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L'enfer est à nos portes [Mission-Scénario; Ouvert à tous]

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Julianne VanHolsen
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Jeu 22 Juin - 19:40
L'enfer est à nos portes


21 juin 2017

-- Au château VanHolsen --

Les pierres avaient tintées. Celles qui avisaient que le méaillon de Merlin avait décelé une activité de Magie Noire autour de son porteur, en l'occurence Malka. Ma protégée. Celle que j'avais promis de prendre sous mon aile afin de lui assurer que nul mal ne la toucherais point. Mes Justicars avaient immédiatement parti en direction du danger pendant que moi, je tournais en rond dans la salle du trône. Mes hommes y seraient dans les secondes qui suivaient, Malka devenait très douée avec ses capacités d'élémentaliste, alors pourquoi je me sentais aussi angoissée ? Jetant un regard en direction des pierres, qui s'étaient subitement tues, je ne put m'empêcher de pousser un juron. J'aurais dut partir avec les Justicars ! Pourquoi j'étais restée ici à me morfondre ? J'allais me diriger en direction des lourdes portes de la salle du trône, décidée à me rendre sur les lieux quand elles s'ouvrirent devant moi, laissant passer les Justicars. Je me figeai sur place.

" Ou est-elle ? "dit-je

L'air qu'ils me faisaient ... ils hésitaient et semblaient sur le point de se liquéfier. Je serrai un peu les poings avant de répéter ma question d'un ton un peu plus ferme. Ou était Malka, bon sang ! Pourquoi ils affichaient ces têtes ? Un de mes hommes me tendit quelque chose, que je prit machinalement avant de baiser les yeux sur le dit objet. Le médaillon de Merlin. Froid. Et parfaitement stoique dans ma main. Je ne pouvais que fixer le bijou, immobile et tentant de retrouver mes sens. Jamais Malka n'aurait abandonné le médaillon. Je relevai les yeux sur les vampires, qui se tenaient parfaitement droits, aussi immobiles que des statues mais affichant manifestement un air de "faut qu'on dégage d'ici".

" Mas sam-hir ? Mas ná Malka ? Mas ? "* (Ou l'avez-vous trouvé ? Ou est Malka ? Ou ?)
" Se Poudlard. Har linya morna, Aranel VanHolsen. Il-ho runya ho Malka. O sam cesta-hohle. "* (À Poudlard. Près du Lac Noir, Princesse VanHolsen. Pas de traces de Malka. On a cherché partout)

Mon coeur se serra d'angoisse à l'énoncé des faits. Près du Lac Noir. Pas de traces de Malka. Jamais elle n'aurait retiré le médaillon sauf si elle y étais obligée. De gré ou de force. Jamais elle ne l'aurait laissé derrière elle. Elle avait été enlevée. Je serrai le médaillon dans ma main avant de dire à mes Justicars :

" Suivez-moi "

Je sortie de la salle du trône, contournant mes hommes vivement. Je devais me rendre sur les lieux de l'enlèvement. Parce que cela en était un. J'en était certaine. Il ne pouvait que s'agir de ça. Mais qui pouvait s'en être prit à elle ? Qui ... le semeur de cadavres ? À cette pensée, mon coeur se révulsa et c'est sur le bord de la nausée que je transplanai aux confins du terrain de Poudlard.

-- Près du Lac Noir --

Une fois sur place, je me précipitai en direction du Lac Noir. Cette folie de ne pas pouvoir transplaner ou on le désirait sur le terrain de Poudlard me révulsais. C'était une perte de temps incroyable quand on se trouvais dans une situation d'urgence. N'importe quoi. Je me mit donc à courir, mes Justicars derrière moi, maudissant le fait que je ne sois pas dotée de la discipline de célérité. J'aurais put y être en deux secondes. Il m'en fallu pas mal plus pour arriver et, une fois sur place, je m'arrêtai pour observer les eaux sombres. Je n'avais aucune inquiétude sur le fait que Malka ai put se noyer. Impossible pour une élémentaliste d'eau.

