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Herbier des divers poisons

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Julianne VanHolsen
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Jeu 26 Juin - 1:13
Voici la liste de quelques plantes médicinales, dont vous pouvez vous servir pour traiter vos patients. ** ATTENTION, toutes ces plantes sont des poisons si ingurgitées en quantité suffisante ... prudence dans leur utilisation médicinale. Si la plante en question est mortelle, son nom sera précédée de ce signe :

A

Aconitum napellus ( Aconit Napel )

Descrïption :

Plante vivace de 50 cm à 2 m, remarquable par son feuillage et ses fleurs bleues en casque, formant souvent d’importantes colonies. La tige est dressée, rigide, très feuillée, simple ou rameuses. Les feuilles sont alternes, pétiolées, profondément divisé en lobes étroits, vert foncé. Les fleurs sont bleu foncé, parfois violacées, irrégulières, composées de 5 sépales pétaloïdes ( le supérieur en forme de casque ) et de 5 pétales. Les fleurs sont réunies en grappe allongées à pédoncules dressés. La floraison a lieu de fin juin à septembre. Les fruits sont secs, composés de 3 follicules dressés.

Localisation :

près et bois humides fumés par le bétail, surtout en montagne, presque toute l’Europe.

Confusions possibles :

avec les feuilles de certaines ombellifères comestibles. La confusion avec la “couscouille” est responsable de plusieurs morts humaines. L’absence d’odeur en froissant les feuilles révélera l’aconit qui n’est pas aromatique.

Composition :

La plante contient plusieurs alcaloïdes toxique ( aconitine principalement, napelline, néoline, néopelline, aconine, ... ). La racine en est particulièrement riche.

Toxicité :

L’aconitine est mortelle pour l’homme à la dose de 5 mg, ce qui représente 2 à 4 g de racine. L’aconit napel est donc la plante la plus toxique de notre flore. Toute les autres espèces d’aconit sont également dangereuses. Le simple fait de cueillir la plante suffit à provoquer des dermites, voir des intoxications si son suc pénètre par des écorchures au niveau des bois. Le suc d’aconit servait à empoisonner les pointes des flèches et des lances.

Symptômes :

l’empoisonnement est très rapide. Les premiers symptômes apparaissent quelques minutes après l’ingestion : sensation de brûlures, fourmillement puis engourdissement de la bouche, vomissements, diarrhées, angoisse, vertiges, troubles de la vue, mydriase, faiblesse, puis perte de l’ouïe et de la vision, affaiblissement et irrégularité de la respiration, crampes convulsives, paralysie des muscles, perte de connaissance, arythmie, bradycardie, collapsus, paralysie, et arrêt du coeur en diastole. La mort survient 1/2 h à 3/4 d’heures après l’ingestion, le malade reste conscient presque jusqu’à la mort.

Propriétés médicinales :

L’aconitine est analgésique, anticongestive et sudorifique, antirhumatismale. La napelline est demorphinisante, on s’en sert lors des cures de demorphinisation. On l’utilise dans les névralgies faciales, les sciatiques, le zona ophtalmique, les névralgies dentaires et les ulcères. [s]Cette plante est aussi le principal ingrédient dans les potions Tue-Loup et Anti-Lycanthrope[/s]


Anemone nemorosa ( Anémone Sylvie )

Descrïption :

Cette Anémone est la plus commune de toutes les espèce européennes. On la trouve au printemps dans toutes les forêts un peu fraîches, où elle forme souvent des tapis très décoratifs. La souche en est allongée, charnue, blanchâtre, cassante. Il en sort une hampe à 30 cm, grêle, légèrement poilue. Cette tige porte une ou deux feuille au plus assez haut sur la hampe, palmatisequées à 3 ou 5 segments, incisées et dentées. Les pédoncules des fleurs, d’abord verticaux, peu à peu se courbent et la fleur à la fin est penchée vers le sol. Elles sont blanches, roses ou purpurines, et ce qu’on prendrait pour des pétales sont en réalité des sépales colorés. Les graines se présentent sous la forme de carpelles réunis en grappe pourvus d’un court bec glabre.

Localisation :

Cette espèce se trouve dans toute la France et dans toute l’Europe, de la plaine à la montagne. Elle fleurit de mars à mai, et toute la plante semble disparaître après la floraison, sa végétation n’ayant lieu que pendant la période où les arbres n’ont pas encore de feuilles.

Confusions possibles :

Aucune avec des plantes comestibles.

Composition :

Comme la plupart des Renonculacées, les anémones renferment un hétéroside de lactone, le renonculoside, libérant la protoanémomine.

Toxicité :

Toutes les renonculacées sont toxiques, on parle de famille maudite. Toute la plante est d’une âcreté extrême, si bien qu’aucun animal n’y touche jamais. Cette espèce contient les mêmes toxines que toutes les autres Anémones, dont la protoanémonine, qui est une substance vésicante et qui provoque de violentes contractions musculaires, des coliques sanglantes, des troubles respiratoires et cardiaques et de l’hématurie. Comme beaucoup de plantes de la famille des renonculacées, celle-ci devient à peu près inoffensive une fois desséchée, la protoanémomine étant dénaturée lors du séchage.

Propriétés médicinales :

On utilise l’action rubéfiante de l’anémone sylvie contre la goutte, le rhumatisme, la paralysie, les fièvres intermittentes, les maux de dents ( en application du suc frais, des feuilles et des racines pilées sur la joue ). Ces applications ne doivent pas être pratiquées de façon prolongée. L’essence d’anémone sylvie est utilisée en homéopathie contre l’eczema, les rhumatismes musculaires et articulaires, et la dyspnée nerveuse.


Julianne F. VanHolsen
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Julianne VanHolsen
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Jeu 26 Juin - 1:15
Aquilegia vulgaris ( Ancolie )

Descrïption :
Plante de 20 cm à 1 m vivace, remarquable par son feuillage caractéristique et par ses fleurs. La tige est pubescente, rameuse vers le haut. Les feuilles inférieures sont longuement pétiolées, divisées en 3 folioles, elles même divisées en 3 foliolules. Les feuilles supérieures sont sessiles. Les fleurs sont grandes, bleues ou violettes, longuement pédonculées, caractéristiques avec leurs 5 pétales terminés en éperons recourbés. La floraison à lieu de mai à juillet. Le fruit est formé de 5 follicules.

Localisation :
lisière de bois, près ombragés, dans presque toute la France.

Confusions possibles :
aucune quand la plante est en fleur. Peu probable autrement du fait du feuillage caractéristique.

Composition :
la plante contient un hétéroside, de l’émulsine et divers substances. Il y a également des alcaloïdes dans certaines espèces (l’aquilégine ?).

