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Raccourci, retard, rencontre [Jenni]

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Malka Covey Black
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Mar 17 Mai - 4:34
17 mai 2006

Elle avait voulu jouer, et bien, elle avait perdu. Incapable de rester plus longtemps debout, Malka se laissa glisser le long du mur jusqu'à se retrouver assise par terre, et se servit de ses mains pour étendre ses jambes. Maudits nerfs ! Elle l'avait sentit venir pourtant, et ça n'était pas la première fois. D'habitude, il n'y avait pas de problème : elle accélérait, voire sprintait presque jusqu'à la salle du classe du jour, posait ses fesses sur une chaise, et la crise passait pendant qu'elle écoutait sagement le cours. Les Doloris brefs mais quasi quotidiens de la Grande pendant sa captivité, trois ans auparavant, avaient laissé leur marque. Ses nerfs avait littéralement "grillé" et parfois, ils réagissaient tout seuls, lui donnant alors l'impression qu'on lui enfonçait des milliers d'épingles dans les bras ou les jambes (plus rarement, les deux en même en temps, et une ou deux fois, le visage, ce qui était assez horrible). Ca picotait, ça "fourmillait". Vous saviez, comme quand vous restiez trop longtemps appuyé sur votre coude, que le sang ne circulait plus assez et que tout d'un coup, vous aviez le bras engourdi et qui picotait ? En plus fort. Heureusement pour elle, Malka avait acquis une bonne tolérance à la douleur et elle supportait relativement bien ces moments. Non, le plus gênant était que quand cela arrivait, elle était incapable de se servir de ses membres jusqu'à ce que cela passe.

Oh, il y avait des trucs. Sa sœur Aetha lui avait offert une plume qui pouvait noter ses pensées : un vrai bonheur quand elle se retrouvait incapable de prendre des notes elle-même durant un cours, les doigts trop engourdis pour ne serait-ce que se refermer autour du manche de sa propre plume. Pour ses jambes en revanche, il n'y avait pas grand-chose à faire : se précipiter vers sa destination dès qu'elle ressentait les signes avant-coureurs, et s'asseoir pour les prochaines dix à vingt minutes en respirant calmement.

Chose qu'elle avait complètement raté aujourd'hui. De tous les jours pour oublier ses gants de botanique ! Elle s'était mise en retard, avait remonté en courant les escaliers de la tour de Gryffondor, un effort qui n'avait fait que précipiter les signes. Elle l'avait sentit en dévalant quatre à quatre les marches des escaliers tournants, les gants rajoutés à la hâte à son sac. C'était devenu net quand elle était arrivée en bas, et haletante, elle avait décidé d'utiliser un raccourci révélé par les Maraudeurs pour arriver aux serres avant qu'il ne soit trop tard. Ca n'avait pas suffit. Résultat des courses ? Elle avait finit par s'effondrer au beau milieu d'un couloir très peu fréquenté, ignoré par la majorité des élèves,  et maintenant elle était coincée ici jusqu'à ce que passe ce qui s'annonçait comme une assez grosse crise pour ses jambes.

Est-ce qu'être toute seule ici était une bonne ou une mauvaise chose ? Elle allait entre très en retard en cours, et n'aurait pas du se trouver là. Si quelqu'un l'avait vu, elle aurait pu recevoir de l'aide. D'un autre côté, elle n'en avait pas vraiment besoin, il fallait juste se montrer patiente. Finalement, c'est bien mieux comme ça, ça lui éviterait de s'embarrasser. Elle tenta d'agiter ses orteils pour voir où ça en était, ce qui ne fit que lui envoyer un éclair remontant le long de sa jambe. En tant normal, elle se serait efforcée de retenir une grimace, mais puisqu'elle était assurément seule, elle s'autorisa un soupir/gémissement, et renversa la tête contre le mur. Si les plans de Julianne réussissaient, si elles arrivaient à trouver Avalon… Alors elle pourrait boire à la fontaine et tout ce cirque serait vraiment termi…


 

Des bruits de pas dans sa direction ! Par pur instinct, elle s'était redressée, la main gauche appuyée au sol pour se soutenir, la droite pointant la baguette vers le sombre bout de couloir d'où venait le bruit.

"Qui est là ?" demanda-t-elle le plus fermement possible.

On était à Poudlard, donc théoriquement en sécurité. Mais des "accidents" arrivaient, comme pendant la conférence de Harry. L'idée d'être coincée par terre face à un potentiel danger était insupportable. Mieux valait prendre ses précautions dès le début
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Jenni W. Malefoy
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¤ Enseignante à l'Institut d'Auror
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¤ Mère d'un petit Ewan Cygnus Malefoy né le 05.02.2007.
¤ Membre de l'Ordre du Phénix
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Mar 17 Mai - 16:48
Journée du 17 mai 2006
Coursives de Poudlard

Et une garde supplémentaire... Si cela continue, je vais croire que le Ministère ne peut plus se passer de moi... Mais bon sang, je m'ennuie dans ses satanés gardes...  Pfff.. On ne fait que marcher dans les lieux engorgés de sorciers et sorcières en tout genres... Cela en devient gavant... Je regrette presque l'époque de Voldemort, j'avais du vrai boulot là au moins. … … … Ah non, je ne fais pas commencer à devenir comme ma meilleure amie et exaucer tout et n'importe quoi... Je peux être téméraire mais pas au point de créer d'hécatombe... Quoique... J'en ai déjà créer avant de mourir une première fois... car si je compte le tout, je suis morte deux fois. Une fois pendant mes années d'études à Poudlard où je me suis suicidée depuis la plus haute tour du château de l'école et la seconde lors de ma transformation en vampire... Bien que ma première mort ait mystérieusement disparu de toutes les archives, la seconde quant à elle est encore bien présente dans les esprits puisque c'est à l’hôpital Sainte-Mangouste que tout à eu lieu. Mais je ne suis pas du genre à regretter d'éventuelles attaques en tous genres... Mais je peux dire que j'ai désormais une longue vie devant moi... Étonnement depuis ce fameux jour, je ne vois plus la vie de la même façon et j'en profite encore plus maintenant. Mais tout est relative car je peux en profiter durant des siècles... En espérant que je ne devienne pas marginale par la suite. Il paraît que l'usage des disciplines vampiriques entraîne la perte de son humanité et c'est quand même par humanité que je suis devenue une Auror confirmée et reconnue par mes paires bien que cela n'a pas toujours été évident. Cependant, ce qui est passé appartient au passé et je en suis pas du genre à me plaindre de mon passé qui n'est pas si mauvais.

Après avoir vu ce maudit planning, je lâche un soupir et je quitte irrémédiablement le Ministère afin de démarrer ma journée et aujourd'hui, je commence plus tardivement que d'habitude. C'est ma semaine d'après-midi/nuit donc en regardant ma montre, il est surprenant de voir qu'il est à peine quinze heure. Marchant dans les coursives du ministère, je retourne sur mes pas d'il y a moins de dix minutes et lorsque je fus suffisamment éloignée, je me permets de transplaner jusque devant Poudlard.  Je me rappelle des règles en vigueur et je sais qu'il est impossible de transplaner dans l'enceinte de l'école. Cela a toujours été comme ça et je ne suis pas sûre que cela changera de sitôt. C'est dans cette même école que j'ai appris à transplaner d'ailleurs et je m'en sers encore régulièrement. C'est quand même pratique de pouvoir se déplacer en quelques secondes d'un endroit à un autre sans crainte. Quoique ça, ce n'est pas réellement sûre car il faut quand même bien se concentrer afin de ne pas perdre un bras ou une jambe dans le lot. Ce serait dommage. Signalant mon arrivée, je passe la barrière qui était initialement fermée mais je connais les combines même si je reste discrète là-dessus. Sait-on jamais, cela peut être utiliser à mauvais escient. Et surtout, je prends soin de la refermer derrière moi. Je ne suis pas là pour perturber le bon fonctionnement de l'école.

Non, je ne suis pas là pour une conférence et vu comment s'est passé celle de mon camarade, Harry, je ne tiens pas vraiment à ce que cela recommence. Mais j'ai bien lu les rapports et il s'est passé exactement la même chose que lorsque je me trouvais auprès de mon Prince alors qu'il venait de me promouvoir à un autre poste au sein du clan de Londres. Un fin sourire apparaît sur mon visage tandis que je marche dans le parc... J'ai tant de souvenirs ici. Portant une tenue simple, le temps clément me permet de ne pas la salir dans l'immédiat mais la météo c'est comme la Magie, on ne sait jamais quand cela change. Au pire, je ne suis pas en sucre et je vis depuis assez longtemps pour savoir comment me débrouiller et l'anglais est devenue pour moi comme ma langue natale que j'exerce encore de temps en temps. En fait, toutes les langues... Quand on a la chance de pouvoir parler plusieurs langues, il faut faire ce qu'il faut pour en conserver l'usage. Revenant à la réalité, je laisse mes souvenirs se mettre dans un coin de ma tête et je savais que je devais prévenir le directeur de ma présence dans les locaux. En fait, je ne sais pas si c'est une bonne idée... Le directeur et moi sommes pas vraiment en bon terme malgré qu'il soit mon sire dans la tradition vampirique. Mais cela a toujours été comme ça, même à l'époque de mes études à Gryffondor. Durant tout le long de mes études, ce château et cette maison ont toujours été un second chez-moi. Le choixpeau a raison en disant que c'est aussi chez nous ici.

Je m'apprêtais à me rendre dans un autre couloir lorsqu'un frisson caractéristique me parcourt l'échine. Je m'arrête et je ferme les yeux tandis qu'une brise se balade dans le coin avant de revenir m'avertir. Oui, je sais, je suis une sorcière puissante mais j'ai travaillé toute ma vie et certains dons comme celui de maîtriser le vent et l'air provient d'une maladresse qui finalement me sert beaucoup.Tout le monde a besoin d'air et même si je ne m'en suis jamais servie pour tuer, le vent a déjà servi à blesser... Grièvement blessé...  Je peux donc aisément étouffer quelqu'un sans même le toucher et honnêtement, plusieurs choix s'offrent à moi. Cependant, je ne suis pas membre de ses sorciers sanguinaires même si mon héritage me contredit. Mais c'est un aspect que je suis la seule à connaître... Pour le moment du moins et le jour où il sera révélé, je devrais affronter les représailles la tête haute.  Au vu de la situation et de la mentalité du Ministère, je ne suis pas sûre que de révéler un tel héritage soit une bonne idée en soi. Alors je patiente...

