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Quand la vie tente de reprendre son cours [Julianne, les enfants, Jenni ... tout le monde ayant accès au château]

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Ludwig VanHolsen
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Ven 25 Sep - 20:05
25 septembre 2005


Sept mois c'étaient déroulé depuis la fin du procès des Deux Grands. Depuis, bien de l'eau avait coulé sous le pont. Julianne avait eu du mal à ré-intégrer sa vie et avec raison. Après tout, elle avait été possédée près de cinq ans. Cinq longues années où elle avait été privée de son corps, de ses enfants et des gens qu'elle aimait. Ludwig comprenait donc que le retour a la normale ai été et était toujours difficile. Son épouse avait refusée de partager la même chambre que la sienne ... et elle s'était enfermée dans un recoin du château, seule et dans le noir. Lud s'en était grandement inquiété. Néanmoins, il avait été présent, aimable, patient ... et sa femme était sortie peu à peu de sa torpeur. Ils ne dormaient toujours pas ensembles, mais les choses s'améliorait. Le prince mettait le tout sur une sorte de choc post-traumatique ou sur une sorte de culpabilité en lien avec la conception de Mardil. Même s'ils n'en avaient pas encore parlé, le vampire se doutait bien qu'il y avait quelque chose ... et il songeait de plus en plus à aborder le sujet.


Il se trouvais présentement dans le grand salon, assied sur un des fauteuils. Julianne se trouvais tout près, occupée à se concentrer sur un livre. Oui, Julianne avait décidée depuis peu à apprendre le braille. Elle refusait de laisser cet handicap régir sa vie. Quand l'homme vous disait qu'elle prenait du mieux ! Silencieux, Ludwig la regardait. Il admirait sa force et son courage. Malgré le procès, malgré ''la sentence'' qui était tombé sur elle, elle n'avait pas changée. Ou presque pas. Oui, elle allait s'en sortir. Le sorcier se laissa aller à sourire tout en appuyant la tête contre le dossier du fauteuil. Ils devaient se parler ...

'' Ninya melmë ... finya-ro carpa-met ''


(* Mon amour ... il faut qu'on parle)
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Julianne VanHolsen
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Ven 25 Sep - 20:32
Je venais de passer les années les plus ardues de ma vie. Effectivement, j'avais été possédée durant cinq ans. Cinq ans à errer entre deux mondes, à regarder mon corps agir contre mon gré, mes enfants grandir sans moi, mon époux se battre et mon monde s'écrouler. Cinq ans de ma vie perdu à jamais. Cinq ans que je ne retrouverai jamais. Suite à mon procès, j'étais tombée dans une profonde dépression. Premièrement, retourner dans un corps qui n'avais pas été le nôtre pendant si longtemps était une chose ardue. Deuxièmement, la culpabilité me rongeait. Je me sentais coupable de ne pas avoir demandé de l'aide avant, coupable de mettre laissé prendre, coupable d'avoir ''abandonné'' mes enfants, coupable de la mort de Ilmare et de mes filles à naître, coupable d'avoir inquiété les gens que j'aimais, coupable d'avoir ''trompé'' Ludwig. Ma sentence, je me l'étais donné moi-même. Troisièmement, j'étais devenu aveugle. Dure situation à accepter. Quatrièmement, je ne pouvais plus exercer mon métier -- à tout le moins dans le monde magique. Et, finalement, afin de rassurer la population et assurer ma sécurité, j'avais été ''condamnée'' à demeurer à Westmacott durant cinq ans avant de pouvoir ''sortir dans la communauté''. Dans les faits, c'était donc dix ans de mon existence qui m'avait été volé. Bien que Ludwig m'avait entouré de soins, je n'avais put que sombrer. Je lui avait refusé mon lit, mes bras, mon affection. J'avais à peine voulu prendre contact avec mes enfants. Je m'étais coupée du monde. Toutefois, je prenais du mieux. Je n'allais pas passer ma vie cloitrée.

Depuis peu, j'avais prit la décision d'apprendre le braille. Je ne voulais pas que ma condition d'aveugle vienne me priver ''de voir''. J'avais prit un professeur et j'avais passé le plus clair de mon temps à déchiffrer les petits points qui défilaient sous mes doigts. Un apprentissage plus difficile qu'il n'en paraissait. Concentrée, les sourcils légèrement froncés, je suivait les lignes poinçés du doigt. Était-ce un a ou un j ? Je sursautai légèrement en entendant la voix de Ludwig et je relevai la tête dans sa direction, une mèche de cheveux retombant sur mon visage. Il me disait que nous devions parler. Juste le ton de sa voix ... pourquoi voulait-il parler de ça ?? Je replaçai la mèche de cheveux qui venait de tomber sur mon nez avant de soupirer. Je n'avais vraiment pas envie de revenir sur le sujet de ma possession, sur le fait que nous ne dormions plus ensembles, sur ... sur mes fautes. Néanmoins, je savais que je ne pouvais pas passer le reste de mes jours à me cacher.

'' Intyalë i ni ala-i cilmë ''

(J'imagine que je n'ai pas le choix)
Je déposai mon livre sur mes cuisses et attendit.


Julianne F. VanHolsen
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Jenni W. Malefoy
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Localisation : En Ecosse, chez elle, en convalescence, suspendue le temps de retrouver sa santé mentale, auprès de son époux et de son jeune fils
Age du perso : 29 ans (22 mars)
Fonction : ¤ Auror Confirmée experte en Magie Noire
¤ Enseignante à l'Institut d'Auror
¤ Prévôt Camariste de Londres.
¤ Mère d'un petit Ewan Cygnus Malefoy né le 05.02.2007.
¤ Membre de l'Ordre du Phénix
Patronus : Anciennement, il s'agissait d'un Dauphin mais depuis les évènements avec le Semeur de Cadavres en Juillet 2007, son patronus a changé de forme devenant un oiseau magnifiquement triste nommé Augurey
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Sam 26 Sep - 9:20
Journée du 25 septembre 2005
Château des VanHolsen


Déjà cinq mois... Si peu de temps et tellement de choses. Même pour moi. Peut-être devrais-je écrire un livre... Non, je plaisante, j'ai un peu autre chose à faire. Un calme relatif semble s'être remis sur l'ensemble des territoires que je garde avec grande prudence. Mon retour au sein des Camaristes de Londres a plus été une surprise pour tout le monde. Mais mon retour n'était pas du au hasard. Ma meilleure amie avait besoin de moi et de ma présence. Et lorsqu'il s'agit de Julianne, je suis toujours très sérieuse. On ne se joue pas d'elle. La décision avait été donnée et j'ai pu lâcher un soupir de soulagement. Depuis la salle du Magenmagot, j'avais pu souffler et me laisser surprendre à lâcher un soupir de soulagement. Je connais les lois magiques et je sais ce que c'est d'aller à Azkaban. Je ne l'ai peut-être pas vécue mais en tant qu'Auror, j'y mets très souvent les pieds croisant même des détracteurs. Mais ces êtres ont cessés de me faire depuis bien longtemps. Et Azkaban marque et marquera toujours les esprits même celui qui sont de passage à but de visite. Julianne allait pouvoir reprendre une vie normale... Ou presque. Bien que dans l'ombre, je voyais très bien que Julianne n'allait pas bien mais que pouvais-je faire d'autre ? Elle refusait tout contact même avec sa propre famille. Alors, je veillais sur elle dans le parfait silence et j'aidais Ludwig à s'occuper des enfants. Que pouvais-je faire d'autre. Depuis le jugement, j'avais appris à me faire discrète en veillant sur ma meilleure amie mais le fait de la voir comme ça, se laisser ronger par tout ça, me mettant dans une colère. Une colère qui a finit par exploser quelques jours avant qu'elle ne se décide à apprendre le braille.

[ Flash-back ]

Je suis sa meilleure amie et comme d'habitude, je suis aller la voir en espérant lui retirer quelques mots ne serait-ce qu'un bonjour... Mais rien n'y faisait. Chaque fois que j'y allais, c'était un « Va t'en » ou un « laisse-moi tranquille ». Mais ce jour-là, il s'est passé quelque chose que même moi, je n'avais pas prévu. La voir dans un tel état et ne pas se secouer me rendait folle. Elle avait une famille sur qui compter avec un époux patient et des enfants qui s’inquiétaient pour elle et qui ne demandait qu'une chose : leur mère. Est-ce un mal de leur en vouloir alors qu'ils en demandent après leur mère. Bien que je m'en occupe tant bien que mal et que tout les enfants m'appelle Tata Jenni, je ne suis pas leur mère et ce n'était pas mon rôle. Ludwig avait des rôles à remplir avec son Elysium donc je me suis débrouillée pour aider la famille VanHolsen à ma façon. Bien entendu, j'avais aussi mon rôle à jouer au sein de l'Elysium puisque c'est à moi qu’incombe la tâche de la justice et de l'ordre au sein des sujets de Ludwig mais aussi Julianne. Bien entendu après la longue période, j'ai demandé la permission de réintégrer mon poste, chose qui m'a été accordée. Ce jour-là, c'était Ludwig qui s'occupait des enfants et le fait qu'elle me rejette avait déclenché ma colère. Jamais elle ne m'avait vu dans une telle colère, bien que le terme « vu » ne soit plus vraiment adapté vu qu'elle est désormais aveugle. Serrant de plus en plus le poing à chacune des phrases que je pouvais entendre venant de sa bouche. Je voulais me contenir mais je n'ai pas pu et le poison de ma colère s'est déversée sur ma meilleure amie.