" Mas ? "

Un des vampires me pointa un endroit dans l'herbe. Je me penchai et touchai délicatement les brins soyeux du bout des doigts avant de fermer les yeux. Quelques secondes suffirent pour que je ressente les brefs élans de la magie puissante du médaillon. Je me relevai, yeux toujours fermés, me concentrant sur l'énergie qui venait à moi. Puis, j'ouvrit les yeux et me retournai en direction de mes Justicars.

" Lenna-tsebiso ninya atto "* (Allez aviser mon père)

Je regardai les vampires s'éloigner en direction du château et, lorsqu'ils furent presque hors de portée de vue, je baissai mon regard sur le médaillon de Merlin. Je l'observai quelques secondes avant de défaire le fermoir. Lentement, je l'accrochai autour de mon cou. Il ne le quitterais pas tant que je ne retrouverais pas Malka. Vivante. Il ne pouvait en être autrement. Je le refusais. Je laissai retomber les mains le long de mon corps avant de me retourner à nouveau vers le Lac Noir. Pas très différent de celui d'Avalon. Le semeur de cadavres ne savait pas qui il avait enlevé. Ni qui était à sa recherche. Les descendantes des Prêtresses d'Avalon étaient munies de capacités insoupçonnées et que tous croyaient depuis longtemps disparues. Elles l'étaient, en réalité. Pour celles qui n'avaient put trouver l'essence même d'Avalon. Fixant les flots, je chantonnai :

" E-re ke fumane 'nete. E-re ke u fumana. Hore mabotho a Avalon ba teng, ba ema 'me ba tataise' na. Mali rona, tlangwa ke boselamose Merlin o etsa hore re atamelane le bona. O, Malka, setloholo sa Ygraine Avalon, 'mè oa Roi Arthur ... tataisa' na. "* (Laisse moi parvenir à la vérité. Laisse moi te trouver. Que les forces d'Avalon soient présentes, qu'elles se lèvent et me guide. Que nos sangs, liés par la magie de Merlin nous rapproche. Toi, Malka, descendante d'Ygraine d'Avalon, mère du Roi Arthur ... guides-moi.)

Un léger vent se leva, faisant se soulever ma chevelure d'ébène. Que la magie ancestrale d'Avalon prenne place.
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Ven 23 Juin - 19:10
Elle avait froid, mais elle n'était pas sûre que cela soit dû à l'environnement. Malka était terrifiée. Chaque seconde qui passait lui apportait la certitude grandissante qu'elle n'était pas dans un cauchemar, que ce qui se passait était bien réel. Si c'était réel, alors pourquoi n'y voyait-elle rien ? Est-ce qu'elle était... aveugle ? Non. Non, non, non. Ca, ça n'était pas possible. Elle l'avait pensé quand elle avait côtoyé une Julianne encore aveuglée : elle même n'aurait pas supporté d'être enfermée dans sa propre nuit pour l'éternité. Ca lui avait déjà pris assez de temps pour accepter qu'il devait faire noir et que l'on devait obligatoirement fermer les paupières pour dormir, alors, le noir... Ca lui donnait la sensation d'étouffer. La lumière du jour, voilà qui était synonyme de liberté. Le noir, c'était être à jamais prisonnière et elle n'était pas capable de l'endurer.
La panique était en train de la submerger, rendant son souffle court et ses pensées incohérentes, quand le phénomène se produisit. Ce fut d'abord comme si son sang se mettait à frémir légèrement dans ses veines. Ca n'était pas du tout douloureux, mais c'était étrange, comme un léger chatouilli de l'intérieur, si infime qu'elle failli ne pas le remarquer, tout à sa panique. Où se trouvait-elle, pourquoi ne pouvait-elle rien voir ? Elle était attachée. Quelqu'un lui voulait forcément du mal. Ca sentait le sang. Quelqu'un allait lui sauter dessus sans qu'elle puisse même l'anticiper. Le Semeur de Cadavres... Quoi d'autre ? Ce monstre allait la débiter en morceaux et elle ne verrait même pas le premier coup venir ! Elle tenta de se débattre, testant sans succès la solidité de ses chaînes, une seule pensée cohérente en tête : "Au secours !".

