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Julianne Rogue -- Prémonitions

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Julianne VanHolsen
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Jeu 26 Mar - 22:08
Prémonitions


Cette histoire relate les débuts de la vie de Julianne jusqu'à la naissance de ses jumeaux Kevin et Tamarah. Une deuxième histoire sera écrite pour la poursuite de sa vie.

Chapitres

Chapitre 1 : Le passé des Koric
Chapitre 2 : Un don particulier
Chapitre 3 : Le départ
Chapitre 4 : Angoisse d'un père
Chapitre 5 : La naissance d'une créature baveuse
Chapitre 6 : Vie et tracas
Chapitre 7 : Quelle famille !
Chapitre 8 : Poudlard
Chapitre 9 : Quand le mal frappe à notre porte
Chapitre 10 : Défense
Chapitre 11 : Visite en enfer
Chapitre 12 : Torture
Chapitre 13 : Montre moi …
Chapitre 14 : Brisée
Chapitre 15 : Paternité
Chapitre 16 : Tournant de l'histoire
Chapitre 17 : Dans l'antre du Diable
Chapitre 18 : Périls
Chapitre 19 :
...

-- sera édité --


Julianne F. VanHolsen
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Julianne VanHolsen
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Jeu 26 Mar - 22:09
Chapitre 1 : Le passé des Koric

L'atmosphère était lourde et froide, dans le salon des Koric. Bien qu'un feu brûlait dans la cheminée, l'air était frigorifiant. Théodore Koric trônait en Roi et Maître dans un immense fauteuil victorien, pendant que sa femme, Fiona Koric, servait les hors-d’œuvre aux invités. Ce soir, les Rogue étaient les invités d'honneur. D'un air froid et dénué d'amour, Théodore scrutait attentivement sa femme. Si elle osait commettre la moindre faute, elle en paierait le prix fort. Il n’était pas homme à se laisser dominer par une faible créature, et encore moins par sa femme. Tandis que Fiona servait les invités, il jetait un oeil hautain, vers sa fille Gwendoline en qui il avait mit tous ses espoirs. Un jour, elle lui apporterait la gloire ! Plissant les yeux, le patriarche Koric regardait sa fille de cinq ans, assise par terre et occupée à jouer avec le fils des Rogue, Severus. D'ailleurs, l'objet de cette visite de courtoisie concernait l'avenir de ces deux enfants. Détournant son regard glacial de sa progéniture, Théodore regarda Tobias Rogue. Il ne se préoccupa aucunement de l'épouse de Rogue. Les femmes ne possédant selon lui, aucune capacité intellectuelle, elles n'ont pas à se mêler des affaires des hommes. Prenant une voix froide, mais néanmoins courtoise, il dit :

- Alors cher Tobias ... ma fille vous satisfait-elle ?

Souriant méchamment, Tobias lança un regard dur comme pierre vers Gwendoline, la jaugeant comme on le ferait avec une pouliche qu'on s'apprête à acquérir. Pinçant les lèvres et fixant l'enfant de ses yeux noirs et sans éclat, il l'appela d'une voix hautaine.

- Petite, viens ici immédiatement ! Lui intime t-il

Levant son petit visage vers le monsieur qui l'appelait, Gwendoline hésita à obéir. Cet homme lui faisait peur. Puis, croisant le regard mauvais de son père, elle se leva et alla timidement vers le monsieur. Elle savait trop bien ce qui arriverais, si elle désobéissait à son père. Elle se tînt donc debout devant l’homme, les yeux baissés, comme le lui avais enseigné son papa. Tobias Rogue se pencha alors sur elle d'un mouvement brusque et la scruta attentivement. Il tendît la main, releva son visage et la regarda en plissant les yeux. La détaillant comme du bétail, il dit durement :

- Elle fera l'affaire... Severus s'en contentera. On ne crache pas sur une vache qu'on nous offre. Elle est une laideronne, mais dans le noir Severus n'en verra rien. Et de toute manière, une femme n'est utile que pour la procréation... qu'importe qu'elle ressemble à un gnome.

Il sourit mesquinement et regarda Théodore.

- Regarde ma femme Théodore ... une mandragore sur pattes, mais elle m'a donné un fils, afin de faire perdurer mon nom. Elle connaît son rôle et selon ce que je peux voir de ta femme, tu l'as bien dompté.

Théodore Koric hocha la tête, un sourire carnassier aux lèvres.

- Je te remercie Tobias. J'en dirais de même pour ta femme, dit Koric d'une voix égale et dénuée d'émotions.

Jetant un regard mauvais sur sa fille, il se pencha, l'agrippa par le bras et l'attira violemment vers lui. Il plongea ses yeux bleus acier dans ceux de sa fille, et la fixa durement.

- Tu épouseras le petit Rogue, lui ordonne t-il.
- Oui papa ... murmure Gwendoline d'une petite voix apeurée.

Relâchant son emprise, Théodore renvoya sa fille d'un geste vif de la main, comme on le ferait pour renvoyer une mouche importune. Penchant la tête, la petite fille retourna vers le petit garçon qui était venu jouer avec elle. Un petit garçon qu'elle voyait pour la première fois, et qu'elle devrait épouser, puisque son père lui ordonnait. Elle s'assît par terre et poursuivit son jeu, ne comprenant pas grand chose à ces histoires de grandes personnes.


Julianne F. VanHolsen
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Jeu 26 Mar - 22:10
Chapitre 2 : Un don particulier

** Attention, ce passage contient des propos sexuels explicites. Les lecteurs en sont avisés **

C'était une belle journée de début d'été et le soleil brillait sur Poudlard, faisant luire les eaux du lac. Gwendoline Koric, 16 ans, était assise sur un banc, occupée à réviser ses notions de potions. Son père, toujours aussi acariâtre, lui avais bien fait comprendre qu'elle devait faire honneur à sa famille, sous peine de représailles. Et, les représailles de Théodore Koric étaient toujours synonymes de coups violents et chargés d'une agressivité sans bornes. Préoccupée par de sombres pensées et par ses notes de cours, elle ne remarqua pas le jeune homme qui s'approchait lentement d'elle. Les cheveux longs et légèrement gras, le nez un peu trop long et le teint pâle, Severus Rogue n'était pas ce qu'on pouvait appeler un Apollon. Par contre, derrière ses yeux noirs et froids, nous pouvions parfois noter une pointe d'émotions, vite camouflée derrière une façade hautaine et mesquine.

- Gwendoline Koric ... dit-il d'un ton bas et légèrement ironique.

Relevant la tête, elle le regarda attentivement et dit d'une voix malicieuse

- Servilius Rogue, toujours aussi séduisant avec ta tête de poisson mort ...

Elle le regarda tiquer légèrement et pincer les lèvres comme elle adorait le voir faire. Puis, elle lui souria, ses yeux bleus, beaucoup plus tendres que ceux de son père, pétillants d'espièglerie. Severus la regarda aussi, adoptant une attitude hautaine et froide, puis la voyant sourire, il lui souria très brièvement et s'assied à ses côtés, affichant un air bourru.

- Ne m'appelle pas Servilius ! Il y a assez de ce satané Potter et sa bande de dégénérés qui se moquent de moi. Je n'ai pas besoin que ma fiancée fasse de même, dit-il d'un ton rempli de haine.

- Severus, murmure t-elle d'un ton doucereux avant de l'embrasser sur la joue, aide moi... je ne comprend rien en potions, ajoute t-elle d'un ton boudeur.

Lui lançant un bref regard en coin, Severus posa le bras sur les épaules de Gwendoline, se rapprocha d'elle et lui expliqua brièvement et clairement les rudiments des potions. Avec lui, tout semblait plus clair pour elle et elle le regarda avec amour et tendresse. Malgré le caractère imposé de leur union, ils avaient appris à se connaître et à s'aimer au fil des années. Contrairement à leurs parents respectifs, Severus et Gwendoline s'aimaient et se respectaient mutuellement. Ce qui déplaisait beaucoup à Théodore Koric, qui trouvait le petit Rogue trop affectueux avec sa fille. Souriant mesquinement aux souvenirs de son père, Gwendoline tendit la main vers Severus, tourna son visage vers le sien et l'embrassa doucement. Puis, ils quittèrent ensembles, en route pour leurs examens de fin d’année.

Quelques mois plus tard, Gwendoline avait le mal à l'âme. Être sous le toit de son père la rendait nerveuse. Elle ne savait jamais quand elle recevrait des coups par la tête et rêvait du jour ou elle pourrait épouser Severus. Entendant son père lui hurler de descendre au salon, elle s'y précipita sans plus attendre et y entra, les yeux baissés sur le sol.

- Oui papa ? demande t-elle d'une petite voix craintive

- Gwendoline, tu as atteint tes 16 ans maintenant, dit Théodore d'une voix froide, tu seras faite Mangemort comme il se doit. Tu donneras ton don de voyance à mon Maître comme convenu. C'est un ordre ! Lui intime t-il durement.

Relevant les yeux vers son père, pour une des premières fois de sa vie, Gwendoline le regarda incrédule, puis rebaissa les yeux. Hésitante, elle se risqua à demander :

- Et, si je refuse ?

Rugissant de rage, Théodore Koric s'élança vers sa fille, lui agrippa les cheveux et lui tira durement la tête par en arrière. Il plongea ensuite son regard froid dans les yeux de sa fille, insensible à ses gémissements de douleur.

- Si tu refuses, tu mourras ... et je te tuerai de mes propres mains. Ne me fait pas honte, Gwendoline Koric ou tu le regretteras amèrement ! Mais pour l'heure, saches qu'il est hors de question, que tu épouses le petit Rogue ... pas avant que tu ne soit Mangemort ! dit-il d'une voix d'outre-tombe

Il lui relâcha vivement la tête et la regarda avec dégoût. D'une voix morte, il ajouta :

- Ton petit pouilleux est plus sage que toi ... il est déjà Mangemort, lui. Peut-être tient-il plus que toi à ce mariage. Je me demande bien pourquoi, d'ailleurs, tu donnes la nausée, ma fille ! J'imagine, que le petit Rogue doit avoir une forte démangeaison au niveau de l'entrejambe, pour vouloir t'épouser ... Offre ton don immédiatement, petite garce !

Après un dernier regard vers sa fille, qu'il considérait de plus en plus comme indigne des Koric, il quitta le salon, non sans l'avoir renversée durement sur le sol. Projetée par terre, Gwendoline se mordit durement la langue et le goût âpre de son sang s'écoula dans sa bouche. Plissant les yeux et affichant un regard dur, elle pensa : "Jamais ! Jamais, sale monstre !" Elle se releva et transplana. Elle avait besoin de Severus.

Elle apparaît tout près de la maison des Rogue, et alla vers la demeure d'un pas ferme. Non ! Elle n'offrirait pas son don de voyance à un monstre, qui s'en servira pour semer la mort. Elle monta les quelques marches menant à la porte d'entrée et frappa rapidement. À l'intérieur, Severus leva vivement la tête et regarda vers la porte d'entrée en grommelant. Il était en train de préparer une potion, et il détestait être dérangé. Pinçant les lèvres, il délaissa ses ingrédients et alla vers la porte, déterminé à chasser l'intrus sans ménagement. C'est donc avec fureur qu'il ouvrit la porte, affichant un air dur.