Toxicité :
les ancolies sont considérées comme dangereuses, notamment leurs graines. Les alcaloïdes qu’elles contiennent se rapprochent de l’aconitine mais leur toxicité est nettement moindre. Leur âcreté extrême évite le plus souvent les empoisonnements.

Propriétés médicinales :
les ancolies sont diaphorétiques, antiscrorbutiques, calmantes, tempérantes et antiputrides. On se servait des semences pour favoriser la sécrétion urinaire. Le sirop de fleurs d’ancolie calme la toux. La teinture alcoolique d’ancolie est utilisée contre les céphalalgies hystériques, les crises de dyspnée de la dysménorrhée. Les cataplasmes de feuilles soignent furoncles, ulcères, plaies et scorbut.


Arum maculatum ( Arum Tacheté )

Descrïption :
Plante vivace de 20-50 cm, glabre. Les feuilles partent de la base, sont longuement pétiolées, engainantes à la base, à limbe en forme de fer de flèche à 2 oreillettes triangulaires écartées, aiguës au sommet, luisantes, vertes, parfois maculées de brun, caoutchouteuses au toucher. Les fleurs sont minuscules, les fleurs mâles et femelles sont disposées séparément en deux groupes denses, l’un au dessus de l’autre, à la base de la tige (spadice) renflée au sommet en une massue brune - rouge violacé et entourée d’une large feuille spécialisée (spathe) vert jaunâtre, parfois violacée, enroulée en cornet. L’inflorescence termine la tige unique partant du centre des feuilles. La floraison à lieu d’avril à mai. Les fruits sont des baies d’abord vertes puis rouges luisantes à maturité, globuleuses, réunies en un épi compact au sommet de la tige. La partie souterraine est une tige courte épaissie en un gros tubercule oblong.

Localisation :
Les différents arums sont courant dans les bois et les haies dans presque toute la France, et plus généralement dans le centre et le sud de l’Europe. On peut rencontrer l’arum d’Italie (Arum italicum) dans le Midi, l’Ouest, et le Centre et deux autres espèces en Corse. L’arum tacheté est communément cultivé comme plante ornementale, le grand arum des jardins étant la Zantedeschia aethiopica. Tous les arums sont toxiques.

Confusions possibles :
Avec le chénopode Bon-Henri (Chenopodium bonus-henricus) ou «épinard-sauvage» mais les feuilles de ce dernier sont couvertes en dessous d’une poussière farineuse caractéristique. Lors de la floraison, la spathe caractéristique empêche toute confusion.

Composition :
Tous les arums renferment de minuscules raphides d’oxalate de calcium extrêmement irritants, ainsi qu’une essence âcre. Les fruits sont très riches en saponosides, responsables de leur toxicité.

Toxicité :
Les arums sont extrêmement irritants et rubéfiants. Le contact de leur suc avec les muqueuses ou les yeux est dangereux. L’ingestion d’une partie de la plante peut provoquer un œdème de la gorge pouvant entraîner la mort par asphyxie. Mais en général, leur saveur âcre, qui met plusieurs secondes à se manifester, empêchera d’en goûter plus d’une bouchée. Par contre, les fruits, d’un beau rouge corail à maturité, sont un peu sucrés au début, et se montrent attirant pour les enfants. Or ils sont très irritants et peuvent produire des troubles digestifs, nerveux et cardiaques parfois mortels.


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Jeu 26 Juin - 1:15
Atropa belladona ( Belladone )

Descrïption :
plante vivace buissonnante de 70 cm à 1 m 50, couverte de poils fins, remarquable surtout lors de sa fructification, dégageant au froissement une odeur désagréable. La tige est dressée, robuste, très rameuse. Les feuilles sont assez grandes, brièvement pétiolées, ovales, molles. Les feuilles supérieures sont attachées 2 à 2 au même point sans être opposées, l’une d’entre elle est plus petite que l’autre. Les fleurs sont discrètes, d’un pourpre brunâtre, à corolle en forme de cloche non évasée de 2-3 cm de longueur. Elles sont solitaires ou réunies par deux à l’aisselle des feuilles. La floraison à lieu de juin à août. Les fruits sont des baies globuleuses de la taille d’une cerise, d’un vert luisant, entourées du calice vert, à 5 lobes.

Localisation :
bois frais, haies, surtout en terrain calcaire, presque toute la France, centre et Sud de l’Europe.

Confusions possibles :
aucune, mais les baies qui ressemble vaguement à des cerises ont parfois tenté fatalement des enfants et des adultes. La confusion avec des myrtilles, bien qu’improbable s’est déjà produite.

Composition :
la belladone renferme plusieurs alcaloïdes extrêmement toxique, l’hyoscyamine, l’atropine et la scopolamine. La richesse en alcaloïdes varie avec la partie de la plante et la saison.

Toxicité :
La belladone est fortement toxique dans toutes ses parties, mais ce sont surtout les baies juteuses et plus ou moins sucrées, assez tentantes, qui sont responsables d’empoisonnements. Deux à trois baies rendent un enfant gravement malade, 10 à 15 peuvent entraîner la mort d’un adulte.

Symptômes :
troubles digestifs immédiat avec nausées, vomissements qui entraînent le rejet de débris de baies rouge noirâtre. Troubles neurovégétatifs : tachycardie, sécheresse de la bouche et des muqueuses en général avec difficulté de déglutition, gêne respiratoire, douleurs vulvaires chez la fillette, mydriase avec troubles de la vision, photophobie, voire cécité complète transitoire. Apparaissent en même temps des signes centraux tels que : anxiété, vertiges, hébétude, délire «atropinique» avec obnubilation gaie ou furieuse, ou bien encore visions étranges et terrifiantes, crises convulsives. Ultérieurement, on peut observer un coma calme, accompagné souvent de dépression cardio-respiratoire, responsable des décès.

Propriétés médicinales :
la belladone est employée en médecine comme antispasmodique, modérateur de sécrétions glandulaires, mydriatique et antiasthmatique (en cigarettes). Mais ce sont généralement les alcaloïdes extraits qu’on utilise, car il est difficile de doser l’action de la plante elle-même vu l’importante variation de ses substances actives. En usage externe, les feuilles servent de cataplasmes analgésiques.

Remarques :
Des accidents peuvent provenir de la consommation d’oiseaux ou d’escargots nourris de feuilles ou de fruits de cette plante, à laquelle ces animaux sont insensibles.


