenait très bien de la fois où son père avait été enfermé à Azkaban la première fois. Le Seigneur des ténèbres avait demandé un service de taille pour le faire évader. Tuer Dumbledore. Heureusement pour Drago, les plans du Mage Noir avaient été déjoués. Dumbledore était mort, mais pas de la main de Dray. Il en était heureux, en fait. L'ancien Serpentard n'avait aucun envie de devenir un meurtrier. Non, il n'avait aucune envie de se retrouver en cage. Brrrrrr !

Assied près de sa mère, Malefoy se tenait droit. Comme on le lui avait appris. Puis, Talis allait témoigner. Il ne voulait pas lui faire honte en ayant l'air perdu et intimidé. De toute manière, Talisman allait tout expliquer et faire sortir son père de là. Elle avait vu l'âme de Julianne ... elle avait été la seule à pouvoir la percevoir, la seule qui avait été en contact avec la ''vraie'' et qui pouvait témoigner que la malédiction était vraie ... et que son père était innocent. Si Julianne avait été hors de son corps, cela voulait dire qu'elle n'était pas en contrôle de celui-ci ! Et heu ... son père ?! Heu. Lui, avait-il été hors de son corps ? Qu'est-ce qui prouvait qu'il avait été possédé, en fait ? Rien.

Drago senti une boule se coincer dans son estomac. Ho, Merlin ! Rien ne prouvait que son père était sous emprise et, donc, innocent ! Le jeune homme fit de gros yeux avant de se reprendre. Il ne voulait pas que sa mère se rende compte de la gravité de la situation.


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Julianne VanHolsen
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Mer 18 Mar - 15:02
Le temps me semblait éternel. Il y avait-il encore un temps, d'ailleurs ? J'en avais perdu la notion depuis des années. Être expulsée en dehors de son corps n'aide en rien l'équilibre temporel. Azkaban non plus. Ne plus voir la lumière du jour de même. Combien de minutes s'étaient écoulées depuis notre enfermement dans ces cages ? Au dessus de ma tête, j'entendais des voix. Les voix de ceux et celles venus assister à ma condamnation. Des bruits de pas aussi. Des toux diffuses. Des rires, mêmes. Là haut, la vie se poursuivait malgré tout. C'était peut-être ma plus grande victoire. Que la vie se poursuive malgré cette malédiction. Nous avions gagnés. Peu importait ma sentence, nous avions gagnés. Que l'on m'enferme à vie, que l'on me torture, que l'on me fasse subir le baisé du Détraqueur ici même, au moins j'avais réussi. Ma fille était saine et sauve. Tamarah n'aurait jamais à vivre dans cette terreur sourde, dans cette attente du mal. Ma fille aurait une vie heureuse et parfaitement normale. Ma fille était libre. Ces pensées me firent me redresser. Je devais être fière. Pas me montrer comme une victime. J'avais fait ce que j'avais à faire pour contrer la malédiction, j'avais échoué par orgueil vain ... mais nous avions fini par renvoyer la malédiction Ternac aux enfers. Oui, je n'avait nul besoin de me montrer la tête basse. Les épaules relevées, la tête haute, mes yeux aveugles fixaient droit devant eux. Je devais tout de même être lamentable, mais je n'avais plus accès à une douche depuis des mois.

'' Tout ira bien, Parrain ''

Ces mots, je les adressaient à celui que j'avais amené avec moi dans le mal. Mon parrain. D'accord, il possédait l'âme de Sarkasius Ternac -- qui avait dut se réincarner sous les ordres des enfers, las d'échouer de siècles en siècles -- mais rien n'était sa faute. J'allais l'affirmer haut et fort. Mon parrain avait été englobé dans la malédiction, rien de plus. Oui, tout irait bien. Nous étions dans une communauté sorcière, pardi ! Les malédictions, les enchantements, les sortilèges de magie noire ou infernale, on connaissait. Ce n'était pas comme si le procès se faisait chez les moldus ! Les faits étaient là, des recherches avaient été effectuées par mon avocat ainsi que par mon amie Nazélie et son père. Tout irait bien. Nous avions des preuves, la malédiction était bien documentée ... oui, impossible de recevoir la peine capitale. Bien que je la méritais probablement. Moi-même je devais l'avouer. J'avais même failli me la donner personnellement.

Tout à coup, la cage bougea sous mes pieds. Je perdit l'équilibre et je me retint à peine contre les barreaux. Il était ardu de se maintenir en équilibre quand nos poignets étaient liés et que l'on ne voyait rien. La cage montait lentement. Ça y était. Nous allions être dévoilés au grand jour. Bientôt, les hués allaient se faire entendre. Je recevrais peut-être des détritus que je ne serais en mesure d'éviter ... mais, au moins, tout allait se terminer. Maintenant.


Julianne F. VanHolsen
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Guenièvre Lakers
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Ven 20 Mar - 20:56
Elle était perdue dans ses pensées quand l'atmosphère changea subtilement autour d'elle. Les conversations normales avaient disparues, remplacées par un soundain silence vite ponctué du bruissement de chuchotements multiples et de l'éclat intempestif d'insultes violemment proférées. Ah. Le show commençait. Guenièvre étendit à son tour légèrement le cou, pour apercevoir les deux accusés, qui venaient d'émerger de terre dans leurs cages. La scène était véritablement impressionnante. On avait transformé des êtres humains en créatures à peine reconnaissables, et la foule autour le leur rendait bien. Guenièvre fixa les anciens Deux Grands, dans leurs guenilles, les cheveux sales, les poignets rougis par leurs liens. Les yeux aveugles de Julianne VanHolsen perdus dans la foule haineuse en face d'elle. C'était pathétique. Où était la dignité de la justice dans cette scène ? Y avait-il une seule personne ici capable de se contenir et d'exercer sa raison avec lamesure et l'objectivité nécessaires ? Honnêtement, quand elle voyait cette scène, elle se serait crue au Moyen-Age. Pas grand chose n'avait évolué depuis niveau traitement des prisonniers. Mais ils étaient tous idiots ou quoi ? Quelle image cela devait-il renvoyer aux victimes, en quoi voir leurs bourreaux traités avec l'indignité qu'ils avaient eux-mêmes subits allait-il les aider ? Peut importait ce dont ils étaient accusés. Ce qu'elle aurait voulu, elle, puisqu'on était décidé à faire un procès, c'était que celui-ci soit un moyen pour la communauté sorcière de panser ses plaies, ensemble. De s'élever au dessus de la mêlée, de répondre à l'horreur par un processus raisonné, digne, juste. Humain. Où était la gloire civilisatrice, où était la justice, s'ils devenaient eux-mêmes bourreaux ? Où était la satisfaction de potentiellement condamner des coupables à une juste peine s'ils ressemblaientà des victimes ? Elle ne savait pas trop à quoi elle s'était attendue, mais ça... Ok, les accusés n'avaient pas été torturés, juste très mal traités. Mais. Mais elle voulait croire qu'ils valaient mieux que ça, qu'on les croit injustement coupables ou non. Rassurez la, on était là pour rendre justice ou pour prendre vengance ?

Elle était en colère et devait se contenir, ou ses pouvoirs allaient lui échapper. Elle détourna son regard et décolla ses mains de ses genoux. Son jean commençait déjà à sentir un peu le roussi. Elle laissa de petites flammèches danser au bout de ses doigts, minuscules. C'était plus facile de soulager son envie de partir en flammes en la limitant sévèrement qu'en la réprimant totalement. Ainsi, ses ongles paraissaient illuminés de l'intérieur une diode ou quelque chose, mais à moins de se trouver très près, impossible de véritablement voir quoi que ce soit. Elle devait se distraire. Peut-être était-il enfin temps de dire bonjour à Garett ? Elle se tourna vers son ancien préfet, avec un petit sourire amical malgré les circonstances.


"Coucou ! Je suis désolée de te revoir dans de telles circonstances. Surtout pour un prétexte que l'attaque de Poudlard, quand on sait que derrière cette tapisserie où nous étions coincés, nous ne sommes pas supposés avoir vu grand chose. J'ai bien peur que le Ministère ait cherché une excuse pour me coincer ci, m'avoir sous leur manche et que tu leur serve un peu d'alibi. Je suis vraiment désolée de t'avoir entraîné là dedans.  Pourtant, vu le nombre de témoins alignés, on va en avoir pour des mois."


Pas qu'elle croit que Garett n'avait pas été utile pendant l'attaque, hein, ou que les témoignages n'étaient pas importants. Mais on se fourrait le doigt dans l'oeil jusqu'au coude si on ne voyait pas le Ministère essayer de la manipuler elle, et se servir de l'ancien Serdaigle comme d'un accessoire pour mettre en avant sa marinnette chouchou. C'était franchement une insulte à leur temps et aux témoins clés. Lajustice pour tous, oui. Faire témoigner chaque victime au treizième degré des Deux Grands ? Ils allaient y passer les trois prochains siècles. Et quand les juges allaient-ils ramener la foule à l'ordre ?