- Qu'est ce que vous voulez ? dit-il d'un ton sévère et glacial.

Sur le seuil, se tenait la femme qu'il aimait, et elle le regardait avec tristesse et désarroi. Immédiatement, Severus sentit son coeur se serrer. Pourquoi semblait-elle si peinée ? Quel malheur assombrissait la douceur de ses yeux ? D'une voix plus douce, mais néanmoins hautaine, il demanda :

- Gwendoline ... qu'est ce qui se passe ? Entre ...

Il libèra le passage, afin que Gwendoline puisse entrer. Aussitôt qu'elle fut dans la maison, elle se blottie au creux de ses bras, tremblant à la fois de peur et de fureur. Son corps était parcouru de sanglots et elle s'agrippait à Severus, comme à une bouée de sauvetage. Finalement, elle parvint à expliquer ce qui se passait, à un Severus de plus en plus inquiet.

- Severus ... mon père m'a ordonné d'offrir mon don à Tu-Sais-Qui. Il m'a ordonné de devenir Mangemort et de servir son Maître. Mais, je refuse de le faire, Severus ! Je ne veux pas, que mon don serve au mal. Je ne veux pas causer la mort des gens, soit-ils Sang-de-Bourbes !

Elle lèva alors un visage larmoyant vers lui et le regarda d'un air attristé et interrogateur.

- Mon père m'a dit, que tu étais Mangemort ... c'est vrai, Severus ? Il m'a aussi dit, que je ne pourrai pas t'épouser tant que je ne suis pas Mangemort à mon tour.

Severus l'écouta avec attention, puis pinça les lèvres lorsqu'elle le questionna sur ses allégeances. Il prit ensuite un air ulcéré, lorsqu'il l'entendit évoquer la condition à leur mariage.

- Ton père n'est qu'un pauvre fou ! dit-il avec rage. Nous nous marierons, que tu sois Mangemort ou non ! Pour qui se prend t-il le vieux bandimon ? Ajoute t-il avec froideur.

Il grommela à nouveau, puis serra Gwendoline contre son coeur, caressant tendrement ses cheveux.

- Ton don t’appartient, à toi d'en faire ce que tu désires, Gwen. Et oui ... je suis Mangemort.

Gwendoline se raidit dans les bras de Severus, lorsqu'elle l'entendit confirmer qu'il est Mangemort. Toute la tendresse qui avait envahit son être, lorsqu'il lui avait affirmé qu'il l'épouserais malgré tout, venait de quitter son coeur. Affichant un regard dur, elle leva les yeux vers lui, prête à l'attaque, mais les yeux de Severus contenaient tant de douceur et de détresse, qu'elle oublia instantanément son animosité. Plongeant son regard azur dans celui de jais de Severus, elle s'y noya, y perdant toute notion du temps. Lentement, il se pencha vers elle et l'embrassa avec douceur. Passant les bras autour du cou de Severus, elle s'abandonna totalement à ce baiser passionné. Elle n'offrit aucune résistance, lorsqu'il la prit dans ses bras et la monta à sa chambre. Lorsqu'il la déposa doucement sur son lit, elle l'entraîna avec elle, fondant son corps avec le sien. Avec maladresse et empressement, ils retirèrent mutuellement leurs vêtements et découvrirent des parties d'eux encore inconnues à ce jour. Gwendoline ressentit un léger pincement aigu, lorsque Severus entra en elle, ce qui lui retira un doux gémissement plaintif. Ne se quittant pas une seule seconde des yeux, couverts de sueurs, ils unirent leur corps en silence, échangeant une douce promesse muette. Le souffle court et saccadé, le coeur battant la chamade, ils atteignirent l'orgasme au même moment, les plongeant dans une extase sans nom. Doucement, Severus se retira d'elle, puis se laissa tomber à ses côtés. Souriante, Gwendoline se blottie contre son corps chaud et ruisselant de sueur.

- Je t'aime, murmure t-il avant de s'endormir paisiblement

Fermant les yeux, Gwendoline se laissa bercer par le souffle lent et rassurant de Severus, et elle s'endormit à son tour.

Quelques heures plus tard, ils furent réveillés par une porte qui claquait et des voix querelleuses. Ouvrant de grands yeux, Gwendoline regarda Severus, qui semblait s'être changé en statue de sel. Sans la regarder, fixant la porte de sa chambre, il lui ordonna d'une voix un peu trop froide :

- Transplane ! Tout de suite !

Il la regarda enfin, descendit du lit et ramassa ses vêtements qu'il lui lança précipitamment. Choquée et peinée, elle le regarda froidement et soudain, elle reconnut la voix de son père. Comme parcourue de chocs électriques, elle se leva et s'habilla en vitesse pendant que Severus faisait de même. Si leurs pères les trouvaient ici, nus, ils passeraient un mauvais quart d'heure, qu'ils soient fiancés ou non. Des pas lourds et précipités se firent entendre dans le couloir et une voix violente gronda derrière la porte.

- Severus Rogue ! Tonne Tobias où es-tu petit garnement ? Si tu caches cette impertinente Koric, tu me supplieras de te donner la mort !

Contournant rapidement le lit, à demi vêtue, Gwendoline rejoignit Severus et l'embrassa précipitamment.

- Je t'aime murmure t-elle avant de transplaner au moment même ou Tobias Rogue ouvre la porte de la chambre de son fils

Il trouva donc son fils, seul et à demi vêtu à côté de son lit. Il le regarda méchamment et fut bientôt rejoint par Théodore Koric. Celui-ci toisa le petit Rogue de haut en bas, d'un air torve et diabolique. Il entra dans la pièce sans plus de cérémonie et fouilla la chambre. Plissant les yeux, Severus le regarda sans un mot et il ne vit pas son père s'approcher de lui. Tobias assèna une claque tonnante derrière la tête de son fils, lui sifflant :

- Où est-elle ? Où est la fille Koric ? Son père à des comptes à régler avec elle !

- S'il touche à un seul de ses cheveux, je tue ce vieux cinglé sur le champs ! dit Severus d'une voix aussi sifflante que celle de son père.

- Ferme là ! Ordonne Tobias en frappant à nouveau son fils

Théodore Koric se retourna vivement, et toisa le petit Rogue avec arrogance. Puis, s'adressant à Tobias, il dit d'une voix mesquine :

- Ton fils est fort mal éduqué, Tobias !

Théodore s'avança d'un pas menaçant vers Severus et, plissant les yeux, il le regarda avec dédain.

- De quel droit me parle tu sur ce ton, mon petit ? Je m'occupe de ma fille comme bon me semble, lui crache t-il au visage

- C'est peut-être votre fille monsieur, mais il s'agit de ma femme. Et, c'est à moi de la punir, non plus à vous ! Lui renvoi Severus, en pinçant les lèvres.

Théodore vint pour intervenir, mais il fut arrêté par Tobias. Affichant un sourire terne et glacial, il regarda son fils d'un air légèrement amusé.

- Laisse Théodore... Severus, tu te penses un homme ? Hé bien, soit ! Puni ta femme, puisque tu t'en sent apte, dit-il d'un ton ironique. Viens Koric, laissons le faux jeton seul.

Après un regard dur vers son fils, il quitta la chambre en compagnie de Théodore, qui le suivit à contrecoeur. Une fois les deux hommes sortis, Severus s'assied durement sur son lit, ferma les yeux et frappa vivement le matelas de son poing.


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Jeu 26 Mar - 22:11
Chapitre 3 : Le départ

Gwendoline était couchée sur son lit, nauséeuse. Elle se leva péniblement et descendit à la cuisine, afin de préparer le repas pour ses parents. Un mois et demi s'était passé depuis le jour où son père lui avait ordonné de devenir Mangemort et d'offrir son don à son Maître. Depuis ce temps, pas un seul jour ne s’était passé sans qu'elle ait reçu la fureur de son père. Il la harcelait jour et nuit, lui ordonnant de se soumettre. Comme elle refusait toujours de coopérer, son corps était couvert d'ecchymoses, laissées par les coups répétés de Théodore. La douleur physique, bien que cruelle, n'était cependant rien à côté du fait, qu'elle n'avait pas revu Severus depuis près de deux mois. Leurs deux familles les empêchant de se voir, croyant que cela convaincrais Gwendoline de se soumettre. Mais, celle-ci ne se soumettait point, sachant que son amour approuvait son refus obstiné.

Elle entra dans la cuisine, toujours nauséeuse et le teint blême. Depuis un peu plus de deux semaines, elle ne se sentait pas bien. De plus, elle n'avait pas eu ses règles depuis un mois, et cela la préoccupait un peu. Toutefois, elle mettait cela sur le compte du stress de la situation actuelle, et ne s'inquiétait pas outre mesure. Lentement, et perdue dans ses pensées, elle prépara le repas, aveugle à ce qui l'entourais. Elle n'entendit donc pas sa mère entrer dans la cuisine. Fiona Koric se tenait derrière sa fille et la regardait, en fronçant légèrement les sourcils. Elle n'aimait pas ce qu'elle voyait de sa fille en ce moment. Médicomage ayant été forcée de quitter son métier lors de son mariage avec Théodore Koric, elle sentait que quelque chose clochais chez sa fille. De plus, elle était contre l'idée de son mari de faire de Gwendoline une Mangemort, mais, femme effacée, elle se taisait de peur de recevoir des coups. Elle en recevait déjà plus que sa dose. Fiona demeura immobile, observant sa fille avec attention. Il y avait quelque chose de changer en elle, quelque chose de sensiblement invisible, mais palpable. Soudainement, Fiona comprit. Portant la main à sa bouche, elle s'avança lentement vers Gwendoline et lui posa la main sur l'épaule. Ne s'y attendant pas, Gwendoline sursauta et regarda sa mère avec crainte.

- Maman, murmure t-elle. Tu m'as fait peur !

Sans un mot, Fiona Koric tendit la main vers une armoire et en sortit une boite poussiéreuse. Elle l'ouvrit, puis en sortit un objet sphérique et en verre transparent. Lentement, elle prit la main de sa fille et y déposa l'objet dans sa paume. Immédiatement, la sphère se mit à tourner rapidement en dégageant une lueur argentée. Ébahie, Gwendoline regarda l'objet qui tournais à une vitesse folle, puis sursauta un peu, lorsque sa mère la retira de sa main. Levant les yeux vers elle, Gwendoline fut inquiète de voir des larmes dans les yeux de sa mère.

- Maman ! Qu'est ce qu'il y a ? demande t-elle d'une voix inquiète et légèrement apeurée.

- Ma fille ... dit Fiona d'une voix douce et vibrante d'émotion. Ma petite fille chérie ... c'est Severus n'est ce pas ?