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Jeu 26 Juin - 1:16
C

Chelidonium majus ( Chélidoine )

Descrïption :
Plante vivace de 20 à 80 cm à feuillage découpé, d’odeur assez désagréable, et dont toutes les parties laissent s’écouler à la cassure un suc jaune orangé caractéristique. La tige est dressée, rameuse, fragile, velue. Les feuilles sont alternes, amples, molles, composées de 5-7 segments ovales bordés de lobes arrondis, à divisions se rejoignant plus ou moins par le limbe à leur base, d’un vert glauque en dessous. Les fleurs sont petites, à 4 pétales jaunes rapidement caducs et à étamines nombreuses, réunies en ombelles simples, lâches, à pédoncules inégaux. La floraison à lieu d’avril à octobre. Les fruits sont des siliques de 3-4 cm de longueur, glabres, bosselées par les graines, sans cloison interne.

Localisation :
sur les murs, les pierrailles, dans les fentes de rocher, les décombres et haies dans toute l’Europe.

Confusions possibles :
aucune.

Composition :
La plante contient une plusieurs alcaloïdes (chélidonine, sanguinarine, chélérythrine, berbérine, protopine, tetrahydroptisine, etc.).

Toxicité :
le latex jaune de la plante est irritant, en particulier pour les muqueuses. Certains des alcaloïdes ont des propriétés analgésiques, d’autres sont localement irritant, d’autres paralysent les centres respiratoires. A vrai dire, les accidents que pourraient provoquer cette espèce sont très rares car sa saveur particulièrement horrible en interdit l’ingestion. On déplore toutefois une mort humaine en Allemagne.

Symptômes :
L’ingestion de feuilles fraîches peut produire de graves troubles digestifs, respiratoires, nerveux (somnolence, paralysie des terminaisons nerveuses) et cardiaques (bradychardie).

Propriétés médicinales :
La chélidoine a été employée comme antispasmodique, analgésique, diurétique et cholérétique. La chélidonine peut avoir une action antitumorale. On l’utilise encore couramment pour traiter les verrues. En effet, une verrue frottée plusieurs matin de suite avec ce latex tout frais se dessèche rapidement et disparaît. Cet usage en dénué de danger.


Colchicum autumnale ( Colchique )

Descrïption :
Plante vivace de 10-40 cm, glabre, donnant ses jolies fleurs en automne, ses feuilles et ses fruits au printemps de l’année suivante. Les feuilles sont dressées, larges et lancéolées, longues (20-40 cm), groupés par 4 ou plus autour du fruit. La fleur est grande, à divisions oblongues de 5-7 cm au dessus du tube allongé, rose lilas, solitaires ou réunis par 2-5. La floraison a lieu d’août à octobre (Colchicum vernale fleurit au printemps). Les fruits sont des capsules obovales de la taille d’une noix, apparaissant avec les feuilles en avril-juin de l’année suivante. La partie souterraine est un bulbe solide entouré de tuniques minces et brunâtres.

Localisation :
prés humides du sud et centre de l’Europe, toute la France.

Confusions possibles :
les fleurs avec des crocus mais ces derniers n’ont que 3 étamines, les colchiques 6. Les feuilles avec des ails ou des poireaux sauvages mais les feuilles de colchiques sont inodores.

Composition :
elle renferme de très puissants alcaloïdes, principalement la colchicine, très toxique pour l’homme à partir de 10 mg, mortelle à partir de 40 mg.

Toxicité :
Toute les parties de la colchique d’automne (et probablement de printemps) sont violemment toxique. L’ingestion de la plante produit des troubles généralement très graves et fréquemment mortels. Le bétail est souvent intoxiqué; une quantité de feuilles représentant 0,1% du poids de l’animal suffit à le tuer (soit 70 g de feuilles pour un homme de 70 kg).

Symptômes :
troubles digestifs (hypersalivation, soif intense, coliques violentes, diarrhée, vomissements, constriction laryngopharyngée), cardiaques (hypotension) , nerveux (paralysie) et respiratoires avec cyanose qui peuvent entraîner une mort par anoxie le lendemain ou le surlendemain, voir même 10 jours après l’intoxication.

Propriétés médicinales :
La colchicine s’emploie comme diurétique, analgésique par paralysie des terminaisons des nerfs sensibles et anti-inflammatoire. C’est un traitement souverain contre la goutte.


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Julianne VanHolsen
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Jeu 26 Juin - 1:16
Conium maculatum ( Grande Cig­ue )

Descrïption :
Grand plante bisannuelle de 80 cm à 2 m, glabre, à port d’ombellifère, dégageant au froissement une odeur désagréable, vivant en colonie. La tige est dressée, robuste, creuse, striée, un peu glauque, tachée de pourpre dans sa partie inférieure, très rameuse. Les feuilles sont grandes à la base, munies d’un long pétiole taché de pourpre vers le bas. Elles sont 3-5 fois complètement divisées en segments plus ou moins triangulaires, eux-mêmes lobés et dentés. Les fleurs sont petites, blanches, réunies en ombelles terminales de petites taille à 10-20 rayons inégaux. Les involucres ont 3 à 5 bractées courtes et renversées. La floraison à lieu de juin à août. Les fruits sont petits, presque globuleux, et à 10 côtés saillants ondulées. La partie souterraine est une racine pivotante développée.

Localisation :
On trouve la Grande Ciguë sur le bord des chemins et dans les décombres, dans presque toute la France et toute l’Europe.

Confusions possibles :
Avec divers ombellifères comestibles ou non. Le fait que la ciguë est glabre la différencie de la carotte (Daucus carota) et de la berce (Heracleum sphondylium); ses tâches pourpres la distinguent de l’angélique (Angelica sylvestris) qui est soit verte, soit pourpre, mais sans tâches; ses pétioles n’ont pas le caractère anguleux de l’égopode (Ægopodium podagraria), et ses feuilles sont bien trop découpées. De plus, son odeur désagréable devrait suffire à la faire rejeter.

Composition :
La ciguë renferme plusieurs alcaloïdes toxiques, en particulier la coniine (jusqu’à 3,5%) et la conicéine, dont l’action est proche de celle de la nicotine.

Toxicité :
La ciguë est connue pour être vénéneuse. Elle provoque des troubles nerveux et respiratoires pouvant aboutir à la mort par paralysie du diaphragme. La toxicité de la plante varie suivant la partie considérée (la racine est moins toxique que la tige et les feuilles), la saison (les fruits sont particulièrement toxiques juste avant maturité), et le lieu où elle pousse (la ciguë serait plus virulente dans le midi qu’au nord). La quantité mortelle de ciguë pour l’homme est de 6 grammes.

Symptômes :
La symptomatologie apparaît ½ à 1 heure après l’ingestion. Les symptômes sont des vertiges intenses, céphalées, stupeur, troubles digestifs, refroidissement des extrémités, pâleur de la face, yeux exorbitées, convulsions, tremblements musculaires puis syndrome paralytique ascendant (paralysie qui gagne tout le corps pour aboutir à une tétanisation complète), ophtalmoplégie, insuffisance circulatoire, anoxie. Durant toutes ces phases, l’intelligence n’est pas affectée. Le décès survient en 1 à 6 heures. L’autopsie peut révéler un oedème du poumon.