Je reprends ma marche mais cette fois, je me laisse guider par le vent m'ayant alerté. Je ne cherche pas à être discrète et je ne suis pas du genre à laisser quelqu'un fragilisé derrière moi. Cela ne l'a jamais été et même si moi, je faiblis par moment, je ne me laisse jamais aller. Si je baisse les bras , qui viva pour moi ? Et je protégerais qui ? Personne, absolument personne. Baguette en main, je ne m'en sers pas et j'entends une voix. Bien que l'on soit à Poudlard, les événements de ses dernières années prouve que personne est en sécurité où qu'il soit. Montrant un sourire, je connais cette voix pour l'avoir entendu plusieurs fois...  


« - Tu n'as rien à craindre d'une Auror...  »

Je sors de l'ombre et je me fixe devant elle attendant qu'elle baisse sa baguette. Et je profite de ce moment pour la regarder. Elle semble fragile sur l'instant et même si elle s'est relevée, son teint plutôt blême ne me rassure pas sur le fait qu'elle se sent bien. Une fois qu'elle a baissé sa baguette, je me dirige vers elle afin de la soutenir. Je ne peux décidément pas la laisser comme ça et je m'agenouille à côté d'elle.

« - Hey, ça n'a pas l'air d'aller. Tu veux un coup de main ?  »

Je remarque son sac et les gants qui en dépasse. Je me montre courtoise et souriante. Bien souvent, le sourire fait beaucoup surtout lorsque l’élève est plutôt méfiante. Je baisse les yeux sur sa robe et je souris de plus belle en voyant le blason qui apparaît sur la fameuse tenue obligatoire. Comment ne pas le reconnaître, je l'ai porté pendant six longues années et celui-ci n'est pas prêt de changer. Ainsi cette jeune élève appartient à la maison des braves et des téméraires. En fait, même si cela aurait été un ou une élève de la maison Serpentard, je l'aurais quand même aider mais il sera peut-être plus facile de discuter avec une gryffy qu'une serpy. Je reste à ses côtés et je pose mes yeux bleus sur elle. Je ne suis pas agressive mais plutôt chaleureuse avec elle. Maintenant que je vois sa tête, je me rappelle d'elle. Elle faisait partie des témoins lors du procès et je me rappelle aussi de son identité.

« - Si je me souviens bien, tu dois être Malka non ? Je suis Jenni, on s'est croisé plusieurs fois notamment lors du … procès... Tu te souviens ? »

J'ai dit le mot « procès » avec une certaine réserve car je peux comprendre que cela a pu en traumatiser plus d'un. Pour une jeune enfant, ce n'est jamais simple surtout que les actions sur place sont loin d'être rassurant et correct pour un mineur. Je pose une main sur son épaule pour la rassurer et je ne la lâche pas des yeux. Ma baguette est toujours dans ma main mais je ne m'en sers pas contre Malka. J'ai pas intérêt sinon j'en connais un qui va venir me botter le derrière et le pire, cv'est qu'il le fera avec plaisir. Et... Je n'y tiens pas, je suis assez souvent en litige avec lui pour ne pas risquer mon métier pour ça.
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Malka Covey Black
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Mar 17 Mai - 18:33
La personne toujours invisible au bout du couloir s'annonça de manière plutôt cryptique. Elle ne pouvait pas simplement donner son nom, comme une personne normale ? Une Auror ? Imperceptiblement, Malka commença à se détendre, même si elle garda sa baguette tendue devant elle. Si la personne inconnue était vraiment une Auror, et bien, c'était une collègue de son père, et il n'y aurait effectivement pas de danger. D'un autre côté… qu'est-ce qu'une Auror fichait en plein après-midi à Poudlard ? Est-ce qu'il y avait une raison particulière de devoir protéger le château ?

Malka inspira profondément en dévisageant la figure émergeant de l'ombre. Elle ne devait pas se laisser paniquer, ça ne servait à rien Et puis, la jeune femme en face d'elle souriait et avançait lentement vers elle. Pas exactement l'attitude de quelqu'un d'inquiet à propos d'un quelconque danger. Et, elle n'a pas mal au petit doigt. Pas de magie noire en vue, donc.  En face d'elle se tenait une femme très blonde, en élégante tenue de bureau aux couleurs claires. Sa baguette à elle aussi était sortie, quoi que pas brandie de manière menaçante. Elle semblait simplement là, prête à l'emploi où. C'était une position à laquelle la jeune Gryffondor pouvait facilement s'identifier : elle-même avait souvent la même attitude. Elle baissa donc lentement sa baguette, en continuant de dévisager l'inconnue. Elle se sentait un peu rebelle de le faire, car après tout, dévisager était malpoli mais… elle était coincée par terre, clairement en position d'infériorité. Le moins qu'elle puisse faire était se renseigner en observant, et pour ça, elle était bien obligée de lever les yeux.


 

La jeune femme ne laissa cependant pas cette inégalité spatiale perdurer très longtemps, et vînt s'agenouiller près d'elle. Malka retint un mouvement de recul, malgré le sourire aimable de la jeune femme. C'était une situation étrange. Elle n'avait plus vraiment peur, mais elle était un peu embarrassée et ne se sentait pas vraiment à l'aise non plus. Elle tenta vaguement de rendre son sourire à Jenni.

"Merci, ça va aller, une fois que ça sera passé. Il n'y a rien d'autre à faire qu'attendre."


 

Au mot "ça", elle avait désigné ses jambes d'un geste vague. Ca piquait toujours furieusement, et elle aurait été bien incapable de tenir debout si elle avait été assez stupide pour essayer maintenant. C'était épuisant de devoir toujours justifier son état de santé, y compris à des inconnus, même si celle-ci faisait toujours les efforts pour paraître sympathique. D'ailleurs, une inconnue… Non, elle avait déjà vu sa tête quelque part. Square Grimmaurd peut-être, lors de l'une des anciennes réunions de l'Ordre ?  Celles-ci se faisaient rares ces temps-ci. Quoi que, honnêtement, leurs fêtes de famille rassemblaient en général assez naturellement la moitié des membres…

 

Malka baissa la tête sous le regard bleu franc de son interlocutrice, désormais très proche d'elle. Ca n'était pas un regard belliqueux mais il lui donnait l'impression d'être scrutée, examinée au microscope, et ça la mettait mal à l'aise. Apparemment, l'Auror la connaissait, elle, puisqu'elle venait de l'appelée par son prénom. Encore une fois, la troisième année se sentit singulièrement et désagréablement à inégalité (ce qui était un peu stupide puisque hiérarchiquement, elle était l'inférieure de tous les adultes de cette école, et de la moitié de ses condisciples). Jenni… Oui, maintenant ça lui rappelait quelque chose, surtout si elle parlait du procès.

"Je ne risque pas d'oublier. J'ai rarement été aussi humiliée de ma vie. Tout le monde l'a été, ce jour-là."

Et elle comptais là dedans les huit mois pendant lesquels elle avait vécu dans sa propre crasse ! Cette… chose avait été une mascarade horrible pendant laquelle, son chat pour seul allié, elle avait dû angoisser claustrophobie et témoignages les plus déprimants, avant de se retrouver elle-même à devoir témoigner. L'accusation l'avait obligée à revivre chaque horrible instant de sa captivité, alors même que ses parents écoutaient, avant de conclure magnifiquement en la forçant à déballer tout son dossier médical à la barre. Pour prouver les "séquelles" dont elle "souffrait". Toutes les personnes encore présente dans la partie à huis clos avaient eut le droit d'en apprendre sur ses cauchemars, ses phobies et son stress post-traumatique en général. Tout le monde avait entendu parlé de ses nerfs grillés qui faisaient des leurs quand ils voulaient, des douleurs fantômes dans son petit doigt, de la manière dont il avait fallu faire repousser tous ses ongles et effacer toutes ses cicatrices. Malgré elle, elle était ressortie de là plus victime qu'elle n'y était rentrée, un statut débilitant qu'elle s'efforçait tous les jours de dépasser. Elle ne voulait plus de la pitié des gens, elle avait besoin de se voir forte et maîtresse de sa propre vie. Elle n'était pas juste une collection de handicaps !


 

"Vous êtes restée après le huis clos."

Ca n'était une question, mais une affirmation, prononcée d'un ton calme où perçait une note de défaite. Elle garda les yeux baissés : l'inégalité dans leur relation était absolument présente. Jenni  connaissait toutes ses faiblesses, qu'y avait-il à ajouter de plus ? Quoi qu'elle puisse dire, elle ne serait jamais jugée de manière neutre. Dans de telles circonstances, toutes la colère qu'elle avait pû ressentir contre le Ministère de la Justice Magique elle-même ne servait à rien. Elle frissonna en sentant la main de l'Auror se poser sur son épaule, et son regard qui la fixait toujours.

"Et vous, vous y étiez pour quoi ?"