- Severus ? Je ne vois pas de quoi tu veux parler. Je ne l'ai pas vu depuis un mois et demi, je te signale ! dit froidement Gwendoline

Prenant doucement les mains de sa fille, Fiona lui dit calmement, mais fermement :

- Tu as fait un enfant avec Severus, Gwendoline. Tu es enceinte. La sphère ne ment jamais là dessus. Ne me dit pas, que tu n'en a pas eu la vision, je ne te croirai pas.

- En ... enceinte ? Je ... Severus... Dit Gwendoline en posant la main sur son ventre.

Elle rougit subitement et détourna son regard. Retirant sa main de celles de sa mère, elle se rendit à la fenêtre et regarda à l'extérieur. Lentement elle déclara :

- Oui ... j'ai eu une vision. Celle d'une petite fille ... ma fille. Mais, je ne me doutais pas qu'elle était déjà en moi.

Elle se tourna vivement vers sa mère et alla vers elle, le regard suppliant.

- Maman ! Ne lui dit rien ! Ne dit rien à papa ! Implore t-elle

- Ne t'en fait pas ... ton père serait bien capable de te tuer pour avoir procrée en dehors du mariage. Mais, Gwendoline ... soumet toi, je t'en pris. Soumet toi au Maître comme ton père te le demande. Sinon, il te frappera et te feras perdre le bébé. Soumet toi, devient Mangemort et tu pourras épouser Severus avant que ton père se rende compte de ton état ! Lui intime Fiona Koric

Pinçant les lèvres aux propos de sa mère, Gwendoline vint pour répliquer, lorsque son père entra dans la pièce, gigantesque et menaçant. Instantanément, l'atmosphère devient lourde, et les deux femmes se replièrent sur elles-mêmes, comme des animaux devant un prédateur.

- Le repas est mieux d'être prêt, Gwendoline. Je ne tolérerai pas d'attente cette fois ! Lança-t-il d'un ton caverneux.

Sans plus attendre, Gwendoline mit donc le couvert et s'assied à la table pour manger, sous le regard suppliant de sa mère. Théodore Koric débuta son repas comme à son habitude, c'est-à-dire, en sermonnant sa fille.

- Petite écervelée ! Tu ne sais pas ce que tu risques. La Maître te réclame et il t'aura ! Tu vas te soumettre immédiatement, petite garce, tu m'entends ? Tu es en train de me couvrir de honte, sale cancrelat. Fiona ! Que des détritus sont sortis de ton corps sans attrait ... une fille complètement cinglée, et que des fils mort-nés. Tu n'est qu'une bonne à rien, femme ! dit sévèrement Théodore.

- Ne parle pas à maman comme ça ! Lui lance Gwendoline, se surprenant elle-même. Je ne me soumettrai jamais ! Jamais, tu entends ?

Croisant le regard dur et remplit de haine de son père, elle se leva précipitamment et s'élança vers sa chambre. Elle grimpa les escaliers quatre à quatre, entre dans sa chambre et s'y barricada. Cette fois, elle était allée trop loin ! Elle vit, en vision, son père la ruer de coups, et maintenant qu'elle savait pour le bébé qui grandissait dans son ventre, une terreur sourde remplissait son âme. Secouant la tête pour chasser sa vision, elle prit rapidement un sac et y projeta quelques effets personnels. Elle devait s'enfuir, et vite ! Déjà, elle entendait les pas menaçants de son père et lorsqu'il arriva à sa porte, hurlant et vociférant, elle prit précipitamment la photo de Severus, qui trônait sur sa table de chevet, et transplana au moment même où son père défonçait la porte.

Entrant avec rage dans la chambre et s'apercevant de l'absence de sa fille, Théodore Koric entra dans une fureur sans bornes. Rugissant, il redescendit à la cuisine, se précipita sur sa femme, qu'il rua de coups sans ménagement. Vociférant, il la frappa jusqu'à ce qu'elle perde conscience, puis tendant sa baguette vers elle, il lui cracha :

- Tu n’es qu'une bonne à rien ! Avada Kedavra !

Une lueur verte éclaira la cuisine et frappa de plein fouet Fiona Koric, qui mourut sans en avoir eu conscience.

Gwendoline réapparut dans un craquement, dans les rues de Pré-Au-Lard. Pleurant, elle quitta le village sorcier et marcha jusqu'au village suivant. Un village de Moldus ... Elle sortit la photo de Severus de son sac et la regarda. Des larmes glissèrent doucement sur ses joues et tombèrent sur un Severus posant dans une attitude froide et hautaine, mais qui émettait toutefois un petit sourire affectueux, seulement pour elle. Gwendoline caressa doucement la photo de l'homme qu'elle aimait ... puis posa la main sur son ventre. Elle murmura dans un souffle :

- Severus ... Severus, aide moi

Marchant dans les rues, ne voyant pas où elle allait, elle arriva devant un hôtel Moldu et y entra. Au comptoir, un jeune homme la regardait avec anxiété. Elle lui fit un petit sourire et lui demanda une chambre.

- Bien, mademoiselle, dit Nicolas Miller... votre nom pour le registre ?
- Gwen... Gwen Bergman...

Le jeune homme remarqua bien le trouble de la jolie demoiselle qui se tenait devant lui. Toutefois, il ne dit rien et lui donna la clé d'une chambre. Gwendoline paya donc la location pour la nuit, avec le peu d’argent Moldu qu’elle possédait et monta à sa chambre où elle entra aussitôt. Elle posa la photo de Severus sur la commode, se coucha sur le lit et regarda la photo en pleurant doucement. Elle s'endormit finalement, la main sur le ventre et les yeux bouffis par les larmes.

Chez lui, Severus perçut immédiatement l'appel de Gwendoline. Excellent légilismen, l'éclat des pensées de son amour brilla dans son esprit comme un phare. Sans plus attendre, il se leva de son lit en pinçant fortement les lèvres et tendit la main vers une fiole. Si Gwendoline l'appellais à l'aide, c'est qu'il s'étais passé quelque chose de grave. Prenant la fiole, il en bu le contenu, ce qui eut pour effet d'annuler les propriétés de la Potion Anti-Vampirique. Reprenant alors toutes ses capacités de Vampire, il transplana au Pré-au-lard et pista la femme qu'il aimait.

Il n'eut guère de difficulté dans sa quête et il arriva devant un motel Moldu. Pinçant à nouveau les lèvres, Severus fouilla dans la poche de sa cape et en sortie une nouvelle fiole, contenant de la Potion Anti-Vampirique cette fois. Il n'étais tout de même pas pour apparaître devant les Moldus avec ses canines de Vampire ! Quoique ... Un léger sourire se dessina sur ses lèvres à cette pensée, dévoilant des crocs acérés qui disparus aussitôt contre le verre de la fiole. Il en but le contenu et repris une apparence humaine. Il étais grand temps, d'ailleurs, puisque les premières lueurs du jour se faissaient sentir. Après un bref regard autour de lui, le jeune homme entra dans le motel et se dirigea vers le comptoir où un type était appuyé.

- Je viens voir Gwendoline Koric, dit Severus d'un ton lent
- Nous n'avons pas cette cliente dans notre registre ... désolé ... dit Nicolas Miller

Severus pinça les lèvres. Bien évidemment ! Gwen avait prit un faux nom ... mais lequel ? Il allait pénétrer dans l'esprit de la jeune fille, afin de l'aviser de sa présence quand sa voix retentie derrière lui.

- Sevy ... dit Gwendoline d'une petite voix

Severus se retourna vivement et se dirigea tout aussi vivement vers la jeune femme, qu'il serra contre lui. Sans un mot, il quitta les lieux avec elle et ils prirent la fuite.


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Jeu 26 Mar - 22:11
Chapitre 4 : Angoisse d'un père

Severus et Gwendoline errèrent quelques instants dans les rues Moldues, sans trop savoir où s'enfuir. Le jeune homme ne désiraient aucunement s'établir dans un quartier Moldu et vivre comme ces ... ces nullités. Il avait en horreur les non Sorciers, probablement à cause de la nature sauvage et cruelle de son père. Les deux fuyards discutèrent donc de longues minutes avant d'en venir à une conclusion logique. Afin de fuir Théodore Koric, le meilleur endroit était le village de Westmacott, lieu exclusivement réservé aux Vampires. Jamais le géant démoniaque allait prendre le risque de venir chercher sa fille parmis les suceurs de sang. Pour ce qui est de Tobias Rogue, devenu Vampire suite à la morsure de Eillen, ce ne serait pas un bien gros problème. En effet, Severus croyait pouvoir profiter de l'influence d'un bon ami de sa mère : le Prince Louis DeLassarre, afin de s'assurer la quiétude de ce côté. Ho le fait que Gwendoline n'étais pas Vampire allait peut-être causer quelques émois parmis la population mais, après un certain temps les choses allaient se rétablir.

Ils transplanèrent donc au village de Westmacott et se dirigèrent aussitôt vers un immense château. En tant que membre de la Camarilla, Severus devait suivre certaines règles qu'on appellait les Traditions. Une de ces lois concernait l'hospitalité et stipulait que tout Vampires devaient se présenter devant le Prince des lieux, afin de lui offrir des salutations d'usages. Marchant près de Severus en le tenant par la main, Gwendoline lui lançait de légers regards furtifs. En effet, elle étais sommairement au courant de ces Traditions et une d'entres elle la préoccupais. Toussotant, la jeune fille s'arrêta soudain de marcher, regardant le sol d'un air coupable.

- Ahem ... Sevy ?
- Quoi ? lui demande Severus en arquant un sourcil
- Je ... je suis enceinte, dit-elle

Fermant les yeux, Gwendoline se mordit un peu la lèvre et attendit la crise. Elle sentie la main de Severus se contracter dans la sienne, mais rien de plus. Pas un mot, pas un son ... rien. Ouvrant doucement les yeux, la jeune fille releva la tête et regarda timidement Severus. Celui-ci avait blêmit et la fixait d'un air vide en pinçant les lèvres dans une attitude renfrognée. Il étais évident qu'il pensait à comment annoncer ce fait au Sénéchal, qui faissait office de Prince. Effectivement, le jeune Prince VanHolsen n'étais âgé que de 6 ans tout au plus ... peut-être 7 au maximum et ne pouvait donc pas être à la tête de son Elysum. Ce qui étais moins évident, c'étais les sentiments de Severus. Était-il heureux de cette nouvelle ? Pour l'instant, nulle ne pouvait le dire.