"J'aurais voulu te demander cela dans des circonstances plus agréables, mais qu'est-ce que tu deviens après Poudlard ?"

Se distraire. Le cochon rôti n'était pas encore au menu du jour.


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Dim 19 Avr - 19:38

Juge Derek Paterson

Merlin, il fallait que ça tombe sur lui ! Le procès des Deux Grands ne serait pas de la petite bièreaubeurre ! D'abord, les journalistes. Ils étaient au moins des centaines à avoir fait le pied de grue devant les portes de la salle d'audience. Les flash de leurs caméras crépitaient, leurs plumes grattaient le papier à la recherche de la moindre information valable, de la moindre petite entrevue. Ça se poussait pour être les premiers à entrer ... une vraie foire. Oui, le Juge Paterson détestait les journalistes ! Ils ajoutaient des difficultés au niveau des fuites d'informations, des détails faux ... bref, cela compliquait grandement le travail de la justice.

Au delà des journalistes; les spectateurs. Derek aurait apprécié un huit clos pour ce procès particulier, mais le Ministère avait décidé qu'il fallait que le tout soit ouvert. Pourquoi ? Afin de prouver que la justice avait été rendu comme il se devait. Que le tout avait été mené dans les règles de l'art. Selon le sorcier, c'était plus pour le show off, mais bon ... il ne contrôlais pas le Magenmagot. Il y aurait des cris, des pleurs, des insultes, beaucoup d'arrêts pour remettre les gens à l'ordre. Non, ce procès ne serait pas de tout repos.

Vêtu de sa toge et de son couvre-chef réglementaire, Derek Paterson entra dans la salle d'audience au moment même où les cages contenant les prévenus s'élevaient. Nul besoin de regarder pour le savoir : les insultes pleuvaient déjà. Bon. Le juge s'assied sur son siège avant de prendre son mallet pour le frapper vivement contre la table.


''Silence dans la Cour ! Je vous demande de garder votre calme et ...''

Bon sang !

''Cessez immédiatement de lancer des détritus sur les prévenus, madame ... madame ... ordre dans la Cour ! SILENCE !!!''

La petite madame aux détritus criait comme une perdue. Pas moyen de la faire cesser de hurler et de lancer ces trucs. Heureusement qu'elle n'avait pas eu la charmante idée de sortir sa baguette magique. Peut-être était elle Cracmol ou bref ... ça suffit. Derek fit signe aux gardiens de sortir la petite madame aux cheveux pratiquement mauves avant de reporter son attention sur le public.

''Toute personne qui quelle soit, qui perturbera cette Cour ainsi que la marche de la justice se verra expulsée, suis-je bien clair ? Les prévenus sont présumés innocents jusqu'à --''

Des huées ...

''Silence !''

Pourquoi n'avait-il pas décidé de devenir vendeur de fruits ?

''Les prévenus sont présumés innocents, dit-je, jusqu'à la preuve du contraire. De ce fait, la Cour du Magenmagot exige une tenue exemplaire afin de mener à bien son travail''

Espérons que le tout soit bien clair ! Maintenant que les choses étaient dites, nous pouvions procéder. Le Juge Paterson porta son regard vers les avocats des prévenus et demanda :

''Quels sont les plaidoyers des prévenus ?''

+++


''Les prévenus plaident non coupable pour cause de possession maléfique, votre Honneur''

Murmures et protestations dans la salle.


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Harry Potter
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Lun 20 Avr - 12:41
Un peu comme tout le monde, Harry assistait au procès des Deux Grands. Et, il n'était pas vraiment à l'aise. Se retrouver dans ce lieu lui rappelais son propre passage en ces lieux; passage pas vraiment nécessaire soit dit en passant. Aujourd'hui, c'était une de ses amies qui étaient impliquée. Julianne était accusée d'ignobles choses. Des choses dont elle n'était pas vraiment responsable. Après tout, elle avait été victime d'une malédiction, non ? Comme Ginny avec le journal de Jedusor. Et comme Ana quand Rosemonde, la dévote la plus cruelle de Julianne la Grande, l'avait possédée. Ana lui avait raconté comment elle s'était battue intérieurement contre l'assaut du spectre diabolique. Comment elle avait perdue la bataille et qu'elle s'était comme endormie dans son propre être. Ana avait aussi commis des horreurs ... mais elle n'avais jamais été prise. Ils avaient même conçu leur petite Jaylin sous la possession. Pour assurer un autre corps pour Rosemonde dans l'avenir. Oui, s'ils n'avaient pas fait force commune pour vaincre la malédiction Ternac, ce serait Jaylin qui aurait été possédée ... plus tard. Alors, Harry trouvais que Julianne devait être innocentée. Les gestes commis n'avaient rien à voir avec ce qu'elle était vraiment et ... ça aurait put être Jaylin dans cette cage !

Assied aux côtés d'Ana, à qui il tenait tendrement et fermement la main, le survivant attendais que le procès débute. Il y avait foule ... et une foule visiblement en colère. Ils n'étaient pas en majorité à soutenir Julianne. Et Lucius Malefoy ? Bha, Harry s'en balançait pas mal ! Même si Hermione lui avait cassé les oreilles comme quoi ''il était tout aussi innocent, lui aussi avait été sous le joug d'une malédiction et ...''. Bof. Le sorcier ne voulait rien savoir ! Malefoy était vil de nature. Pas Julianne.

Voilà ! La cage montait doucement et les insultes ... dangereusement rapidement. Il y avait même une bonne femme à la drôle de couleur de cheveux, qui s'amusait à lancer des heu ... ça ressemblait à des fruits pourris ... sur Julianne et Malefoy. Beurk. Le Juge Paterson semblait dans tout ses états, plusieurs personnes étaient debout. On se serait cru à la finale de la coupe du monde de Quidditch !

'' Ho han ! C'est pas un peu ... ''

Il venait de se pencher pour éviter de recevoir un genre de ... hum ... de laitue ? par la tête. Harry tourna son attention en direction du petit homme chauve aux dents cariées, celui qui venait de lancer la laitue, et lui dit :

'' Ça va, han ! Gênez-vous pas ! ''

Reportant son attention sur le scène -- juste au moment où la dame était amené de force en vociférant comme un beau dragon -- le jeune homme poussa un soupir. Vraiment, ils étaient revenus au Moyen-Âge ou quoi ? C'était la première fois qu'il assistait à un procès et Merlin, c'était lourd !

'' On est dans une foire, han ... et regarde Julianne. Elle est si ... non, mais ils nourrissent pas les prisonniers à Azkaban ou quoi ? Sirius aussi était rachitique, han ... il faudra aller jeter un oeil, han ''
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Malka Covey Black
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Mar 21 Avr - 22:15
Elle était si concentrée sur Nocturne qu'elle avait presque réussit à en occulter le monde extérieur pour un moment. Caresser sa fourrure dans un sens, toute douce, et puis à rebrousse poil, un peu. Le gratter entre les oreilles et le sentir ronronner sur ses genoux.  Difficile pourtant de ne pas sentir l'atmosphère changer autour d'elle. Malka garda résolument la  tête baissée sur son chat. Elle ne relèverait pas les yeux, ne regarderait pas les anciens Deux Grands tant qu'on ne l'y forcerait pas. Elle savait que ça n'était plus que des corps qui n'abritaient aucun démon, que Julianne était une amie de ses parents même, mais elle ne regarderait pas. Julianne était peut-être devenue aveugle, mais la dernière fois que elle avait vu ses yeux briller dans le noir, il lui suffisait d'un simple regard pour lui couper la respiration. Depuis sa libération, la Gryffondor avait évité toute image des Deux Grands. Elle avait assez de symptômes de stress post-traumatique comme ça pour rajouter des déclencheurs, pas envie que cette fois ci, son cerveau la fasse manquer d'air tout seul. Personne n'avait insisté. Résister au quotidien à l'envie de s'enfuir dès que des clés tombaient sur le sol, qu'elle se trouvait dans un espace réduit, qu'il faisait sombre, qu'il y avait des armoires et elle vous passait tous les autres trucs quotidiens associés à de sales souvenirs pour elle, il n'y avait pas besoin d'en rajouter. Et puis, de manière surprenante, ça avait été assez facile. Certes, les Deux Grands faisaient très régulièrement la une de divers journaux mais ses camarades de maison savaient qu'elle préférait éviter de les voir au petit déjeuner et tout le monde s'était montré accommodant. Après tout, elle n'était pas la seule à avoir été traumatisée par la violence de ces dernières années. Certains avaient vécu l'horreur lors de l'attaque de Poudlard, d'autres avaient perdu des membres de leurs familles dans des attaques. Dans de pareilles moments, la moindre des choses était de se serrer les coudes.