Propriétés médicinales :
La ciguë a parfois été utilisée comme analgésique, antispasmodique; et anaphrodisiaque. En usage externe, on en faisait des cataplasmes sédatifs, en particulier pour les douleurs cancereuses.


Convallaria majalis ( Muguet )

Descrïption :
Modeste plante vivace de 10-30 cm de haut, issue d'un rhizome mince rampant, d'où sortent des feuilles généralement par paires, ovales et allongées, aiguës au sommet, glabres, lisses, à nervure parallèles convergeant au sommet, d’un vert vif. Entre les feuilles, il y a une grappe de 4 à 9 fleurs du même côté, d’un blanc pure, en clochettes à 6 dents recourbées, penchées, d'odeur suave. La floraison a lieu entre avril et juin. Elle est suivie par des baies globuleuses de couleur rouge ou rose qui mûrissent en automne.

Localisation :
Cette plante est commune dans certaines forêts fraîches où elle forme parfois de véritables tapis, mais elle peut aussi manquer complètement par place.

Confusions possibles :
éventuellement avec l'ail des ours (Allium ursinum), que l'odorat distinguera sans difficulté vu sa forte odeur alliacée.

Composition :
Le muguet renferme dans toutes ses parties de puissants hétérosides cardiotoxiques, dont le convallatoxoside, un des plus actifs connus. Il contient également des saponines, dont le convallaroside et des traces de strophantine.

Toxicité :
Malgré son apparence innocente, c'est une plante très toxique: un stéroïde appelé convallarine a des effets analogues à ceux de la digitaline. Ses baies rouges, tentantes pour les enfants, présentent un risque particulièrement important, mais le simple fait de mâchonner un brin de muguet peut provoquer des troubles digestifs et cardiaques graves.

Symptômes :
Ce sont les symptômes d'une intoxication atropinique qui sont une mydriase avec paralysie de l'accommodation, et une sécheresse des muqueuses. Ils peuvent être suivie d'un état d'excitation croissante, avec agitation extrême, confusion, hallucination et désorientation réalisant un véritable tableau de délire, parfois même avec mouvements choréiformes et convulsions. L'hyperventilation et une tachycardie sinusale dépassant 150, l'hyperthermie pouvant atteindre 41°C, la rougeur de la face et du cou complètent le tableau. A un degré de plus, survient une dépression du système nerveux central avec coma et risque d'apnée.

Propriétés médicinales :
Le muguet est un toni-cardiaque très puissant utilisé un allopathie pour le traitement d’affections cardiaques. Il a également des propriétés antispasmodiques, purgatives, et diurétiques. Il n’est pas utilisé en medecine populaire en raison de sa toxicité.


Julianne F. VanHolsen
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Jeu 26 Juin - 1:17
Laburnum anagyroides ( Cytise )

Descrïption :
Arbuste de 3 à 10 m remarquable par ses grosses feuilles «de trèfles» et sa splendide floraison, qui lui vaut parfois le surnom de «pluies d’or». Le tronc est à écorce lisse, verte, à rameaux arrondies. Les feuilles sont grandes, longuement pétiolées, composées de 3 folioles de 2-5 cm de long munies d’un court pétiole, allongées, entières, plus pâles et couvertes de poils appliqués en dessous. Les fleurs sont grandes, jaune clair, à corolle papillionacée, à pédoncule et calice couverts de petits poils soyeux appliqués, dégageant un parfum suave. Elles sont réunies en longues grappes latérales pendantes, avec plusieurs feuilles à la base. La floraison à lieu d’avril à juin. Les fruits sont des gousses de 4-6 cm de long sur 7-8 mm de large, brun clair ou gris brunâtre, à suture supérieure épaissie.

Localisation :
On le rencontre dans les bois sur terrain calcaire dans l’est de la France, de la Lorraine aux Alpes-Maritimes, mais il est souvent subspontané loin de son aire d’origine. Le cytise se trouve dans le centre et le sud de l’Europe.

Confusions possibles :
Avec le cytise des Alpes (Laburnum alpinum) qui ne se distingue de son cousin que par des points de détails. Il est tout aussi toxique.

Composition :
Le cytise renferme dans toute ses parties de dangereux alcaloïdes, en particulier la cytisine (jusqu’à 1,5% dans ses graines), dont l’action est semblable à celle de la nicotine, ainsi que l’anagyrine. Il contient aussi des phytohémagglutinines.

Toxicité :
Toutes les parties du «cytise» sont toxiques, mais ce sont surtout les fleurs qui causent des accidents par confusion avec les fleurs d’«acacia bleu», dont on prépare des beignets.

Symptômes :
La symptomatologie apparaît dans l’heure qui suit l’ingestion. Elle est identique à celle de l’intoxication à la nicotine soit : salivation abondante, vomissements, puis signes neurologiques (convulsions), cardiaques (hypertension, tachycardie, arythmie) et respiratoires pouvant aboutir à la mort par asphyxie. La propriété émétique du cytise permet toutefois l’élimination d’une grande partie des principes toxiques.

Propriétés médicinales :
Les feuilles séchées sont utilisées en phytothérapie pour leur action sur la vésicule biliaire. En médecine homéopathique, le cytise est prescrit dans certains états dépressifs, sous forme d’une teinture préparée à partir de fleurs et feuilles fraïches.


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Jeu 26 Juin - 1:17
D

Dioptéris filix-mas ( Fougère Mâle )

Descrïption :
Puissante fougère de 40 à 100 cm de haut, à souche très épaisse noirâtre et plus ou moins rampante. Il en sort une grande rosette de frondes faites d’une tige velue sur laquelle s’insèrent des feuilles courtement pétiolées et dont le pétiole est écailleux, bipennatiséqués. Les feuilles adultes portent des sores assez gros, de 1 à 2 mm de diamètre, rapprochés de la ligne médiane de la feuille.

Localisation :
Dans les forêts un peu fraîches de toutes les régions tempérées du monde.

Toxicité :
Son rhizome contient plusieurs produits toxiques qui sont taenicides. Lors du traitement, il ne faut pas absorber d’huile ou d’alcool qui favoriseraient le passage des principes toxiques à travers la muqueuse intestinale.

Symptômes :
Vomissements, diarrhées, vertiges, crampes, convulsions, troubles de la vision, hyperthermie, hématurie, jaunisse.

Propriétés médicinales :
On extrait de son rhizome l’«extrait de fougère mâle» qui a la propriété de paralyser les vers parasites tel que le ténia, ils sont ainsi expulsés définitivement. Le traitement doit se faire sur prescrïption médicale à posologie précise.