- Bien ... dit-il d'un ton lent

Sans un mot de plus, il se remit à marcher vers le château d'un pas vif. Angoissée, Gwendoline n'eut d'autres choix que de le suivre en se mordant un peu la lèvre. Il lui étais impossible de déceler l'état d'esprit de Severus mais, pire encore, elle n'avais aucune idée de ce qui l'attendais. Le Prince des Vampires, non, son remplaçant que Severus lui avait expliqué, allait-il voir d'un bon oeil cet affront aux lois ? Gwendoline étais prête à prendre l'entière responsabilité de la faute. Après tout, elle n'étais même pas supposé savoir que son fiançé étais un Vampire ... donc encore moins savoir qu'il devait demander la permission pour procréer. Oui, oui, cela allait de soi. Comment vouliez-vous qu'elle soit au courrant ? Aussitôt, la jeune fille prit un air inquiet, ce qui ne fut pas trop difficile à faire, et surtout elle afficha une attitude effarée comme si on la propulsais dans l'inconnu le plus total. Elle allait jouer la carte de l'innocence. Une fois devant les gardes qui surveillaient l'entrée du château, elle s'efforça de se faire toute petite et fragile, se blottissant contre Severus, qui la regarda en arquant un sourcil.

- Je viens voir le Sénéchal, dit sombrement Severus

Sans un mot, les gardes ouvrirent la grande porte de bois d'acajou, sculptée aux effigies des Princes VanHolsen, c'est-à-dire deux Vampires entourant une lune surmontée d'une couronne. Hochant légèrement la tête, les gardiens firent signe aux invités d'entrer, ce qu'ils firent. Impressionnée, Gwendoline regardait autour d'elle d'un air ébahit. Tout ici respirait le luxe et la richesse. Le sol, tout de marbre, luisait sous l'éclairage de chandeliers de cristal. Aux murs, plusieurs tableaux des Princes défunts, qui les regardaient tous d'un air vide, froid et peu avenant. Cependant, les plus récents, semblaient d'allure un peu plus affable. Probablement que les lointaines époques commandaient ces airs froids et inamicaux des plus anciens régents. Severus, qui semblait connaître passablement les lieux, se dirigea aussitôt vers une porte, aussi surveillée par des gardes. Après s'être annonçé, ils durent attendre quelques minutes, avant que les gardiens daignent ouvrir la porte. Si le hall et les couloirs du château respirait le luxe, cette salle ÉTAIT le luxe ! Des tapisseries des plus grands Maîtres, des joyaux luxueux incrustés dans des colonnes de marbre ambré, un trône en or et aussi couverts de diamants que les piliers de la pièce ... enfin bref, on se serait crut dans la caverne d'Ali Baba. On ne pouvais que ce sentir impressionnés en pénétrant dans ces lieux. Au milieu de cette luxure se trouvais un petit garçon d'environ six ou sept ans, assied au sol en train de jouer avec des animaux de bois. Arquant un sourcil devant ce spectacle, Severus s'arrêta devant l'enfant, regardant quelque peu autour de lui. Mais où étais donc le Sénéchal ?

- Mon Prince ? Dit Severus d'un ton lent

Immédiatement, le jeune Prince VanHolsen relèva la tête vers la voix et eut aussitôt un sourire enjoué. On venait le voir ! Lui ! Les premières personnes qui venaient lui demander quelque chose ! Son Sénéchal lui avait tout expliqué. Des Vampires venaient le voir pour lui demander des requêtes et lui il n'avais qu'à dire oui ou non. Facile ! Et, comme actuellement son Sénéchal était partie faire pipi, il allait bien s'occuper de ces gentilles personnes. En tant que Prince de deux Elysums, il devait d'acceuillir ses sujets, non ? Comme s'il venait de se souvenir de quelque chose de très important, Ludwig se leva d'un bond. Il étais assied par terre ! Un Prince ne devait surtout pas recevoir des gens assied sur le plancher, comme un gueux ! Alors, il fit une petite révérence et se dirigea vers le Trône. Avec difficulté, il tenta de s'asseoir dessus. Il y parvint non sans efforts, puisque le fauteuil était immense. Une fois bien installé, il regarda l'homme et la femme de son air le plus royal et dit d'une petite voix.

- Oui, mon brave ?

C'étais toujours ce que disait son Sénéchal ... " Oui, mon brave " était une phrase toute indiquée dans ce genre de situation. Se retenant de rire, Gwendoline jeta un petit regard vers Severus, qui affichait un air plus que perturbé. Quoi ? Mais, que ce passait-il donc ici ? Il était impossible que l'Elysum soit laissé aux mains d'un enfant de six ans et demi, même s'il étais le Prince ! Mais, justement, il étais le Prince. Jetant un léger regard vers Gwendoline, il s'inclina légèrement devant le gamin.

- Je suis Severus Rogue, mon Prince. Et, voici ma fiançée, Gwendoline Koric. Je tiens à vous dire, qu'elle n'est pas Vampire
- Hum hum, dit le petit garçon

Ça aussi son Sénéchal le disait souvent. " Hum hum " pour presque tout. Ludwig le savait, il espionnait souvent le Sénéchal afin d'apprendre son rôle. Le petit garçon fit donc exactement ce que son adjoint aurait fait dans ces circonstances et il fit un geste de la main, signifiant à son interlocuteur de continuer sa demande.

- Et, comme vous pouvez l'imaginer, elle n'a aucune connaissance de nos Traditions, poursuit Severus

Gwendoline eut alors un léger sourire. Soit Severus avait eu la même idée qu'elle, soit il avait lu dans ses pensées. Les deux options étaient plus que plausible. Risquant un regard vers le Prince VanHolsen, elle ne put s'empêcher de sourire devant son air concentré et si mignon. Manifestement, il prenait son rôle très au sérieux.

- Hum hum, dit le petit Prince
- Donc ... malencontreusement, elle est enceinte dit Severus. Je demande donc votre grâce et la permission d'élire domicile sur votre Elysum

Hochant la tête, Ludwig fit mine de réfléchir. Pas qu'il en avait besoin, non ... il mourrait d'envie de dire oui ! Mais, il devait faire mine d'y penser tout de même. Il ne voulait pas avoir l'air d'un Prince qui précipitais ses déçisions. Après plusieurs hum hum, l'enfant souria et regarda Severus.

- Bien ... je vous accorde le droit d'habiter sur l'Elysum avec votre madame et votre bébé, dit-il d'un ton un peu trop joyeux
- Merci, mon Prince ... dit Severus d'un ton rapide

Il s'inclina brièvement devant le jeune monarche et tourna les talons, entraînant Gwendoline dans son sillage. Il ne tenait pas à ce que le Sénéchal renverse la déçision du Prince VanHolsen. Toutefois, la crainte de Severus était non fondée. En effet, revenant des toilettes et caché dans l'ombre, le Sénéchal avait regardé la scène d'un air ébanit. Il avait pensé intervenir et prendre les commandes, certes ... mais le jeune Ludwig étais le Prince, bien qu'il soit encore en formation. Sa déçision, bien que faite sur le coup du hasard étais donc sans appel. Secouant un peu la tête, le Sénéchal sortie de l'ombre en se promettant bien de ne plus aller faire pipi si le Prince n'étais pas surveillé par sa nounou. Après tout, qui sait quelles déçisions loufoques il pourrait prendre ?


Julianne F. VanHolsen
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Julianne VanHolsen
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Jeu 26 Mar - 22:11
Chapitre 5 : La naissance d'une créature baveuse

Les mois passèrent suivant la courbe implacable du temps. Severus et Gwendoline louèrent une petite maison au centre du village, le jeune homme obtenant un poste de vendeur chez Jouville l'Apoticaire. Il aurait bien aimé travailler à Poudlard, en Défense contre les Forces du Mal, mais il n'avais pas encore obtenu son brevet d'enseignement. Pour ce qui est de Gwendoline, elle demeurait tapie à la maison, le temps que les résidents de Westmacott s'habituent à la présence d'une non Vampire parmis eux.

Le temps passa donc et le ventre de la jeune femme prit bientôt une allure de melon, puis de citrouille. Severus, qui n'avais encore émit aucun commentaire sur le sujet, observait ce ventre à la dérobée d'un air incertain. Il avait une peur atroce d'être un père médiocre. Comment parviendrait-il à être un bon père s'il n'en avait pas eu un lui même ? Et s'il devenais un être agressif, violent et abuseur comme son paternel ? Comment s'occupait-on d'un enfant de manière correct ? Son seul point de repère étais Louis, l'ami de sa mère. Ce dernier étais gentil, affectueux et à l'écoute de ses besoins et de ceux de sa soeur Sealya. Jamais ils ne s'étaient sentie menacés en sa présence. Alors, Severus s'effoçait de se remémorer ces moments, s'accrochant à ce qu'il avait ressentie à l'époque.

Une nuit, pendant que Gwendoline dormait, Severus la regarda de très long moment. Il aurait dut dormir, il travaillais tôt le lendemain matin et il avait cours en soirée. Toutefois, il ne pouvais détacher le regard du ventre de Gwendoline, là où étais cachée sa fille. Oui, sa fille ... Julianne. Ils avaient décidé de l'appeller ainsi en l'honneur de la cousine de Severus : Juliann. La jeune fille, orpheline, avait vécue chez les Rogue et avait aussi subie la maltraitance de Tobias Rogue et, dans un élan de fureur, celui-ci avait lançé de l'acide au visage de Juliann, la rendant à jamais aveugle. Finalement, Juliann s'étais enfuie de la maison familiale et ils n'eurent plus aucune nouvelle d'elle. Ce jour là, Sealya et lui avait reçus les coups furieux de leur père, recevant la raclée de leur vie. Et, c'était peu dire ! Sortant de ses pensées, Severus pinça légèrement les lèvres et avança la main. Lentement, il la posa sur le ventre rebondie de sa femme. Ce n'étais pas la première fois qu'il agissait ainsi, mais jamais il ne l'avais fait lorsque Gwendoline étais réveillée. Il n'étais pas à l'aise avec les marques de tendresse et d'affectivité. Affichant le sourire Prince, un sourire qui illuminais tout le visage et éclairait les yeux, il vint pour donner un léger baisé sur la joue de Gwen, lorsqu'il se figea. Ça avait bougé ... bloup bloup, comme des bulles d'eau. Retirant vivement la main, ayant perdu son magnifique sourire, Severus fixait le ventre de Gwendoline d'un air ahurit. Ce qui avait bougé n'étais pas normal ! Non, pas normal du tout ... ça avait bougé comme si c'étais ... des tentacules ! Se reculant rapidement, Severus sortie du lit en trombe, réveillant Gwendoline qui ouvrit des yeux brumeux.

- Sevy ? Qu'est ce qui se passe ? dit-elle d'un ton endormie
- Rien ... rien du tout ... un cauchemar, dit Severus d'un ton lent

Lentement, le jeune homme se recoucha dans le lit en prenant soin de ne pas toucher le ventre où se cachait ... un monstre. Un monstre baveux avec des tentacules et des dents acérées qui claquaient dans le vide, cherchant à vous dévorer. Il n'étais pas pour le dire à sa Gwendoline. Elle aurait été complètement détruite, elle qui chantais en se caressant tendrement le ventre. Elle aimait cette bébite gluante ... Il n'allait pas lui briser le coeur. Non, lorsque la créature monstrueuse viendrais au monde, il allait l'éliminer et dire à Gwendoline que leur enfant était mort née. Il n'avais pas le choix. Se tournant sur le côté, afin de faire dos à sa femme, Severus fixa le noir d'un air assombrit. Cette nuit là, il ne trouva pas le sommeil.