 

Evitant soigneusement de regarder au centre de la salle, elle chercha du regard ses parents. Nocturne était super mais il allait lui falloir nettement plus si elle voulait garder une contenance pendant toute la durée du procès. Pour l'instant, un petit signe d'encouragement suffirait. Partout autour d'elle, les gens semblaient avoir abandonné toute réserve. On se serait cru au cirque, ou dans un asile de fous. Des adultes debout, se déchaînant vers les cages dont elle devinait l'existence, balançant des insultes qui malgré son détachement, la firent rougir, et toutes sortes d'objets nauséabonds. Mais qu'arrivait-il à ses gens ? S'ils perdaient à ce point le contrôle d'eux-mêmes, ils avaient besoin de l'aide du Médicomage Pétrov, pas d'être dans une salle de justice !

 

Nocturne venait de lui sauter sur l'épaule, se lovant autour de son cou, griffes gentiment rentrées. La blondinette inclina légèrement la tête de manière à ce que sa joue caresse la fourrure de son animal de compagnie, qui ronronnait désormais allègrement malgré sa position apparemment précaire. Ca n'empêcha pas Malka de se lever comme l'exigeait le cérémonial pour l'entrée du juge Patterson. Elle avait l'habitude que son chat prenne ses aises, et c'était très agréable aujourd'hui. Son cœur se mit à battre un peu plus vite lorsqu'elle se rassit alors que le juge appelait au calme. Ca commençait enfin. Evidemment que les prévenus plaidaient "possession maléfique". Personne dans son état normal n'aurait fait des trucs pareils. Il fallait être malade dans sa tête, ou bien possédé. Elle ne savait pas trop bien où elle classait le Marionnettiste là dedans, mais malgré tout ce qu'elle avait vécut, elle refusait de croire que la pure cruauté soit naturelle. Si elle l'avait été, il n'y avait plu à qu'à pleurer de peur et vite aller se pendre pour éviter le pire. Non, si elle avait survécu à des moitié-morts et huit mois de captivité chez les Deux Grands, c'est que le monde qui l'attendait au dehors valait la peine d'être vécu. Même au fond du trou, là bas dans la Forêt Noire, elle savait que la vraie maman de Tamarah n'aurait jamais fait ça à sa propre fille. Que les autres croient ce qu'ils veulent.


Elle s'efforça de se concentrer sur le déroulé des évènements pour se distraire de ces considérations philosophiques, et reporta son attention sur le juge. Elle n'était pas trop sûre de comment marchait un procès au Magenmagot. Que se passait-il ensuite ?
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Garett Ambertis
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Ven 24 Avr - 9:04
Garett était venu assister au procès des Deux Grands. Pas que ce cirque médiatique et juridique l'intéressait vraiment, mais parce qu'il voulait connaitre la fin de l'histoire, sans passer par l'intermédiaire de l'interprétation des journaux, justement. Le jeune homme avait assisté à l'attaque de Poudlard, il avait vu des amis mourir ou être blessés, il avait eu la peur de sa vie ... alors il voulait venir s'assurer de ses yeux, que tout se terminait aujourd'hui. Peu importait la manière. Il devait y avoir une fin. Son avis sur la culpabilité ou l'innocence des prévenus ? Honnêtement, il n'en savait rien. Il trouvais affreux de penser que des individus pouvaient agir de manière aussi malsaine ... mais en même temps, il savait très bien que cela existait. Est-ce que Julianne Rogue VanHolsen avait put agir aussi cruellement de son propre gré ? Peut-être. Elle était d'origine vampirique, ce qui lui donnait une tendance assez sanguinaire. Peut-être que non. Elle était guérisseur, alors elle agissait pour faire du bien aux gens. Difficile, pour lui, de se faire une tête.

Une voix féminine le tira de ses pensées. Garett tourna par conséquent la tête et se rendit compte que son ancienne collègue de maison, Guenièvre Lakers, se trouvais près de lui. Quel hasard, alors qu'ils avaient été camouflé ensemble derrière une tapisserie, témoins silencieux de la fureur de Julianne la Grande. Bien, silencieux ... selon le souvenir de Garett.

''Salut ! Ouais, j'avoues que ça fait étrange ... je n'arrive pas à croire que c'est bientôt terminé''

Le jeune homme afficha un sourire avant de se souvenir de quelque chose. Selon les journaux, Guenièvre était la réincarnation de Godric Griffondor ... c'était vrai ou pas ? Ça semblait trop ... bizarre ça. Garett avait beau être ouvert d'esprit, la réincarnation il trouvais ça pas assez fondé sur des faits. Quoi, on ne pouvait rien prouver. Les journalistes racontaient-ils n'importe quoi ?

'' C'est vrai ce que les journaux racontent ? '' demande t-il d'un ton sceptique.

Visiblement, il ne croyait pas à la réincarnation ... bien que les fantômes existaient. Mais, cela ne signifiait aucunement qu'une fois ''passé le voile'', on pouvait renaître. Non ? Bref. Le jeune sorcier afficha un nouveau sourire avant de répondre à la question de Guenièvre.

'' Je suis batteur pour les Catapultes depuis un peu plus d'un an. C'est beaucoup plus difficile qu'à Poudlard, le jeu est plus rapide ... mais c'est cool. Si tu veux des billets, je peux t'en donner !

Sa carrière allait bien et il en était heureux. S'il pouvait connaitre l'avenir et savoir que, dans moins d'un mois il allait subir sa troisième blessure ... qui allait mettre fin à sa carrière, qu'aurait-il fait ? Aurait-il classé cette information dans le même lot que la réincarnation ? Probablement. Ce Cognard qui allait l'atteindre en pleine tête, lui donnant une sacré commotion allait-il changer sa vision de la vie ? Assurément ! Mais, pour le moment, Garett naviguait sur un bateau calme. Il était tout simplement heureux d'avoir put prouver à ses parents qu'il pouvait réussir.

Un bruit de cage se fit alors entendre. Des huées, des cris, des insultes s'ensuivirent. Garett reporta son attention sur la scène, affichant un air étrange. Bien là ! Les gens ne savaient pas vivre. Il savait bien que plusieurs victimes et que plusieurs familles de celles-ci se trouvaient ici. Qu'elles avaient soufferts, qu'elles avaient perdu des êtres chers, qu'elles avaient été blessées ... certains étaient demeurés handicapés. D'accord. Plusieurs avaient été torturés. Mais, ça leur donnait le droit d'agir ainsi ?

'' On dirait que nous sommes à la chasse aux sorcières ... sortez les fourches ''

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Guenièvre Lakers
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Sam 25 Avr - 12:28
"Si on veut."

Terminé. Garett pensait que tout allait être bientôt terminé et Guenièvre retint un ricanement mélancolique qui aurait été tout à fait indécent dans la situation présente. Fallait-il considérer le rituel comme la fin, ou le procès ? L'exécution de la sentence, qu'elle qu'elle soit ? On n'était pas dans un roman, il n'y aurait pas de fin toute proprette. Elle ne tournerait jamais la page sur ce qui s'était passé ces cinq dernières années. Cela aurait signifié changer son identité, et ça n'était pas exactement possible. Elle n'aurait jamais été elle-même si les Deux Grands n'étaient pas venus, et les Fondateurs n'avaient pas décidé de se réincarner pour les défaire. Elle avait passé le stade où cette constatation la mettait en colère, mais elle devait avouer que la confusion, elle, n'avait pas disparu. Plus de secret à garder, plus de veuves et d'orphelins à sauver in extremis, plus de rituels mystiques à subir. Elle était laissée là à la dérive avec des pouvoirs plus difficiles à contrôler que jamais, ce qui la laissait profondément désemparée bien qu'elle se fasse un point d'honneur à ne pas le montrer, des journalistes à ses trousses, et pas de but certain. Et n'allez pas lui dire que comme tous les ados de son âge, elle aurait pu se concentrer sur les BUSES. A quoi était censé rêver une personne de quinze ans ? La routine de Poudlard, et la certitude intime qu'elle allait finir par trouver un moyen d'utiliser ses particularités pour une juste cause  commençaient à l'apaiser un peu, mais l'ajustement était difficile, c'était certain.

La seconde remarque de Garett, en revanche, la remit de bonne humeur, et elle répondit sur un ton absolument sérieux :



"Cela dépend bien sur du journal que tu lis. J'ai bien peur que Sorcière Hebdo n'ait enjolivé quelques détails et confonde réincarnations et super héros moldus. Je n'ai jamais eu le plaisir de visiter Krypton."

Garett capterait-il la référence à SuperMan, le héros préféré de son petit frère Adrian ? Peut importait, au fond. Elle lui adressa un sourire éblouissant, un sourire made in Guenièvre qu'elle ne sortait que rarement. Son scepticisme était rafraîchissant, quoi qu'elle n'en attendait pas moins d'un Serdaigle. Disons juste que d'habitude, quand ceux qui y croyaient l'abreuvaient de questions sur la vie de Gryffondor, ceux qui n'y croyaient pas se contentaient de l'ignorer, pensant qu'elle cherchait juste à faire son intéressante. Peu avaient finalement osé l'angle frontal adopté par son ancien condisciple.