Elle en était là dans son élan de panique aveugle lorsque ses yeux se mirent à revoir. Enfin, ce n'était pas exactement voir, mais l'image mentale était si forte qu'elle semblait presque réelle. La silhouette familière d'une femme, trouble, parsemée de ridules mouvantes, comme reflétée à la surface d'eau sombre. Et au-delà de l'odeur de mort ambiante, l'infime odeur de l'herbe chauffée par le soleil, comme une promesse lointaine. Il fallut quelques instants à Malka pour réaliser ce qui se passait : elle n'avait eu une expérience similaire qu'une seule fois, à Avalon, et à l'époque toutes les personnes y participant se trouvaient réunies autour du même lac, alors la sensation de conscience collective n'avait pas été aussi déroutante. Mais c'était la même chose. Avalon. Il ne pouvait y avoir que Julianne pour essayer de la contacter ainsi en cet instant, grâce au médaillon de Merlin peut-être. Okay. Si elle voulait que ça marche, Malka allait devoir se détendre. Elle n'avait pas de lac à disposition, pas la force non plus d'aller chercher dans sa mémoire terrorisée de longues incantations, mais elle pouvait essayer. Essayer ça ne coûtait rien. De toute manière, l'eau servait à transmettre des images, et des images, elle n'en avait pas. Malgré la conscience que quelque chose d'atroce pouvait fondre sur elle d'une seconde à elle, elle s'efforça de détendre ses muscles et au prix d'un immense effort, de faire le vide dans sa tête. Jamais cela n'avait été aussi difficile. Le moindre son la faisait sursauter et ruinait ses efforts, qu'elle devait recommencer depuis le début. Tout ce qu'elle pouvait faire, c'était "pousser" ses propres sensations vers Julianne, dans l'espoir que celle-ci y trouve un indice sur l'endroit où elle se trouvait. L'odeur, affreuse. La voix d'Oncle Remus et l'écho particulier que le lieu dans lequel ils se trouvaient lui donnait, les quatre respirations distinctes de la sienne. Les pousser à remplacer le souvenir d'odeur d'herbe, dans l'espoir que Julianne les ressente, sache. Elle était presque certaine que cela avait marché, si fugacement.


Que faire d'autre ? Julianne venait au moins de lui rappeler quelque chose qu'elle avait jusque là oublié dans sa panique : elle n'était pas totalement impuissante. Elle était descendante des prêtresses d'Avalon, et élémentaliste. Pas besoin de baguette pour ça. Si elle arrivait seulement à se concentrer... A force de se tordre les poignets au-dessus de la tête, elle parvint à tâte les menottes qui la retenaient. Attachées à une chaîne solide, elles-mêmes n'étaient pas si épaisses que ça. Définitivement trop pour qu'une jeune fille de quinze ans gracile comme elle puisse les briser, mais... Avec l'énergie du désespoir, elle convoqua un fin jet d'eau à la hauteur de son poignet droit, et en fit monter la pression le plus qu'elle pu. C'était dur, à l'aveugle, de l'orienter correctement, et elle avait si bien réussi son coup que son propre outils liquide lui faisait l'impression d'un vilaine aiguille fouraillant dans son avant-bras et sa main, mais elle fit par trouver la serrure de la menotte.