Elle n'avait pas témoigné avant elle, et elle n'avait pas souvenir de l'avoir vue du côté des témoins (mais en même temps, elle s'était donnée beaucoup de mal pendant ce procès pour ne regarder quasi que Nocturne, son chat). Sitôt sa propre contribution terminée, Malka s'était littéralement enfuie du Magenmagot. Familles sans doute, auquel cas, la question qu'elle venait de poser était cruellement indélicate. Mais après tout, c'était l'Auror qui avait mis en premier le sujet sur le tapis.
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Jenni W. Malefoy
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Lun 13 Juin - 16:48
Je suis loin d'être bête. On ne me surnomme pas « Prodige » pour rien. Parfois, cela a la fâcheuse tendance à me fatiguer mais je ne peux plus rien faire contre une réputation du passé. C'est le genre d'étiquette qui me collera à vie... Malheureusement... N'empêche, revoir ce blason me rend quelques souvenirs aussi bien agréables que désagréable. Le Choixpeau et les Enseignants ont raison de dire que c'est notre seconde famille. J'ai vécu de très belles années ici et cela m'a permis de me détacher de l'influence de mes grands-parents qui ne sont pas très catholiques. Je ne me suis jamais entendues avec eux et je ne regrette pas d'avoir couper les ponts avec eux... J'observe la jeune élève et je garde le sourire. Je ne lui en veux pas de me dévisager. En fait, je préfère qu'on me dévisage qu'on me lève la main dessus. Je ne faisais rien de grave et je la regarde simplement. Je ne veux pas la brusquer ou encore lui faire peur. Là-dessus, il suffisait que je montre ma véritable forme lorsque je ne dissimule pas mon aspect vampirique. Cependant, je suis encore humaine, peut-être trop et je n'ai pas encore dit ma façon de penser. Je ne veux pas perdre cet aspect et devenir sans cœur sinon faire ce métier n'aurait plus aucun sens. Que faire si je perds tout ce qui a fait que j'ai embrassé la même voie que mes parents ? Cela n'aurait plus aucun sens. Je porte ma baguette à ma bouche afin de la coincer et je m'occupe de mettre ma chevelure blonde en chignon avant d'utiliser ma propre baguette pour les attacher. C'est du nawak mais je m'en fous tant que cela tient. Depuis des années, mes cheveux continue de pousser et plus, ils sont longs, plus la baguette tiendrai dans ce méli-mélo couleur soleil.

Elle me dit alors que cela ira mieux quand ça sera calme. Je baisse alors les yeux afin de regarder ce qu'elle me montre. Ah... cela peut-être problématique effectivement. Relevant la tête, je la regarde avec ce même sourire. Je crois savoir comment l'aider. Je lève mon poignet doit afin de regarder ma montre et je constate que on est pendant des heures de cours et qu'il n'y aura personne. Du moins, pas autant de monde que lors des repas ou des temps de récréation. Je reste agenouiller à ses côtés avant de prendre la parole.


« - Je peux te soulever si tu dois te rendre quelque part. »

Je cherche juste à la détendre un peu car dans le fond, je me reconnais à son âge. Je ne voulais jamais qu'on m'aide et je n'aimais pas qu'on me voit affaiblie. Mais je n'étais pas en Angleterre les premières années de ma carrière scolaire. Vu que je ne suis pas née au Royaume-Uni, je n'ai pas été admise de suite à Poudlard. J'ai fais d'abord un passage en Grèce. Ce n'est pas une grosse école et elle est beaucoup moins réputée qu'en Angleterre mais elle suffit et elle fournit un très bon enseignement.  Poudlard, c'est plusieurs crans au dessus. Mais je ne regrette pas mon passage là-bas. Au contraire, c'est là-bas que tout à commencé et j'ai simplement achevée ma carrière ici à Poudlard dans la maison des rouge et or. Au départ, ce n'était pas ça mais vers la fin de mes années, j'ai rapidement compris que le Choixpeau avait fait le bon choix. Mais je n’étais pas Harry et je n'avais pas la faculté de choisir ma maison vu que je ne les connaissais absolument pas. Restant aux cotés de la jeune Gryffondor, je garde ce sourire chaleureux tandis qu'elle parle de cette humiliation ainsi que tout ce qui va avec. Il est vrai que ce procès n'est pas le plus représentatif de la fameuse justice magique mais c'était une situation compliquée...

« - Oui, je suis restée après le huit-clos. Au départ, je devais veiller sur la sécurité du personnel judiciaire ainsi que des accusés le temps du procès. Malheureusement, cette... erzate dont ce sont emparés les médias n'a réellement rien à voir avec un réel procès et je suis sincèrement désolée de tout ce qui a pu se passer là-bas. Mais rassure-toi, je ne suis pas là pour te juger. J'ai passé l'âge des réprimandes ou des moqueries en tous genres. »

Je suis réellement sincère. Tout ce qui s'est passé là-bas m'ont désolée et j'avais les yeux baissés en parlant de ça. Ce que j'avais vu là-bas ne ressemble pas à un procès habituel... Le vrai procès dont je suis habituée à participer de manière passive afin d'assurer la vie des magistrats et greffiers. Être Auror n'est pas seulement chasser des Mages, il faut aussi intervenir auprès de la population ou encore lors des procès comme au sein du Magenmagot. Mais dans ce procès, j'avais eu un autre rôle apparu bien plus tard à la surprise générale. Cependant, je pense que je n'ai pas besoin de le rappeler à la concernée qui a assez souffert de tout ça. Par ailleurs, mon sourire avait disparu comme si je me sentais responsable des événements... Mais comment rassurer une jeune fille qui a tant subit lors de ce procès. Je relève mes yeux bleus sur la blonde gardant un aspect plutôt neutre après avoir montrer mon air sincère.

« - Comment va ton chat ? »

Autant parler d'un sujet bien joyeux et je me rappelle qu'elle était cramponnée à son chat presque tout le temps du procès. Bien que je n'étais que passive, je savais parfaitement ce qu'elle ressentait vu que je dispose d'une « empathie » naturelle avec les autres... Pour le plus grand malheur de beaucoup de personnes. Peut-être est-ce aussi des avantages que j'ai hérité avec mes dons quelque peu hors paire. Allez savoir.
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Malka Covey Black
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Mar 14 Juin - 14:45
Toute la situation était tellement... bizarre. Malka ne savait même pas vraiment pourquoi. Peut-être parce qu'elle se retrouvait seule avec cette quasi inconnue dans un couloir qu'elle n'utilisait presque jamais, mais elle avait presque l'impression d'avoir changé de dimension. Elle regarda la jeune femme se faire un chignon indiscipliné avec sa baguette, un geste si ordinaire qu'il lui semblait en cet instant presque incongru. Pourquoi est-ce qu'elle avait cette impression si étrange ? Tout était calme. Mais bon, elle prendrait l'atmosphère bizarre contre la peur à la minute. Dans le silence qui commençait à s'installer, elle se dit que c'était peut-être ça : Jenni la regardait comme si elle, Malka, avait été un animal sauvage à ne pas brusquer. L'Auror bougeait doucement, ne faisait pas de bruit, lui souriait d'un air énigmatique. Etait-ce parce que la petite Griffondor avait levé sa baguette pour se défendre éventuellement qu'elle agissait ainsi ? Malka aurait été bien surprise que l'on puisse réagir ainsi à sa baguette : une troisième année ne devait pas sembler bien menaçante à une Auror...Ou peut-être était-ce de la gentillesse qui prenait une allure surréelle à cause du décor ? Dans tous les cas...



"Non merci. J'ai un mot d'excuse pour ce genre de choses, je rattraperai mon cours plus tard."



Jamais elle n'allait accepter de se faire porter comme un bébé ou une invalide, jusqu'à son bureau ! Elle avait quatorze ans ! Et c'était vrai qu'elle avait un mot d'excuse. Elle ne serait même pas obligée de dire qu'elle avait eut une crise. Elle pourrait juste prétendre qu'elle avait dû aller en urgence dans la Salle de Bain des Préfets à cause de ses jeunes pouvoirs d'élémentaliste. Bénie soit Julianne ! Elle releva la tête et regarda Jenni avec un dernier relent de défiance. Elle ne voulait pas recevoir de morale sur l'absentéisme scolaire. Elle était une étudiante "sérieuse et appliquée", à défaut d'être brillante, et elle étudiait dur le soir pour rattraper ses retards et conserver de bonnes, voire très bonnes notes dans certaines matières. Les Potions restait son dernier bastion à conquérir, mais en ce moment, c'était le cadet de ses soucis. Et puis, dans deux jours, elle allait peut-être partir pour Avalon. Et alors, de peut-être en peut-être, elle pourrait boire dans la fontaine magique et ses nerfs ne feraient plus jamais de crise. Elle était peut-être en train de vivre la toute dernière !



"De toute manière, je n'ai rien fait de mal. J'aurais juste voulu que ma vie privée reste privée. Que le reste du monde puisse débattre de ma santé, que ma famille ait entendu la moindre horreur m'étant arrivée n'a pas apporté plus de justice."



Elle l'avait dit sans morgue. Il n'y avait personne contre qui s'énerver directement, et ressasser cette histoire la fatiguait. Pourquoi est-ce que Jenni l'aurait "réprimandée" ? Certes, des Serpentards auraient pu se moquer d'elle, la traiter de froussarde, de pleurnicheuse... Et encore, sa cousine Maryna était leur préfète et ne l'aurait pas toléré. Elle n'avait strictement rien fait de drôle ou critiquable, même s'il était vrai qu'elle aurait préféré qu'aucune information ne filtre.



Jenni laissait toutefois entendre qu'elle non plus n'approuvait pas ce qui s'était passé. Elle avait presque l'air... coupable. Mais pourquoi ? Malka ne savait même pas qui était exactement responsable de ce procès désastreux, mais ça n'était probablement pas le personnel de sécurité !



"Nocturne ? Il doit être en train de faire la sieste dans les dortoirs de Gryffondor. Il porte bien son nom, et s'éveille surtout à la nuit tombée."



La question la déroutait, mais parler de animal de compagnie chéri lui arracha un léger sourire, et elle se détendit très légèrement. Ses grands yeux bleus resteraient ouvert toute la nuit, reflétant la lumière comme de véritables veilleuses. Elle était persuadée que le félin veillait véritablement sur elle, d'ailleurs. Et il savait toujours se tenir tranquille quand elle voulait le câliner. Ils s'étaient bien trouvés, c'était sûr, et il lui était d'un réconfort immense. Elle s'y était accrochée férocement pendant le procès, et pouvait sans peine imaginer le tableau misérable qu'ils avaient dû former. Peu improtait. Nocturne était trop bon pour qu'elle ait honte d'avoir besoin de lui. Mais elle n'était plus non plus une petite fille qu'on apprivoisait en parlant Quidditch ou animaux de compagnie, et elle aussi avait des questions.