"Tout le monde se réincarne. Fort heureusement, l'immense majorité des gens n'en est pas consciente. Mais oui, je suis la réincarnation consciente de Godric Gryffondor. C'était bien pratique d'avoir pouvoirs et une expérience supplémentaire quand on était cachés derrière cette tenture. Je suis désolée d'ailleurs d'avoir dû te laisser dans le noir dans un moment pareil. Mais ça aurait été trop dangereux. D'ailleurs, tu m'aurais crue folle, je me trompe ?"

Elle affichait maintenant un sourire en coin. Garett la prenait probablement pour une folle à l'instant même. Elle regarda  ses doigts, dont les ongles luisaient toujours d'une lueur contenue, et les laissa s'allumer librement, comme transformés en dix chandelles au bout desquelles dansaient de petites flammes. Puis repris la conversation d'un ton absolument normal, comme si ce qu'elle venait d'évoquer avec Garett n'avait aucun potentiel choquant.

"C'est génial ! Je viendrais avec plaisir, oui. Il me semble que vous avez une belle saison jusqu'à présent, non ?"

Elle était vraiment contente pour lui. Etre bon à Poudlard ne signifiait pas être forcément bon professionnellement et elle était fière que son ancien préfet ait réussi la transition haut la main. 

"C'est honteux, surtout quand on voit que certaines victimes se comportent avec plus de dignité que la majorité là pour le spectacle."

Hum, parlant de nouveaux buts et de redevenir utile... Elle reporta son attention sur les accusés,et décida de mettre ses dons d'élémentaliste à profit pour plus que la décoration de ses doigts, réchauffant légèrement l'air des cages, ainsi que les barreaux en métal de la cage ils s'agrippaient pour garder l'équilibre, les rendant agréablement tièdes. Leurs haillons ne devaient pas tenir très chaud et la salle de justice souterraine du Magenmagot n'était pas exactement la mieux chauffée du monde pour commencer. On n'allait quand même pas les laisser claquer des dents à leur propre procès ?


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Severus Rogue
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Dim 26 Avr - 21:27
Rogue n'en pouvait plus d'attendre. Que cette comédie prenne fin et qu'on libère sa fille. Il ne comprenait pas pourquoi ils étaient tous ici, d'ailleurs. D'accord, il y avait eu crimes, mais une malédiction demeurait une malédiction et, dans leur monde, c'était quelque chose de ''compréhensible''. Pourquoi en faire un procès du genre ? La situation aurait put se régler en ''huit clos'' sans que sa fille soit montré comme une paria de la société. C'était vraiment un gros show off et Severus était très incertain d'apprécier la chose.

D'ailleurs, il apprécia encore moins la chose en voyant Julianne apparaitre dans une sorte de cage à rats, amaigrie, sale, en haillons ... non mais on traitait sa fille chérie comme une ordure ! Parlant d'ordures, il y avait des gens qui lui en lançait à qui mieux mieux. Immédiatement, Rogue se leva vivement, regardant les malotrus en plissant les yeux. Il avait très envie de les envoyer valser par les bourses ! Comment osaient-ils insulter son enfant ? Comment osaient-il lui lancer des détritus ? Et comment pouvaient-il traiter les prévenus ainsi ? C'était ... foncièrement honteux. Les lèvres devenues blanches à force de les pincer, Severus se rassied suite à un geste de la main de sa mère. Eileen Delassare -- veuve Rogue et ''nouvelle'' épouse Louis Delassare -- était femme qui se respectait. Puis, de toute manière, c'était sa mère. Severus l'écoutait. Il y avait ça de bon. Alors, le sorcier s'était rassied mais continuait d'afficher un air morne et froid. Il n'allait pas tolérer ça longtemps. Par chance, le Juge Paterson semblait vouloir mener le procès fermement. Oui, Julianne était innocente ! Elle avait été la cible d'une possession crée par une malédiction ancestrale. Personne ne pouvait la condamner pour ça ! Franchement ! Puis que l'on couvre sa fille !


Severus Tobias Rogue
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Ludwig VanHolsen
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Lun 27 Avr - 11:38

Le procès des Deux Grands


Une histoire prend fin




Le temps lui semblait une éternité et, pour un vampire, vous pouvez vous imaginer à quel point il était long ! Pourquoi est-ce qu'on mettais tant de temps à débuter ? Pour augmenter la frénésie et la colère de tous et chacun ? En tout les cas, Ludwig n'allait pas tarder à entrer en frénésie si le tout ne commençait pas ! Il voulait que cette farce de mauvais goût ai un terme. Cela avait assez duré et, de l'avis du vampire, il était temps que tout le monde aille panser leurs plaies. Et pas seulement celles engendrées par la malédiction Ternac.

Alors qu'il allait se lever pour tempêter -- ce qui était loin d'être son genre -- un bruit de chaînes et de métal se fit entendre. Et, son coeur, s'il avait put cesser de battre une deuxième fois, l'aurait assurément fait. Sa femme n'était plus que l'ombre d'elle-même. Sale, en haillons couvrant à peine son corps amaigrie, affamée et transie. Il ne pouvais pas en croire ses yeux ! Il avait expressément avisé le Ministère de la Magie que son épouse devait être traitée à la hauteur de son rang. Elle était une princesse vampire, elle devait être considérée comme telle. C'était la ''condition'' pour laquelle Ludwig n'avait pas renversé le Ministère à sang pour récupérer sa femme. Les sorciers ne pouvaient pas garder un vampire dans leur foutu prison, surtout pas une princesse ... alors, pour faire ''bonne figure'' et démontrer que les VanHolsen n'avaient rien à se reprocher (à tout le moins consciemment), Lud avait accepté de ne pas envoyer ses troupes défaire Azkaban (et ils auraient réussi, je vous le jure) à la condition que Julianne soit bien traitée. Et, voyez le résultat ? Une catastrophe. Le Ministère n'avait aucunement tenu sa promesse et ça .... c'était inacceptable.

En proie à une colère sans nom, le prince des vampires Camaristes de Londres et de Kinderdjik laissa apparaître ses caractéristiques vampiriques sans se soucier de faire peur aux vulgaires mortels ou non. Il ne se souciait guère de la première tradition non plus. De toute manière ces sorciers de bas étage n'allait pas se gêner pour étaler le fait que Julianne était Damphyr -- ça ajouterais à sa pseudo dangerosité -- alors merde ! Ils avaient voulu ne pas respecter les normes, Ludwig n'allait pas se badrer à ne pas apparaître sous sa vraie apparence. Le Ministère de la Magie allait payer l'affront. Même un Camariste ne pouvait pas laisser ça sans réagir. Heureusement que Julianne n'était pas d'origine Sabbat ... il y aurait eu carnage. Parlant de carnage des imbéciles s'amusaient à lancer des ordures sur son épouse. Pensez-pas que Ludwig en avait assez vu, là ?


'' Assez ... '' prononce t'il d'un ton mauvais

Lentement, il se leva, fixant le Juge Paterson qui tentait de calmer les gens. Grand bien lui fasse !

'' Les conditions pour ce ... spectacle insensé n'ont pas été respecté par le Ministère de la Magie '' ajoute t'il '' Libérez mon épouse immédiatement ''

À un moment donné. Il retirais son accord. Soit que Julianne était ''remise aux siens'', qui allaient se charger de sa sentence -- si sentence il y avait aux yeux des Camaristes -- soit ils allaient la chercher eux-mêmes. Le Ministère était averti. Ludwig ne jouait plus.
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Julianne VanHolsen
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Lun 27 Avr - 12:43


Le Procès des Deux Grands

Avec Lucius Malefoy & ceux concernés


Bientôt, mon environnement ne fut que puanteur et détritus. Quoiqu'il n'y avait que fort peu de différences avec mon incarcération. La cage se mouvait dans tout les sens, engendrant un son strident difficilement supportable de l'intérieur. Et, bien que l'envie de boucher mes oreilles avec mes mains me tentait, il m'était impossible de le faire tellement ma geole tanguait. Il ne me restait plus qu'à m'agripper aux froids barreaux, laissant mon corps pratiquement dénudée à la vue de tous. Je m'en foutais pas mal en ce moment, je peux vous le dire ! Je venais de recevoir quelque chose en pleine figure. Selon la texture, il s'agissait d'une salade frisée. Selon l'odeur, elle était impropre à la consommation depuis un certain temps. Lâchant un barreau quelques instants, je balayai mes cheveux crasseux avec le bout des mes doigts. Je ne savais pas ce qu'il y avait de plus dégueulasse : mes cheveux ou le morceau de salade poisseux que je venais de retirer. Beurk.