[Lancé de dés : Réussite]

Click. Le son le plus joyeux de l'univers en cet instant, et son poignet droit meurtri retomba sur sa cuisse. Elle avait réussi !!! Si la situation n'avait pas été aussi tendue, elle aurait presque eut un sourire de triomphe. Maintenir une telle pression dans un jet d'eau sortir de nul part était un petit exploit en soit. Qu'elle recommença pour libérer son autre main, au prix d'un effort important. Afin de récupérer un peu, elle s'efforça ensuite d'absorber toute l'eau qu'elle avait éclaboussé autour d'elle. Ca, c'était facile. La base, la toute première chose qu'elle avait fait avec son pouvoir d'élémentaliste. Ne laisser aucune trace de son pouvoir autour d'elle, garder cette eau précieuse en elle. Elle était toujours aveugle, et prisonnière de ce qui était vraisemblablement un endroit cauchemardesque, mais elle n'était plus si impuissante Quelqu'un (quelqu'un avec une armée de vampires à sa disposition, rien de moins !) les cherchait à l'extérieur, elle en était presque certaine, et elles avaient établi une forme de communication, instable, ténue, mais existante. Oh, elle était toujours terrifiée. Mais plus sans défenses.
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Severus Rogue
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Sam 24 Juin - 20:32

L'enfer est à nos portes





Severus se trouvais dans son bureau, debout devant sa fenêtre. Il songeait aux vacances estivales qui s'amorçaient dans quelques jours. Il avait grand hâte que cette année scolaire se termine, elle qui avait apporté tourments et violence. Comme d'habitude. Rogue ne se souvenait pas d'une seule année de quiétude à Poudlard. Ho, il avait bien eu plusieurs moments de purs bonheur en compagnie de Lily, mais ces moments avaient toujours été teintés d'horreur. Cela n'avait jamais eu de cesse et il se demandait si cela allait se terminer un jour. Le monde était peuplé d'imbéciles qui ne pensaient qu'à semer la terreur.
C'était désolant quand on y pensait. Et le vampire préférais penser à autre chose en ce moment. Comme à ses vacances. Malgré les affres du Semeur de cadavres, Lily et lui avaient décidés d'aller passer quelques semaines en Italie. Un petit voyage en amoureux, seuls, sans leurs enfants respectifs. Un moyen de se retrouver après toutes ces années de cruelle séparation. Un petit sourire nâquit sur les lèvres de l'homme, qui se voyait déjà main dans la main avec celle qu'il avait toujours aimé, puis il se détourna de sa fenêtre, lui tournant le dos. C'était bien beau les vacances, mais l'année n'était pas terminée.

Rogue emprunta l'escalier dissimulé qui permettait d'accéder à son bureau et sortie dans le hall d'entrée. Il n'eut le temps de faire que six pas en direction de la Grande Salle quand deux des Justicars de sa fille entrèrent sans cérémonie à l'intérieur du château. Severus détestais ça. Ils se croyaient à quel endroit, dans un foutu moulin ? Pourquoi Julianne envoyais toujours ces espèces d'attardés à tout bout de champ à Poudlard ? Merde ! Bourru, Rogue leur lança un regard torve avant de leur dire d'un ton lent et légèrement froid :

" I carda lye si ? Lye návë au-ho Westmacott "* (Que faites vous ici ? Vous êtes loin de Westmacott)
" Tanna Aranel VanHolsen ve lelta-lye cesta-heru Rogue. Musikana Malka Black návë furin. "* (La Princesse VanHolsen nous envoie vous chercher seigneur Rogue. Demoiselle Malka Black est disparue)

Le sorcier demeura stoique quelques secondes, fixant les Justicars d'un regard sombre, sans rien dire. Malka Black, disparue. Une onde de colère se mêlant à l'inquiétude monta en lui. Cette petite ... cette petite idiote se foutais toujours dans le pétrin ! Elle pouvait bien être la fille de cet idiot de Black ! Toujours en train de courir après le trouble ! Rogue pinça les lèvres, inspira profondément avant de dire :

" Mas návë ninya anel ? "* (Ou est ma fille ?)
" Har linya morna "* (Près du lac noir)

Sans un mot, Severus se dirigea en direction des portes du château, contournant les Justicars d'un pas vif. Ceux-ci le suivaient de près et il préférais les savoir derrière lui qu'à l'intérieur de l'école. Inutile de semer la pagaille parmi les élèves. Marchant d'un pas leste et rapide, le Directeur de Poudlard fut au Lac Noir en quelques instants. Là, il y trouva sa fille qui, debout face au lac, se tenait parfaitement immobile. Une sorte "d'onde" l'entourait, comme de ... de la brume ? Une sorte de brume aqueuse ? C'était étrange et fortement inattendu. Julianne était immobile mais elle ... elle chantais dans une langue parfaitement étrangère. Était-elle en proie à un enchantement ? Severus sortie rapidement sa baguette magique avant de la tendre en direction de son enfant.