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Jeu 26 Juin - 1:18
E

Euphorbia helioscopa & Euphorbia cyparissias ( Euphorbe Réveille-Matin et Euphorbe Petit-Cyprès )

Descrïption :
Euphorbe Réveille-matin : “mauvaise herbe” annuelle de 10-50 cm glabre à latex blanc. La tige est dressée, rougeâtre. Il y a quelques feuilles alternes sur la tige, les autres sont réunies à la base de l’inflorescence. Les feuilles sont très petites, verdâtres, elles fleurissent d’avril à novembre. Les fruits sont des capsules à 3 valves.
Euphorbe petit-cyprès : “mauvaise herbe” de 20-40 cm glabres, jaune verdâtre, à latex blanc. Les feuilles sont très minces, presque linéaires. Les fleurs sont groupés en fausse ombelle.

Localisation :
elles sont communes dans les cultures, les haies, les bords de chemins, des plaines jusqu’en haute montagne, dans toute l’Europe.

Confusions possibles :
aucune en dehors du genre grâce à son latex blanc caractéristique.

Composition :
le latex contient de l’euphorbone, substance voisine du caoutchouc, responsable en grande partie de la toxicité de la plante. Elle contient également des saponines hémolytiques

Toxicité :
Toute la plante est toxique. Le latex est âcre et caustique, il peut déclencher de graves irritations au contact de la peau et des conjonctivites s’il atteint les yeux. Il faut donc faire attention à ne pas porter ses doigts à la bouche et à ne pas se frotter les yeux après avoir cueilli de l’euphorbe, en particulier Euphorbia Helioscopia. Euphorbia resinfera est responsable de conjonctivites ayant entraîné la cécité en Afrique. Les empoisonnements à l’euphorbe se produisent chez les animaux quand elle est mélangée au foin par inadvertance. Les animaux intoxiqués sont pris de troubles digestifs, nerveux et cardiaques qui peuvent entraîner la mort de l’animal. Les symptômes sont les même chez l’homme, plusieurs cas d’intoxications mortelles humaines sont signalés dans la littérature.

Symptômes :
brûlure de la bouche et de la gorge, douleurs stomacales intolérables, vomissements, diarrhées incoercible sanguinolente, dilatation des pupilles, vertiges, délires, convulsions, hypotension, bradycardie, paralysie des viscères, hématurie, hypothermie. La mort peut survenir en deux ou trois jours.

Propriétés médicinales :
Les graines et les feuilles peuvent être utilisé comme purgatif sous contrôle médical. On utilise la teinture d’euphorbes en homéopathie contre le psoriasis, l’érysipèle, le rhumatisme et la paralysie.


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Jeu 26 Juin - 1:18
H

Hedera helix ( Lierre )

Descrïption :
arbrisseau bien connu à tiges grimpantes de longueur presque indéfinie, parfois plus de 50 m, remarquable par son feuillage. La tige est couchée; rampante sur le sol des sous-bois, grimpante sur les arbres, les murs, les rochers à l’aide de racines courtes modifiées en crampons. Les feuilles sont alternes, à long pétiole arrondi, coriace. Les feuilles des rameaux sans fleurs sont divisées en 3-5 lobes triangulaires, d’un vert fonçé. Les fleurs sont petites, d’un jaune verdâtre, réunies en ombelles terminales globuleuses. Les tiges rampantes ne fleurissent presque jamais. La floraison à lieu en septembre-ocotbre. Les fruits sont globuleux, charnus, noirs, cerclés au sommet, et surmontés par les cinq minuscules dents du calice.

Localisation :
haies, bois, murs, rochers, toute la France, toute l’Europe.

Confusions possibles :
aucune.

Composition :
le lierre renferme des saponosides (de l’hédérine qui libére de l’hédéragine par hydrolyse) et de l’acide hédérique, chlorogénique, formique et malique.

Toxicité :
les feuilles et les fruits sont dangereux. Deux à trois baies suffisent à provoquer des troubles chez l’enfant. Des quantités supérieures peuvent provoquer un coma risquant d’aboutir à la mort. Appliquées sur la peau, les feuilles irritent les personnes sensibles.

Symptômes :
vomissements , diarrhées, lésions banales du tube digestif, excitation fébrile, congestion des méninges, coma avec dépression respiratoire pouvant aboutir à la mort par asphyxie.

Propriétés médicinales :
Les feuilles sont excitantes, emménagogues, vaso-constrictrices et antispasmodiques. Elles sont utilisées dans le traitement de la coqueluche.


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Jeu 26 Juin - 1:19
I

Ilex aquifolium ( Houx )

Descrïption :
arbuste ou petit arbre de 2 à 15 m, remarquable par son feuillage persistant, épineux, et ses fruits rouges. Le tronc est à écorce grise, lisse. L’écorce des jeunes rameaux est verte. Les feuilles sont alternes, à court pétiole, ovales ou elliptiques, aiguës au sommet, gondolées, à dents épineuses, ou entières à une seule épine terminale sur les pieds âgés, coriaces, persistantes, glabres, d’un vert foncé luisant en dessus, plus pâle en dessous. Les fleurs sont petites, blanches ou un peu rosées, à 4-5 pétales soudées à la base, groupées sur de courts pédoncules. La floraison à lieu de mai à août, les fruits sont des baies charnues, rouges, luisantes, persistantes.

Localisation :
bois et haies dans presque toute la France, toute l’Europe..

Confusions possibles :
aucune.

Composition :
Les feuilles renferment de la théobromine, alcaloïde que l’on retrouve dans les graines de cacao, un glucoside amer (ilicoside) et de l’acide caféique. On ne retrouve de la caféine que dans les espèces d’Amérique du Sud.

Toxicité :
Les fruits sont émétiques et purgatifs. Leur ingestion peut provoquer des troubles nerveux, généralement sans gravité. Leur saveur n’est guère agréable mais ils se montrent bien tentant pour les enfants. Les feuilles ne sont pas considérées comme toxiques, mais il arrive que leur emploi abusif provoque des malaises.

Symptômes :
vomissements, diarrhées, somnolence et parfois convulsions

Propriétés médicinales :
Les feuilles peuvent être employées comme diurétique, expectorant, fébrifuge et antispasmodique.


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Jeu 26 Juin - 1:19
J

Juniperus sabina ( Genevrier Sabine )

Descrïption :
Arbrisseau ou arbuste de 4 à 6 m à port en fuseau ou couché sur le sol. Les feuilles sont des aiguilles écailleuses. Les fleurs sont minuscules (l’espèce est dioïque). Les cônes sont noirâtres, globuleux, de 5-7 mm de diamètre.

Localisation :
Dans les bois des Alpes et des Pyrénées.