« - Il suffit, Julianne. Je ne quitterais cette pièce qu'après que tu ait entendu ce que j'ai à dire. J'en est assez de te voir comme ça, tu vas probablement me détester après ça mais il faut bien te réveiller... »

Sans rien contrôler, dans mon excès de colère, je m'approche d'elle et je la gifle deux fois. Un aller et retour. Je ne suis pas fière mais j'avais des larmes qui coulaient sur la joue, preuve que son état me rend triste. Mais j'étais aussi impuissante face à la dépression qu'elle subissait. Je ne peux pas lui en vouloir mais l’abcès devait être crevée... Personne ne voulait le faire alors je l'ai fait. Essoufflée, mes battements de cœurs se sont accélérés et on pouvait sentir ma colère. Je pense même que son mari avait senti mon excès de colère. Cela pourrait le surprendre car je ne me mets jamais en colère pour rien mais là, il fallait dire stop. Au fond de moi, je voulais qu'elle s'en sorte, qu'elle vive et qu'elle s'occupe de ses enfants mais aussi de son mari. Mais je ne voulais pas l’abandonner pour autant. Je veux juste qu'elle se réveille et qu'elle réalise la chance qu'elle a d'avoir sa propre famille. Sans vraiment le comprendre de suite, le fait de la voir comme à réveiller chez moi une jalousie que j'ai toujours dissimulée. Gardant la main en hauteur, je ne comptais plus la frapper mais je devais le dire.

« - Où est passé la Gryffondor qui se battait pour sa survie ? Elle est la mère protectrice de ses enfants ? Je m'occupe peut-être de tes enfants mais ce ne sont pas les miens, tu entends. Ce sont les tiens et ils demandent leur mère. Tu es là à te morfondre et à te laisser ronger par tout ce qui s'est passé alors tu as une famille et un mari qui t'aime et qui st patiente. Qui va s'occuper d'eux si tu te laisse abattre ? Allez, dit-le moi... Ton égoïsme a assez duré. Reprends-toi, tes enfants ont besoin de leur mère... Tu as une chance inouïe de pouvoir aspirer au bonheur même après ses cinq années. Ton mari t'a pardonné, tes enfants s'inquiètent sans parler de ta mère et ton père. Tu n'es plus Julianne la Grande, tu es Julianne Rogue épouse VanHolsen. Tu n'es pas n'importe qui, tu es mère et épouse. Tu te coupe du monde et tu entraînes tout le monde avec toi. Je t'en supplie reprends-toi...  »

J'avais une voix vraiment suppliante à ma dernière phrase avant d'éclater en sanglots. Cela devait être dit. Je devais trouver un moyen de lui faire comprendre. Essayant de dissimuler mes sanglots, je ferme les yeux un instant laissant tout de même mes larmes couler. Certaines d'entre elle ont fini sur le tapis dans la pièce où elle s'était enfermée. Restant silencieuse quelques secondes, je finis par lui dire ce qui se cachait sous mon cœur. Elle me connaît depuis longtemps et elle sait comment je suis et puis je ne suis pas revenue en Angleterre pour la laisser mourir. C'était hors de question.

« - Tu n'es pas seule... Tu ne l'as jamais été... »

C'est à ce moment-là que je quitte la pièce où elle avait décidé de s'enfermer. Elle m'en voulait peut-être mais être meilleure amie n'est pas toujours simple surtout lorsqu'on est deux têtes fortes. Je n'avais pas honte mais j'étais quand même attristé de la voir comme ça mais je ne lui donnerais pas mes excuses. Il fallait que cela sorte. Quittant alors la pièce, je me dirige vers l'extérieur du château où j'ai pu évacuer ma colère et ma tristesse sans que personne ne vienne me voir. Si Julianne m'en voulait et bien tant pis... Mais il s'agissait plus d'un signe de désespoir envers elle qu'autre chose.

[ Fin du flash-back ]

En apprenant qu'elle avait décidé d'apprendre le braille, cela m'avait redonner du paume au cœur et c'est Ludwig lui-même qui me l'a annoncé. Je n'y croyais plus, je pensais qu'elle n'allait plus réagir mais dans le fond, j'étais contente qu'elle reprenne ses esprits. Cela avait été un véritable soulagement de l'apprendre. Depuis, je veillais loi tout en m'occupant des enfants. Bien souvent, je m'arrangeais pour éviter Julianne à la suite de ma colère et de la baffe. En ce jour, Julianne travaillait sur son braille et Ludwig était à ses côtés. Pour ma part, j'étais en train de jouer avec les enfants non loin de là. Il fallait bien les occuper en attendant que leur mère parvienne à reprendre ses esprits. Pour les plus jeunes, Artamir et Mardil, je les laissais jouer avec mon patronus qui les fait rire. Pour les jumeaux, Tamarah et Kevin, je termine leur apprentissage de la lecture et de l'écriture tant bien que mal. Ce n'est pas simple de s'occuper de toute une fratrie mais j'avais pris l'habitude de rester avec eux. J'avais allégé mon emploi du temps afin de m'occuper d'eux. Du point vu gardienne de l'Elysium. Cependant, j'avais donné des consignes très strictes comme le renforcement des frontières, l'augmentation des surveillances et des tours de gardes etc... Des consignes qui, je l'espère, sont respectés à la lettre. Ce qui est bien avec les enfants, c'est qu'il me vide l'esprit de toutes pensées et m'oblige à me concentrer sur eux. Ludwig savait que je m'occupais des enfants et c'est un mal pour un bien.
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Ludwig VanHolsen
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Sam 26 Sep - 13:03
Le prince des vampires était nerveux. Est-ce que son épouse accepterais de discuter, cette fois ou allait-elle encore le repousser du revers de la main ? Ludwig avait des choses à exprimer, il désirait lui dire à quel point il avait eu peur, combien il l'aimait, que ce qui était survenu n'avait aucune importance et qu'il ne lui en tenait pas rigueur. Pourquoi l'aurait-il fait ? Julianne n'avait même pas eu la maîtrise d'elle-même ! Nulle trahison n'avait eu lieu. Puis, il se doutait qu'elle avait besoin de s'épancher, de nommer ses émotions et ses peurs. Puis, il voulait savoir si elle l'aimait encore. Après tout, elle se refusait à lui -- ce qu'il comprenait aisément, après cinq ans ... en tout cas -- il devait savoir ce qui se cachait en elle. Ho, Ludwig aurait put tenter de pénétrer son esprit pour le savoir, mais non seulement Julianne était-elle une occlumens mais il était certain que cela n'aurait qu'empiré la situation.


L'homme fut donc agréablement surpris quand sa femme décida de discuter. Il en demeura même silencieux quelques instants, se contentant de fixer Julianne comme un âne, sans trop savoir quoi dire ou faire. Heu. D'accord ? D'accord. Que devais t'il ... les enfants. Premièrement, les enfants. Ludwig émis un petit raclement de gorge, comme s'il voulait se donner une contenance. C'était lui ou il se sentais comme un jouvenceau ? Il tourna le regard en direction de Jenni, qui se trouvais non loin avec les enfants. Ils ne devaient pas entendre ce qui se dirait. Déjà, les jumeaux avaient tourné la tête en direction de leurs parents et les plus jeunes semblaient jouer ''d'une oreille''. 


'' Jenni, peut tu faire sortir les enfants ? Juste les confier aux gardes devant la porte ... qu'ils les amènent dans la cour ''


Jenni pourrait rester. En tant que meilleure amie de Julianne et Gardienne de l'Élyséum, elle serait d'un grand recours. Comment, Ludwig cherchait ''une bouée'' pour se donner du courage ? Mais, non ! Non, non. Patient, le prince attendit que ses enfants sortent de la pièce. Ils traînaient les pieds et ne voulaient pas sortir, évidemment. Il leur lança un regard intense pour les faire avancer plus vite. Pour une fois que Julianne avait une ouverture, il n'allait pas perdre sa chance ! Tout à coup que son épouse change d'idée !


'' Allez ... un peu d'air vous fera du bien, les enfants ''


S'ils ne sortaient pas vite fait, il allait se lever et les pousser dehors !
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Julianne VanHolsen
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Sam 26 Sep - 13:25
Le silence remplis soudain la pièce. Étant aveugle depuis un peu plus d'un an -- soit depuis la fin de la malédiction en juillet 2014, mon procès ayant prit cinq mois avant de démarrer -- mon ouie s'était affinée. Combinée avec les cinq mois où je m'étais retrouvée à Azkaban, disons que j'étais assez douée pour percevoir les mouvements subtils. Mon don d'élémentaliste de l'air devait aider, remarquez. Ainsi, je pouvais presque ''entendre'' la respiration de Ludwig se coincer dans sa gorge. Il était visiblement surpris de mon accord. Pour ce qui était de mes enfants qui se trouvaient non loin, j'avais senti que leurs jeux étaient maintenant moins ''concentrés''. Même Jenni avait suspendu ses gestes. Jenni qui, il y avait deux mois, m'avait quelque peu remis les idées en place. Jenni qui tentait de m'éviter le plus possible depuis ... et qui méritait aussi que je lui parle.