Angoissant au plus au point, les mois restant parûrent une éternité à Severus, qui se renfrognait et s'assombrissait de plus à plus à mesure que la date fatidique arrivait. Le jeune homme faissait des cauchemars horribles dans lesquels la créature déchirait le ventre de Gwendoline, lui sautant dessus et l'encerclait de ses tentacules visqueuses, pendant que ses dents meurtrières mordaient la chair molle. Il n'aurait jamais dut faire l'amour à Gwendoline ... jamais ! Ce n'étais pas une bonne idée. Probablement que le père de Gwen avait fait un genre de rituel satanique, afin de transformer la petite fille en affrosité. Puis, le jour qu'il redoutais arriva. Le 25 avril 1979 au matin, Gwendoline le réveilla en sursaut, poussant un cri douloureux. Ouvrant des yeux vides d'expression, si ce n'est qu'une anxiété sourde, Severus se leva et aida la jeune fille à se lever à son tour. Le coeur chaviré, il transplana avec elle à Sainte-Mangouste, où le destin allait ce jouer.

Sur le Département d'Obstétrique et de Gynécologie, les infirmières prirent immédiatement les choses en mains. Gwendoline fut installée sur un lit et les contractions utérines furent surveillées avec attention. Tournant en rond dans la chambre, les lèvres pinçées et l'air anxieux, Severus parlait en Vampirique, murmurant des paroles incompréhensibles pour tous. En réalité, il priait. Oui, il priait Dieu ou une quelconque supériorité divine de lui donner la force de se débarasser du monstre et, surtout, de pouvoir regarder Gwendoline à nouveau dans les yeux. La jeune femme poussa un autre cri strident et Severus se tourna vers elle. Elle avait le teint pâle, le visage couvert de sueurs et ses cheveux étaient plaqués sur son front. Merlin, ce qu'elle avait l'air de souffrir ! Hésitant quelque peu, Severus s'approcha néanmoins d'elle et lui prit la main, qu'elle broya sans ménagement. Pinçant les lèvres, Severus baissa son regard vers le ventre tendue, qui se contractais sur les efforts de l'enfantement. Il s'attendais à chaque seconde à le voir se fendre pour libérer le monstre assasin. Mais, jusqu'à maintenant, rien ne se produisait. Probablement que l'être immonde mangeait Gwendoline de l'intérieur afin de prendre des forces. Fermant les yeux, Severus se remit à demander aux forces supérieures de l'aider dans sa tâche cruelle. C'est sur ces entre-faits qu'une équipe de Médicomage entra dans la pièce.

- Miss Koric ... il est temps de pousser, dit le Médicomage

Severus ouvrit subitement les yeux et fixa le Médicomage d'un air sombre. Pousser ... oui, le temps étais venue pour la naissance de l'Antéchrist. Avant qu'il ai eu le temps de dire quoi que ce soit, Gwendoline s'étais mise à pousser. Aussitôt, le jeune homme se pencha vers elle et se cacha le visage contre l'épaule de sa femme, fermant les yeux et pinçant les lèvres fermement. Il ne voulait pas voir la créature du yabe sortir. Il resta donc là tout le long, Gwendoline lui serra convulsivement la main et poussant des cris d'effroi. Le tout ne dura que quelques minutes et le silence ce fit. Avalant sa salive, certain que Gwendoline étais morte éventrée, Severus se risqua à relever la tête afin de détruire le monstre. Le dit monstre se mit alors à pleurer fortement, criant au monde son arrivée. Ouvrant les yeux, Severus fixa l'infirmière qui tenait un petit paquet grouillant et pleurant à fendre l'âme. Il ne voyait aucune tentacule sortir de la couverture rose, ni d'air appeuré sur les traits de la dame.

- Elle ... elle n'a pas de ventouses ? dit-il en arquant un sourcil
- Des ventouses ! Sevy, voyons ! dit Gwendoline en riant doucement

Severus tourna vivement la tête vers Gwen, qui le regardait d'un air épuisé, mais tendre. Elle n'étais pas morte ... et l'être à tentacules ne semblait pas en avoir. Reportant son attention sur l'infirmière, il arqua un sourcil et avança vers elle. Avant qu'il ne puisse réagir, la femme lui mit le paquet dans les bras et retourna vaquer à ses occupations. Surpris et surtout paniqué de regarder l'état de la bébitte, Severus finit par baisser les yeux sur elle. Pas le choix, Gwendoline lui demandait de quoi avait l'air leur fille. Ce qu'il vit le fit cesser de respirer. Une minuscule petite fille le regardait avec de magnifiques yeux bleus attentifs. Sur sa tête, une quantité déjà incroyable de cheveux noirs de jais. Relevant doucement la couverture, Severus put constater avec soulagement, qu'elle avait des bras normaux. Bénis soient les Dieux qui avaient retransformer l'horrible créature gluante en plus beau bébé du monde. Toutefois, ce n'étais que partie remise ... il en étais sûr. Un jour, la bête aux tentacules et aux dents pleines de bave allait naître.

- Severus ... montre moi notre fille, voyons, dit Gwendoline en souriant devant l'air de Severus

Lentement et avec précautions, Severus s'avança alors vers le lit sur lequel il s'assied. Gwendoline posa alors un regard tendre et remplie d'émotions sur sa fille. Finalement, Julianne Rogue répondais exactement aux espoirs de son père.


Julianne F. VanHolsen
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Julianne VanHolsen
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Jeu 26 Mar - 22:13
Chapitre 6 : Vie et tracas

Une petite fille était assise sur le sol, jouant avec une de ses poupées, pendant que sa mère changeait les langes de son petit frère âgé de un an et quatre mois. Relevant la tête, elle regarda son environnement de ses magnifiques yeux bleus, ses cheveux noirs de jais se mouvant dans l'air. Elle venait d'entendre la porte du laboratoire de son père s'ouvrir. Souriante, elle se leva et courru sur ses petites jambes, en direction du salon, où se trouvais l'entrée du lieu secret et formellement interdit aux enfants, de son père.

- Papa, Papa ! crie Julianne Rogue en se lançant dans les jambes de son père

Pinçant légèrement les lèvres afin de camoufler un sourire, Severus Rogue se pencha et prit sa fille de deux ans et demi dans ses bras. La petite fille affichait un air extastique, en admiration totale devant son paternel. Depuis quelques temps, le fameux complexe d'Electra prenait forme et Julianne clâmait haut et fort que son Papa était le plus beau et qu'elle allait se marrier avec lui. Évidemment, cela touchait Severus qui se renfrognait légèrement à tout coup. Sa fille était en admiration devant lui, ça c'était quelque chose. Doucement, Julianne fit un calin à son Papa, puis le regarda avec espoir.

- C'est Halloween, Papa ... tu viens chercher des bonbons ? demande t-elle
- Pas cette année, Julianne ... Papa doit aller chez Tante Sealya, répond Severus

Julianne regarda alors le sol d'un air légèrement boudeur. Elle voulait son Papa, elle ! L'an dernier, il avait porté un chapeau de lapin, mais pas longtemps, et ça l'avait fait beaucoup rire. Pourquoi il allait voir Tante Sealya ? Elle ne passait pas l'Hallowen avec Lohana, Aetha et Patmol ? Severus pinça les lèvres devant l'air de sa fille et la posa par terre. Ça lui brisait le coeur de la voir déçue ainsi, mais il n'avais pas le choix. Il avait des informations importantes à dévoiler à Dumbledore et, malheureusement, cela impliquait aussi Black. Oui, Black, cet être immonde qui avait séduit sa soeur devait être au courrant d'une chose essentielle et capitale.

- Tante Sea, Tatie Eve et Oncle Sirius passent pas l'Halloween avec Patmol, Lohana et Aetha ? demande candidement la petite fille
- Black n'est pas ton Oncle ... dit froidement Severus

Jetant un bref regard vers Julianne, qui le regardait avec des larmes pleins ses petits yeux, Severus quitta rapidement sa demeure et transplana chez Sirius Black.

Devant la maison que sa soeur partageait avec Eve Valérate et Sirius Black, Severus plissa les yeux et jeta des regards furtifs autour de lui. Voyant le chemin libre, il alla vers la maison et frappa à la porte. Ce fut Sirius qui vint répondre et aussitôt le sang des deux hommes ne firent qu'un tour. Ils se détestaient au plus au point et le fait que Black ai une relation avec la soeur de Rogue n'arrangeait rien.

- Me semblait que ça commençais à empester, dit Sirius
- Ça doit être parce que tu viens de parler, Black, réplique Severus
- Ferme là, espèce de derrière de Limace ! s'exclame Sirius
- Tiens tiens ... comme c'est étrange, un Scroutt qui n'a que deux pattes, dit froidement Rogue
- Ça suffit ! dit fermement Dumbledore

Arquant un sourcil, Severus se retourna pour regarder le Professeur Dumbledore qui venait d'apparaitre dans la rue sombre. Affichant une moue froide, Rogue le laissa passer et le suivit dans la maison non sans avoir lançé un regard noir à Sirius qui le fusillait du regard. Les trois hommes se dirigèrent alors dans le salon, où Sealya se trouvais avec la petite Lohana.

- Tu ne la fait pas passer Halloween ? demande Severus en arquant un sourcil
- Elle n'a pas voulue y aller sans moi ... et comme j'ai un peu mal à la tête, pas question pour moi de sortir. Eve y est allé avec Patmol et Aetha, dit Sealya en souriant à son frère

Ne répondant rien, hormis un léger son ironique, Severus s'assied sur un fauteuil et croisa les bras. Un ménage à trois ... Merlin, sa soeur se contentais de ça, alors qu'elle aurait put être la seule et unique dans le coeur de quelqu'un. Peut-être n'avait-elle pas assez confiance en elle pour croire qu'un homme ne pouvait aimer qu'elle. Puis, elle aurait put trouver beaucoup mieux que Sirius Black quand même ! Pinçant les lèvres, il tourna son attention sur Dumbledore, qui le regardait gravement.

- Potter à changé son gardien du secret, dit-il lentement
- Pardon ? demande Dumbledore en regardant Sirius

Celui-ci affichait un air tout à fait innocent et regardait autour de lui en siflotant. Ouais, Cornedrue et Lily avaient décidés de prendre Queudver pour gardien, parce qu'ils trouvaient qu'il faisait pitié. Bon, lui n'avait pas eu d'objections, car c'était vrai que Peter avait toujours été un peu à l'écart de leur groupe, bien qu'il en faisait partie. Alors, en secret, ils se sont mit d'accord et Queudver a fait le rituel à sa place. Puis après ? Il avait eu l'air super content. Tournant son regard vers celui de Dumbledore qu'il sentais peser sur lui, Sirius haussa les épaules.