Confusions possibles :
Avec les autres genévriers : genévrier de Phénicie (Juniperus phoenicea), genévrier thurifère (J. thurefia) et le genévrier commun (J. communis), ce dernier est comestible, ces feuilles sont des aiguilles piquantes verticillées par trois.

Composition :
Le feuillage et les graines contiennent du sabinol (alcool terpénique) et de l’acide gallique qui se transforme en pyrogallol.

Toxicité :
Les rameaux de genévrier sabine provoque de violentes irritations de toutes les muqueuses. Lors d’empoisonnements, on observe une atteinte du système nerveux avec convulsions dont la responsabilité est attribué au sabinol. Le pyrogallol bloque complètement le circuit intestinal, les animaux qui en ont consommé meurent rapidement.

Propriétés médicinales :
En médecine traditionnel, ses rameaux ont la réputation d’être emménagogue. Les “sorciers” d’autrefois se servaient de cette plante pour provoquer des avortements chez les femmes qui ne voulaient pas de leur enfant. C’est pourquoi pendant très longtemps en France la culture de cet arbre avait été rigoureusement interdite. D’autant que son usage est extrêmement dangereux.


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Jeu 26 Juin - 1:20
L

Lonicera periclymenum ( Chèvrefeuille des bois )

Descrïption :
Arbuste de 1 à 2 mètres de haut grimpant. La tige est dressée, rameuse, glabre. Les feuilles sont opposées, pétiolées, ovales, d’un vert blanchâtre. Les fleurs sont blanc-jaunâtre, à corolle formée d’un tube, fendu en 2 lèvres, la supérieure à 4 lobes. Les fleurs, réunies en inflorescence, fleurissent de mai à juin et dégagent un parfum suave. Les fruits sont des baies, coalescentes par deux, noires et luisantes.

Localisation :
haies, bois, Est et Centre de la France principalement, presque toute l’Europe.

Confusions possibles :
aucune en dehors du genre.

Composition :
Les fruits sont riches en saponines et il y a de l’acide cyanhydrique mais toutes les substances toxiques renfermées sont encore mal connues.

Toxicité :
Les baies de toutes les espèces de chèvrefeuille sont toxiques, quelle que soit leur couleur. Leur ingestion peut provoquer des troubles digestifs, nerveux et cardiaques, occasionnellement mortels. Ces fruits peuvent chez différente espèces comme le camerisier des haies être sucrés, ce qui est dangereux, la couleur des baies étant déjà bien tentantes pour les enfants ... Lonicera nigra aux baies noires peut se trouver dans le même biotope que les myrtilles. Ses baies peuvent alors être cueillies en même temps par mégarde.

Symptômes :
vomissements, diarrhées violentes, voir sanglantes, sueurs abondantes, larmoiements, congestion du visage avec mydriase, secousses musculaires, tachycardie, puis arythmie, somnolence suivie parfois d’un coma, possibilité d’issue fatale. La guérison survient cependant le plus souvent dans les 48 heures.


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Jeu 26 Juin - 1:20
N

Narcissus pseudo-narcissus ( Narcisse )

Descrïption :
C’est une plante vivace de 20 à 40 cm, glabre, à floraison remarquable. La tige est dressée, un peu aplatie, à 2 angles. Les 2 à 4 feuilles sont assez larges et très allongées, presque plates, arrondies au sommet, d’un vert un peu bleuté. La fleur est grande, jaune, de forme caractéristique, en tube divisé en 6 larges tépales entourant un long tube intérieur ( couronne ), en entonnoir, large, surmonté par une roue de dents étalées. La fleur est solitaire, elle fleurit de mars à mai. Le fruit est une capsule à 3 angles. La partie souterraine est un gros bulbe ovale enveloppé de tuniques membraneuses.

Localisation :
De nombreuses espèces sont cultivées comme plante ornementales. La jonquille (Narcissus jonquilla) est parfois subspontanée dans le midi et dans l’ouest.

Confusions possibles :
Avant la floraison, les feuilles et les bulbes peuvent être confondus avec ceux de l’ail sauvage. On peut les différencier par l’absence de l’odeur caractéristique.

Composition :
Les narcisses renferment de dangereux alcaloïdes ( narcissine, pseudolycorine, etc.) ainsi que des saponines. Le bulbe en est particulièrement riche.

Toxicité :
Toutes ces plantes sont toxiques, en particulier le bulbe. Bien qu’amers et âcres, ils ont parfois produit de graves empoisonnements chez l’homme et chez le bétail. Ils provoquent des troubles digestifs, nerveux et cardiaques. Le simple fait de sucer une tige suffirait à déclencher des symptômes. Les fleurs sont également à éviter.

Symptômes :
gastro-entérites, douleurs stomacales, colliques, purgation drastique lors de l’ingestion de bulbes (confondus avec de l’ail ou de l’oignon). Les alcaloïdes de Narcissus pseudo-narcissus provoque des tremblements, une sensation de froid, d’engourdissement, voir même une paralysie. Ils ont également une action cholinergique (ralentissement du rythme cardiaque et baisse de la tension artérielle qui entraine le plus souvent des évanouissements).


Nerium oleander ( Laurier Rose )

Descrïption :
bel arbrisseau de 2 à 4 mètres de haut, glabre, à feuillage persistant, très fourmi, et à floraison éclatante et odorante. La tige est dressée, rigide, à écorce grisâtre, portant de longs rameaux dressés contenant un suc laiteux. Les feuilles sont opposées ou réunies par 3, à très court pétioles, longuement lancéolées, aiguës, coriaces, rigides, à 40-70 paires de nervures secondaires très fines, parallèles. Les fleurs sont grandes, rose-vif ( rarement blanches ), dégageant un parfum suave, à corolle en tube cylindrique et à 5 lobes larges, asymétriques, portant chacun à la base une écaille profondément divisée en lobe aigus. Elles sont groupées en corymbes terminaux et fleurissent de juin à septembre. Les fruits sont secs, cylindriques, effilés et contiennent de nombreuses graines munies d’une aigrette.

Localisation :
On le trouve sur les bords des cours d’eau, dans le Var, les Alpes-Maritime et la Corse, mais il est cultivé très fréquemment pour orner les jardins.

Confusions possibles :
Avec le Laurier-sauce qui est utilisé comme assaisonnement. Des soldats français, pendant le première guerre mondiale, sont morts en Grèce pour avoir fait rôtir de la viande sur une branche de Laurier-rose au lieu d’utiliser du Laurier-sauce.

Composition :
Le Laurier-rose renferme de puissants hétérosides cardiotoxiques proches de ceux de la digitaline, en particulier l’oléandroside et le nérioside.