Frissonnant, je reposai la main sur le barreau glacé. Et, ce fut à cet instant précis que je me découvrit un allié. Pas d'insultes à qui mieux mieux, pas de ''je me lève et je fout tout en l'air'', non. Juste de la chaleur. Une chaleur rassurante qui enveloppait les barreaux et parcourais mon corps. Une chaleur simple et douce. Une chaleur qui, soudainement, me redonna du courage. Oui, parce que bien que je feignais en avoir, je n'en possédait que peu. Mais, cette onde de chaleur ... qui demeurait ... ne pouvait que provenir d'un élémentaliste. Je parcouru rapidement les élémentalistes de feu de ma connaissance. Ma cousine Aetha. Mais, elle n'avait pas eu le droit d'entrer, étant l'ancienne Ministère de la Magie, on avait eu peur qu'elle influence le jury. Alors, il ne restait plus ...

Si la chaleur m'avait insufflé un courage que je n'attendais plus, le fait de comprendre qu'elle provenait de la réincarnation de Griffondor termina de l'ancrer en moi. En tant qu'ancienne Griffondor, je ne pouvais que m'en sentir ... appuyée ? Réellement. Je voyais ça comme un ''clin d'oeil'', un genre de ''vas-y fille ... prouves-leur qu'une Griffondor garde la tête haute''. Je doutais que ce soit l'intention de Guenièvre Lakers, mais l'important en ce moment était l'impact que cela avait sur ma condition.

Ce fut donc avec le corps droit et d'un voix calme que je prononçai clairement :

'' Ludwig ... assied-toi ''

Mon époux venait de faire une ''sortie vampiresque'', me réclamant et nian nian. Il n'y aurait pas de mégalodrame ici. Certes, j'avais été sauvagement traitée et je m'étais bien douté que cela allait ''à l'encontre'' des arrangements que Ludwig avait contracté. Et alors ? Ce qui était fait appartenais au passé. Je ne voulais pas de guerre de race pour ça. Ma personne avait été assez impliquée dans des bains de sang pour ça.

'' Je suis prête à subir mon procès, votre Honneur ''

Tout était maintenant calme. On n'entendais même pas une mouche voler et je ne recevais plus de projectiles. Au moins, la sortie de Lud avait eu ça de bon. Toutes les personnes qui voulaient agir en pleutres allaient maintenant se tenir tranquilles. Merci, Lud.

'' Les vôtres vous réclament, Madame VanHolsen '' entendit-je une voix s'adresser à moi.

Je ne savais pas de qui il s'agissait. Ne voyant pas mon interlocuteur et ne reconnaissant pas sa voix, je ne pouvait juger de son identité. Je tournai néanmoins mon regard aveugle dans sa direction et je prononçai doucement :

'' Les miens font aussi partie de cette Cour ... je me dois d'entendre leur sentence. J'aimerais que l'on procède ''

Ludwig me réclamait en retirant son accord. Je donnais le mien. Maintenant, pouvions-nous agir dans les normes ?




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Hermione J. Granger
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Lun 4 Mai - 4:29
Assise parmi l'assistance, Hermione s'était faite très discrète jusque là. Bien qu'elle fasse partie du Ministère de la Magie, sa présence ne risquait pas d'influencer la décision de la Cour ou même de porter préjudice au procès puisqu'elle travaillait au Département de contrôle et de régulation des créatures magiques. Et puis, une force bien plus grande et extérieure à elle lui avait insufflé l'idée qu'elle devait être présente.
Elle s'était tenue immobile et tendue, ses mains serrant avec une telle force l'anse de son sac que cette dernière aurait pu céder. Sur l'issue du procès, elle était partagée entre l'espoir et la résiliation. Elle n'était pas certaine, et surtout craignait, que la Cour ne soit pas suffisamment ouverte d'esprit pour prendre en compte le fait que Julianne ait été possédée.
Elle s'était rendue seule et presque mécaniquement sur place. Ensuite, elle s'était assise puis s'était contentée d'attendre. Osant à peine regarder les personnes présentes dans la terrifiante salle d'audience. En entrant, elle avait toutefois pu noter la présence de Harry, accompagné d'Ana. D'autres visages lui étaient également familiés, parmi les familles Black et Rogue notamment, et elle avait aperçu l'une des réincarnations, Guenièvre Lakers.

Une bonne part de l'assistance semblait partager ce sentiment d'attente insoutenable. Certains s'étaient échangés quelques mots à voix basse et, malheureusement, les médias étaient présents.

Puis, les accusés avaient fait leur entrée. D'une manière à la fois théâtrale et insoutenable pour les proches. Le regard de Hermione se porta immédiatement sur le visage rachitique et sale de Julianne. A l'instar de Lucius Malefoy, elle était enchaînée tel un fauve dans une cage. Il était impensable que des êtres humains puissent être traités ainsi, alors que placés sous la garde de la justice, et encore plus avant même que leur procès n'ait eu lieu. De part ses origines moldues, et bien qu'elle soit complément immergée dans le monde sorcier depuis déjà de nombreuses années, elle eut l'impression de se retrouver au Moyen-Age.
La tête de l'ancienne gryffondor se mit à tourner et elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Heureusement, elle avait à présent l'expérience nécessaire pour savoir les contenir. Elle ressentait une telle rage face aux mauvais traitements dont ils étaient ici tous témoins et dont les journalistes semblaient se régaler. Elle ne pouvait prononcer un mot et s'en garda bien car cela aurait risqué de lui faire perdre tout contrôle. Elle tenta en vain de réguler sa respiration. Elle serrait à présent avec une telle force son sac que l'intérieur de ses mains devint rapidement rougi sous l'effet du frottement.

La salle d'audience, située dans les bas-fonds du Ministère était froide et hostile. Une ambiance glaciale y régnait. Mais rapidement, le silence qui s'était installé à l'apparition des accusés fut rompu. Des voix s'élevèrent de toutes parts et des objets colorés dont Hermione ne détermina pas tout de suite la nature se mirent à voler en direction des cages.
Des badauds ! Des idiots irresponsables étaient en train de jeter toutes sortes de détritus en assaillant d'insultes diverses les accusés. Hermione crut rêver. C'était impensable qu'une telle chose soit possible. Les gens  ne tiraient donc jamais des enseignements du passé ? La jeune femme se conforta dans l'idée que des audiences d'une telle envergure devraient être ouvertes seulement à un petit nombre d'intéressés, fermées au public et aux journalistes. L'amie avec laquelle elle avait effectué un voyage en 1995 et qui avait déjà enduré tant de souffrances étaient en train de se faire souiller, comme si tout le reste n'était déjà pas suffisant. Il fallait mettre fin à tout ça vite ! Ces personnes devaient être sanctionnées et expulsées du tribunal sans attendre !

Elle pensait à Julianne. Elle aurait aimé, juste un instant, user de son pouvoir de Legilimens pour lui adresser une parole de soutien. Mais elle savait que cette salle était protégée par bien des sortilèges et contrôlée. Seuls des dons bien plus puissants et innés pouvaient passer entre les mailles de ce filet. Des dons tels que ceux que possédaient les réincarnations. Et puis, de toute manière, l'esprit de Julianne devait déjà être envahie par tant d'autres choses et Hermione n'usait de cette capacité intrusive qu'en cas de force majeure et pour des missions. 
A l'extérieur, Hermione était figée, comme stupéfaite et bouleversée. Intérieurement, elle bouillonnait. Elle avait envie de hurler. De réduire au silence toutes ces personnes en leur clouant la bouche. Elle n'eut pas à le faire. Déjà, le mari de Julianne s'était levé pour exprimer son indignation, dévoilant son vrai visage et réduisant au silence l'assistance.

Finalement, une voix s'éleva en raisonnant légèrement contre les murs immenses et sombres du tribunal. Une voix fatiguée mais toujours majestueuse qui sembla comme imposer un silence qui ne pourrait plus être rompu... Julianne parla avec beaucoup de courage et une force que beaucoup pouvaient lui envier.
Quand cette dernière eut fini de parler, Hermione ne put plus se contenir complètement. Elle eut un sourire triste et une larme coula le long de sa joue droite. Toujours figée et silencieuse, elle rompit son immobilité uniquement pour l'essuyer. Il était temps que ce procès commence enfin...
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Maryna Parker
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Mar 5 Mai - 15:12
Le procès de Julianne VanHolsen et Lucius Malefoy. Maryna aurait préféré se trouvé à des lieux de là, n'importe où ailleurs, partout mais surtout pas là. Qu'avait-elle à y faire? Ce n'était pas eux les coupables, ce n'est pas en les jugeant et en les condamnant que cela ferait revenir sa mère et sa soeur, ce n'était pas cela qui ferait disparaître ses cauchemars ou ceux de Martin. Quel était l'intérêt de ce procès? Juger des gens qui n'étaient pas responsable de leurs actes et qui, pour Julianne en tout cas, avait fait tout ce qui était en son possible pour contrer ces horreurs. Donc non, la jeune fille ne souhaitait en rien se trouver là où elle l'était actuellement et ce depuis le début. Surtout vu le nombre de personnes et de journalistes présents. Des personnes qui venaient juste hurler leur hargne et leur colère, leur tristesse et leur désespoir. Est-ce que crier et jeter des légumes pourris feraient revenir leurs proches? Franchement?! Peut-être que cela les apaisait car ils ne connaissaient pas l'entière vérité. Peut-être. Mais Maryna ne voyait pas en quoi.