Le silence perdura jusqu'à ce que Ludwig se râcle la gorge. Il était nerveux. J'attendis sans bouger afin de lui signifier que je n'allais pas changer d'idée. Mes enfants se levaient, maintenant. Je les entendaient se lever en réchignant. Ils ne désiraient pas partir de la pièce. Ils devaient avoir peur. Pour eux aussi les choses avaient été difficiles, je le savait. Jenni m'avait traité d'égoiste. L'avais-je été ? Je ne le croyais pas. J'avais simplement prit le temps de ... de ne pas être forte. Pour une fois dans ma vie. Ne pas être forte, ne pas être orgueilleuse comme je l'avais été si longtemps, ce qui avait finalement crée ma perte. Et celle de ceux que j'aimais. Je ne savais plus trop quoi faire. Jouer à la forte ou ''être égoiste'' en me laissant aller ? Je laissai passer un soupir entre mes lèvres avant de tendre le bras en direction du mouvement d'air que j'avais senti.

'' Les enfants ... vous reviendrez après, d'accord ? ''


Julianne F. VanHolsen
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Sam 26 Sep - 14:04
Tamarah & Kevin Jedusor

Artamir & Mardil VanHolsen

Les enfants VanHolsen se trouvaient dans le grand salon, assied sur le sol près de leurs parents. Jenni s'occupait bien d'eux, mais leur mère leur manquait énormément. Leur père leur avait expliqué qu'il fallait être patients et laisser leur mère se reposer. Ils l'avaient fait ... mais le temps était long sans l'affection de leur Maman.

Les jumeaux Jedusor étaient en train de faire leur exercices d'écriture. Tamarah, devenue aveugle elle aussi, effectuais le tout en braille. Elle était beaucoup plus habile que sa mère, ayant débuté son apprentissage depuis sept mois. Lorsque leur mère accepta de discuter, les jumeaux stoppèrent leurs mouvements en même temps. Ils relèvent leur tête vers leurs parents, leurs plumes en suspens dans l'air. Maman voulait parler avec Papa ! Depuis qu'elle était de retour au château, Maman était distante ... elle ne parlait presque plus à Papa ou à eux ou à personne. Ho, elle avait quitté sa chambre depuis deux mois ... mais elle demeurait lointaine. Les jumeaux, tout comme leurs cadets, avaient bien peur que leurs parents ne s'aiment plus et divorce. Ils avaient peur que leur Maman ne les aiment plus non plus. Même à 9 ans, ils craignaient le pire. Il fallait dire qu'ils avaient 4 ans quand leur mère était partie ... possédée par une méchante démone. Est-ce que leur Maman avait cessé de les aimer, est-ce que la démone avait déséché son coeur ?

Artamir, lui, cessa aussi son jeu pour regarder sa mère. Il n'avait que deux ans lors de sa possession. Il ne la connaissait pas ou presque ... mais il ne voulait que se blottir dans ses bras. Longtemps il avait demandé où elle se trouvais et son Papa lui avait dit qu'elle allait revenir. Elle était revenue ... et Ilmare était morte ... et Maman ne semblait pas trop vouloir en parler ni le bercer comme il se souvenait qu'elle faisait. Alors, l'enfant de 7 ans la regarda sans bouger. Même si son Papa lui disait de sortir dehors pour jouer.

Mardil, âgé de 3 ans et dix mois, ne connaissait pas du tout sa mère. Il ne l'avais jamais vu de sa vie avant qu'elle ne revienne au château pour se cacher dans une chambre. On lui avait dit qu'elle était sa Maman, qu'elle l'aimait ... mais elle ne l'avait ni touché, ni regardé même si ses yeux ne voyaient rien comme ceux de Tam. Le petit enfant rêvait d'avoir une Maman, d'aller la voir ... mais il avait peur.

Les enfants VanHolsen réchignèrent tous à quitter la pièce. Ils voulaient rester car ils sentaient que quelque chose allait se passer. Malgré tout, ils se levèrent. Tamarah prit sa canne blanche la première, suivi de son jumeau qui la suivait partout de toute manière. Artamir leur emboita le pas et le petit Mardil se leva aussi en prenant la main de Jenni. Papa incitait pour qu'ils partent ... mais ils allaient le faire beaucoup lentement. Ce fut donc en traînant les pieds que les enfants amorçèrent leur sortie.

Puis ... Maman leur parla. Et elle leur tendait un bras, même. Vite fait, Kevin agrippa le bras de sa jumelle et ''se précipita'' en direction de leur mère. Il entraina sa jumelle comme un coup de vent et lui fit même perdre sa canne. Qu'importait ! Les jumeaux allèrent se blottir contre leur mère. Pour ce qui était des plus jeunes, Artamir hésita à peine avant de suivre ses aînés. Mardil, lui ... ne bougea pas. Pas d'un poil. Puis, il se mit à pleurer avant d'aller rejoindre ses frères et soeur. Lui aussi voulait Maman ! Mais, les plus grands prenaient toute la place ! Ouin !

'' Maman, Maman ! '' dit Kevin, '' Tu ne vas pas partir encore, tu aimes encore Papa, pourquoi tu ne joues plus avec nous !? ''

'' Kevin ... la méchante démone a fait du mal à Maman, tu le sais ... et c'est sûr qu'elle aimes encore Papa et elle va pas partir, la démone est morte '' dit Tamarah
'' J'veux pas que Maman s'en aaaaaiilllleeeeee ! '' pleurnicha Artamir
'' Maaaaammaaaaannnn, la michante pas gentille michante ! '' pleura aussi Mardil qui fut terrorisée juste en entendant le mot démone


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Jenni W. Malefoy
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Sam 26 Sep - 15:04
De là à dire que mon geste était mérité, je ne saurais pas le dire mais j'étais peut-être aller trop loin. Beaucoup trop loin. Pourtant, cela m'avait fait du bien même si cela n'était pas le plus judicieux sur le moment. Je devais lui dire et lui faire comprendre. Mais après ça, le temps était long et je m'en voulais un peu quand même. Cependant, est-ce vrai justifié ? Je n'avais pas l'idée clair sur la question. Bien que je repense à ça, je m'occupais des enfants comme je le pouvais. Tamarah, devenu aveugle elle-aussi, semble très bien s'en sortir. Elle est ma filleule mais je considère tout le monde comme mes filleuls. Je les aime tous sans exception. Cela fait des mois que je m'occupe d'eux et je me suis attachée à eux. Lorsqu'ils demandaient leur maman, je ne faisais que répéter la même chose que Ludwig pour ne pas les perturber. Mais j'avais toujours le cœur lourd en disant ça. Pour la plupart, ils étaient encore trop jeune pour comprendre et même pour moi, beaucoup de choses étaient encore floues. Je ne suivais pas la discussion entre Ludwig et Julianne, j'étais déjà bien occupée avec les enfants. Cependant, mon attention se relève lorsque je n'entendis plus un bruit. Tournant la tête vers Ludwig, celui-ci semble un peu surpris. Mon patronus avait disparu et j'avais entendu Julianne accepter de discuter. Ho... Je me pince les lèvres car il n'est pas improbable que l'heure des règlements de compte se pointe. Je devais m'y attendre et il vaut mieux crever l’abcès tant que c'est possible.

Rapidement, je croise le regard de Ludwig et j'ai de suite compris. Il me demande si je peux confier les petits aux gardes afin qu'ils aillent jouer dehors. Moi qui pensait ne pas assister à ça, il semblerait que le Prince demande de manière sous-entendu un coup de main. Coup de main que j'accepte de lui accorder. Pourtant, je reste persuadée que le sujet traité ne faisait que les concernés eux. Et je n'ai aucun droit de me mêler de leur vie privée.  Hochant la tête, je me lève avant de reprendre ma baguette pour la placer dans mes cheveux. Ma filleule fut la première à se lever. Malgré son handicap, elle s'en sortait bien. Peut-être pourrait-elle aider sa mère à apprendre le braille. Gardant cette idée dans ma tête, je l'exposerais plus tard. Me levant à mon tour, je prends la main du petit dernier que j'ai eu plus souvent dans les bras que sa propre mère. Encadrant les enfants, je leur montre un sourire comme j'avais l'habitude de faire mais je voyais et je sentais qu'ils traînaient la patte comme le dit l'expression moldue. Puis, Julianne s'adressa à ses enfants pour la première fois depuis des mois et des mois. Du coup, Kévin est le premier à réagir et emporte sa jumelle avec elle. D'ailleurs au passage, elle lâche sa canne blanche. Je m'approche de la canne pour la ramasser. Rapidement, je tourne la tête vers Mardil qui se met lui-aussi à pleurer. Je lui lâche la main et il va rejoindre les autres. Je ne pouvais pas les empêcher d'aller faire un câlin à Julianne. C'est elle leur mère, pas moi. Je n'ai pas le droit de le faire.  Je m'approche avec prudence permettant ainsi aux enfants d'être avec leur mère un court moment avant de les rappeler à l'ordre. Je tape trois fois dans les mains pour leur rappeler que c'est un avertissement. Attention, ce ne sont pas des chiens mais Ludwig et Julianne ont aussi besoin de se retrouver.  