" Julianne ! "dit-il d'un ton intempestif

Que ce passait-il ici ? Merde de bouse de Botruc poilu !


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Severus Tobias Rogue
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Julianne VanHolsen
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Sam 24 Juin - 21:17
L'enfer est à nos portes



La brume d'Avalon m'entourais de plus en plus pendant que je poursuivait la litanie magique qui me permettrais d'accéder à Malka. Peu à peu, je sentie en moi une bouffée de chaleur, mon sang se mit à "frétiller" dans mes veines et un léger sourire rempli de soulagement marqua mes lèvres. Malka était vivante. Je la sentais aussi assurément que si je m'étais trouvé sur place. Je continuai mon chant jusqu'à ce que, devant moi apparue celle que je cherchais. Elle m'apparue parmi les ondes aqueuse, au milieu de la brume frêle. Malka était attachée à un mur. L'odeur de l'herbe fut remplacé progressivement par celle du sang, de la chair pourrissante et de la peur. Pas d'humidité. En tout les cas, pas suffisamment pour qu'il s'agisse d'une grotte ou d'un lieu souterrain. Je tournai un peu la tête et je remarquai des barreaux. Puis divers outils de torture. Malka m'envoya une onde légèrement plus puissante, des voix .... celle du Professeur Lupin et d'une jeune fille inconnue. Je ressentie qu'elle pensait fortement à Patmol ainsi qu'à Maryna Parker. Étaient-elles prisonnière avec elle ? Un sourire apparu sur mes lèvres quand je sentie que Malka avait libéré ses mains des chaînes. Excellent. Elle utilisait l'eau à son avantage.

" Bien ... très bien ! Brise les barreaux, maintenant. Tu est capable, Malka ! " murmurais-je

Je levai lentement la main droite devant moi et allai entonner une nouvelle partie du chant quand, subitement, le contact magique se coupa. Malka avait rompu le lien. Quelque chose se passait.

" E-re ke fumane 'nete. E-re ke u fumana. Hore mabotho a Avalon ba teng, ba ema 'me ba tataise' na. Mali rona, tlangwa ke boselamose Merlin o etsa hore re atamelane le bona. O, Malka, setloholo sa Ygraine Avalon, 'mè oa Roi Arthur ... tataisa' na. "* (Laisse moi parvenir à la vérité. Laisse moi te trouver. Que les forces d'Avalon soient présentes, qu'elles se lèvent et me guide. Que nos sangs, liés par la magie de Merlin nous rapproche. Toi, Malka, descendante d'Ygraine d'Avalon, mère du Roi Arthur ... guides-moi.)

Les ondes mouvèrent, Malka me réapparu ... et elle n'était pas seule. Un homme, un jeune homme à l'allure malsaine et ... comment dire, joueur ?, se trouvais tout près d'elle. Il venait de sortir un canif de sa poche. Bon sang ! J'allais tenter d'intervenir quand, tout aussi subitement, me parvint la voix de mon père. Je sursautai, ce qui rompit encore une fois le lien magique. Je me tournai vivement vers lui, fâchée de son interruption.

" Mais, tu m'as fait peur ! Qu'est-ce que tu fait ? Baisses ta baguette ! "

Je pinçai les lèvres avant d'ajouter :

" Malka a été enlevée par le Semeur de cadavres. De même que le Professeur Lupin, Patmol Black, Maryna Parker et une fille indéterminée. Maintenant, laisses-moi travailler bon sang ! Le Semeur de cadavres est avec Malka là ... je dois tenter de l'arrêter ! "

Il était con ou quoi ? Je balançai un regard torve à mon père, lui signifiant de ne pas poser de questions et de se taire, avant de me retourner vers le Lac Noir. Je prit une profonde respiration et recommençai le chant Avolien.