Pour sa part, elle avait longuement réfléchie à ce procès. Elle savait à peu près comment se déroulait un procès magique. Elle savait qu'on allait sûrement lui poser des questions, elle s'y était préparé. En vérité cela la tracassait depuis qu'elle avait reçue cette fichu convocation. Elle avait passée de longues heures, assise à sa fenêtre, pensive, à inquiéter sa famille adoptive. Mais ils avaient respecté son besoin de solitude. Elle avait poussé loin sa réflexion, partagée qu'elle était entre sa colère, sa haine envers les meurtriers de sa famille et sa douloureuse connaissance de la vérité. Savoir que, finalement, VanHolsen et Malefoy n'étaient que des pantins entre les mains de Sarkasius Ternac et la démone, comme Ana l'avait été de Rosemonde.Qu'ils ne pouvaient être considéré comme responsable de leurs actes, les vrais coupables avaient été renvoyés dans les Enfers d'où ils venaient lors du Rituel. Ce procès ne rimait à rien pour la jeune fille, il ne lui apporterait pas la paix, pas de vengeance. Malefoy et VanHolsen avaient de la famille, qui était présente, qui s'inquiétait pour leur sort, qui ne voulait qu'une chose : les voir revenir à la maison.

Voilà où Maryna avait poussé sa réflexion, et voilà pourquoi elle était indigné du spectacle qui s'offrait à sa vue. Celui des deux captifs exposés, vulnérables à la foule et sa colère. Ils n'étaient déjà pas dans un bel état (dire que nous vivions dans un monde moderne et que les prisonniers étaient encore traités comme au Moyen-Age...) et voilà qu'en plus on leur balançait de la nourriture. Quel gaspillage (soit dit en passant, quand de millions de personnes souffraient de la faim dans le monde... bel exemple).
La jeune fille sentit au même moment le courant de magie. Guenièvre. Elle aurait reconnu son "empreinte" magique entre mille. Apporter de la chaleur, quelle belle action. ça lui ressemblait bien. L'intervention de Ludwig VanHolsen avait au moins eu le bon ton de ramener le calme et de détourner l'attention des captifs ne serait qu'un instant. Un léger courant d'air vola vers les deux prisonniers pour les débarrasser discrètement des détritus qui s'étaient pris dans leurs cheveux en les faisant glisser jusqu'au sol. Cela avait eu l'air tout à fait naturel, elle les avait juste aidé à glisser plus vite.

Au moins le juge avait l'air de vouloir mener ce procès de manière correcte. C'était déjà ça de pris. De plus, Julianne venait de prendre la parole d'un air digne et fier. Elle venait sûrement d'en boucher un coin à de nombreux membres de l'assistance, na. Qui aurait été capable d'en faire autant? Sûrement très peu de personnes ici présentes. Que commence donc maintenant ce procès.


    
Le pessimiste se plaint du vent, l'optimiste espère qu'il va changer, le réaliste ajuste ses voiles.
Crédit - Joy


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Ludwig VanHolsen
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Jeu 14 Mai - 14:59

Le procès des Deux Grands


Une histoire prend fin




Le silence qui planais dans la salle ne l'atteignait que peu. Dans un autre monde, il était sur le point d'utiliser une de ses disciplines vampiriques, afin de forcer le Ministère à lui obéir. La manière dont il avait traité Julianne était intolérable. Ludwig se foutais de faire peur aux gens, il se foutais des conséquences dont il devrait faire face avec les anciens, il se foutait de tout. Il voulait sa femme. Julianne lui avait été enlevé depuis trop longtemps maintenant. Il avait bien consenti à ''ce cirque'' si cela pouvait calmer la population, faire que justice soit faite pour tout le monde, mais la situation actuelle était trop ridicule pour se poursuivre. Faisant fie de son Sénéchal qui s'était aussi levé pour lui tirer sur la manche, Lud allait enjamber les bancs pour aller chercher Jul lui-même quand ... elle parla. Julianne. Sa voix était éraillée -- elle n'avait pas dut parler depuis un certain temps -- mais elle était calme et ferme. Solide malgré tout. Elle parlait comme Julianne l'avait toujours fait : assurance, courage et calme. C'était une des raisons pour lesquelles il l'aimait. Elle savait se faire écouter. On ne pouvait pas faire autrement. En tout les cas, le vampire ne pouvait pas faire autrement.

Il ne put donc faire qu'une chose. Baisser la jambe, reposer le pied au sol et, avec un regard assassin en direction de ceux qui maltraitaient son épouse, il se rassied. Le corps raide et l'air peu commode. S'il avait put se frapper la tête contre le mur de dépit, il l'aurait fait. Pourquoi Diable est-ce que Julianne n'acceptait-elle pas de se laisser libérer, de par son statut ? Ok, elle venait de déclarer que les siens étaient aussi des ''vivants'', oui oui, mais ... ils lui lançaient des cochonneries ! Ludwig laissa échapper un soupir bruyant -- signe de son impatience et de son impuissance -- et reprit son apparence humaine. Bon, alors ? Les témoins s'avançaient qu'on en finisse ? Maintenant que tout le monde était sage et allait assurément le rester ... pouvait-on, au moins, retirer les chaines et les faire sortir des cages ?

* Virgins ! Demandez à ce qu'elle ne soit pas enchainée et enfermée, bon sang ! Pourquoi je vous paie, au juste ? *

Il vit son avocat sursauter. Ce vampire était une nullité ou quoi ?! Grrrrr ! Le dit Virgins prit la parole :

'' Votre honneur ... compte tenue de la présomption d'innocence, nous demandons à ce que Madame VanHolsen ne soit ni enchaînée ni enfermée ''
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Malka Covey Black
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Mar 26 Mai - 20:21
Que se passait-il ensuite ? s'était elle demandé quelques instants auparavant. Et bien, sans s'y connaître beaucoup, elle était à peu près certaine que les Vampires n'étaient pas censés montrer leur apparence dans un lieu public comme celui-là, et que ça n'était donc pas protocolaire. Malka connaissait le strict minimum en matière de vampires. Son père en était un, après tout, mais en dehors des combats rendus nécessaires par son métier d'Auror, il ne s'en vantait pas. Parfois, il se transformait en chien vampire pour impressionner les petits et les amuser, mais c'était tout. Et il leur avait appris les règles vampiriques qui les concernaient eux, ses enfants. Ludwig VanHolsen était le prince des "gentils" vampires, ce qui faisait de Julianne une Princesse. Celle-là était un peu dure à réconcilier avec les images mentales qu'elle avait de l'ancienne Grande. Mais bref. La règle la plus importante était le secret. On ne devait même pas dire aux gens que les vampires existaient, et tout simplement ignorer le sujet plus possible. Alors pourquoi le Prince  se découvrait-il ainsi ?

 

Malka se raidit sur sa chaise, à l'affût pour l'éventuelle catastrophe qui aurait poussé Ludwig VanHolsen à agir ainsi. Contrairement à la majorité de la foule, désormais parfaitement silencieuse, elle n'avait pas peur de son apparence vampirique. Elle avait déjà vu le visage de son propre père adoptif se transformer ainsi. Ce qui l'effrayait, elle, c'était les motifs du Prince pour cette métamorphose facilitant les actes de violence. Quand il y avait une "éventuelle" catastrophe quelque part, elle tombait bien trop souvent sur le coin du nez de Malka Covey Black. Qu'est-ce que ça allait être cette fois-ci ? Il lui fallut l'acquiescement calme de Nazélie, sa mère adoptive, quelques rangs plus bas, pour qu'elle reprenne sa respiration et puisse se concentrer sur le sens des paroles échangées. Personne n'attaquait, il voulait juste arrêter le procès.