« - Allez les enfants. Maman sera toujours là à votre retour, je vous le promets. Est-ce que je vous ai déjà menti ? »

Jamais je n'avais eu le courage de leur mentir. Leur cacher des choses oui mais pas leur mentir. Je me rappelle avoir eu le cœur brisé lorsque je les entendais parler de Julianne. Est-ce le début de son retour ? Est-ce la manifestation de la vraie personnalité de ma meilleure amie ? Au fond de moi, je l'espérais. Je voulais la retrouver et la serrer dans mes bras comme avant. Mais je ne devais pas oublier que la dernière fois, je l'ai giflée avec force me laisser dépasser par ma colère. Même les enfants avaient mis beaucoup de temps à faire passer ma tristesse après mon tour à l'extérieur. Cependant, je savais qu'ils ressentaient ce que je ressentais et j'avais du être prudente pour ne pas les influencer et les « corrompre ». Encore moins leur mettre la puce à l'oreille sur ce qui s'était passé.

« - Je sais à quel point elle vous manque mais soyez encore un peu patient, d'accord ? Pour le moment, maman et papa ont besoin de parler comme avant. Je viendrais vous chercher après. »

Fallait bien que je trouve une solution. Je me devais de me montrer rassurante et confiante pour les enfants. Je ne pouvais pas pleurer devant eux. Ils étaient fous d'entendre leur mère leur adresser la parole, chose qu'elle n'avait pas faite depuis très longtemps. Les attrapant les uns après les autres, je rends la canne à Tamarah avant de les accompagner à l'extérieur de la pièce. Après tout, ils avaient aussi besoin de se parler entre époux et amants. Ils ont une famille. C'est une très belle famille et si les enfants ne m'auraient pas remonter un peu le moral par leur présence, j'aurais laissé ma colère présente. Comme quoi les enfants ont toujours un effet bienveillant sur nous. Les entendre pleurer ne me laisse pas indifférente. Je ne pouvais pas les laisser là.  

« - Ne mettez pas votre père en colère ... »

J'essaye tant bien que mal de les faire quitter la pièce mais j'avais deux promesses à tenir. Je n'ai jamais manqué une seule parole à ses enfants alors j’espère que Julianne ne me fera pas mentir. Je prends Mardil dans les bras avant de le garder dans le bras gauche alors que je prends la main de Artamir pour l'obliger à lâcher sa mère. C'est difficile, même pour moi mais papa à demandé quelque chose. Une fois que je tiens bien les deux petits, je regarde Kévin avec un regard qu'il connaît bien. Malheureusement, même si je regarde Tamarah, elle ne verra pas mon regard du coup, je tapote sur son épaule pour lui rappeler la demande de son père.
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Julianne VanHolsen
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Sam 26 Sep - 21:13
Je n'eu pas à attendre très longtemps. Je senti l'air se déplacer avec une rapidité folle et les corps de mes enfants se précipitèrent contre moi. Je refermai les bras autour d'eux, profitant de leur chaleur. Ils m'avaient manqué. Assurément. Pendant toutes ces années de folie, je les avaient profondément aimé. Je les avaient délaissé depuis mon retour, mais ... j'avais besoin de me retrouver. De me retrouver pour redevenir ce que je fut. Ce n'était pas quelque chose que des mots pouvaient expliquer, j'en avait conscience. Mon coeur et mon âme en avaient conscience. Je m'apprêtait à tenter des explications et je ne savait pas trop si j'allais y parvenir d'une manière convenable. J'espérait juste que mes enfants allaient me comprendre un jour. Je les serrai contre moi, puis j'entendis un pleur qui m'étais inconnu. Mardil. Je tournai la tête dans sa direction et je senti ses petites mains tenter de s'accrocher à moi. Je l'englobai avec les autres et tentai de trouver des mots pour calmer les élans de peur de Kevin.

'' Non, mon chéri ... je ne partirai pas, la démone est morte et oui, j'aime toujours ton Papa, voyons ... j'avais besoin de me reposer ''

Les pleurs redoublèrent. J'allais tenter de les rassurer encore, mais Jenni les déplaça de mes bras pour les faire sortir de la pièce. Mais ... pourquoi me les retirer alors que je les serrais enfin contre moi ? D'accord, Ludwig avait demandé de les faire sortir pour que nous puissions discuter, mais ça pouvait attendre, non ? Je pinçai un peu les lèvres avant de porter mon regard aveugle en direction de la fenêtre. On allait discuter, oui, et après on allait me foutre la paix et me laisser libre de mes gestes, bon sang ! J'irais retrouver mes enfants pour les consoler. Maintenant que j'avais fait un geste vers eux, on n'allait pas me brusquer pour les éloigner de moi. Dès que j'entendis la porte se refermer, je dit d'un ton lent :

'' Ça aurait put attendre ... il n'y a pas le feu ''

Je tournai la tête vers l'endroit où je ''sentais'' Ludwig et ajoutai :

'' Carpa '' (Parles)

Je savais ce qu'il allait me dire. Je ne possédais plus de don de voyance, mais je n'en avait nul besoin pour le savoir.


Julianne F. VanHolsen
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Ludwig VanHolsen
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Sam 26 Sep - 21:44
De voir son épouse tendre le bras en direction de leurs enfants et les serrer contre elle lui faisait chaud au coeur. Ludwig ne put s'empêcher de sourire devant cette jolie scène, scène qu'il avait espérer revoir durant ces cinq derrière années. Parlant de son pauvre coeur d'immortel, il le senti se tordre dans sa poitrine en entendant la question de Kevin. Est-ce que Julianne l'aimait toujours ? Il voulait poser lui-même cette question fatidique, lorsqu'ils pourraient être seuls. Pour le moment, la présence de Jenni était simplement pour qu'elle puisse aussi entendre ce que Julianne avait à dire sur son état. Ludwig savait que la jeune femme s'était inquiétée et qu'elle méritais d'entendre ce que Jul avait à dire. Ho, le prince vampire n'en voulait pas à son épouse ... il la comprenait. Lui aussi aurait certainement sombré ... mais il fallait que l'on puisse entendre la façon dont Julianne avait vécu les choses. Cela leur ferait du bien à tous. Le corps de l'homme se détendit en entendant la réponse de celle qu'il aimait. Elle l'aimait encore. Il avait eu peur, il devait l'admettre. Le fait que Julianne le rejette n'avait donc rien à voir avec ses sentiments pour lui. C'était déjà ça de gagner ! 

Puis, Jenni dirigea les enfants vers la sortie. Lud remarqua immédiatement que cela déplut à Julianne. Il sentait que quelque chose s'était passé entre elles, mais il ne savait pas quoi. L'homme regarda ses enfants sortir du grand salon avant de reporter son attention sur son épouse, qui venait de dire assez fermement que faire sortir les enfants aurait put attendre un peu.

'' Oui, chérie ... c'est que ... ''

Julianne était visiblement frustrée. Ludwig soupira avant de lancer un bref regard en direction de Jenni. Merlin. Bon, d'accord. Julianne lui disais de parler -- elle lui ordonnait presque -- alors il allait en profiter pendant qu'il en avait l'opportunité. Disons qu'elle n'allait pas lui dire deux fois.

'' C'est que j'avais peur que tu changes d'idée et ne veuille plus discuter ... ''

Le prince vampire laissa échapper un soupir et ajouta :

'' Munta ná ho-lya loima '' (Rien n'est de ta faute)

Comment lui dire qu'il savait pour Mardil ? Qu'il savait que l'enfant n'était pas le sien ? Et qu'il l'aimait, elle et l'enfant, tout leurs enfants ... et qu'il la voulait dans ses bras ? Comment lui faire comprendre que ...

'' Ni melda, Julianne ... quet imni, netelak imni '' (Je t'aime, Julianne ... dit moi, expliques moi)

Il voulait juste comprendre ... la comprendre. Savoir ce qu'elle avait dans le coeur.
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Julianne VanHolsen
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Mer 30 Sep - 23:05
Ainsi, il avait eu peur que je change d'idée et que je ne veuille plus discuter ! Vraiment, ces cinq années passé loin de mon époux avait fait en sorte de nous éloigner. Était-ce mon genre de me défiler ? Pas vraiment. Je soupirai avant de m'adosser au dossier du divan sur lequel je prenais place. Cinq ans. C'était long. Pouvait-on encore dire qu'on se connaissait ? Étions-nous devenu des étrangers ? Est-ce que notre couple pouvait survivre à une aussi longue séparation ? À ... la trahison qui avait été mienne envers lui ? À ce souvenir, je croisai les bras en me renfrognant quelque peu. Question de me protéger. D'accord, ce qui était survenu avec Arthur était ... pas vraiment ... voulu. Non ? C'était Julianne la Grande qui contrôlais mon corps. J'avais tenté de lutter. En vain. C'était le moment tournant de la déchéance et, quelque part au fond de moi, une petite voix me soufflait que je l'avais peut-être voulu. Me donner à Arthur. Il m'adorait depuis Poudlard, il me suivait partout à l'époque, dessinant mon portrait et me contant de la poésie. Je n'avais jamais succombé au charme du ténébreux, pourtant romantique à souhait. Et, quelque part en moi, je me demandais si ce n'était pas Julianne la Grande qui ''dictait'' mes goûts pour les hommes. Jamais je n'avais succombé aux attraits d'un ''faible''. J'avais toujours chercher la puissance, le pouvoir chez les hommes qui avaient fait battre mon coeur. Il y avait eu Gregory, mon premier amour. Un riche médicomage. Puis, il y avait eu Aerandir, un puissant nécromancien. Mon père avait eu tôt fait de l'envoyer valser je ne sais plus où. Ensuite ... Tom. Le fils de Voldemort. Quand on parlait de pouvoir et de puissance ! Et, j'avais fini par épouser le prince de ma secte vampirique. Arthur détonait grandement. Alors, était-ce vraiment mes choix amoureux ou celui de la Grande ? Elle devait bien vouloir que sa fille unique ait un géniteur puissant et imbu de pouvoir, non ? Tout ces questionnements roulaient dans mon esprit depuis mon retour. Est-ce que ma vie avait vraiment était un peu mienne ? Est-ce que mes choix avaient réellement été les miens ? Est-ce que j'avais voulu Arthur ?