" E-re ke fumane 'nete. E-re ke u fumana. Hore mabotho a Avalon ba teng, ba ema 'me ba tataise' na. Mali rona, tlangwa ke boselamose Merlin o etsa hore re atamelane le bona. O, Malka, setloholo sa Ygraine Avalon, 'mè oa Roi Arthur ... tataisa' na. "

À nouveau, le léger vent m'entoura puis la brume se dressa ... lentement remplie d'une eau miroitante. Ou était le Semeur ? Ou ? Malka me réapparu. J'entendais le Professeur Lupin lui crier qu'il arrivait, Patmol et la fille qui hurlaient. Ou était-il ? Lentement, je tournai les yeux pour l'apperçevoir. Il s'était rapproché. Ho non, pas question toi ... pas question.

" Hore na Avalon ea boselamose etsahala. Malka, setloholo sa Avalon Ygraine ke le kotsing. Hore Phahameng Priestesses tla mo thusa. Bohale ba hore e hlaha. Avalon e oeloa ke e mong ea ileng a batla ho utloa bohloko moemeli hao ba tšoaneloang ke 'bohloko bo bobe ka ho fetisisa. Ho Avalon, nthuse! Malka hlahisa uena. Malka hlahisa u! Hore na Avalon boselamose tla ho thuso ea hao. " * (Que la magie d'Avalon opère. Malka, descendante d'Ygraine d'Avalon est en danger. Que les Grandes Prêtresses lui viennent en aide. Que leur colère se soulève. Avalon abat sur celui qui veux du mal à ta digne représentante les pires douleurs. Ho Avalon, aide moi ! Malka soulève toi. Malka soulève toi ! Que la magie d'Avalon te vienne en aide.)



La brume se leva subitement et vibra légèrement avant de se mettre à tourbillonner, telle une tornade furieuse. La terre trembla un peu sous mes pieds puis, comme aspirée dans un vortex, une portion de la brume disparue. On verrait bien si être frappé de plein fouet par la magie d'Avalon allait plaire au Semeur de cadavres !


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Julianne F. VanHolsen
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Malka Covey Black
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Mer 28 Juin - 3:18
Elle était tendue comme un arc, terrifiée par un coup qu’elle ne pourrait voir venir, perdue dans un monde de noirceur, avec sa seule volonté de s’en sortir comme arme, quand une nouvelle fois, elle sentit son sang vibrer légèrement dans ses veines, en même temps qu’une force nouvelle la gagnait. Elle redressa un peu, main toujours tendue devant elle dans un geste de protection dérisoire. Avalon était en elle, pour toujours, et aucun homme, aussi pervers soit-il, ne pouvait détruire ça. Oui, elle était terrorisée, mais tant qu’il ne la touchait pas encore, elle pouvait surmonter cette terreur et essayer de s’en sortir.



Comme un signe face à ce regain de courage, l’odeur d’herbe et de vase du Lac Noir se fit soudain plus forte. Ses sens aux aguets détectèrent une humidité ambiante soudain accrue et puis… un cri de douleur, masculin, droit devant elle, mais plus bas. Pour une raison inconnue, mais probablement liée à Julianne, son agresseur venait de s’affaisser au sol dans un éclair de douleur. Ah ! Saisissant tout son courage, Malka décida de saisir la situation, et la main courant sur les barreaux, suivit le bord de sa cage pour dépasser le Semeur au sol (Merlin merci, il ne lui attrapa pas de cheville), et sortir par la porte qu’il avait laissée ouverte derrière lui.