 

Son cœur était tout juste en train de reprendre un rythme  normal lorsque la voix de Julianne la Grande retentit. Si elle avait été plus calme, elle se serait rendue compte que les intonations utilisées n'avaient absolument rien à voir avec celles entendues durant sa captivité. Mais elle était sur les nerfs depuis des jours à cause de ce procès, rendue à demi malade par cet environnement claustrophobe et échaudée par la brève mais surprenante intervention de Ludwig Van Holsen. Quand elle reprit ses esprits une trentaine de secondes plus tard, elle était debout, Nocturne protégé derrière son dos par sa main gauche.  Le chat miaulait plaintivement. De sa main droite, elle serrait convulsivement sa baguette, son ticket vers la sécurité. Elle avait un goût métallique dans la bouche, et quelque chose qu'elle sentait lui couler sur le menton. Elle se rendit compte en regardant autour d'elle qu'elle avait dû se mordre la lèvre particulièrement fort, mais avec l'adrénaline,  ça ne lui faisait pas mal. Tout était calme, personne n'attaquait. La voix qui l'avait fait réagir s'était tue, et une partie du public la regardait, elle. Le public. Elle était au procès des Deux Grands. En sécurité. Extrêmement pâle, elle se rassit aussi bien que ses muscles rigides le lui permirent, mortifiée de s'être ainsi donnée en spectacle. La voix l'avait prise complètement au dépourvu.  Elle ramena Nocturne, qui à cet instant, se débattait franchement, sur ses genoux, et utilisa sa main libérée pour essuyer le fin filet de sang de son menton. Elle pouvait encore sentir les regards des gardes de VanHolsen fixés sur elles. Saigner devant des gens en apparence vampirique. Elle était vraiment la dernière des idiotes ! Plus pâle que jamais (est-ce qu'on pouvait blanchir de honte ? Apparemment oui, si l'on avait eut  suffisamment peur), elle laissa son chat lécher sa main rougie en signe de réconciliation.

 

Les quatre doigts de sa main droite étaient toujours fermement cramponnés à sa baguette. Elle n'avait plus dix ans, n'était plus sans défense. Elle avait passé ses nuits d'insomnie à s'entraîner, utilisant "Expelliarmus" pour chiper des branchettes à un Nocturne mécontent. Elle savait se défendre, un peu, et si quiconque s'approchait avec l'intention de lui faire du mal, elle ne se laisserait pas faire. Peu importait qu'il n'y ait pas de réelle menace en cet instant. Tenir sa baguette la rassurait.
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Mar 9 Juin - 19:07
Juge Derek Paterson

Ce qu'il pouvait détester ce genre de procès ! La hargne des individus présents étaient palpables et le sorcier savait bien qu'il aurait du mal à contrôler la foule tout le long du procès. Je vous le répète, s'il n'en tenait qu'à lui, ce cirque n'aurait pas lieu ... mais il avait des ordres et le huit clos avait été refusé. Il fallait donc faire avec. 

Visiblement, ce n'était pas le cas du Prince des Vampires, qui venait de briser la Tradition la plus importante de sa propre race : le secret. Il devait être dans tout ses états pour agir ainsi ... ou sur le point de repartir la guerre. Crispé -- qui ne l'aurait pas été ? -- Derek écouta les dires du vampire, qui se plaignait des conditions de détention, de l'état de son épouse et de l'accord intervenu entre les siens et le Ministère de la Magie. Voilà que le Prince exigeait de ravoir la prévenue. Avait-il le choix ? L'accord établie semblait ne guère lui en donner. Le Juge allait adresser la parole au Prince quand Julianne VanHolsen brisa le silence. Dignement, elle demandait à son époux de s'asseoir, signifiant qu'elle était prête pour son procès. Le silence, qui plânait depuis la ''sortie'' du prince vampire n'en fut que plus profond.

'' Les vôtres vous réclame, Mme VanHolsen''

Juste pour s'assurer qu'elle comprenait bien les conséquences de sa décision. Aller de l'avant après que les vampires l'ai officiellement réclamée annonçait à tous une certaine renonciation à son rang. Ce n'était pas rien. Si elle était acquittée cela pouvait même nuire à sa situation, le peuple vampire pouvant la renier. Mais, malgré ça, ce fut avec assurance et une calme dignité que la prévenue affirma que les siens se trouvaient aussi dans cette salle et qu'elle se devait d'entendre leur sentence. Intelligent. Elle était une Damphyre et elle le soulignait aux vampires. Appartenant aux deux mondes, elle devait effectivement faire face ... les vampires n'auraient rien à en redire. 

'' Très bien ... ''

Le Juge Paterson reporta son attention sur le Prince VanHolsen, qui s'était rassied et avait repris une apparence plus humaine. Il allait dire quelque chose quand une jeune fille -- un des témoins clés -- se leva en tenant sa baguette. La jeune demoiselle semblait en transe. Le sorcier leva la main pour retenir les gardes du Magenmagot. Inutile, pour le moment, de se jeter sur la fillette ... elle reprenait déjà ses sens, d'ailleurs. Tout allait bien.
'' Monsieur VanHolsen, je suis conscient que l'état de votre épouse et sa condition de détention ne concordent pas avec l'accord contracté avec le Ministère de la Magie. Vous m'en voyez désolé. Bien que ce ne soit pas de mon ressort, je veillerai à envoyer votre requête au personnel concerné. ''

Il n'était pas le directeur d'Azkaban, ni le Ministre de la Magie ... ni le responsable des gardes du Magenmagot. Ce dernier, qui se trouvais légèrement à l'écart, ne devait d'ailleurs pas en mener large ! Franchement, quelles idées ils avaient eu ? Provoquer les vampires en brisant un accord de manière aussi franche n'était pas très intelligent. Bref.
'' Qu'on abaissent les cages et qu'on libères les prévenus de leurs chaines, je vous prie ''

Il y eu quelques murmures, des bruits de gens qui bougent sur leur banc ... mais aucune réaction majeure. L'effet vampire avait son effet. Peut-être que le reste du procès allait bien se dérouler après tout.

'' Nous demandons à Maryna Parker de s'avancer ''


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Julianne VanHolsen
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Mar 9 Juin - 20:11



Le Procès des Deux Grands

Avec Lucius Malefoy & ceux concernés


Le silence était presque palpable depuis l'intervention de Ludwig. Le contraire aurait été surprenant. Je m'inquiétait quelque peu des conséquences de cette sortie. Bris d'entente ou pas, je ne croyais pas que les anciens allaient trouver la sortie de Ludwig bien drôle ! Mon époux venait de risquer son trône pour moi et, si je l'avais put, je lui aurait bien donné une claque ! Voyons, chose ! D'accord, j'étais dans un sale état ... mais était-ce la peine de tout risquer ? Je ne le croyais pas. Mes paroles avaient donc servies, je l'espérais, de remparts et de rédemptions. Quand j'allais sortir d'ici, Lud aurait sa claque.

Lentement, presque de manière imperceptible, je sentie quelque chose glisser de mes cheveux. J'en sursautai légèrement. Être aveugle n'était pas aisé. Est-ce que quelqu'un m'avait touchée ? Non. L'air. Un tout petit courant d'air. Si je n'avais pas été élémentaliste de cet élément, je ne m'en serais même pas rendu compte. Un petit sourire s'afficha sur mes lèvres. Je connaissais pas mal de personnes dans la salle qui, comme moi, pouvait influer l'air. Je ne pouvais pas savoir qui venait d'agir mais c'était manifestement ami. Comme lors de l'intervention faite par Miss Lakers, je m'en sentie encore plus forte. Là, des gens me croyaient et me savaient innocente. C'était tout ce qui m'importait. J'entendis la voix dire à Ludwig qu'une suite allait être donné à mes conditions de détention puis ... les chaines tombèrent.

J'en fit presque une chute par en avant. Ces chaines étaient lourdes et je les portaient depuis longtemps. Je me sentais presque nue sans elles, en fait. J'aurais préféré les garder ! Délicatement, je frottai mes poignets douloureux. Je sentais la chaire au vif sous mes paumes. Je devais avoir de belles marques rouges. La douleur me fit grimacer alors que mes pieds étaient libérés à leur tour. J'entendis les barreaux de la cage se rétracter et, encore une fois, je me sentie un peu démunie. À quoi allait-je pouvoir m'accrocher en cas de perte d'équilibre ? J'avais si peu mangé depuis mon arrestation. Je ne me sentais pas de taille à demeurer debout durant des heures, sans appuis d'aucune sorte. J'allais m'écrouler avant la fin de la journée. Je pinçai les lèvres quand le premier témoin fut appelé : Maryna Parker. La réincarnation de mon ancêtre Rowena Serdaigle. Sa famille avait été tuée par Julianne la Grande. Je le savait car c'était à ce moment que j'avais été expulsée de mon corps. La tornade. Tout ce mal pour une espèce de don de voyance à deux clous ! C'était fini maintenant. Il fallait y croire. C'était fini. Nous avions gagné. Définitivement.

 


Julianne F. VanHolsen
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Severus Rogue
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Mar 9 Juin - 20:36
Le procès des Deux Grands
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Ludwig était tout simplement idiot. Il n'avait pas d'autres mots pour décrire la réaction de son gendre. Briser la première Tradition ? D'accord, Severus comprenait parfaitement. Il se retenais à deux mains depuis tout à l'heure pour ne pas le faire ! Mais bon ... disons que Ludwig avait du cran. Un cran idiot mais du cran. Arggghhh, non il était idiot ! Prince ou pas là. Que Julianne ai l'air de la chienne à Jacques là. Les Anciens allaient saigner des dents ! Merlin ! Ce fut un regard décontenancé et assez froid que le sorcier accorda à son Prince de gendre. Honnêtement, Rogue ne savait pas quoi en penser. Au moins, le silence était de retour et les détritus avaient cessés de voler dans tout les sens. Et ... Gwendoline lui massacrait toujours la main.