- Bha ouais ... mais y'a pas de danger, han, c'est Queudver le gardien, dit-il
- Le problème c'est que Pettigrew est Mangemort depuis un certain temps, Black; laisse tomber Severus
- Menteur ! Tu est tellement jaloux que personne ne soit ami avec un idiot comme toi han, que tu ment espèce de charogne ! s'exclame Sirius
- Sirius, ne ... débute Sealya
- Ton frère est un navet, han ! rétorque Sirius
- Espèce de ... dit Severus en se levant

Ne faisant ni une ni deux, Sirius se leva aussi et s'élança sur Rogue. Toutefois, un étrange champ de force les empêchaient de s'empoigner et de se battre comme des damnés. Tournant la tête vers Dumbledore, Sirius vit qu'il avait tendu sa baguette sur eux et qu'il les regardaient d'un air grave.

- Il accuse Peter de ... débute Sirius
- Sirius ... vos amis sont en danger, dit Dumbledore en cessant le sort

Sans attendre, le vieux Mage tourna les talons et se dirigea vers la porte de la demeure. Il devait absoluemment aller aviser les Potter du danger qui plânait sur eux et les changer d'endroit au plus vite. Hésitant, Sirius lança un regard torve à Severus, avant de prendre sa cape et sa baguette. Après avoir dit à Sea de rester ici avec leur fille et avoir embrassé cette dernière, il quitta sa maison afin de se rendre chez James. Affichant un air renfrogné, Severus quitta aussi la demeure afin de rejoindre ses enfants sur leur route d'Halloween.

Une petite fée marchait dans les rues sombres, tenant la main de sa Maman, qui poussait un carosse contenant un lutin et un minou. Un son sourd se fit entendre et la petite fée tourna la tête en direction du bruit. Aussitôt, elle lâcha la main de sa Maman et courru en direction d'un homme à l'apparence froide. Sa couronne de fleurs et de perles s'agitant dans tout les sens, elle sauta dans les bras de l'homme en riant. Celui-ci émit un bref sourire et prit la petite fée dans ses bras, se dirigeant vers la dame au carosse.

- Papa, Papa ! Tu as vu ma baguette magique ? dit Julianne en montrant une baguette en plastique juchée d'une étoile au bout
- Elle est très bien, dit Severus
- Wingardium Leviosa, dit Julianne en agitant sa baguette vers le carosse de son petit frère

Évidemment, rien ne se produisit et la petite fille fit une petite moue froide, avant de retrouver son sourire. Agitant sa baguette dans tout les sens, elle émettait des bruitages ressemblant à des étincelles. Une fois arrivé à Gwendoline, Severus posa sa fille au sol et lui prit la main. Poursuivant son jeu et lançant des sorts sur les fleurs, les lampadaires - sur lesquels elle tenta des Nox - et les roches, Julianne amassa des bonbons avec plaisir, jusqu'à ce qu'un mouvement de masse se fasse sentir. Gwendoline jeta un regard à Severus, qui venait de s'arrêter en plissant les yeux. Inconsciente de ce qui se passait, Julianne tira sur la main de son père, désirant aller vers une maison ornée d'une immense citrouille illuminée.

- Papa ... viens, il y a une citrouille, dit Julianne
- Non ... va avec ta mère, dit froidement Severus
- Mais, je veux y ...
- J'ai dit, va avec ta mère, siffle Severus en fixant sa fille

Les yeux pleins de larmes et ne comprenant pas la soudaine froideur de son père, Julianne lui lâcha la main et prit celle de sa mère. Celle-ci, au lieu de se diriger vers la maison à la citrouille, rebroussa chemin afin de sortir de Godric's Hollow. Il s'y était visiblement passé quelque chose de grave et, bien que la Marque des Ténèbres n'était visible nulle part, la présence d'Alastor Maugrey devant eux n'augurait rien de bon. En effet, pourquoi l'Auror acariâtre serait-il de sortie en ce soir de réjouissances enfantines ? Non, les Mangemorts avaient frappés et Gwendoline savait parfaitement où. Effectivement, la jeune femme avait eu plusieurs visions récurrentes dans lesquelles les Potter étaient victimes de Voldemort. Ces prémonitions étaient à la source même des sorts de protection lançés par Dumbledore sur la famille en danger. Toutefois, Gwendoline savait bien que toutes les protections du monde seraient inutiles. C'est donc d'un pas nerveux qu'elle retourna chez elle, traînant une petite fille de deux ans et demi en larmes derrière elle. Severus regarda sa famille s'éloigner avant de se mettre à marcher vers les Potter. Il dépassa Maugrey, qui marmonnait des propos incompréhensibles et monta les escaliers menant à la porte d'entrée. Au sol gisait le corps de James Potter. Le jeune homme regarda son bourreau en plissant les yeux. Il ne savait pas comment réagir ... devait-il être heureux de leur mort, ou se sentir coupable de ne pas avoir avisé Dumbledore avant ? Il releva lentement les yeux pour fixer les Aurors qui s'activaient et allait entrer dans le hall, lorsqu'un cri atroce se fit entendre.

- NNNNOOOOOONNNN, HAAAAANNN ! PAAASSS HAAAAARRRYYYY HAAAAARRRRYYY, HAAAANNN ! NNNOOOONN, LAISSEZ MOI HARRY, HAN !

Apparemment, Amélia ''Pupuce'' Potter avait survécut au massacre. Pinçant les lèvres, Severus enjamba le corps de Potter, avant de se diriger vers les cris. Il arriva bientôt devant la porte d'une chambre d'enfant, où Amélia Potter se débattait comme une Furie sur l'acide, retenue par des membres de l'Ordre du Phénix. Elle hurlait à fendre l'âme, appellant Remus à pleins poumons, pendant que des pleurs d'enfants se faisaient entendre. Tournant le regard, Severus vit que Harry avait survécu aussi et qu'il se trouvait dans les bras de Minerva McGonagall. Affichant une moue froide, Severus baissa les yeux vers Dumbledore, qui se relevait en le regardant. Au sol, Lily Potter étaiet décédée, ayant protégée son enfant jusqu'à la fin.

- Qu'est ce que ça signifie ? Où est-il ? dit Severus
- Je n'en sait rien ... dit Dumbledore

Le vieux mage sortie de la chambre, l'air fatigué. Par chance, il avait protégé les Potter avec un Sort d'Éternité, mais nul ne devait en avoir connaissance. Il devait maintenant séparer deux être aimants, afin d'accomplir son plan. Tout ça déchirait le coeur du vieil homme et c'est le coeur serré qu'il regarda les Aurors amener Amélia Potter. Ceux-ci la cacherait en Australie, où elle restera de très longues années. Marchant vers le hall, Dumbledore sortie de la maison, suivit par Severus Rogue, qui se figea aussitôt sur place. Le froid ... le froid venait d'envahir l'air, tel la main de la mort qui nous enserre l'âme. Levant les yeux au ciel, il vit des ombres mouvantes ... des Détraqueurs !

- Sea ! dit Severus avant de transplaner

Il arriva juste devant la maison de Black et en grimpa les escaliers deux par deux. Déjà, la tristesse et le froid l'envahissait et des souvenirs qu'il aurait préféré oublier montait dans son esprit. Non ! Non, pas sa soeur ! Vivement, il entra dans une chambre, où se trouvais déjà Loupin. Tendant sa baguette vers les Détraqueurs, Severus hurla :

- Spero Patronum

Une lueur argenté sortie de sa baguette et un Dragon se précipita vers les êtres immondes, les repoussant, pendant que le Patronus de Loup de Remus agissait de même. Bientôt, les Détraqueurs bâtirent en retraite, laissant leurs victimes derrière eux. Lentement, Severus baissa sa baguette et avança vers sa soeur comme un automate. Il prit Lohana dans ses bras et la remit à Remus, qui s'était aussi approché.

- Sort là d'ici, dit-il d'un ton vide

Il reporta son attention sur Sealya, qui se berçait sur elle-même, le regard complètement vide. Elle chantonnais une berçeuse pour enfants en souriant légèrement. Dodo l'enfant do répétais t-elle inlassablement. Severus comprit alors qu'une partie de l'âme de sa soeur avait été aspiré à jamais et que le clan allait demander sa destruction. Pinçant violament les lèvres, il se pencha à nouveau et, cette fois, prit Sealya dans ses bras. Non, il n'allait pas laisser sa soeur être détruite. Il n'en était pas question. Se renfrognant, Severus transplana chez lui, emportant l'enveloppe charnelle de Sealya. Ce soir là, plusieurs cicatrices furent données, des cicatrices qui marqueraient à jamais ceux qui les portaient.


Julianne F. VanHolsen
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Julianne VanHolsen
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Chapitre 7 : Quelle famille !

Une petite fille avançait sur la pointe des pieds, une lueur malicieuse dans le regard. Elle allait les trouver, oui ! Sautant à pieds joints elle tira vivement un rideau en poussant un petit cri de souris. Non ... personne derrière le rideau. Affichant un léger sourire en coin, Julianne Rogue, sept ans, croisa les bras. Ha, c'était comme ça ? Ils allaient bien voir ! Fixant le mur devant elle, la petite fille se concentra et tomba bientôt en transe. Oui, elle trichait et après ? Dans les ombres et les images instables, elle vit un petit garçon d'environ six ans, se cachant sous le lit de ses parents. Elle vit aussi une petite fille du même âge, cachée dans le bain juste derrière le rideau. Une autre image émergea dans son esprit et, cette fois, une petite fille aux cheveux noirs et aux yeux verts âgée d'environ cinq ans, se trouvais dans un coffre à jouets. Il ne restait plus que ... et voilà ! Un petit garçon de quatre ans au nez plein de chocolat, se trouvais sous la table de la cuisine. Facile ! Secouant la tête, Julianne se dirigea aussitôt vers la cuisine, où se trouvais Marcus. Honnêtement, elle n'aurait pas eu besoin de son don de voyance. Le garçonnet était très visible au travers les chaises. Ensembles, ils allèrent dans la chambre de leurs parents pour y trouver Augustus, avec une facilité qui aurait parut étonnante. Par la suite, souriante, Julianne se dirigea vers la salle de bain. Elle ouvrit la porte et tira vivement le rideau de douche.

- Je t'ai e ....

Personne ! Fronçant les sourcils, Julianne tourna les talons et se dirigea vers la chambre de sa soeur Eavan. Quelque chose clochait ... pourquoi Aetha n'était pas derrière le rideau de douche ? Ouvrant la porte de la chambre, la petite fille se dirigea vers le coffre à jouets, qu'elle ouvrit. Sa soeur n'y était évidemment pas. Pouffant de rire, se doutant que Eavan avait vu ce qui se tramais avec le don de voyance Koric, Julianne se rendit au placard, qu'elle ouvrit. Tout au fond, deux paires de yeux verts la regardait.