"Je peux vous demander pourquoi vous êtes à Poudlard ? Est-ce que l'école a besoin d'une protection spécifique ?"
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Jenni W. Malefoy
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Sam 16 Juil - 15:54
L'humilité permet souvent de montrer que chaque personne en faisant preuve n'est pas un monstre ou autres créatures dont on ne parle jamais dans les livres d'étudiants. Il est vrai que les cours reçu au sein de cette école sont d'excellentes qualités et cela me rappelle l'année où j'ai enseigné... Cette année, cela avait complètement tourné en caouette que j'ai du dépanner Dumbledore. Celui-ci avait accepté que je gère les cours des cinq premières années en raison de mes compétences mais cela remonte et maintenant, je ne pourrais plus le faire. Mais cela reste malgré tout un agréable comme mauvais souvenir. C'est vrai que cela paraître bizarre mais c'est assez surprenant. Je ne cherche pas à la juger comme un animal sauvage ou de compagnie. Même en animal tout court. Je ne suis pas là pour ça et j'ai vouée presque toute ma vie à protéger les gens comme Malka ou n'importe quel autre sorcier. Il est vrai que peu de gens sont comme ça mais l'expérience m'a fait comprendre qu'il faut savoir rester à sa place. Peut-être qu'un jour, si je monte en galon, j'en saurais plus sur ce qui nous entoure en détail. Mais pour le moment, je suis un peu comme elle avec les années d'écart. J'hoche la tête lorsqu'elle refuse de se faire porter et même si je ne suis pas dans sa tête, je peux comprendre les raisons. Je suis passée par là moi aussi même si cela n'était pas les mêmes circonstances. Lorsque j'ai affronté le Seigneur des Ténèbres et que j'étais incapable de bouger... Il faut dire que j'avais pas toute ma tête mais je me rappelle de ce visage... je ne peux pas l'oublier... Et je ne le pourrais jamais. L'intensité de la torture vécue là-bas n'est pas la plus efficace mais j'en porte encore des cicatrices comme c'est le cas sur le haut de ma jambe droite. J'ai été pénalisée pendant des semaines et des semaines car j'avais fait une infection par-dessus... Et je n'oublie pas mon épaule droite... Je ne suis pas prête d'oublier tout ça et la jeune femme devant moi subira les mêmes effets « secondaires » si on peut appeler ça ainsi. Incapable de me défendre imputée de cette façon, j'avais cette impression d'être handicapée. Car bien entendu, comme un problème n'arrivait pas seule, on m'avait détecté une fracture interne avec flux sanguin sous cutané...  Je peux dire que j'ai douillé lorsque j'ai du me faire soigner. Bien souvent, on se croit invincible mais c'est le parfait contraire. J'affichais un visage plutôt gai malgré les pensées qui me passaient par la tête. Mais je les chasse rapidement et je ne préfère plus y penser.

C'est alors que la jeune Malka donne une phrase qui prend tout son sens. Et là-dessus, je comprends tout à fait son point de vu. La célébrité ne fait pas tout et je suis bien placée pour le savoir. Il fut une époque où Harry Potter avait sa célébrité et je ne suis probablement pas loin derrière. Il faut dire que ma carrière a été suivie par de très nombreuses personnes et il n'est pas rare que j'ai envie de tout arrêter pour recommencer à zéro. Combien de fois cette idée m'est passé par la tête ? Je ne peux malheureusement pas compter car je ne suis vraiment pas sûre d'avoir assez avec mes vingt doigts... C'est vrai que je n'aurais pas du aborder le sujet et Sirius va probablement lui m'en mettre plein les oreilles s'il vient à apprendre ce que je venais de faire. Cependant, je  ne cherche pas à faire de Malka une ennemie... Elle fait partie des personnes que je me suis engagée à protéger via mon serment d'Auror. C'est alors qu'elle parle de son chat et un sourire revient sur le visage qu'est le mien. J'essaye de ne pas aller trop loin dans mes questions ou mes suppositions... Mais pour moi, ce procès a été une belle connerie et cela ne reflète pas la réalité des choses... Et c'est une chose que les média n'ont pas hésiter à s'emparer comme à chaque fois. Non, il est clair que je ne suis pas contente de tout ça mais au final, que pouvais-je y faire ? Rien de plus... Dans le fond, je voulais changer ça... On en vient à parler de son chat. J'avoue qu'au départ, cela m'avait fait sourire et le fait de la revoir avec son chat me fait penser qu'ils doivent avoir un lien même si je comprends le point de vu de la jeune élève. J'ai vécu un procès similaire mais heureusement pour moi, il était fermé au public et après quatre mois de bataille, j'avais gagné le droit de rester en Angleterre... Tout ça parce que j'avais des grands-parents véreux qui voulait mettre la main sur la richesse de mes parents dont j'ai hérité aujourd'hui. J'ai eu gain de cause et depuis, j'ai définitivement coupé les ponts avec mes grands parents des deux côtés. Je ne les comprenais pas, ils étaient si narcissiques et tout se passait autour d'eux. Je comprends pourquoi mes parents s'en sont rapidement éloignés et qu'ils sont aller contre leur décision de refuser le mariage... Leur vie n'a pas été simple et la mienne ne l'aurait pas été si j'étais partie avec eux... Avec mon grand-père enfermé dans cette prison en Europe, ce serait pire. Je reviens à la réalité lorsque la jeune Gryffondor me pose à son tour des questions et je regarde à côté d'elle avant de lui demander.


« - Je peux ? »

Je ne cherche pas à la brusquer mais juste à lui montrer que je ne lui veux aucun mal. Je garde le sourire chaleureux et j'attends son accord avant de m'y mettre. De toute façon avec sa crise, elle ne pouvait pas aller bien loin alors vaut mieux que je me mette à côté d'elle pour parler tranquillement. Et ce que je m'apprêtais à dire n'a rien de confidentiel. C'est connu de tous et même les médias s'en sont emparés. Rien ne leur échappe à ceux là... Parfois, elle irait bien donner des coups de pieds dans le derrière aux journalistes afin de leur faire comprendre certaines choses. Une fois assise, je  replie une de mes jambes et je place son coude droit dessus. Je suis juste un peu moins tendue qu'un peu plus tôt mais cela fait partie des choses que je cache car même si je n'ai pas peur, je garde une appréhension car j'ai l'impression de tourner en rond avec tout ce qui se passe. Okay, j'adore les trucs sans queue ni tête mais là... Cela devient grossier et même blâmant pour les services de sécurité. Je déteste être impuissante dans ce genre de cas et je déteste tourner en rond comme une bête en cage. Levant la tête vers Malka, je garde mon sourire discret avant de répondre à ses questions.

« - Je peux te répondre, ce n'est pas un secret d'état. Depuis les derniers événements, le Ministre par intérim tient à rassurer la communauté sorcière et des enquêtes ont été ouvertes. Comme il y a eu un événement ici, mon département à reçu l'ordre de faire des gardes afin de surveiller un maximum de secteur malgré que les protection de l'école ont été renforcés. Et pour être honnête, je préfère ça à Azkaban... »

Cela fait quelques années maintenant que les détracteurs ne servent plus de gardiens dans cette prison mais bel et bien de bourreaux. Bien que j'affectionne l’île prison pour pouvoir me débarrasser des cas les plus graves en m'appropriant leur ichor si sacré, je n'aime vraiment pas me « pavaner » à travers tous ses prisonniers dont la plupart ont fait parti des différentes opérations auxquelles j'ai participé pour le compte du Ministère. Je grimace d'ailleurs en parlant de cet endroit qui est tout sauf accueillant. Il faudrait être aussi timbrée que Bellatrix Lestrange pour apprécier ce lieu de torture et de douleurs... Chaque fois que j'y mets les pieds, je ressens la douleur par inadvertance en raison de mes capacités de vampires. Ce lieu n'est pas sain pour mon esprit et encore moins pour celui de mes camarades... C'est peut-être pour ça qu'un roulement perpétuel s'applique et que chaque Auror qui y va pour y faire de la surveillance n'y reste jamais plus de sept jours. Fixant un point vide des coursives, je garde mon sourire en coin qui est revenu et je cale ma tête contre le mur derrière moi avant de la pencher légèrement pour observer Malka.

« - Poudlard n'a pas actuellement pas besoin de protection supplémentaire que ce qui a déjà été mis en place par le Ministre de la Magie. Tu as d'autres questions ? »

Je suis honnête avec elle et je reste moi-même. Être assise ici me rappelle des tas de souvenirs qui sont aussi agréables que mauvais. Mais je ne fais pas cracher dessus et surtout, je suis en bonne compagnie même si celle-ci reste méfiante à mon égard. Chose que je peux concevoir... Je le suis aussi mais je ne peux pas être méfiante vis à vis de Malka ou même n'importe quel élève... Après, seul le comportement de tel pourrait me faire changer d'avis sur lui...
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Malka Covey Black
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Dim 24 Juil - 14:59
Jenni ne semblait pas vouloir insister sur le procès et en regardant son expression agréable, Malka se détendit encore un peu plus. Elle lui était reconnaissante de ne pas relancer le sujet. Rencontrer quelqu'un en sachant pertinemment qu'il ou elle savait déjà tout des moments les plus vulnérables de votre vie alors que vous-même ne connaissiez quasi rien d'eux était suffisamment désagréable comme ça. Malka toucha inconsciemment son oreille gauche de la main droite avant de la laisser retomber, laissant par la même occasion pour la première fois sa baguette sur ses genoux. En fait, c'était presque vrai. Elle n'avait jamais parlé du sortilège d'espionnage lors du procès, parce que ça aurait compromis l'Ordre du Phénix et… qui avait raconté qu'elle s'était fait pipi dessus dans les toilettes du Chaudron Baveur quand sa cousine Maryna avait levé le sortilège ? Ce jour-là, elle s'était vraiment sentie coupable, quoi que rien n'ait été de sa faute : sa fuite même avait été instrumentalisée, on l'avait retournée contre sa propre famille, et si des informations filtraient et conduisaient à la mort de membres de l'Ordre ce serait de sa faute, parce qu'elle avait stupidement cru qu'elle pouvait s'enfuir toute seule de l'antre de deux monstres tout puissants. Avec le temps, elle avait appris à se débarrasser de cette culpabilité. Encore une fois, rien n'avait été de sa faute et elle n'était en rien blâmable d'avoir voulu retrouvé sa liberté et espéré sauver sa vie. Mais cela restait un sujet délicat qu'elle préférait ne pas aborder, avec personne. Quoi que les souvenirs soient désagréables, c'était étrangement réconfortant de savoir que Jenni ne savait pas absolument tout. Ca lui donnait moins l'impression d'être brusquement nue et sous un microscope. Qui eut cru qu'un tel secret puisse l'aider à se sentir mieux un jour ? Non, finalement, tout ce que l'on cachait ne nous rongeait pas forcément de l'intérieur. Surtout que certaines choses tues étaient plus positives que d'autres. Elle songea à son imminent départ pour Avalon deux jours plus tard et des espoirs dont il regorgeait.
 