'' Ça va, sert moins fort ''

Rha là là. Pourquoi c'était-il marié ? Ha oui. Gwendoline était tombée enceinte. De qui ? De Julianne. Celle là même qui était la cause de ce sacré serrage de main. Il allait avoir les os broyés, je vous le dit ! Julianne, la créature aux dents baveuses. Ses cauchemars l'avaient bien avertis ! Il aurait dut insister pour un avortement aussi ! Bha non ! Non, il avait voulu rendre Lily jalouse -- parce que oui, c'était la vérité -- et il avait pincé les lèvres en disant ''ha, bien ... génial''. Génial, oui ! Air froid ici.

Le procès débutais enfin. Dans le silence. Hormis Malka Black qui venait de se lever comme une Furie, baguette en main, faisant s'exclamer les tites vieilles et ... resserrer l'emprise de Gwen sur sa main. Severus grimaça et dit d'un ton lent :

'' J'ai dit que ça allait ! Juste des vieillardes qui s'éventent. Lâches ma main avant de me l'arracher ''

Il tenta bien de retirer sa main, sans trop de succès. Ho d'accord, il aurait put tirer plus fort dessus, mais il aurait eu l'air d'un homme rustre. Quoique ... il tira sèchement sur sa main et se libéra. Au diable la sensibilité ! Merde, alors ... c'était sa main et il y tenait !

Maryna Parker était le premier témoin. Pourquoi débuter avec les victimes au lieu de demander aux ''experts'' de la malédiction de témoigner ? Cela allait envenimer les choses, non ... bref. Espérons que Miss Parker garde la tête froide. C'était une de ses qualités, remarquez ... elle était une Serpentard, elle était quand même capable de ne pas sangloter en se jetant par terre. Non ?


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Amélia Lupin
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Jeu 11 Juin - 22:14
J'étais présente, han, un peu comme tout le monde. Pourquoi ? Parce que Julianne était mon ancienne élève et qu'elle était membre de l'Ordre du Phénix. Parce qu'elle était la fille de mon meilleur ami. Parce qu'elle était ma Princesse -- oui, je suis une vampire, han !. Parce qu'elle avait été malédictée, han. Comment, malédictée n'existe pas comme mot han ? Bha, je viens de l'inventer vous savez ? Malédictée. Elle n'avait pas à porter le blâme de fautes dont elle n'avait pas eu conscience. Puis, même si c'était horrible et tout ça, qu'il fallait bien ''faire justice'', il fallait que cette justice soit juste justement. Ça fait beaucoup de juste dans une phrase, non ? Bref.


J'étais assise près de Remus -- qui me retenais depuis presque le début parce que ce qui se passait était trop injuste ! Des gens lançaient des choses sur Julianne et l'insultait et ... mais han ! Ça me rappelais mon voyage aux temps des fondateurs et mon passage dans le trou à sorcière et tout ça. Vous savez, on m'avait même craché dessus, han ! Ça avait été une expérience mémorable ! J'avais adoré ça et ... pas me faire cracher dessus non, han, mas vivre l'histoire. Vivre ce que les sorcières de l'époque avait vécu avec les rats, les égouts puants, les détritus, les crachats han ... je n'en avait pas dormi tellement j'avais imprégné en moi toutes ces merveilleuses connaissances. Quoi ? Je ne vais pas bien dans ma tête ? Mais non, han. J'aime seulement expérimenter et ...


Voilà que Ludwig VanHolsen venait de se lever comme un beau diable. Je le regardai avec de grands yeux de morue. Mais, mais ... il était en vampire là ? Mais ... Tout devint calme et je dois avouer que si j'avais parlé à ce moment là, je me serais tue moi-même. L'atmosphère devint silencieuse et passablement tendue ... puis toute l'attention se dirigea vers Julianne qui venait de prendre la parole.


Malka se leva subitement. Je la regardai, prête à bondir pour l'aider. Pauvre petite puce, han ! Elle était sur le gros nerfs et tout, han. Remus me tenait toujours le bras, alors han, je ne put me lever mais j'agitais mon bras comme si je voulais faire atterrir un avion de chasse.


'' Malka ne va pas bien, han, je dois aller l'aider et tout et ... Remus, veux tu bien me lâcher, je ne vais pas aller faire un plaidoyer tu sais ? Han ? Puis, je trouve que les gens là, ils sont assez idiots de lancer des déchets, ce n'est même pas hygiénique et ... Remus, laisses mon bras, han ! ''


Mais han ! Comme si j'allais sauter sur le banc du Juge pour le secouer ! Bon, d'accord ... je pouvais le faire, mais je ne le ferai pas et ...

Malka semblait plus calme. Mais je ne pouvais quand même pas la laisser comme ça. Alors je me mit à chuchoter ... et à lui lancer des tites graines de biscuits qui se trouvaient dans ma poche, han.

'' Psssstttttt ! Malka ! Malka ! Pssssttttt ! Maaalll-aaallll-kaaaaaaa !''


Elle m'entendais ? Han ?

'' Malka ! '' 

Oups ... est-ce que j'avais parlé trop fort ? Dites ? Han ?




--------
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Dim 14 Juin - 17:08


Évidemment, Remus se trouvais au Ministère de la Magie, par cette sombre journée. Par soutien pour Malka, qui était en quelque sorte sa nièce de coeur. Étant la fille adoptive de Sirius, Remus étant proche de la jeune fille et il lui avait promis son soutien lorsque cette dernière était venue lui confier son ''petit secret'' concernant son aversion pour les cours de Potions. Même si le loup-garou n'aimait pas du tout se retrouver dans ce genre de situation, il était quand même venu. Assister à un procès n'avait jamais été ''son fort''. Lui, de nature calme et non jugeante, venir voir des êtres se faire juger par des individus qui -- en toute honnêteté, devait aussi avoir pleins de choses à se reprocher ? La seule fois où il avait mit les pieds au Magenmagot, c'était pour le procès de Sirius. En dehors de ça, il se tenait loin d'ici.


Le sorcier se trouvais assied près de son neveu Harry et il regardais d'un air calme et désolé, ce qui se produisait sous ses yeux. Des personnes lançaient des détritus sur Julianne et Lucius, leur criant des insultes. Bien qu'il n'appréciait pas Lucius Malefoy outre mesure, Remus trouvais la situation injuste et tout à fait désolante. Il regrettais d'être venu et il ne cessait de se dire qu'il était ici pour Malka. La pauvre ne devait pas en mener bien large ... et Amélia qui gesticulais près de lui, prête à bondir. Lentement, Remus avait posé la main sur le bras de sa louve et il la retenais assez fermement. Nul le choix, sinon elle allait bondir et arracher les yeux des individus. C'était même surprenant qu'elle ne se soit pas encore changée en puma !

Parlant de métamorphose : Ludwig VanHolsen venait de prendre son apparence vampirique. Le loup-garou le regarda quelques secondes, avant de fermer les yeux et de détourner la tête. Voir un vampire dans son état ''naturel'' était difficile pour lui ... cela réveillait toujours la bête en lui et il avait envie de se battre. Alors, il valait mieux ne pas regarder et faire comme si rien ne se passait. Toutefois, il y avait Amélia qui secouait son bras dans tout les sens pour se libérer. Ardu de faire comme si rien ne se passait ! Remus ouvrit soudain les yeux. Quoi ? Il tourna son regard en direction de Malka et s'aperçu qu'elle ne semblait pas trop bien aller. 

'' Oui, je vois ... je ne comprends pas pourquoi le Ministère la force à se trouver ici. Et, je te lâcherai seulement si tu me promets de ne pas bondir sur le Juge pour le secouer ''

Oui, elle en était capable ! Remus regarda sa femme d'un air grave, son air sérieux de préfet pour lui signifier clairement qu'il était sérieux et qu'il ... mais Amélia était occupée à lancer des miettes de biscuits pour attirer l'attention de Malka.

'' Chérie ... allons ... Amélia ! ''

Seigneur ... il allait devoir lui tenir les deux bras ? Non, elle allait se débattre en jacassant !

'' Je t'en pries, ma chérie ... je sais que ... chuuuutttt ! ''

Au secours. Vraiment.




__________
Époux de Amélia Potter
Père de Léa-Lily, Samuel, James, Ely-Jade & Gabrielle
Grand-père de Isac & Sarah
Co-propriétaire de la boutique Les Maraudeurs
Professeur de Défenses contre les forces du mal 
Directeur de Griffondor & Vice-directeur de Poudlard
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