Combien de temps allait-il rester incapacité ? Il n’y avait aucun moyen de le savoir. Soutenue par une bonne dose d’adrénaline, elle se mit à courir à l’aveuglette en direction de la voix d’Oncle Remus. BANG. Il y eut un fracas soudain, auquel se mêla son hurlement. Elle venait de buter contre quelque chose, vraisemblablement une table, et en avait tomber des choses métalliques. Les outils dont son Oncle avait parlé ? En tout cas s’était coupant. L’un d’eux, au bord tranchant, venait de lui entailler l’avant-bras. Pas le temps de s’appesantir sur ce qui venait de lui rentrer dans la chair. Elle était capable de bouger en aillant mal, elle l’avait déjà fait. Sa tête l’élançait, et chaque pas lui donnait un peu plus envie de vomir, mais qu’importait. Au diable le sang qu’elle sentait couler déjà sur sa main. Si ça se trouvait, ça n’était rien qu’une égratignure. Il fallait continuer, l’autre risquait de se relever d’une seconde à l’autre.




Avec plus de prudence cependant, elle continua à avancer vers ce qui lui avait semblé être la voix d’Oncle Remus. Très honnêtement, elle n’avait plus vraiment idée de vers où elle s’orientait, là. Les principaux sons lui parvenant étaient sa propre respiration et le sang lui battant aux tempes, mais elle persévéra et finit par tâter une autre cage devant elle. De qui ? Elle n’en était pas sûre, mais elle sentait une chaleur humaine, une respiration proche. Merlin, combien pouvait-il y avoir de cages dans cet endroit ? Elle tâtonna sur le devant jusqu’à trouver la serrure.

[Lancé de dé, réussite]

Elle plaça ses deux mains en coupe sur la serrure, pour que personne ne puisse voir, et surtout pas le Semeur, puis se servit de la même technique qui lui avait permis de se libérer les poignets, soit un jet d’eau sous pression en guise de clé. Ce fut beaucoup plus facile avec ce gros mécanisme et la porte s’ouvrit. Excellent. Au suivant, en attendant que l’autre ne revienne. Ca tambourinait dans son crâne. Comme saoule, elle se mit à tituber dans ce qu’elle pensait être la direction de la prochaine cage. Elle était peut-être libre, mais seule, elle ne risquait pas d’aller très loin et l’autre… l’autre ne gémissait déjà plus.  Enfin, elle avait des alliés. Lui était seul. Enfin, elle l’espérait.  
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Severus Rogue
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Sam 8 Juil - 11:35

L'enfer est à nos portes




Le sorcier eu un rictus grimaçant avant qu'il n'abaisse sa baguette. Qu'est-ce qu'il faisait là ? Ça ne se voyais pas ? Il était en train de manger du nougat, voyons ! Rogue émit une sorte de rictus avant d'abaisser sa baguette tout en jetant un regard torve à sa fille. Toutefois, son air de boeuf se changea rapidement en un air estomaqué quand il entendit Julianne affirmer que Malka Black ainsi que plusieurs autres venaient d'être enlevés par le Semeur de cadavres. Lupin venait tout juste de quitter son bureau ! Comment il aurait put avoir été enlevé ? De quoi elle parlait ?

" Comment ? Mais ... "

Julianne lui dit de la laisser travailler avant de lui tourner le dos pour se remettre à chantonner. Presque aussitôt, le même brouillard aqueux étrange se leva. Severus observa la scène quelques secondes, perplexe, avant de lever à nouveau sa baguette pour produire son patronus. Il lui dicta un message pour les directeurs de maison restants :

" Il y a eu des enlèvements. Amenez-vos élèves dans leurs salles communes immédiatement. Rendez-vous dans la salle des professeurs "

Après avoir lancé un dernier regard en direction de sa fille, Severus tourna vivement les talons pour retourner au château. Lupin ayant été enlevé, il devait s'occuper lui-même des élèves de Griffondor. Accélérant le pas, l'homme, qui tenait toujours sa baguette à la main, serrait les lèvres. Ce Semeur de cadavres commençaient sérieusement à lui foutre la trouille.


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Severus Tobias Rogue
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