Je soupirai à nouveau quand Ludwig m'affirma que rien n'était de ma faute. Je n'en était pas si certaine, voyez-vous. Et, il voulait parler de quoi ? Était-il seulement au courant que Mardil n'était pas de lui ? Après tout, la conception de cet enfant avait eu lieu peu de temps avant la possession dont j'avais fait les frais. J'avais couché avec mon mari avant ... alors ... en principe, est-ce qu'il pouvait le savoir ? Lud me disais m'aimer ... il me demandait de lui expliquer. Expliquer quoi ? Je tournai mes yeux aveugles dans sa direction avant de décroiser les bras. Pouvait-il être plus ... explicite ?

'' Expliquer quoi ? ''

Je fit un petit sourire et ajoutai :

'' Jenni, tu est mieux de préparer du thé ... je sent que ce sera long si Ludwig n'est pas plus précis ''

C'était la première fois que j'adressais directement la parole à mon amie depuis qu'elle m'avait giflé. Elle m'évitais et j'en avais fait tout autant, honnêtement. Pas que je lui en voulait. Mais bon. Je n'avais pas vraiment eu envie de m'expliquer. Est-ce que je devais le faire, au fond ? J'étais une victime, bon sang ! Je n'avais pas le droit de me morfondre un peu, de vivre mon propre traumatisme ?

'' J'ai été possédée pendant cinq ans. On m'a volé mon corps, que j'ai dut regarder agir contre mon gré. J'ai vu mes mains faire couler le sang, j'ai vu mes lèvres sourire cruellement, j'ai vu mon visage se couvrir de haine et de joie maléfique devant la mort d'enfants, Ludwig. Pendant cinq ans. J'ai vu mes enfants grandir sans moi. Mes parents, mes amies et toi s'inquiéter et me chercher en vain. Je vous voyais. J'ai erré comme un fantôme. Puis, je suis morte durant le rituel. Godric Griffondor et les autres réincarnations me regardait, tu me tenais entre tes bras en pleurant ... ceux que j'aimais pleurait ma mort. Et, je suis revenu, Ludwig. J'ai décidé de revenir ... sait tu ce que cela fait, de réintégrer ton corps après cinq ans à errer ? C'est comme ... enfiler un gant trop étroit. Beaucoup trop étroit. Qui te serres. Ça fait mal. Très mal. Jenni peut le confirmer, bien qu'elle ait été en dehors de son corps moins longtemps que moi ... revenir en nous n'est pas une expérience très réjouissante ''

Je haussai les épaules et terminai en disant :

'' J'avais juste besoin de ... d'être seule. Avec moi. De me retrouver. Je me suis perdue pendant cinq ans. J'ai été forte, courageuse et tout ce que tu veux ... je crois qu'il était de mon droit d'être faible, de pleurer et de déprimer seule dans mon coin. N'en déplaise à ceux qui m'aime, je ne suis pas une déesse. Je ne suis que moi ... maintenant ''

Julianne la Grande n'était plus en moi. Son essence, la malédiction qui était dans mon corps depuis ma naissance m'avait quitté. J'étais seule ... juste moi ... et il fallait qu'ils comprennent que c'était une situation qui aurait mené n'importe qui au même état dans lequel j'avais été.


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Jenni W. Malefoy
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¤ Membre de l'Ordre du Phénix
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Sam 10 Oct - 8:29
Il est vrai que je les ai gardé tout ce temps mais le fait de les voir dans les bras de leur mère me fait vraiment chaud au cœur. Tout ce temps, je me suis inquiétée malgré les gifles que je lui ai donné il y a quelques semaines de cela. Cependant, bien que cela ne me plaît pas, je ne fais qu'obéir aux ordres. Il est vrai que cela aurait pu attendre mais si Ludwig m'avait demandé de le faire, c'est qu'il avait une idée bien précise en tête. Et ma présence semble importante au vu de ce que j'ai compris. Mais je ne fais rien de contraire. Hormis peut-être d'avoir envie de rejoindre les enfants. J'accompagne donc les enfants et j'entends Julianne dire que cela pouvait attendre. Haussant les épaules, je lève les yeux au ciel par réflexe et je reviens près des deux. Bien entendu, je vois le regard de Lugwig et je reste neutre après ces chaudes retrouvailles. Je ne savais pas quoi répondre à tout ça. Surtout que la conversation les concernait eux plus que moi. Je suis peut-être un proche de la famille mais je ne m’immisce pas dans leur vie privée. Avec tout ce qui s'est passé, je ne suis pas vraiment sûre d'être ma place mais je sentais le Prince hésitant et s'il avait fait comprendre que je devais être là, ce n'était peut-être pas pour rien. L'atmosphère était devenu tendue et je le ressentais. Laissant Julianne et Ludwig parler, je reste attentive. Je ne suis peut-être pas celle qui devrait être présente... Je me tais et j'écoute tout en restant debout. Puis à un moment donné, j'entends Julianne me demander de préparer le thé. Hochant la tête, je pense effectivement que c'est mieux.

« -  Ça marche ! »

Je n'ai pas été agressive malgré ce qui s'est passé. Je savais qu'elle avait besoin d'être seule et c'est aussi pour cette raison que je l'avais soigneusement éviter. Non pas que je la déteste mais je peux parfois aller loin dans mes propos.  Je me lève lorsque Julianne commence à parler à Ludwig. Devrais-je intervenir ? Ai-je le droit ? Je ne savais pas trop mais je la laisse terminer. Elle devait se pardonner à elle-même car finalement, c'est ça qui semble la ronger de l'intérieur. Je comprenais en partie ce que cela voulait dire mais je ne me suis pas retrouvée à sa place alors dire que je comprends ne serait que mensonge. Lorsqu'elle parle d'une réintégration dans son corps, je me mets à ravaler ma salive. Comment oublier ? Cette impression de liberté enfermée dans quelque chose de trop étroit. Mais c'était il y a longtemps et j'avais repris l'habitude de vivre comme un mortel même si je n'en suis plus une depuis longtemps. Fermant les yeux quelques instants, je me rappelle alors de certaines paroles que Julianne m'avait dit à l'époque... C'est peut-être le moment de le lui rappeler non ? Prenant une inspiration, je prends la parole simplement.

« - Tu m'avais dit à l'époque ceci : Tu n'arriveras pas à soigner ce traumatisme seule... Je n'ai jamais oublié... Puis, tu m'as aidée à m'adapter à tout ça... C'est ce que j'ai voulu te rappeler la dernière fois... Pour aller mieux, tu dois te pardonner à toi-même mais tu ne pourras pas le faire si tu n'es pas certaine que ton entourage t'a pardonné. »

Je tourne la tête après ça. Je m'en rappelle encore... Je n'ai jamais pu oublier. J'avais sauté de la plus haute tour du château de Poudlard par égoïsme sans penser aux autres. Mais je n'avais jamais voulu les mêler à tout ça. J'avais ma part de responsabilité là-dedans. Tout le monde pensait que c'était du à ma récente morsure et à mon adaptation en tant qu'être immortel mais j'ai toujours su au fond que cela n'était pas vrai...

« - J'avais agi comme une égoïste sans même réaliser que mes amis et mes proches était la clé de la solution à ce que je traversais... Je m'en suis longtemps voulu mais avec du temps auprès d'eux, j'ai réalisé à quel point j'avais mal agi... Mais je ne pouvais pas faire marche arrière ou faire comme s'il ne s'était rien passé...  Pourtant, j'ai pris la main que tu m'as tendue et je t'ai fais confiance... Cela a été le premier pas vers la guérison... »

Cela n'avait pas été simple tous les jours mais je n'avais pas baissé les bras pour autant. J'avais eu de mauvaises passes mais Julianne a toujours été là et elle m'a bien souvent remise à ma place comme je l'avais fait pour elle il y a quelques semaines. Pas de la même manière mais je ne suis pas connue pour avoir du tact. Je ne le dirais peut-être jamais mais j'avais eu l'impression de me revoir lorsque j'ai réintégré mon corps. Aetha m'avait retiré du monde des morts où je n'avais plus ma place. Reprendre une vie normale était tout sauf simple. Mais je devais réapprendre à vivre... J'étais restée immobile, tête baissée. Cela m'avait rappeler de mauvais souvenir mais sur le fait de réintégrer mon corps, je comprenais très bien puisque je m'en rappelle comme si c'était hier. Et pourtant, il s'en est passé des choses entre temps.  
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Ludwig VanHolsen
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Dim 11 Oct - 15:15
Ludwig attendait avec une certaine impatience et appréhension. En fait, il avait peur que son épouse se défile et lui dise que, finalement, elle ne désirait aucunement en parler. Lorsqu'elle demanda à Jenni de préparer du thé, car, s'il n'était pas plus explicite le tout serait long, le Vampire laissa échapper un léger rire de soulagement avant de s'appuyer au dossier du fauteuil dans lequel il prenait face. Julianne n'allait pas se défiler. Il voulait entendre des explications sur quoi, en réalité ? Sur rien. Il voulait juste ... il ne savait pas ce qu'il voulait. Hormis que sa femme aille mieux. Qu'elle se libère de ce qui la torturait. Parce que, ce n'était pas parce que la malédiction avait prit fin que Julianne était libérée.