La Griffondor hocha donc la tête positivement à la demande de Jenni et lui offrit son premier vrai sourire. Elle appréciait que l'Auror lui demande la permission pour s'asseoir à côté d'elle, et était bien consciente que tout le monde n'aurait pas manifesté autant de respect. Hum. Soit la jeune femme était particulièrement empathique, soit elle savait de première main ce que l'on pouvait ressentir dans une telle situation. Enfin, quelle situation exactement ? Devoir dépendre d'un inconnu lorsque l'on est incapacité physiquement ? Etre devant un inconnu qui a déjà entendu le récit de vos pires moments ? Dans tous les cas, si son intuition était bonne, cela lui faisait regarder l'Auror en face d'elle sous un jour nouveau.
 
Jenni répondit à sa question avec une franchise rafraîchissante. Elle se tenait en général assez bien au courant de la situation être dans le cercle intime des membres de l'Ordre du Phénix avait ses avantages), et détestait qu'on lui cache des choses. Etre dans le flou était bien plus effrayant que d'être informé. En sachant ce qui se passait, on pouvait s'y préparer de pied ferme. C'était à cela que servait une baguette, après tout, et Malka voulait être toujours prête. Elle n'était plus une enfant sans défenses.
 
La baguette toujours posée sur ses cuisses, elle étendit ses jambes avec ses bras. Entendre parler d'Azkaban lui donnait littéralement la chair de poule. Savoir que son père adoptif y avait passé des années, seul, au milieu des Détraqueurs, ne mangeant pas à sa fin, assailli par le désespoir… Elle ne pouvait que trop bien imaginer la scène, et en aurait pleuré si elle s'était trop attardée sur l'idée. C'était ignoble de faire ça à d'autres êtres humains et d'appeler ça de la justice. Elle avait connu des Dévots qui se vengeaient de manière plus douce. Avec toutes ces expériences, Malka commençait à se dire qu'il y avait peut-être du travail à faire au Département de la Justice Magique, quand elle sortirait de Poudlard. Il y avait encore le temps d'y réfléchir, mais l'idée germait. Avec un effort de concentration, elle s'efforça de faire jouer ses orteils. Pointe, flex, pointe, flex. Elle ferma les yeux un bref instant, les traits figés en un masque délibérément neutre retenant toute grimace. Depuis le début, elle s'obstinait à qualifier ces crises de "désagréables", même si certaines étaient véritablement douloureuses. Elle n'avait pas envie que ses proches s'inquiètent, c'était tout, et puis, elle était devenue experte en gestion de la douleur, et savait bien que si elle s'autorisait à penser qu'elle avait mal, par simple effet psychologique, la douleur serait effectivement plus forte.
 
Malka rouvrit les yeux et prit silencieusement une grande inspiration pendant que Jenni finissait ses explications. Quand on avait mal, on oubliait parfois de bien respirer, ce qui était bête, parce que mal oxygéner ses muscles ne les aiderait pas.
 
"Alors, vous savez ce qui s'est passé, exactement ? De quelle dimension venait cette magie noire ?"
 
Elle regarda Jenni franchement. Elle n'avait pas cherché à cacher ce qu'elle savait sur le phénomène de février, eut égard à la franchise précédente de l'Auror. Elle ignorait totalement que Jenni et Julianne étaient proches, mais en revanche, elle pouvait sans difficulté que de par leurs relations professionnelles, elle connaissait son père. C'était peut-être même une membre de l'Ordre du Phénix, quoi qu'il eut été impensable de poser la question frontalement. Puisque la jeune femme l'avait quand même invitée à la questionner, elle ajouta :
 
"Vous travaillez avec mon père, Sirius Black ?"
 

Si oui, elle aurait un petit service à lui demander…
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Jenni W. Malefoy
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Jeu 11 Aoû - 16:35
Oh oui, je connais bien cette situation de se sentir impuissante face à des douleurs. Lorsque j'étais plus jeune, bien avant d'intégrer Poudlard, j'ai subit une agression qui m'a rendu incapable de bouger et cela m'avait tellement frappée que j'ai arrêtée de parler pendant plus d'un an. Le fait d'y repenser me fait grimacer mais je me secoue la tête afin de chasser ce mauvais souvenir de ma tête. Je ne veux pas me fâcher avec la petite protégée de mon ami Sirius mais aussi collègue de travail. Pourquoi ami ? Elle ne le sait peut-être pas mais je suis moi aussi un membre de l'Ordre mais j'avais quitté l'Angleterre avant qu'elle ne soit adoptée. Mais si effectivement, elle est au courant, c'est peut-être un soulagement. Cependant, si ce n'est pas le cas alors cela lui fera une surprise lors de la prochaine réunion. En fait, j'en fais partie depuis ma sixième année et c'est un peu grâce à l'Ordre que j'ai vu ma carrière exploser et monter en fléchè. Après tout, Maugrey est aussi un membre tout comme bien d'autre. Bien que nous connaissons nos identités respectives, nous ne révélons jamais que nous appartenons à un ordre secret créé par le directeur décédé et de toute façon, c'est Harry le défenseur du secret. Je le sais autant que les autres. Mais ses derniers temps, les réunions ont été espacées voire complétement disparues et je peux comprendre pourquoi. Mais le jour où un appel se fera ressentir, je serais probablement là pour répondre présente. Tant que j'étais disponible, je répondais et cela ne changera pas malgré les années. Mon métier me fait prendre beaucoup de risques et cela m'a bien souvent obligé à m'éloigner. Sauf le dernier long voyage que j'ai fais durant cinq ans où j'ai réglé mes propres problèmes personnels. Mais cette partie ne concerne que moi et je ne l'ai justifié à personne, même pas à mon propre service. A chaque fois qu'on m'interrogeais, je répondais que c'était pour des raisons personnelles. Ils n'ont pas à en savoir plus que ça. Surtout au Ministère, c'est un coup à ce que cela finisse dans les journaux et que cela soit amplement déformé par la Gazette des Sorciers par exemple. Or, ce petit jeu du chat et de la souris me fatigue plus que tout au jour d'aujourd'hui. Je suis donc assise à côté de la blondinette pupille de Sirius tout en affichant un sourire. Oui, je suis Auror mais j'ai un passé pas forcement rose comme n'importe qui d'autre.

Je ne montre aucun signe d'agressivité vis-à-vis de Malka et je reste à ses côtés parce que j'aime le contact avec la jeune génération. Après tout, ils sont ceux qui prendront la relève lorsque je ne serais plus en âge de le faire. Si j'arrive à un âge avancé... En fait, non. Je peux vieillir et voir le monde vieillir à ma place. Mais même en étant vampire, je peux mourir. Je ne me rassasie pas par exemple ou encore le sortilège qui nous affecte car oui, ils doivent exister. Comme pour les lycans. J'entends alors sa première question et j'hoche la tête. Oui, je sais d'où cela vient mais comment l'expliquer à une jeune femme qui n'a peut-être pas encore toute la connaissance suffisante pour que cela soit à sa portée. Je ne dis pas qu'elle est bête, c'est quelque chose que je ne me permettrais pas, mais la Magie Noire est très complexe et demande énormément de connaissances en magie avancée. Même moi, certains termes m'échappent alors que j'utilise plusieurs formes de magie avancée depuis des années. Je connais la Magie Noire et il m'est déjà arrivé de devoir m'en servir afin de la combattre. Pour mieux la détruire, il faut la connaître. C'est un proverbe que me répétais ma mère tant qu'elle était en vie et mon séjour de cinq ans m'a aussi permis de mettre ce principe en service. Par ailleurs, je me suis mise moi-même en danger en usant de magie noire lors du procès afin de prouver que Julianne et Lucius ont été bel et bien été possédés et cela m'a aussi valu une suspension de plusieurs mois du service des Aurors. L'usage de la Magie Noire est strictement interdite selon les lois et en faire usage devant le Magenmagot n'a fait que déclencher une méfiance sans nom du Ministère. Mais je ne pouvais pas laisser des innocents se fait condamner par un avocat de la Couronne qui voulait les faire accuser presque à tort. Oui, c'est vrai, il s'agissait bien de leur forme physique mais étant vampire, je sais que c'est tout à fait possible de contrôler un corps sans âme. Oui, les goules, cela existe bien que je n'en ai pas l'usage. Je cherche alors mes mots pour expliquer à la jeune élève l'origine de tout ça.