Toxicité :
C’est une des plante les plus dangereuses de nos régions. Feuilles, fleurs, écorce et bois, frais ou séchés, sont toxiques à très faible dose. On considère qu’une seule feuille peut être mortelle pour l’homme.

Symptômes :
Ils sont identiques aux manifestations de l’intoxication par la digitaline : Violents troubles digestifs, neurologiques et cardiaques, entraînant fréquemment la mort. Les troubles digestifs se manifestent par des vomissements (dans 80 % des cas) , des douleurs abdominales, des diarrhées, et plus rarement, une nécrose ischémique du tube digestif. Les troubles neurologiques se traduisent par une obnubilation accompagnée d’une somnolence, ou bien par une agitation mêlée d’angoisse. Céphalées, myalgies et asthénie sont des symptômes courants. Les troubles cardiaques sont les plus préoccupant car ce sont eux qui sont responsables des décès (17% des intoxications aiguës, intoxications médicamenteuses comprises). Ils se traduisent par des troubles de la conduction, et de l’automatisme.

Propriétés médicinales :
Cardiotonique et diurétique.


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Jeu 26 Juin - 1:20
Nicotiana tabacum ( Grand Tabac )

Descrïption :
Plante herbacée annuelle. La tige est dressée, arrondie, peu rameuse. Les feuilles sont longuement pétiolées, allongées, aiguës au sommet, molles, vertes, couvertes de poils glanduleux. Les fleurs sont roses, à tube allongée (3-4 cm de long), étroite à la base, à 5 lobes ovales très courts, réunies en inflorescences lâches, dépourvues de feuilles, au sommet de la tige. La floraison à lieu de mars à juillet. Les fruits sont des capsules ovales.

Localisation :
Plusieurs espèces du genre Nicotiane sont cultivées couramment en grand pour leur feuilles dans la région méditerranéenne, et parfois comme plante ornementales (Nicotiana glauca et Nicotiana rustica).

Confusions possibles :
Aucune en dehors du genre en Europe.

Composition :
Les Tabacs renferment plusieurs alcaloïdes, dont le plus célèbre est la nicotine, extrêmement toxique puisque 40 à 60 mg sont mortels pour un adulte (soit la dose contenu dans un paquet de cigarette).

Toxicité :
Toutes les espèces sont toxiques. Leur ingestion produits des troubles nerveux, cardiaques, et respiratoires rapidement mortels. Des accidents sont survenus au Etats-Unis par suite de confusion d’une espèce locale avec un légume sauvage. L’usage du jus de tabac comme insecticide est potentiellement dangereux.

Symptômes :
Salivation abondante, vomissements, puis signes neurologiques (convulsions), cardiaques (hypertension, tachycardie, arythmie) et respiratoires pouvant aboutir à la mort par asphyxie. La symptomatologie apparaît dans l’heure qui suit l’ingestion.

Propriétés médicinales :
Une décoction de tabac était parfois employée en compresses comme parasiticide (poux, acariens), mais cet usage présente un grand danger car quelques égratignures suffisent à laisser pénétrer le poison dans l’organisme; des cas très graves ont été signalés. On prépare la vitamine PP (Nicotylamide) à partir de cette plante.

Remarques :
la nicotine, largement employée comme pesticide agricole autrefois, a causé un nombre considérable de victimes humaines.


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Jeu 26 Juin - 1:21
P

Polygonatum officinale ( Sceau de Salomon )

Descrïption :
Plante vivace de 20-50 cm, glabre, à port élégant. La tige est simple, dressée, anguleuse, nue vers le bas, recourbée et densément feuillées vers le haut. Les feuilles sont alternes, disposées sur deux rangs, sessiles, parcourues de nervures parallèles convergeant au sommet. Les fleurs sont assez grandes, blanc verdâtre, en forme de tube cylindrique un peu élargi au sommet, à 6 lobes triangulaires, solitaire ou par 2, pendant à l’extrémité de courts pédoncules. Les fruits sont des baies globuleuses noir bleuâtre de la taille d’un pois. La partie souterraine est un rhizome renflé, charnu, fibreux.

Localisation :
dans les bois de presque toute la France, presque toute l’Europe.

Confusions possibles :
aucune.

Composition :
il renferme des raphides d’oxalate de calcium qui sont extrêmement irritant mécaniquement. La plante est riche en saponosides toxiques, en particulier les fruits.

Toxicité :
Le rhizome du Sceau-de-Salomon est très irritant mais ce sont les fruits qui sont responsables de troubles digestifs et cardiaques parfois graves, pouvant être mortels lors de l’empoisonnement d’enfants par ses baies.

Symptômes :
identiques à l’intoxication par le muguet.

Propriétés médicinales :
le rhizome était employé en usage externe comme antiecchymotique et antigoutteux, il active la cicatrisation des plaies et efface les tâches du visage.

Utilisations alimentaires :
Les jeunes pousses étaient mangées comme des asperges, mais cette pratique est à décourager car la plante n’est pas toujours fréquente.


Prunus laurocerasus ( Laurier Cerise )

Descrïption :
C'est un arbuste toujours vert de 3 à 6 mètres de haut, à grandes feuilles persistantes, dégageant lorsqu'on les a froissées une forte odeur d'amande amère. Celles-ci sont d'un vert sombre luisant, très grandes, alternes, oblongues, lancéolées, aiguës au sommet, bordés de dents écartées, coriaces et glabres. La floraison a lieu en avril-juin. Les fleurs sont blanches, à 5 pétales et nombreuses étamines. Elles sont réunies en longues grappes dressées, assez serrées, partant de l'aisselle des feuilles et un peu plus courte qu'elle. Elles sont suivies par des drupes assez grosses, noires, ovoïdes, charnues et insipides, mûrs en septembre-octobre.

Localisation :
On le trouve souvent dans des jardins où il est cultivé pour former des haies, surtout dans l'Ouest et dans le Midi. Il a pu se naturaliser çà et là, et on le rencontre au hasard des haies ou au voisinage des habitation d'où il a pu "s'échapper".

Confusions possibles :
Aucune en tenant compte des caractères indiqués.

Composition :
Les feuilles sont riches en hétérosides (prunanoside) qui sous l'action de l'émulsine libère par hydrolyse de l'acide cyanhydrique (120 à 180 mg d’HCN/100 g de feuilles), extrêmement toxique, accompagné d'aldéhyde benzoïque ou "essence d'amande amère". Les amandes contiennent 1,3 à 2% d’hétérosides cyanogénétique.