L'homme écouta attentivement ce que sa tendre lui nommait. Comment elle avait vécu sa possession des cinq dernières années. Comment elle avait été dépossédée d'un corps qui n'en avait fait qu'à sa tête. Qui avait commis l'innommable. Le prince n'en fut que plus frustré. Sa femme avait souffert si longtemps et, par Dracul, ils avaient mit tellement de temps à trouver un moyen de la sortir de là ! Il aurait donné son immortalité pour lui éviter tout ce mal. Maudite malédiction ! Si la Grande n'était pas retournée définitivement aux Enfers, il lui botterais le derrière ! Puis, il écouta, les traits tirés, la description des effets d'une réintégration corporelle. Un gant trop étroit. De la douleur. L'homme jeta un regard en direction de Jenni, qui avait vécu la même chose. Celle-ci affichait un air relativement ''replié'', la tête basse. C'était donc aussi difficile ? Il n'en doutais pas mais, pour lui, qui avait toujours été un vampire, l'idée de souffrance de l'âme réintégrant son corps était parfaitement inconnu. Cela devait être un peu comme une transformation vampirique pour une personne qui avait été mordu. Lud avait vu des infants devenir fou ... hum. Jenni dit alors que Julianne devait se pardonner mais, elle devait avant avoir l'assurance que son entourage lui pardonnait.

'' Mais .... pardonner quoi ? Il n'y a rien à pardonner, voyons ! ''

N'avait-il pas dit que rien n'était de sa faute ? Que pouvait-il pardonner à Julianne, pardi ! N'en pouvant plus, Ludwig se leva et alla s'asseoir près de Julianne à qui il prit la main au moment où elle disait qu'elle avait eu besoin de se retrouver et ... qu'elle n'était pas une déesse. L'homme eu un rire plus franc. Haha !

'' Bien sûr que tu est une déesse ... je ne tombe pas amoureux de moins ''

Bha quoi ? Ludwig serra un peu plus la main de Julianne quand Jenni ajouta qu'elle devait accepter l'aide. Ils ne voulaient que l'aider ... elle avait été assez longtemps seule.
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Julianne VanHolsen
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Jeu 12 Nov - 19:05
Mon regard aveugle posé droit devant moi, sur ce noir qui serait dorénavant à jamais mien, mes mains posées sur mes cuisses, j'écoutais en silence les paroles de ma meilleure amie. Enfin quelqu'un qui me comprenait ! Parce que c'était bel et bien ça. Je devais me pardonner à moi-même mais comment le faire si ceux que j'aimais m'en voulais ? Je devais trouver la rédemption au travers les miens, leur pardon allait me permettre d'ouvrir ma conscience et, ainsi, regarder mes fautes d'un autre oeil. Ludwig avait beau dire qu'il n'y avait rien à pardonner, c'était totalement faux ! Il y avait des tonnes et des tonnes de choses qui se devaient de trouver pardon. Je n'étais même pas certaine que j'aurais assez d'une existence pour tout effacer. Je laissai échapper un soupir tout en roulant les yeux. Mon époux pouvait dire des âneries dans une journée !


'' Arrêtes là ... c'est sérieux ''


Il ne pouvait aimer moins qu'une Déesse et quoi encore ? Je tendit aveuglément la main derrière moi, à la recherche de Jenni à qui je dit :


'' Viens t'asseoir près de moi ''


J'avais besoin qu'elle soit là, à côté de moi, qu'elle me supporte comme avant ... comme lorsque j'avais été enlevée et que je m'étais miraculeusement échappée des mains de Voldemort, ma clavicule en compote et mon âme ... c'était à ce moment que mon âme s'était évasée, que la démone avait réussit à se frayer un chemin. Ce moment fatidique où ... où j'avais voulu me protéger avec la magie noire. Je n'aurais jamais dut toucher à ça ! Quoique je n'étais pas certaine que cela aurait changé grand chose si je n'avais pas prit ces moyens peu orthodoxes.


'' Jenni a raison. J'ai été égoiste en vous repoussant tous. Mais, j'avais besoin de faire le point, de réaliser ... de reprendre possession de mon corps et, contrairement à ce que tu penses, j'ai commis des tas de fautes ... des tonnes d'âneries ''


Il allait me dire que non ... j'en étais certaine. Mais oui, j'étais coupable à bien des niveaux. Et, avant qu'il ne s'oppose à quoique ce soit, je me fit un devoir d'étaler la liste de mes pêchés.


'' Je n'aurais jamais dut faire cavalier seule, me croire plus forte et courageuse que je ne le suis vraiment. J'ai voulu éviter des tourments à ceux que j'aime en ne les impliquant pas ... tout ça pourquoi ? Pour en causer de bien pires. Je n'aurais jamais dut faire ce voyage dans le temps en pensant qu'éviter la mort de ma mère briserais la malédiction. Je n'aurais jamais dut utiliser ce djinn pour obtenir un don de souhaits en espérant briser la malédiction ... cela n'a fait que donner plus de pouvoir à la Grande. J'ai été incapable de la contrôler, incapable de lui résister ... ''


Je baissai la tête et fermai les yeux. Rien à pardonner ? Mon oeil !


'' J'ai été incapable de l'empêcher de prendre possession de mon corps, de l'empêcher de profiter de toi, des autres ... de ... d'Arthur. Par ma faute, elle ... elle a utilisé mon corps pour arriver à ses fins. J'ai été incapable de l'empêcher de procréer un enfant qui n'est pas le tien, Ludwig ... incapable de l'empêcher de tuer ces personnes innocentes, ces enfants innocents qui pleuraient et suppliaient, ces mères qui hurlaient, ces ... ''


Ma voix se brisa. J'avais tout vu, tout ! Prisonnière de mon propre corps, j'avais assisté au pire sans pouvoir faire quoique ce soit pour arrêter ces horreurs. Puis, je m'étais propulsée hors de mon corps, mon âme l'avait quitté ... mais je n'avais put rien faire d'autre que regarder le mal se propager.


'' ... même quand j'ai quitté mon corps, Ludwig. Même là. J'ai été incapable de faire quoique ce soit. Je voyais, j'entendais, je hurlais ... je voulais tout arrêter, agir, l'empêcher de tuer, de faire le mal ... mais j'en ai été incapable. Par ma faute, des innocents ont soufferts et sont morts. Par ma faute, des orphelins arpentent les rues. Par ma faute, des gens ont encore peur. Par ma faute, nos filles sont mortes et celle qu'il nous reste ne verra plus jamais le monde. Par ma faute, ma mère et mes soeurs sont tout aussi aveugles. Par ma faute, tu as souffert et ... et Mardil ... ne me connait pas. Par ma faute, des tonnes de personnes sont traumatisées. Parce que je n'ai pas put, Ludwig. Je n'ai pas put être assez forte et courageuse pour ne pas faire front seule ... je n'ai pas réussit, je ne suis parvenu à rien. ''


'' RIEN DU TOUT !!! ''


Cette fois, les larmes coulaient sur mes joues. J'étais coupable. La sentence qui était mienne, celle d'être condamnée à demeurer à Westmacott pour dix ans était juste. Je méritais l'exil. Et, vous savez quoi ? J'allais demeurer ici pour le reste de mes jours. Je ne pourrais plus jamais me montrer en public. Jamais.


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Jenni W. Malefoy
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Sam 14 Nov - 19:10
Difficile ? A vrai dire, je ne me souviens plus de ce qui s'est passé entre mon saut de la plus haute tour de l'école et mon réveil alors que j'étais apparemment enterrée à Poudlard. Mais reprendre vie, c'est comme si on venait de vous arranger la chose la plus importante de votre vie. C'est une douleur qui ne s'efface jamais... Contrairement à Ludwig, je ne suis pas née vampire, je le suis devenue à la suite d'une agression qui m'a tellement atteinte que j'ai faillit y rester. A l'époque, Julianne était enceinte de ma filleule, Tamarah... Lorsque j'ai changé de statut de mortelle pour devenir immortelle, j'ai commencé à voir les choses différemment mais voilà longtemps que je suis techniquement morte. C'est l'avantage de résister au sortilège de mort... Et comme je suis déjà morte, je peux me permettre plus de risques. Mais je ne suis pas folle et je ne me jette pas dans la gueule du loup. Ou pas... Disons que je me suis assagie depuis ce qui s'est passé alors que j'étais en voyage. Même si cela est bien plus compliqué que ça. Mais pour le moment, je ne suis pas là pour parler de ce qui s'est passé mais bien pour discuter avec ma meilleure amie. Seulement pour le moment, je laisse Julianne et son époux parler entre eux. Depuis la fin de la malédiction, la communication était terminée entre eux et je ne devais pas me mêler de leur vie privée. Cependant, je suis là et j'écoute ajoutant parfois mon avis. Comme c'est le cas avec la sensation que Julianne a vécu mais sur une donnée bien supérieure à la mienne. Cinq ans... Je n'ai ressenti ça que pendant quelques mois. Mais je n'ai fais que donner mon avis et ce que je me rappelle. Autant dire que cela me marque encore et on peut le voir. Restant là où je me trouve dans la pièce, j'étais immobile et j'avais fermé les yeux pour lâcher un soupir... Mais vraiment profond. Je me rappelle encore de la façon dont j'étais perdu et pourtant, mes amis et mes proches étaient là pour ça. Même mes parents jusqu'à leur mort. Les années ont passées et j'ai grandit... La fugace avait laissé place à une personne plus sage mais qui semblait avoir agrandie son potentiel magique. Je manifeste un sourire lorsque Ludwig dit que Julianne est une déesse mais personne ne le voit puisque j'ai la tête baissée.