« - C'est compliqué mais je vais essayer de t'expliquer. Il y a plusieurs années de ça, Julianne a hérité d'un don de souhait d'un Djinn. C'est un esprit maléfique qui tire son pouvoir de la Magie Noire. Malheureusement, elle ignorait les conséquences de ses souhaits et c'est avec l'usage de ce don qu'elle tué Voldemort ou Celui-Dont-On-Ne-Prononce-Pas-Le-Nom. Seulement, je sais par connaissance que la Magie Noire génère ce qu'on pourrait appeler une noirceur qui frappe d'abord le cœur puis l'esprit et qui se nourrit de tes peurs et tes craintes même les plus enfouies. Puis les événements que tu connais se sont enchaînés, à commencé par un géocroiseur et une brèche dans l'espace-temps. Cette brèche a confronté de nombreuses personnalités de ce monde à leurs jumeaux d'une réalité alternée. Je pourrais te citer ma propre personne. Vois-tu, ici, je suis une Auror qui dispose d'une notoriété conséquente alors que j'ai rencontré un second moi qui était trafiquante recherchée aussi bien par les Aurors que par les Forces de l'Ordre. Lorsque le contact a été établi, il y a eu une dualité et ce moi alternatif a tenté tout au long de sa présence de prendre le contrôle de mon corps. Puis on a découvert que cet univers alternatif était contrôlé par une entité se faisant nommé le Seigneur Maliria puis plus tard Tarnac. Au départ, il a enlevè de nombreux sorciers et sorcières mais quelques rares individus n'ont pas été intégré à son nouvel univers. Certains d'entre eux ont été marqué par un symbole initialement invisible. Monsieur Malefoy, Julianne et moi-même possédions cette marque à la différence est que la mienne est imcompléte. C'est peut-être ce qui m'a sauvé la vie sinon j'aurais été comme eux. Le Seigneur Maliria a fini par disparaitre mais il avait laissé des liens le reliant à notre monde. J'ai passé les cinq dernières années de ma vie à trouver et détruire ses objets jusqu'à revenir en Angleterre pour détruire les deux derniers artefacts de cette maudite entité qui ont été l'épée et la marque dont ma meilleure amie et Malefoy ont été porteurs. La possession dont ils ont été victimes provient de l'univers de cette entité qui n'aura plus aucune influence dans notre monde. Enfin, je l'espère ... Jouer avec l'espace-temps a aussi des conséquences qui laisseront toujours leur marque sans jamais s'effacer... »

Oui, c'est très compliqué et il ne reste qu'un seul lien possible pour qu'il espère revenir dans notre monde et je suis ce lien. Seulement, je ne crains pas son influence. Malka n'est pas au courant mais je porte la Magie Noire dans mes gènes en raison de mon ancêtre. Mais c'est un secret très lourd que je porte et je ne peux pas le dévoiler. Si avec ce qui s'est passé au procès , le Ministère se méfie de moi alors il ne faut surtout pas que je leur annonce de qui je tiens ses facultés qui m'était alors inconnues jusqu'à l'arrivée de Maliria et ces années loin de l'Angleterre m'ont permis de les peaufiner. Ce serait un coup à me faire condamner à mort par un juge et par le Magenmagot ou alors à être avaler par les détracteurs mais je n'y tiens pas. Jusqu'à maintenant, j'ai fais tout ça pour sauver des vies et pour protéger le peuple. Ce procès n'a aucune valeur à mes yeux mais je sais que je dois être prudente. Je baisse alors les yeux et je me rappelle de la douleur intense qui me traversait à chaque fois que j'ai détruis un artefact. Quelqu'un de plus vivant en serait probablement mort mais je dispose d'un avantage : je suis déjà morte. Je suis morte le jour où on m'a grièvement blessée à la tête lors des examens de fin d'années de ma première Septième année. C'est à la suite de ça qu'on m'a mordu, que l'actuel directeur de Poudlard m'a mordu, et que je suis devenue Vampire. Cette abomination souvent considérée comme contre-nature est devenue une partie intégrante de moi-même. Machinalement, je sers mes mains comme si j'avais des fourmis en me souvenant de l'horrible douleur que cela causait. Jouer avec des artefacts et la Magie Noire est plus que dangereuse et même moi, j'ai du en payer le prix bien que je ne le connaisse pas encore. Pour le moment, je me sens encore moi mais la question est encore pour combien de temps... Relevant la tête, je regarde de nouveau Malka pour hocher la tête à sa seconde question. Bien sûr que je travaille avec son père, que je connais très bien d'ailleurs.

« - Oui, je connais ton père depuis des années et nous travaillons aussi effectivement ensemble. »

Je reste calme et je réprime un frisson provoqué au souvenir de la douleur que j'ai ressenti lors du procès mais je l'ai fais pur sauver la vie de ma meilleure amie. Je ne veux pas la perdre parce qu'elle est ma seule famille et pour moi, la famille s'est sacrée. J'aurais pu en vouloir à Lucius Malefoy mais je ne suis pas rancunière et c'était plutôt moi qui cherchait à le faire tomber. J'aurais pu le laisser seul dans la merde mais maintenant que Voldemort est mort, je n'ai plus aucune raison de le traquer et de le faire tomber. Il n'a pas les épaules pour devenir celui qui pourrait remplacer ce monstre. Je souris en pensant à ce terme car je suis aussi la petite-fille d'un monstre et je le traite de la même sorte. Mon grand-père n'est rien d'autre qu'un fou qui ne jure que par ma mort, il ne mérite pas que je lui porte une attention.
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Malka Covey Black
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Ven 12 Aoû - 10:24
Malka était finalement en train de se laisser apprivoiser. Sa gêne commençait à passer et à redonner une allure “normale” à la conversation. Etrange, cette sensation d'irréalité qui l'avait envahie quand elle avait rencontré Jenni quelques instants plus tôt, mais elle n'était pas mécontente que cela se dissipe peu à peu. Elle n'aimait pas se sentir vulnérable. C'était peut-être parce qu'elles étaient si semblables sur de nombreux points sans qu'elle le sache qui lui avait donné le sentiment bizarre que Jenni était capable de lire en elle comme dans un livre ouvert. Elle était loin de se douter des points communs et connaissances communes qui l'unissaient déjà avec l'Auror. Cacher sa douleur physique à ses proches ? Check. Etre si traumatisée par un évènement qu'elle en avait perdu l'usage de la parole ? Check. Malka avait perdu sa famille biologique le premier septembre 1999 lors d'une attaque de morts vivants de Cidogan Dumbledore dans le quartier moldu où elle vivait alors. Les derniers mots que sa mère lui avaient adressé avait été : “Tais-toi quoi qu’il arrive. Ne fais pas un bruit. Ils ne réfléchissent pas, ne te trouveront pas.”, avant de la fourrer dans une armoire dont elle avait jeté la clé. Tétanisée, Malka avait assisté au carnage qui s'en était suivi par le trou de la serrure. Elle n'avait pas rouvert la bouche pendant les quatre mois suivants, persuadée que la moindre de ses paroles feraient revenir les “moitié-morts” pour l'achever à son tour, et peut-être pire, Maman. Maman, qui avait saigné, s'était relevée, et zombifiée, avait à son tour tué sa seconde fille. Avouez qu'il y avait de quoi rester silencieuse un moment. Et pourtant, malgré ce handicap, Sirius était venu la chercher à l'orphelinat et l'avait “sauvée” en l'adoptant. Il était devenu son héros et le décembre suivant, lorsqu'il avait enfin compris pourquoi elle ne pipait mot, il l'avait rassurée jusqu'à ce qu'elle recommence à parler juste avant son huitième anniversaire. Elle ne lui serait jamais assez reconnaissante de lui avoir accordé de l'attention, le jour où il l'avait finalement sortie de l'orphelinat. Jamais elle n'aurait pu gagner meilleure famille que lui, et Procyon, et Nazélie et Laila-Rose, même si elles étaient parties aujourd'hui. Et tous les Maraudeurs.

Plus à l'aise, la jeune Griffondor était contente même que Jenni se soit assise à côté d'elle. C'était plus agréable d'être à la même hauteur pour avoir une conversation, et de cette manière, elle se sentait moins en position d'infériorité. Elle la regarda lui acquiescer et sentit son coeur battre un peu plus vite. Cette fois-ci, ça lui était bien égale que son interlocutrice utilise ses apparents super pouvoirs de perception et se rende compte de son léger stress. Encore une fois, elle semblait avoir la chance d'être tombée sur quelqu'un qui ne ferait pas de rétention d'information à son égard. Elle arrêta donc momentanément les mouvements qu'elle avait continuer de s'efforcer de faire avec ses orteils, et tourna un regard attentif vers Jenni.

Jusque là, elle suivait. Elle connaissait l'histoire de Julianne et comment elle avait petit à petit été happée par la malédiction Ternac. Quant au don de souhait, la Grande ne s'était pas gênée pour s'en servir sur elle. Entendre “Je veux...” prononcé avec la voix de Julianne VanHolsen aurait probablement suffit à la mettre en panique encore aujourd'hui. A la mention de la magie noire, elle frotta machinalement son moignon, son radar personnel sur le sujet. Quand Julianne lui avait appris pourquoi son doigt réagissait ainsi à la magie, parce qu'il avait été coupé par le poignard originel de Sarkasius Ternac, elle avait été soulagée. Longtemps, elle avait craint sans oser se l'avouer avoir été contaminée par cette “noirceur de coeur” dont parlait Jenni. Plongée dans le récit, la petite blonde ne fit que froncer les sourcils au passage lorsque l'Auror précisa qu'elle connaissait les effets de la magie noire “par expérience”. Ca ne voulait pas nécessairement dire qu'elle s'en était servie elle-même et en tout cas, rien ne permettait de penser qu'elle comptait s'en servir ou lui faire du mal à l'instant. Malka se contenta donc de garder l'anecdote dans un coin de sa tête, pour le ressortir plus tard si besoin. Elle avait été trop jeune pour se souvenir vraiment du géocroiseur, mais la faille spacio-temporelle lui parlait très bien.
Je suis tombée en 1979 lorsque j'avais 8 ans. La première personne que j'ai vu était Grand-Mère Black, que je pensais être morte. Elle m'avait fichu une sacrée frousse, mais peut-être pas autant que si j'étais tombée sur mon double.”
Imaginez, elle avait cru que Grand-Mère Black (et son sale caractère légendaire, hurlant depuis le cadre dans l'entrée du Square Grimmaurd) était une moitié-morte prête à la zombifier ! Elle avait vécut suffisament de choses affreuses pour ne pas qualifier cet épisode de “trouille de sa vie”, mais il était certainement dans le top 10. Heureusement que tout s'était bien terminé quand elle était tombée sur Sirius et James adolescents, et plus tard sur Tante Amélia, la vraie, la bonne, et qui était elle aussi tombée dans le passé. Fascinée, elle écouta donc Jenni raconter son expérience avec le monde parallèle et son double trafiquante, les yeux légèrement écarquillés, mais notant au passage que celle-ci mentionnait l'Ordre du Phénix. Elle écoutait le récit en essayant de le compléter avec ce que Tante Amélia, qui se voulait volontiers historienne des temps modernes, lui avait appris. Ces enlèvements... Jenni devait vouloir parler du Nul-Part, peut-être. La suite, en revanche, était tout à fait inédite. Malka n'avait jamais entendu parlé ni de liens, ni de marques invisibles, ni d'artefacts. En fait, elle n'avait même jamais entendu ce dernier mot.