Toxicité :
Les feuilles de Laurier-cerise servaient autrefois à parfumer le lait pour des crèmes et des desserts, auxquels elles communiquent leur agréable saveur d'amande amère. Mais des accidents sont survenus rien qu'avec quelques feuilles, en particulier chez des enfants. Leur abus provoque des troubles digestifs, nerveux, respiratoires (polypnée), une insuffisance circulatoire puis un coma pouvant entraîner la mort. Ce sont les noyaux des baies qui sont de loin la partie la plus toxique de la plante. Les fruits verts sont plus toxiques que les fruits matures (noirs).

Symptômes :
Troubles digestifs (nausées, vomissements, hypersalivation), respiratoires (polypnée), cardiaques (tachycardie) et neurologiques (convulsions) qui peuvent entraîner un coma.


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Jeu 26 Juin - 1:21
R

Rhododendron ferrugineum ( Rhododendron )

Descrïption :
Sous-arbrisseau de 30 à 80 cm de haut à feuillage persistant, vivant en colonie. La tige est tortueuse et rameuse dès la base, formant des buissons touffus. Les feuilles sont alternes, rapprochées au sommet des rameaux, brièvement pétiolées, ovales ou lancéolées, aiguës au sommet, entières, glabres coriaces, persistantes, vert vif, luisantes en dessus, entièrement couvertes d’écailles de couleur rousse en dessous. Les fleurs sont grandes, rouges, à corolle en forme d’entonnoir, à 5 lobes ovales, étalés. Elles sont réunies en ombelles terminales par 4 à 8. La floraison a lieu en juin. Les fruits sont des capsules oblongues à 5 valves.

Localisation :
On trouve la plante dans les bois clairs, les rocailles, et les pâturages au sommet de l’étage subalpin.

Confusions possibles :
aucune.

Composition :
Le rhododendron renferme un alcool diterpénique toxique, l’andromédotoxine, que l’on retrouve dans l’andromède (Andromeda polifolia).

Toxicité :
Plusieurs espèces de rhododendron sont toxiques, dont le rhododendron ferrugineux. Il provoque des troubles digestifs, nerveux, respiratoires et cardiovasculaires qui peuvent être très graves dans certains cas.

Symptômes :
(identiques à l’intoxication par l’Azalée) vomissements, diarrhées, bradycardie, hypotension, et dépression respiratoire. Les symptômes secondaires sont : toux, prurit, fourmillement des membres et sensation d’engourdissement.


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Jeu 26 Juin - 1:22
T

Taxus baccata ( If )

Descrïption :
Arbre ou arbustre de 5 à 8 m, pouvant atteindre 20m, à feuillage sombre sur lequel tranche des arilles rouges. Le tronc est dressé, couvert d’une écorce rouge se détachant par plaques allongées. Les feuilles sont en forme d’aiguilles, aplaties, terminées par une courte pointe, disposées dans un plan de part et d’autres du rameau, molles, vert sombre et luisantes en dessus, vert jaunâtre, mates, en dessous. Les fleurs sont minuscules, dioïques. Les mâles sont en chatons, les femelles sont isolées en long rameaux. La floraison à lieu d’avril à mai. Les fruits sont des graines dures entourées d’un arille charnue, rouge à maturité.

Localisation :
bois, rocher, surtout en montagne, dans toute l’Europe.

Confusions possibles :
avec le sapin (Abies alba Miller).

Composition :
Le feuillage et les graines contiennent plusieurs alcaloïdes, en particulier la taxine, très toxique, qui donne l’hydrotaxine par hydrolyse. L’if contient de plus un glucoside, la taxicatine.

Toxicité :
Le bois, l’écorce, les feuilles et les graines sont toxiques. Les feuilles sont le siège principal du poison ( la taxine ) qui serait localisé dans les tissus épidermiques. Les feuilles âgées et les feuilles desséchées sont plus vénéneuses que les feuilles jeunes et fraîches. Les empoisonnements par mastication sont fréquents chez les animaux. Chevaux, ânes et mulets y sont extrêmement sensibles et peuvent être tués en moins d’une heure. Les lapins, cobayes et chats sont par contre insensibles aux feuilles d’if. Chez l’homme, l’if engendre des troubles digestifs, nerveux, respiratoires et cardio-vasculaires qui peuvent entraîner la mort. On employait l’if autrefois pour empoisonner les pointes des flèches. L’arille rouge n’est pas toxique, à condition de ne pas mâcher sa graine.

Symptômes :
Excitation, hyperventilation, tachycardie puis ralentissement du coeur, hypotension, nausées, douleurs stomacales, crampes, vertiges, coliques, diarrhées violentes, étourdissements, convulsions, coma, mort. Les reins sont lésés et le foie et tuméfié à l’autopsie..

Propriétés médicinales :
Le suc de l’if a été signalé comme spécifique souverain contre les morsures de vipères. Les arilles débarrassés de leur graines ont une action adoucissantes, diurétiques et laxatives.

Utilisations alimentaires :
l’arille rouge charnu entourant la graine peut se manger tel quel comme friandise à condition de ne pas mâcher la graine. Il est sucré et très mucilagineux.


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V

Viscum album ( Gui )

Descrïption :
Le gui est un sous-arbrisseau hémiparasite de 20 à 50 cm. La tige est arrondie, articulée, divisée régulièrement en deux, jusqu’au sommet. Les feuilles sont opposées, allongées, rétrécies graduellement vers la base, épaisses, coriaces, d’un vert jaunâtre, à 5 ou 6 nervures parallèles. Les fleurs sont très petites, jaunâtre, à 4 lobes. Les fleurs mâles et les fleurs femelles sont séparées sur le même pied, et réunies en petits groupes au sommet des rameaux et à l’aisselle des feuilles. La floraison à lieu de mars à mai. Les fruits sont des baies globuleuses de la taille d’un petit pois, blanches, translucides, à pulpe visqueuse. Le gui possède des suçoirs très profondément enfoncées dans le bois des branches de l’hôte, dont il utilise la sève brute.

Localisation :
Le gui se trouve sur différents arbres, dans presque toute la France.

Confusions possibles :
aucune.

Composition :
Il renferme des saponines et des alcaloïdes (dont la viscotoxine), ainsi que de la choline et de l’acétylcholine, non toxique.

Toxicité :
Les baies blanches du gui provoquent des troubles digestifs et cardio-vasculaires, occasionnellement mortels. Une dizaine de fruits se montrent déjà dangereux. Par contre, les parties vertes de la plante sont peu toxiques.

Symptômes :
Modification de la tension artérielle et du rythme cardiaque, puis perte de sensibilité, et à très forte dose, commencement de paralysie.

Propriétés médicinales :
Les parties vertes sont hypotensives, vaso-dilatatrices, antispasmodiques, diurétiques, et antitumorales.

Utilisations :
On tire de l’écorce du gui, par macération, la glu.


Julianne F. VanHolsen
Déploies ton courage, c'est la seule façon d'atteindre les astres.
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