Je reste immobile laissant le silence s'emparer de la pièce. Je ne devais pas en dire plus car cela ne me regarde pas plus que ça. Je comprends parfaitement et si on ne m'avait pas aidé, je n'aurais pas su que ma meilleure amie était dans le pétrin mais je ne pouvais pas l'avouer. Ce que j'avais fait durant mes voyages n'avait rien de très correct surtout pour le Ministère qui était peut-être trop chaste pour comprendre mais ces chemins bourré d’embûche ont aussi entraîné des sacrifices personnels... Mais j'espère le garder pour moi. J'aime profondément Julianne comme ma jumelle car c'est ce que nous sommes devenues au fil des années et notre amitié s'est renforcée et aujourd'hui, il est difficile de nous séparer même si on est loin l'une de l'autre. Peu importe la distance, nous nous sommes promis de ne jamais nous séparer et que nous continuerons à nous faire confiance. Il est vrai que je l'ai giflé mais c'était pour la bonne cause. C'est alors que j'entends sa voix et je me retourne vers le couple royal. Je les observe simplement jusqu'à ce que que Julianne tende sa main en me demandant de venir m’asseoir près d'elle. Un vrai sourire apparaît sur mon visage et je n'attendais que ça. Le fait de l'éviter après la baffe était douloureux mais je l'avais cherché. Cependant, cela me fait réaliser que je tiens énormément à elle et qu'elle ne semble pas m'en vouloir. Sans attendre, je m'approche d'elle et je mets ma main dans la sienne.


« -  Je suis et je serais toujours là, Julianne... »

Je l'ai toujours dit et je ne compte pas déroger à ma promesse. Maintenant que je suis devenue un être « immortel », je peux profiter de cette vie qui est bien différente à ce que j'ai pu connaître. Et maintenant que mes parents sont décédés, plus rien ne me retiens ailleurs qu'ici. Sauf un héritage qui semble encore incertain. Mais pour être honnête, je m'en fiche car je suis assez riche pour vivre éternellement et mon compte en banque continue de se remplir. Je ne suis pas quelqu'un de dépensière et d'ailleurs, je n'hésite pas à donner de mon argent à cette cour bien qu'elle soit autosuffisante... Pour le moment. Que faire de ma richesse ? J'ai vendu mon manoir pour un appartement dans les quartiers de Londres coté moldu. J'y vis bien mais je n'y suis jamais. Peut-être devrais-je penser à acheter une demeure ici mais pourquoi faire puisque je n'y serais jamais. En tant que gardienne de l'Elysium, j'ai mes quartiers dans ce château mais tout comme mon appartement, je n'y suis jamais. Il faut dire qu'entre mon métier et mon statut ici, je ne manque pas de travail. Ne dormant quasiment jamais, je peux faire mon métier en journée et mon statut de nuit. Vingt-quatre heure suffit pour m'organiser. Rapidement, je viens m’asseoir à coté de mon amie et je lui fais un immense câlin. Cela faisait longtemps mais notre complicité est telle que personne n'ose nous entraver. C'était déjà le cas lorsqu'on faisait nos études à Poudlard dans la grande maison noble de Godric Gryffondor. Fermant les yeux en la serrant dans mes bras, je laisse ma main dans la sienne. Malgré tout ce qui s'est passé, je ne lui en veux pas... Je ne pourrais jamais lui en vouloir. Déposant un gros bisou sur la joue, j'avais ce sourire sur le visage, preuve que je suis heureuse de retrouver mon amie et ma « sœur ».  Je finis par la lâcher afin qu'elle reprend son discours et je l'écoute tout en observant les époux. Ludwig n'a pas à être jaloux car ce que je ressens pour Julianne n'est pas le même amour qu'entre eux et je ne risques pas de lui retirer son épouse. C'est plutôt moi qui ai tendance à m'effacer face à leur amour. Je sentais que c'était douloureux pour elle et je serre sa main pour lui faire comprendre que je suis là. Je n'osais pas l'interrompre. Ludwig devait comprendre ce que Julianne traversait. J'en avais une vague idée mais je ne suis pas au même point qu'elle. Je la sens vaciller et dés qu'elle a terminé, je dépose un baiser sur le front avant de la serrer dans mes bras.

« - Une guerre ne se mène pas en solitaire, ma belle... Un grand homme a dit un jour : Il faut beaucoup de courage pour affronter ses ennemis, mais il en faut beaucoup plus pour affronter ses amis... Tu as affronté tes proches et tes amis, tu as affronté le regard de plusieurs communautés et tu as tenue à être juger … Peu l'aurait fait... Tu n'es pas toute puissante, Julianne... Je ne le suis pas nous plus... Personne ne l'est. Ton grand-père et Voldemort l'ont été parce qu'il ont su faire peur à la population, la Grande a usé du même système. Personne n'est grand en semant la peur et la terreur... N'oublie jamais qui tu es … »

J'essaye de la rassurer à ma façon car elle peut dire ce qu'elle veut mais elle n'est pas forte. Elle a affronté plus que n'importe qui.  Si elle vient à oublier ses origines, je serais la première à le lui rappeler comme je l'ai fais il y a quelques semaines. Je la garde dans mes bras en déposant un baiser sur ses cheveux et je la laisse pleurer dans mes bras. Elle en a besoin. M'approchant de son oreille, je lui murmure une phrase qu'elle ma dite alors que je venais d'apprendre l'assassinat de mes parents et peu de temps avant mon départ vers l'Allemagne qui a été bien plus long que prévu.

« - Pleure, cela fait du bien ... »

Je ne me moque pas de ma meilleure amie. Jamais... Elle est la seule famille qu'il me reste et je n'ai pas encore de descendance. Je ne suis même pas sûre d'être capable de m'occuper d'un enfant. Alors je me contente d'elle et sa petite famille.  
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Ludwig VanHolsen
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Lun 11 Jan - 16:33
Okay okay ! Il allait se calmer, là. À voir l'air que venait de lui faire Julianne, il était mieux de faire le mort ! Quand il était nerveux, il avait tendance à faire des blagues stupides. Pas juste quand il était nerveux, mais un peu en général. Ludwig avait de l'humour, que voulez-vous ! Il haussa donc les épaules en affichant un demi-sourire avant de se mettre à écouter le récit poignant de sa femme. Elle avait été égoiste, amorça t'elle. Mais non, mais non ! Lud lui fit signe que non, mais évidemment Jul ne le vit pas. Il allait devoir s'habituer à sa cécité. Il ne pensa même pas à exprimer son désaccord en paroles, alors il continua d'écouter. Elle se disait moins forte et courageuse qu'elle ne l'était ? Mais, elle était la femme la plus forte et la plus courageuse qu'il connaissait dans tout le monde entier ! Pourquoi disait-elle qu'elle ... mais voyons !


'' Julianne ! Tu as tenté d'éviter des tourments à ceux que tu aimes, parce que tu les aimes c'est tout ! Tu n'as pas fait des gestes pour nuire à quiconque volontairement et ... tu es la plus forte et la plus courageuse ''


Personne ne dirais le contraire sous son toit ! Julianne était ... elle était sublime voilà tout ! Si elle avait fait ce voyage dans le temps, ce n'était quand même pas pour nuire à tout le monde ! Et, même si elle avait demandé de l'aide là, elle y serais quand même allé dans le passé. Ludwig en était certain. Sa femme était une femme d'action. C'était pour ça que la malédiction Ternac, c'était elle qui y avait mit un terme ! D'accord, elle avait été possédée mais c'était ses actions à elle, ses recherches, son entêtement qui avait fait en sorte que les réincarnations s'étaient réincarnés et que tous avaient mit la main à la pâte pour stopper la malédiction. Ce n'était ni sa mère ni toutes celles avant elle qui avaient tenté quoique ce soit, qui avait combattu, qui ... 