“Qu'est-ce que c'est, un artefact ?”


Elle frissonna malgré elle à la mention de la possession de Julianne et de M. Malefoy. Elle aussi espérait de tout son être que cet univers, qui n'avait l'air de n'apporter que du malheur, ne reviendrait jamais se mêler à leur monde.

Alors le noir, les grincements, et la chanson atroce, ils venaient de l'univers de ce Seigneur Maliria aussi ? Mais comment est-ce que c'est possible, que ça vienne encore chez nous ? Je croyais que tout ce qui était lié aux Deux Grands était définitivement terminé.”

Et c'était cette croyance qui lui permettait d'avancer jour après jour, de se reconstruire et de mener une vie normale sans avoir constamment l'impression d'être en état de siège, sur le qui-vive permanent. Est-ce qu'elle aurait dû avoir peur ? Jenni n'avait pas spécialement l'air en panique, mais ce qu'elle racontait n'était pas rassurant du tout, et elle sentit un deuxième frisson la parcourir.

Et d'ailleurs, est-ce que c'était jouer avec l'espace-temps que d'essayer d'aller à Avalon ? Sans doute, et elle savait déjà que c'était dangereux, si d'une autre forme de danger. Mais c'était pour la bonne cause, n'est-ce pas ? Elles y allaient simplement pour réparer une injustice, pas pour chercher ce qui n'aurait pas dû leur appartenir. Elle avait droit à retrouver sa pleine santé, ça ne semblait pas une demande pharaonique. Elle ne demandait à ressusciter personne, simplement à guérir ses nerfs. Et puis, peut-être que d'ailleurs, Avalon n'était pas vraiment concerné par les problèmes d'espace-temps. C'était une île qui avait été isolée du monde volontairement par un procédé magique, mais qui avait continué à évoluer parallèlement, ou tout du moins c'était ce qu'elles supposaient. Ca n'était ni dans le passé, ni dans un univers parallèle. Toutes ces idées soudaines l'angoissaient un peu, et elle s'efforça de cacher sa légère fébrilité en reprenant ses exercices de pieds. Jenni aussi avait quelques petits gestes pouvant indiquer la nervosité, et Malka fut heureuse du changement de sujet.

“Je peux vous demander de ne pas lui parler de ça, s'il vous plaît ? Je crois qu'il ne s'est pas rendu compte que ça pouvait être aussi... gênant, et je ne voudrais pas qu'il s'inquiète.”

A “ça”, elle avait de nouveau désigné ses jambes d'un revers de main faussement nonchalant. Elle espérait vraiment que Ms. Wiedderman serait d'accord passer sous silence les circonstances de leur rencontre et ne “cafterait” pas au prétexte qu'elle était mineure et se sentait obligée d'informer son père.
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Jenni W. Malefoy
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¤ Enseignante à l'Institut d'Auror
¤ Prévôt Camariste de Londres.
¤ Mère d'un petit Ewan Cygnus Malefoy né le 05.02.2007.
¤ Membre de l'Ordre du Phénix
Patronus : Anciennement, il s'agissait d'un Dauphin mais depuis les évènements avec le Semeur de Cadavres en Juillet 2007, son patronus a changé de forme devenant un oiseau magnifiquement triste nommé Augurey
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Ven 16 Sep - 16:02
Bien souvent, on s'estime trop faible alors qu'on dispose de compétences bien supérieures à ce que l'on peut penser. J'ai bien souvent ressenti ça durant mes études et devenir une Miss-je-sais-tout n'est pas un fardeau facile à avoir sur les épaules. Tout comme Hermione, j'avais peur de l'échec scolaire et de ne pas réussir à suivre les pas de mes deux parents désormais décédés dans le cadre de leur profession qui est la même que la mienne. Mais au départ, je n'étais même pas une éléve de cette école, je suis arrivée par dérogation dont j'ai découvert récemment que c'est l'ancien directeur Albus Dumbledore qui l'a voulu ainsi. La raison ? Je l'ignore mais j'ai ma vague idée sur la question. Après tout, il est celui qui a destitué mon grand-père il y a un demi-siècle. Et le vieux est devenu fou à la suite de ça, ignorant entièrement sa descendance qui a du se faire oublier. Pour réapparaitre aujourd'hui... Quelle drôle de coincidence. Toujours assise à côté de la jeune blonde, j'avais vraiment l'impression de me revoir à travers elle  même si on garde beaucoup de différence entre les générations, ce qui est normal. Tête calée contre le mur, je garde le sourire même si ce lieu me rappelle des souvenirs qui ne sont pas forcement bons. Le saut de la plus haute tour lorsque j'ai voulu me supprimer ou encore ma folie du à ce fameux Maliria même si je ne l'ai jamais dit réellement. Heureusement que tout ça a été effacée de l'histoire car je ne me vois pas dire à Malka que je suis un mort-vivant. D'un côté, c'est tout de même vrai vu que je suis une vampire mais je n'affiche pas cet aspect de moi estimant que je ne dois pas faire peur à la Communauté Sorcière.

Et peut-être aussi parce que je ne l'assume pas réellement. Pour être honnête, je me contente très bien du pacte que j'ai passé avec le ministère : je nettoie les prisons et je peux garder mon poste d'Auror. Cependant, si on vient à me soupçonner de quelque chose alors je risque d'être virée voire même exilée de la Communauté Sorcière. Remarque, cela ne me fait pas peur vu que je ne vis ni chez les vampires ni chez les sorciers. Je dispose d'un modeste appartement coté moldu et je dois reconnaître que j'ai toute la paix et la tranquillité que je désire. Même si je discute avec la Gryffondor, je reste prudente et je surveille aussi son état ne tenant pas à lui donner un complexe d'infériorité. Il fut un temps où j'étais à sa place alors elle a le droit à être vu comme mon égale même si elle est plus jeune que moi. Montrant un sourire, j'hoche la tête lorsqu'elle m'explique qu'elle a eu la trouille en voyant Grand-Mère Black. Si je la connais ? Eh bien, je connais que son portrait mais cela me suffit amplement vu la tête de turc qu'elle est. Lui faire face aurait été assez comique quand même bien que cela aurait fini en baston au sein de la demeure Black. Le simple fait de discuter avec Malka me donne pas mal de souvenirs en tête et comme je connais la maison Black, je peux imaginer les scénes avec la mémé. Pas facile à supporter, hein ? Je me rappelle qu'à chaque fois que j'arrivais dans la maison, elle gueulait comme un putois et j'ai plusieurs fois faillit brûler son portrait tellement elle est agacante... Malka me demande ce qu'est un artefact... Hum... Comment donner une définition à un artefact ? Il me faut quelques minutes pour y réfléchir. Puis avec un air sûre, je m'adresse à elle.  


« - C'est un objet commun qui a subit des modifications quelconques. Par exemple, un portoloin. Tout le monde sait ce qu'est un portoloin. Eh bien, c'est un objet qu'on voit tous les jours qui a été modifié de sorte à pouvoir emmener des personnes qui le touche à un endroit déterminé. Cela peut-être une baguette, une chaussure, un bâton, un arbre, une fleur etc. On dit alors que l'état de l'objet est altéré. C'est peut-être compliqué mais cela appartient au domaine de la magie très avancée. Cela te semble correct ? »

Je penche ma tête sur le côté tout en gardant mon sourire. Je voulais être certaine qu'elle a bien compris la définition que je lui ai donné. Le but n'est pas non plus de la tromper mais il est vrai que c'est un terme encore un peu trop avancée pour elle. Je devrais peut-être modérer mes paroles.  C'est alors qu'elle m'expose la théorie que tout ce qui se passe provient de l'univers de Maliria. A vrai dire, c'est une question dont je n'ai malheureusement pas la réponse. Il existe de nombreuses théories sur les derniers évenements mais en soi, c'est une idée à laquelle je n'avais pas encore penser. Allez dire que les Gryffondors sont bêtes... Je lève ma main pour la placer sous mon menton et je me emts à réfléchir à tout ça. Il n'est peut-être pas impossible que tous les artefacts liés à cet univers soient entièrement détruits. Si c'est le cas, je vais devoir sacrifier encore plus de mon humanité pour détruire ce qui reste. Cependant, je ne suis sûre de rien alors je ne peux pas me lancer dans une telle folie.