- Tu as essayé de tricher ! dit Eavan d'une petite voix insultée
- Oui ... excuse moi, c'est que vous étiez bien caché, dit Julianne en souriant

La petite fille laissa alors sa soeur et sa cousine sortir du placard, avant de refermer la porte. Elle en avait un peu marre de jouer è cache-cache et voulait faire quelque chose de plus concret. Regarde ses frères, sa soeur et sa cousine, Julianne sourit doucement, une idée derrière la tête. La fillette leur fit signe et ils descendirent tous au salon. Elle s'arrêta devant la porte du labotatoire de son père et la fixa. Depuis toujours, son père avait été formel avec eux. Il ne fallait pas entrer dans son laboratoire, ce n'était pas pour les enfants. Mais, Julianne voulait voir ce qui s'y cachait. Tendant la main, Julianne poussa doucement la porte.

- Papa veut pas, dit Augustus
- Il ne saura pas si tu dit rien, répond Julianne

Julianne descendit doucement les escaliers sans faire de bruit, suivit par les autres, Augustus inclus. Le petit garçon était très curieux et il voulait aussi voir ce qu'il y avait de si privé dans le laboratoire de son père. Une fois en bas des marches, les enfants Rogue se trouvèrent dans une grande pièce propre et à l'aménagement minutieux. Plusieurs étagères croulaient sous des fioles diverses et un plan de travail se situait au centre. Souriante, Julianne s'approcha des fioles et les regarda avec attention.

- On va tout nettoyer ... Papa sera content, dit-elle
- Oui, oui ! On va faire une surprise à Papa ! s'exclame Eavan en s'approchant aussi des fioles

Hochant la tête, Julianne entreprit de sortir plusieurs fioles des étagères, imitée par Eavan, Aetha, Augustus et Marcus. Les enfants posèrent les fioles sur la table de travail et, grimpant sur une chaise, ils s'assirent tous sur la-dite table. Julianne observa tout les contenants avec attention et en prit un, regardant l'étiquette. Doucement, elle la montra aux autres et ils purent tous voir qu'elle était vieille et presque toute effaçée. Avec plaisir et sans malice, les enfants grattèrent les étiquettes de chacune des fioles, même celles à l'écriture lisible. Tant qu'à faire du ménage, aussi bien en faire un bon. Toutes les étiquettes furent donc enlevées et jetées au sol. Augustus, qui avait prit un des tubes de verre contenant une sorte de gélatine visqueuse, se mit à l'agiter dans tout les sens. Comme un oiseau de malheur, le bouchon mal visé s'ouvrit et la substance gluante s'écoula au sol. Regardant sa soeur aînée, le petit garçon fut soulagé de la voir hausser les épaules.

- Si on veux nettoyer le dedans, il faut les vider ... mais la prochaine fois, faut tout vider dans un bol, dit Julianne

Elle descendit alors de la table et se rendit à nouveau à une étagère. Elle prit un bol en verre et le ramena sur la table de travail, sur lequel elle grimpa à nouveau. Voilà un joli contenant qui serait d'une très grande utilité. Souriante, Julianne prit une fiole et l'ouvrit, en versant le contenu dans le bol. Les autres firent de même et, bientôt, un amalgame d'ingrédients divers, ne se mélangeant même pas pour la plupart, se trouvèrent ensemble dans une mixture des plus dégoutante. De la Poudre de Fée se trouvait au sol, mélangée à du Sang de Troll, tandis que plusieurs griffes de Magyar traînaient ici et là. Qu'importe ! Prenant une fiole vide, Eavan tourna le mélange avec, souriant de toutes ses dents à sa soeur, ses frères et sa cousine. Ils avaient fait une belle Potion ! Une belle Potion pour son Papa adoré ! Il allait être super content. Il ne restait plus qu'à remplir la fiole de ce mélange ... potentiellement mortel. Ce fut Aetha qui s'en chargea, la remplissant en sortant un peu la langue, pendant que ses cousins continuaient le ménage.

À l'étage, Severus Rogue sortie du grenier, où il venait de nourrir sa soeur. Celle-ci était encore dans un état lamentable mais, au moins, le clan croyait à sa mort. Le jeune Prince VanHolsen allait bientôt prendre les rennes de son Elysum et, peut-être, allait-il lui accorder grâce. C'est du moins ce qu'il espérait. Descendant les escaliers menant au grenier, Severus tourna le coin et se figea. La porte de son laboratoire était ouverte ... Le coeur s'arrêta alors dans sa poitrine et il se précipita vers elle. Ce n'était certainement pas Gwendoline qui y était descendue, puisqu'elle était toujours aussi peu habile en Potions. Il ne restait plus qu'une possibilité. Les enfants ! Merlin, il y avait du poison partout ! Descendant les escaliers en trombe, Severus entra dans son laboratoire et ... plissa les yeux. Cinq enfants étaient assied sur sa table de travail, des fioles autour d'eux et le regardaient avec de grands yeux coupables. Affichant une moue froide, Severus croisa les bras en arquant un sourcil.

- J'attend ... dit-il simplement
- On a fait du ménage, dit Julianne d'une petite voix
- Oui ... on a enlevé les vieilles étiquettes, dit Augustus
- Tout pas de lettres ... dit Marcus
- On t'a fait une Potion aussi ... dit Eavan
- Une ... Potion ? dit Severus en arquant à nouveau un sourcil

Aetha approuva de la tête et tendit la fiole à son oncle, le regardant d'un air innocent. Severus décroisa les bras et marcha lentement vers les enfants. Il tendit la main et prit la fiole, en regardant le contenu fixement. D'accord ... c'était ... très eurk. Baissant les yeux sur le bol, bon pour les poubelles maintenant, il comprit que les enfants avaient absoluement tout mélanger. Un désastre total ... il devrait remplacer tout son inventaire et tout racheter, ce qui représentait une somme faramineuse. Relevant les yeux vers les enfants, il vit qu'ils le regardait en souriant fièrement.

- Vous n'avez rien bu ? demande t-il
- Non, dit Julianne en secouant la tête
- C'est une Potion pour faire sourire, Papa ! dit Marcus

Severus tourna vivement la tête vers son fils. Une Potion pour faire sourire ... quoi ? Il avait l'air bête ? Plissant un peu les yeux, Severus regarda ses enfants un à un, avant de leur pointer la porte du laboratoire du doigt. Immédiatement, ils descendirent de la table et sortirent du laboratoire, laissant Severus seul avec .... un gros ménage à faire.


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Chapitre 8 : Poudlard

Julianne Rogue avait grandit et était maintenant âgée de onze ans. Elle se trouvais dans sa chambre, en cette belle journée de mai 1989, et lisait un roman d'amour. Du bas des escaliers, elle entendit la voix de son père, qui l'appellait. Refermant son livre, elle descendit de son lit et sortie de sa chambre.

- Oui papa ? dit-elle d'une petite voix.
- Tu as reçu une lettre, lui dit Severus d'un ton d'où perlait la fierté.

Julianne regarda son père et descendit les escaliers, le sourire Prince aux lèvres. Ça ne pourait qu'être sa lettre de Poudlard ! Une fois en bas des escaliers, elle prit la lettre portant le sceau de l'école de sorcellerie et se jeta dans les bras de son père, l'embrassant puis se précipita dans sa chambre, pour préparer ses bagages. Son départ n'était prévu que pour dans deux semaines, mais elle était fébrile de partir.

Deux semaines plus tard, la voilà à Poudlard, devant la porte de la Grande Salle, en compagnie de plusieurs élèves de son âge. Nerveusement, elle entra dans la salle, lorsque le professeur, une femme du nom de McGonagall leur ouvrit la porte. Elle s'avança vers la table des professeurs, regardant partout autour d'elle. Elle regarda les professeurs ... elle y vit un vieux monsieur qui semblait gentil, un homme immense, une femme avec de grosses lunettes, un petit homme et, bien entendu, son père à qui elle souria. Elle fut sortie de son observation, par le professeur McGonagall.

- Lorsque je déposerai le Choixpeau sur votre tête, il vous répartira dans votre maison. Cette maison sera comme votre deuxième famille... il vous faudra travailler en équipe, afin de faire gagner des points aux vôtres... et faire attention pour ne pas en perdre !

Elle regarda les autres se faire répartir dont deux jumeaux Fred et George Weasley qui semblaient très énervé.

- Julianne Rogue ... appelle le professeur McGonagall.

Elle s'avança vers le tabouret et s'y assied. Julianne sentit le Choixpeau sur sa tête et attendit anxieusement le verdict.

- Hum ... Je vois de la ruse, de la froideur et de l'arrogance en toi. Beaucoup de volonté de faire ses preuves et de réussir quelque en soit les moyens. Ce côté est fort en toi, mais ... mais ... je vois qu'il est manifeste que ce côté de toi est amoindrit. Je vois du courage, de la compassion, de la détermination, de la tendresse, un sens de l'écoute hors pair ... et un don de voyance exceptionnel. Hum .. que vais-je écouter ? Hum ... qu'est ce qu'il y a de plus fort en toi ? GRYFFONDOR !

Julianne avait écouté la litanie du Choixpeau attentivement et fut sortie de ses pensées, par le cri du Choixpeau qui la répartissait chez les Gryffondors. Elle se leva lentement et alla s'asseoir à sa table n'osant regarder vers son père. La petite fille savait qu'il allait être affreusement déçu, voir en colère. Griffondor ... elle avait été répartie à Griffondor, la maison que son père détestait. Avalant sa salive, Julianne releva les yeux et risqua un regard vers son père, qui la regardait fixement. Elle le savait ... il était fâché.

- Tu est fâché ? lui envoie t-elle en pensée
- Non, répond simplement Severus par la même voie de communication

Souriant légèrement, la petite fille débuta son repas, espérant que son père serait vraiment fier d'elle un jour.


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Jeu 26 Mar - 22:14
Chapitre 9 : Quand le mal frappe à notre porte

Cinq ans s’écoula, sans que rien ne vienne ternir le ciel de Julianne. Elle développa progressivement le don de sa mère, de même qu’un étrange don lui permettant de contrôller le vent. Ce jour là, c'était jour de sortie pour les élèves de Poudlard. Gaiement, ils se promenaient dans les rues du Pré-Au-Lard, visitant les diverses boutiques et se prélassant au parc. Profitant de ce moment de répit, Julianne décida d'aller prendre un verre aux Trois Balais, en compagnie de son ami de coeur, William Wello. Ils entrèrent donc ensemble et se commandèrent un verre. À peine furent-ils attablés, qu'une étrange voix sifflante pénétra l’esprit de la jeune fille.

"Miss Rogue ... votre don est appréciable... très appréciable"

Sursautant, Julianne regarda partout autour d'elle. Qui pouvais bien parler dans son esprit ? Qui parlais dans sa tête ? Deviendrait-elle folle ? Elle ne connaissait personne avec cette voix là. Elle remarqua à peine la serveuse qui leur apporta leur consommation, puis machinalement, elle porta son verre à ses lèvres. Remarquant son trouble, William lui prit la main et lui demanda doucement :

- Qu'est ce qui se passe ?
- Rien, rien ... dit Julianne d'un ton préoccupé.