Le coeur de Ludwig se serra quelque peu quand il l'entendit dire que Mardil n'était pas de lui. Il le savait, bien entendu. Il l'avait sut depuis le début. Mais de l'entendre dire par celle qu'il aimait, ça faisait quand même mal. Surtout que ... Arthur. Cela ne pouvait être que Arthur Ryans, cette espèce de sous vampire (ouais, Ludwig était jaloux bon !) qui tournait toujours autour de Julianne comme un éperdu en dessinant des portraits d'elle. Jul lui avait assuré que ce type en pinçait pour elle depuis Poudlard mais qu'elle n'était pas attiré du tout par lui et là ... l'idée de savoir que c'était lui qui avait osé poser les mains sur elle le mettais en rognes. Même si la Grande possédait l'âme de Julianne quand c'était arrivé, ce type avait osé toucher à sa femme et à sa Princesse ! Quand il aurait dut ... il aurait dut la capturer et la lui ramener ! Grrrrr ! Ryans ne perdait rien pour attendre !


Le vampire dut mettre ses émotions de côté, car son épouse continuait de se vider le corps. Elle s'accusait de choses insensées ! Rien n'était de sa faute ! Voyons, elle ... elle avait tenté de faire quelque chose elle, au moins ! Puis, si leurs filles étaient mortes et si Mardil avait grandi sans mère bien c'était la faute de la malédiction, pas la sienne ! Puis, ce n'était même pas vrai qu'elle n'avait rien fait, qu'elle n'était arrivée à rien ! Jul ... c'était du grand n'importe quoi !


Voilà que Julianne s'effrondrait dans les bras de Jenni en pleurait toutes les larmes de son corps. Mais, mais ... Ludwig, démonté, jeta un regard impuissant en direction de Jenni. Mais, que devait-il faire ? Julianne disait n'importe quoi, il ne savait strictement pas quoi lui répondre et elle pleurait en plus ! Heureusement que Jenni était là, sinon ... sinon le Prince s'enfuirait en courant ! Il ne savait pas du tout comment réagir.


'' Heu ...'' dit-il en tapotant l'épaule de Julianne

Okay. Elle en prenait beaucoup trop sur ses épaules.


'' C'est la malédiction, Jul ... c'est elle la responsable de la perte de nos filles, de toutes ces souffrances. Ce sont les êtres maléfiques qui sont responsables, toi tu ... tu as fait ce que personne n'avait osé faire avant toi. Tu t'est battue, alors que toutes les autres se sont laissée faire sans réagir. Que tu n'ai pas demandé d'aide n'est pas le point central de ce que tu as accompli ... c'est grâce à toi que la malédiction n'est plus ! ''


Oui, parce qu'elle avait eu le courage de ne pas se laisser sombrer, de faire quelque chose bon sang !


'' Et Mardil est mon fils ''


Point final. Ce Ryans ... il allait avoir un petit accident certain ! 
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Julianne VanHolsen
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Jeu 14 Jan - 19:42
Pleurer. Oui, pleurer faisait du bien. J'avais pleuré des heures durant, seule dans le noire de la tour dans laquelle je m'étais réfugiée suite à mon procès. J'avais tellement pleuré , que je me demandais comment je pouvais encore avoir des larmes maintenant. Alors que mes larmes coulaient sur mes joues, je serrais ma meilleure amie de toutes mes forces. Oui, pleurer faisait du bien. Surtout quand on avait le support de personnes qui nous aimaient. Je m'accrochais donc à Jenni comme si ma vie en dépendait et je la pleurais. Ma vie. Celles de tous ceux qui avaient eu la malchance de croiser la route de La Grande. Qui avaient eu la malchance de subir ma faiblesse. Ludwig avait eu beau me dire que j'étais la femme la plus courageuse qu'il connaissait, je n'en croyait rien. Tout ce que je croyais, en ce moment, c'était que ma souffrance n'en finirais jamais. Alors, je pleurais. De toute mon âme et avec tout le désespoir qui demeurait encore dans mon coeur. Je n'avais aucune idée si, un jour, ce désespoir allait quitter mon être mais je savais une chose : je ne serais plus jamais la même. Cette expérience m'avait changée. Que ce soit dans ma tête, dans mon coeur, dans ma personnalité ou dans ma façon de penser, j'étais changée à jamais. Plus rien ne serais pareil maintenant. Plus rien.


Je pleurais donc, serrant celle qui aurait put être ma soeur contre moi. Je n'en pouvais plus. J'étais épuisée, vidée ... et tout ce que je voulais c'était que ça finisse. Je senti mon époux me tapoter un peu l'épaule, je l'entendis me dire que la malédiction était la véritable coupable et que, moi, j'étais la seule qui m'était battue contre elle. Comment pouvait-il savoir ça ? Peut-être qu'une de mes ancêtres l'avaient fait. Il ne pouvais pas le savoir. Puis, c'était moi qui avait mit fin à la réincarnation ? Je n'avais rien put faire ! C'était ...


'' J'ai ... j'ai r ... ri ... rien fait '' dit-je entre mes sanglots

Et je continuai à pleurer, encore et encore. Un peu plus quand je l'entendis dire que Mardil était son fils. Jamais je ne pourrai m'arrêter. Jamais.


Julianne F. VanHolsen
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Jenni W. Malefoy
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Localisation : En Ecosse, chez elle, en convalescence, suspendue le temps de retrouver sa santé mentale, auprès de son époux et de son jeune fils
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Fonction : ¤ Auror Confirmée experte en Magie Noire
¤ Enseignante à l'Institut d'Auror
¤ Prévôt Camariste de Londres.
¤ Mère d'un petit Ewan Cygnus Malefoy né le 05.02.2007.
¤ Membre de l'Ordre du Phénix
Patronus : Anciennement, il s'agissait d'un Dauphin mais depuis les évènements avec le Semeur de Cadavres en Juillet 2007, son patronus a changé de forme devenant un oiseau magnifiquement triste nommé Augurey
Date d'inscription : 21/09/2015
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Sam 14 Mai - 17:28
Je gardais ma meilleure amie près de moi. Je n'ai jamais voulu lui faire la tête mais j'avais explosé sans comprendre comment. Mais maintenant, je sais et je dois vraiment arrêté de psychoter. Julianne était détruite et elle avait besoin de soutien pour se reconstruire, redevenir celle qu'elle a été. Mais cela ne sera jamais simple et on oublie jamais réellement... Je connais ma meilleure amie et je sais qu'elle risque de ressasser ça pendant un très long moment et c'est là que mon rôle intervient. Je vais devoir la guider et lui montrer que personne ne lui en veut. Même ses enfants... Elle a une famille en or mais elle a besoin d'eux pour avancer... Et ma présence est toute aussi importante, aujourd'hui plus qu'avant. Être amies ne veut pas simplement dire que je papote avec elle... C'est aussi dire quand les choses ne font pas, la guider et l'aide pour qu'elle se retrouve enfin. Toutes ses années passées ensemble et nous nous connaissons par cœur. Je vois le déplacement négatif de la tête de la part de son mari mais je reste silencieuse. Je ne fais que la rassurer et la consoler. Caressant ses cheveux, je lui montre que je suis présente malgré tout ce qui a pu se passer. Elle a toujours sa place dans mon cœur et elle l'aura toujours. Je ne suis pas du genre à foutre en l'air plus de dix longues années d'amitié et pourtant, on en a vu des vertes et pas mures. Mais on a eu aussi de très bons souvenirs et c'est avec ça que je compte lui rappeler qui elle est vraiment. Je laisse la discussion se faire entre les époux et je n'ai pas à m'y interposer.

Arquant néanmoins un sourcil, il semblerait que le Prince laissa place à ses émotions qu'il en oublie de refermer son esprit. De ce fait, je comprends la foulée d'émotion qui viennent de lui et je montre un petit sourire en coin tout en restant silencieuse. La vie est un parcours d'obstacle régulier et elle nous teste sans cesse. C'est à nous de montrer qu'on peut surmonter tout ça. Tout le monde à souffert là-dedans et elle plus que quiconque. Julianne s'accrochait à moi et je ne la rejette pas. Bien au contraire, cela me fait plaisir de la soutenir, de l'épauler et de la guider. Jamais je ne pourrais réellement l'abandonner. Elle est ma seule famille et j'y tiens comme à la prunelle de mes yeux. Elle est la seule chose qui m'a permis de passer le reste de ma vie en Angleterre alors que des politiciens véreux espérait me faire revenir dans mon pays natal. Je la laisse pleurer mais je tente de la rassurer.


« - Tu as fait de grandes choses mais nous avons tous nos limites. Maintenant, tu as besoin de soutien, d'aide et des personnes qui t'aime. Accepte de partager ton fardeau avec nous, Julianne »

Mon ton était plutôt calme mais aussi soulagée. Le fait de la serrer ainsi, j'étais contente. Nous nous étions disputées mais ce geste a mis fin à cette querelle passagère. Nous sommes là pour elle, nous sommes là pour la guider, nous sommes là pour l'aider. Je regarde Ludwig avec un air d'accord tandis que je reste près d'elle mais je bouge un peu, histoire de me placer correctement car je commençais à avoir mal au derrière assise comme je l'étais. Cependant, je garde ma meilleure amie près de moi et je ne compte pas m'en séparer. Elle pleure et elle a besoin de moi.

«-  Permets-nous de t'aider... Quoique tu pense...  »

Nous avons toujours été liées par quelque chose qui nous a toujours échappé mais dans nos malheurs, nous nous sommes toujours rapprochés et cela n'a pas changé. Aujourd'hui encore, je suis une personne qui lui est loyale et fiable. Quoiqu'il soit arrivé, je suis toujours revenue vers elle. Cet événement n'y changera rien
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