« - A vrai dire, nous l'ignorons, Malka. Je ne peux même pas te dire ce que c'est vu que je l'ignore moi-même... »

C'est tout de même dur de reconnaître que rien n'avance comme je le voudrais. Mais je suis sous surveillance du Ministère et je dois me plier à leur exigence. J'ai de la chance d'avoir le ministre des Aurors qui ne veut pas me lâcher vu que c'est de notoriété publique d'être sa favorite. Il faut dire que Maugrey et moi avons un passif assez long maintenant et je ne sais jamais comment le remercier pour tout ce qu'il a fait pour moi. Je lâche un soupir et je ferme les yeux un moment. A croire que la Justice Magique ne peut pas avancer... Puis Malka me demande de ne rien dire à son père. Au départ, j'arque un sourcil mais je finis par comprendre pourquoi. J'hoche la tête en guise de réponse. Je ne peux pas obliger Malka à révéler ça à son père adoptif si elle ne le souhaite pas. Personnellement, je n'aurais pas aimé qu'on me cafte alors pourquoi le ferais-je ?

« - Motus et bouche cousue. Cela restera entre nous. Je comprends ton point de vu et je ne peux pas aller à l'encontre de ta décision. De toi à moi, ce n'est pas à moi de lui parler de ce détail gênant, Malka. Je respecterais donc ta demande. »
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Malka Covey Black
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Mar 8 Nov - 4:40
[ltr]Malka n'était pas dupe. Sous prétexte de conversation, elle se rendait parfaitement compte que Jenni était en train d'évaluer aussi son état de santé. Son regard s'attardait juste un peu trop sur sa gorge, et comme elle n'avait clairement pas à faire à un vampire en frénésie vampirique, Malka soupçonnait que ça avait plutôt à voir avec le comptage de ses pulsations (un peu rapides) et respirations (sous contrôle). Au moins, Jenni était relativement discrète. Merlin, elle avait connu de jeunes médecins à Sainte-Mangouste qui lui prenaient le pouls et commentaient les résultats entre eux sans même le jeter un regard, comme si elle n'était qu'un paquet de symptômes. Timidement, la blondinette rendit son sourire à son aînée. C'était vraiment une excellente chose qu'elle ne soit pas legilimens, car les pensées de Jenni l'auraient effrayée. Oh, pas qu'elle soit vampire, quoi que ça aurait expliqué  pourquoi elle sentait le regard de la jeune femme précisément sur sa jugulaire à certains moments. Après tout, Sirius était un vampire lui-même, discret sur le sujet, mais ne le traitant pas  en tabou non plus. Et elle connaissait aussi Julianne, qui était une princesse vampire, et se rendait sans peur dans son château pour ses leçons d'élémentalisme. Non. En revanche, il était bien qu'elle ignore que l'Auror en face d'elle allait se nourrir en sang humain dans les prisons sorcières. Elle aurait trouvé ça monstrueux, et profondément, profondément injuste. Papa avait été emprisonné à tord, et s'il avait servit de smoothie à un vampire, il n'aurait jamais pu être libéré et vivre la vie qu'il avait aujourd'hui. Où était la justice dans cette situation ? Oui, inconsciemment, Malka se préoccupait de plus en plus pour la notion de justice.

Parfaitement satisfaite par son ignorance actuelle, la Gryffondor tourna donc un regard attentif vers son interlocutrice alors que celle-ci lui expliquait ce qu'était un artefact. Effectivement, elle savait ce qu'était un portoloin. Cependant, si un artefact n'était que ça, il n'y aurait pas eu besoin d'une Auror pour les traquer sur toute la planète pendant cinq ans, n'est-ce pas ?

"Mais un artefact, ça doit être plus que ça, non ? Un Portoloin, c'est très commun. Nous manipulons des objets magiques tous les jours. Un artefact… ça contient de la magie noire, non ? Quelque chose de plus ?"


Sinon, comment les repérer ? Malka poussa un léger soupir et se remit à bouger les orteils sans conviction. Jenni n'avait pas l'air de mentir, elle paraissait sincère en disant ne pas savoir… mais bien sûr, elle était peut-être douée pour mentir. Dans tous les cas, elle avait envie de la croire. Personne ne savait donc ce qu'était ce fameux Badau, y compris les "policiers" du monde magique, et c'était ça qui était le plus effrayant. Jenni eut un soupir faisant écho au sien, et Malka fronça légèrement les yeux. Etrange. Ca ne semblait pas être le genre de femme à se montrer douter et être vulnérable comme ça, et pourtant elles avaient une conversation extrêmement franche. Décidément, c'était la rencontre la plus intéressante qu'elle ait fait depuis très longtemps… jusqu'à ce que demain, elle rencontre peut-être enfin les prêtres et prêtresses d'Avalon !

"Merci."


Jenni avait beau lui faire une grimace d'adulte peu convaincue, elle venait de lui promettre de ne pas parler de ses nerfs à Sirius. Malka lui rendit un sourire, à la fois franc et sérieux. Elle ne cachait pas son handicap par caprice, et elle était reconnaissante que Jenni lui fasse confiance sur ce point. Elle laissa placer le silence quelques instants, faisant tourner ses chevilles, maintenant que ses orteils retrouvaient leurs sensations dans un concert de picotements désagréables, puis ajouta :

"Ca ne vous fait pas peur, des fois, de devoir lutter contre quelque chose dont vous ne connaissez pas la nature ?"

Elle ne savait pas trop ce qui l'avait poussé  à poser cette question. Ca ne se faisait généralement pas de demander aux gens s'ils avaient peur, surtout des Gryffondor. Pourtant... Malka ne pouvait s'empêcher de se sentir étrangement proche de la jeune femme qu'elle venait juste de rencontrer. Assez pour lui poser cette question personnelle. Au pire, Jenni répondrait par une pirouette, et Malka apprendrait à tenir sa langue... mais elle ne pensait pas que ça finirait en langue de bois.[/ltr]
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Jenni W. Malefoy
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¤ Mère d'un petit Ewan Cygnus Malefoy né le 05.02.2007.
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Mer 28 Juin - 14:37
Contrairement à ce que pouvait s'imaginer la jeune élève, je ne suis pas là pour juger de son état. Je ne suis pas médecin... Par ailleurs, je ne regardais même pas sa jugulaire. Je maitrise parfaitement mon état de vampire. SI ce n'était pas le cas, je ne serais plus au sein du département des Aurors. Et puis, je ne suis pas du genre à ignorer les règles. Tout au long de ma jeunesse, j'ai passé mon temps à les enfreindre et la dernière fois, j'ai préféré me taire... Et pour cause. Mais pour le moment, cela ne concerne que moi. Oui, il est vrai qu'être vampire a certains avantages mais je ne les exploite que si cela est nécessaire. En dehors de tout ça, je reste une sorcière des plus normales. Je m'habille normalement, je parle normalement, je marche normalement et je ne saute pas sur les gens. Sauf s'ils sont des criminels où là, je ne donne un malin plaisir. Mais ici, je suis loin de tout ça.Après, me nourrir à Azkaban n'a pas été une décision simple et je ne me nourris pas d'une personne qu'on soupçonne innoncente comme cela a été le cas pour Siruis, l'oncle de mon interlocutrice. Et puis, je ne suis pas là pour foutre la merde. Je ne fais qu'obéir aux ordres. C'est aussi simple que ça. Je montre un sourire à mon tour lorsque Malka me pose des questions sur des artéfacts. Elle en a tout à fait le droit. Je ne peux pas ne pas lui répondre. Ce n'est pas parce que je veille sur la sécurité des lieux que je n'ai pas le droit d'intervenir sur des discussions que je pourrais avoir avec des élèves comme Malka. Et bien souvent, c'est mon métier qui est mis en avant.

« - Il est vrai qu'un portoloin est quelque chose de commun mais un artefact peut aussi contenir de la magie noire comme son opposé. Je pourrais te citer de nombreux artéfacts qui se trouve dans nos livres d'histoire. Cependant, tous les artéfacts ne sont pas maléfiques. Et de nombreuses légendes en font aussi état même si personne n'est sûre de la réalité des légendes qu'on connait tous.  »

Non pas que je ne peux pas être plus précis mais le niveau de Malka ne me permet pas de tous lui expliquer. En régle générale, c'est le service des mystères qui s'occupent de ça et je sais que leur enseignante de métamorphose est une ancienne du dit département. Je ne peux pas lui donner plus de précision pour le moment. Par contre, si elle revient me poser la question d'ici quelques années, je me ferais une joie de lui expliquer dans les moindres détails comment fonctionne un artefact et comme les différencie même si elle en a déjà pleinement conscience. C'est déjà un très bon début. J'entends alors la petite protégée de Julianne me remercier et je baisse lègerement la tête avec un sourire. Oui, je suis le genre de personne à avoir le moral malgré tout. Concernant l'handicap de la jeune fille, je ne peux rien faire à sa place. Malka est une jeune femme qui entre dans la fleur de l'âge et  elle commence à avoir ses propres convictions. Je suis aussi passée par là et je sais ce que c'est. Mais réellement. Puis Malka me pose une question sur ma peur... A vrai dire, je ne sais comment ne pas avoir peur dans une situation pareille.

« - Si mais je suis irréssistiblement attirée par l'inconnue. C'est en visant l'inconnue qu'on progresse. Non pas en tant que personne mais en tant qu'être humain et vivant. Si l'homme n'était pas aller dans l'espace qui représentait l'inconnu à l'époque, comment pouvait-il savoir que notre bonne vieille planète était dans un systéme solaire ?  »

La référence me fait sourire mais c'était mon professeur d'Astronomie qui me l'avait dit. Cependant, pour une raison que j'ignore encore, cette phrase a marqué mon esprit. Et pourtant, il n'était pas aussi clair que maintenant. Ou presque. Je regarde la jeune femme avec un sourire. J'ai été franche avec elle et je ne compte pas lui cacher mon ressenti. Cela ne servirait à rien et puis, je ne suis pas responsable de la communication du Ministère. Je suis Auror et chasseuse de mage. Rien d'autre... On ne peut pas m'en demander quarante mille non plus.

« - C'est toujours compliqué d'aborder quelque chose dont on ignore tout mais l'étudier est une chose essentielle pour savoir où on marche... Cependant, ce n'est pas gagné dans notre situation, je dois l'admettre.  »
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