Elle but tranquillement son verre, regardant nerveusement autour d'elle. Soudainement, sans crier gare, la même voix ressurgie dans son esprit.

"Qui suis-je ? Tu le découvriras assez tôt !!"

S'étouffant avec son breuvage, elle posa son verre durement sur la table, éclaboussant William. D'un air apeuré, elle regarda les clients, sourde aux questions de son petit ami. Là, assis au bar, un homme étrange à l'oeil mouvant, la regardait fixement. Complètement paniquée, Julianne quitta le Trois Balais en courant, sous les yeux ahurit de William et le regard perçant d'Alastor Maugrey. Au fond de la salle, des Serpentards observaient la scène en silence et ils éclatèrent de rire après le départ de Julianne. Ils se moquèrent avidement de William Wello qui venait de se faire larguer avec effroi par sa petite amie.

Pendant ce temps, Julianne courrait à perdre haleine, en direction de Poudlard. Elle devait aller voir le professeur McGonagall, directrice de sa maison. Aveugle aux regards hébétés des autres élèves qui l’observaient, elle courait, regardant fixement devant elle. Soudain, elle s'arrêta, figée sur place. La voix... la voix qui sifflait en elle se faisait à nouveau entendre.

"Le parfum de votre don excite les narines de mon Basilic, miss Rogue. Offrez moi votre don " Dit Voldemort en ricanant.

Ouvrant de grands yeux, complètement paniquée, Julianne lança un petit cri et se remit à courir. Certains élèves la regardèrent bizarrement, mais elle n'en avait pas conscience. Hors d'haleine, elle arriva enfin à Poudlard. Bousculant des élèves, elle se précipita vers le bureau du professeur McGonagall, entrant sans frapper. Refermant la porte derrière elle, elle s'adossa contre celle-ci, comme pour empêcher quelques monstres d'y entrer. Tremblante, elle vit les professeurs McGonagall et Lupin la regarder d'un air interrogateur. Sans réfléchir, elle s'élança vers le professeur Lupin et se blottie contre lui, frissonnant de peur.

- Miss Rogue ! Que ce passe t-il ? demanda le professeur McGonagall, un peu perturbée par cette intrusion inopinée

- Une... une voix... une voix sifflante dans ma tête. Dans mon esprit. Une voix sifflante, qui me parle. Qui me dit, que mon don est appréciable... qui me dit de le rejoindre. Une voix sifflante... balbutie Julianne au bord de la crise de nerfs.

Regardant Remus et s'appuyant sur son bureau, Minerva McGonagall était estomaquée. Une voix sifflante ? pensa t-elle. Cela est-il possible que... Croisant le regard grave de Remus, elle tenta de prendre un air calme et offrit un thé à son élève, qui le refusa. Prenant un ton de voix rassurant, elle dit :

- Calmez vous, miss Rogue. Asseyez-vous et racontez nous ce qui s'est passé. Où étiez vous, lorsque vous avez entendue cette voix ?

S'asseyant, le teint blême et encore tremblante, Julianne ferma les yeux. Elle avait la nausée et la tête lui tournait. Elle se doutait de l'identité de la personne qui violait son esprit et en était apeurée. Ouvrant les yeux, elle dit d'une petite voix faible.

- Aux Trois Balais... J’étais aux Trois Balais. La voix m'a dit de le rejoindre, de lui offrir mon don. J'ai peur, professeur McGonagall.

L'écoutant attentivement, Remus Lupin ouvrit de grands yeux et regarda sa collègue, d'un air légèrement paniqué. Minerva lui lança un regard d'avertissement, et il reprit un air neutre. Bien évidemment, il ne fallait pas apeuré miss Rogue, et tenter par tout les moyens, de la rassurer.

- Miss Rogue, dit-il d'une voix douce et calme, peut-être étais-ce quelqu'un qui vous jouait un tour ? Un élève de Serpentard, probablement. On vous a fait une farce, assurément.

- Oui, miss Rogue. Vous êtes gentille et à l'écoute des autres. Cela peut entraîner les railleries de certaines personnes. Vous avez probablement été victime de farceurs. Et soyez assurée, que nous trouverons ces farceurs et qu'ils seront punis, ajouta le professeur McGonagall d'une voix rassurante.

Fronçant les sourcils, Julianne ne crut pas un mot de ce que lui disait ses professeurs. Pour qui la prenaient-ils ? Une gamine de trois ans, gobant les contes de fées ? Fixant la fenêtre derrière le professeur Lupin, elle dit :

- Mais... la voix était dans ma tête. En moi, dans mon esprit et non à l'extérieur ! Je sait ce que fait la Légilismencie, j'en suis une ! Non... c'est Vous-Savez-Qui. C'est lui qui me parle...

- Miss Rogue, dit le professeur McGonagall légèrement inquiète, allez voir Mme Pomfresh. Elle vous donnera quelque chose pour dormir. Vous en avez grandement besoin.

Hochant la tête, Julianne se leva et se dirigea vers la porte. Au moment où elle l’ouvrit, elle entendit un rire diabolique dans son esprit. Se retournant vivement, elle regarda ses professeurs avec des yeux apeurés et dit d'une petite voix :

- Il rit... il rit dans ma tête, maintenant. Je suppose, que c'est encore des farceurs qui se moquent de moi ?

- Allez voir votre père, dit doucement le professeur Lupin. Il vous aidera à mieux fermer votre esprit.

Pinçant très légèrement les lèvres, Julianne regarda ses enseignants. Elle savait pertinemment, que son père serait mécontent de savoir qu'elle ne fermait pas suffisamment son esprit comme une débutante. Croisant le regard du professeur McGonagall, qui approuvait les paroles de son collègue, elle soupira, puis leur affirma qu'elle irait demander de l'aide à son père. Finalement, elle sortie du bureau et se rendit à l'infirmerie, rencontrer Mme Pomfresh.


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Jeu 26 Mar - 22:16
Chapitre 10 : Défense

Severus Rogue se trouvait dans son bureau et attendait Julianne. Le professeur McGonagall lui avait demandé d'aider sa fille à se perfectionner et il n'appréciait pas ça particulièrement. Toutefois, avec ce qui se passait avec Voldemort, il n’avait pas vraiment le choix. Le regard fixe, il pensa qu'il ne laissera pas sa pensine exposée, cette fois-ci. Ce qui s'est passé avec cet odieux Potter, ne se reproduira plus. Perdu dans ses sombres pensées, il entendit frapper à sa porte.

- Entrez ! dit t-il d'une voix froide.

Poussant un grand soupire, très mécontente d'être obligée d'aller demander de l'aide à son père, Julianne entra dans le bureau. Regardant son paternel, elle le salua et attendit, debout devant la porte. Severus regarda sa fille, pinçant légèrement les lèvres.

- Bonsoir, lui dit-il d'un ton hautain.

La jeune fille regarda son père et arqua un sourcil. Elle avait plusieurs questions, toutefois, une seule torturait son esprit et même le professeur Trewlaney, son professeur de Divination, n'avait pas été capable de lui donner une réponse satisfaisante. Préoccupée, elle demanda en hésitant quelque peu :

- Est-ce qu'il peut voir ce que je vois... si j'ai une vision pouvant l'aider, est-ce qu'il la voit?

Severus se retient de sourire. Voilà une question qui avait du sens et qui avait une importance capitale. Il ne pensait pas, que Julianne pouvait avoir une once de bon sens. Cachant son étonnement derrière une façade froide, il dit d'un ton légèrement pincé :

- Théoriquement, non. Il peut voir à travers tes yeux, mais tes visions se déroulent dans ton esprit, et le Seigneur des Ténèbres ne peut atteindre cette partie de toi, elle lui est fermée puisqu'il n'a pas le don du troisième oeil.

Julianne se sentie soulagée par la réponse de son père. Cependant, elle se demanda pourquoi il avait nommé Tu-Sait-Qui, " Seigneur des Ténèbres ". Fronçant les sourcils, elle pensa que ce terme effrayant était tout de même approprié. Après tout, Voldemort est un peu comme le Diable. Hochant la tête, elle dit d'une voix soulagée :

- D'accord ... si je comprends bien, il ne lit que mes pensées. Il peut savoir, que j'ai eu une vision, parce qu'automatiquement je vais y penser... mais il ne saura pas quoi. Je suis soulagée, je ne voulais pas lui être utile sans le vouloir...

Se levant et approuvant de la tête, Severus fronça les sourcils, la regarda gravement et dit :

- Tu ne dois pas éprouver un seul sentiment si tu veux réussir à fermer ton esprit. C'est parce que tu as eu peur, qu'il a put y rester si longtemps. Deviens insensible ... ne te laisse pas envahir par tes émotions. Soit ... une Serpentard. Tu as bien compris ?

Très attentive à ce que son père lui disait, Julianne pensa qu'il serait extrêmement difficile de ne pas avoir de sentiments devant lui. Hochant la tête, elle affirma qu'elle avait bien compris les consignes. Fermant les yeux et se concentrant sur le vide, elle tenta de ne penser à rien, mais c'était plus difficile qu'elle ne le croyait. Afin de se faciliter la tâche, elle utilisa sa technique de méditation personnelle. Progressivement, elle imagina les vagues de l'océan, puis les rayons du soleil se reflétant sur la mer. Peu à peu, le silence se fit dans son esprit et elle ne pensa plus à rien. Après environ cinq minutes de concentration afin de se centrer sur elle-même, elle hocha légèrement la tête, afin d'aviser son père qu'elle était prête. Dès que Julianne hocha la tête, Severus sortit sa baguette et la pointa sur elle.

- Legilimens ! Dit-il d'une voix ferme et dure.

Ayant toujours les yeux fermés, Julianne senti son père entrer dans son esprit. Cette intrusion dans son être la répugnait, mais elle se disait que cette situation n'était pas pire que celle avec Voldemort. De toutes ses forces, elle tenta de l'empêcher d'accéder à ses pensées et souvenirs. Toutefois, elle n'y réussit pas vraiment et des images remontèrent à la surface de sa conscience. Perturbée, elle tenta tant bien que mal, de les repousser au fond d'elle même, mais sans succès.

-- Un chaton ... mort et une petite fille d'environ trois ans pleurant à ses côtés. Le chaton à sûrement mangé du poison et est mort dans d'horribles convulsions. C'était le chaton de Julianne, une belle petite boule de poils nommé Corus. C'est ce jour là que Julianne a sut qu'elle allait devenir Médicomage au département des Empoisonnements par Potions et Plantes, afin de sauver les gens qui se sont empoisonnés, comme Corus --

Sentant la tristesse monter en elle, Julianne se mordit les lèvres, tout en tentant de refaire le vide tandis que son père fouillait encore son esprit. Lentement, elle secoua la tête et ouvrit les yeux.

- Ça ne fonctionne pas... Je n'y arrive pas, dit-elle d'une voix attristée.

Severus cessa son intrusion, lorsque sa fille lui demanda. Figé sur place, il réfléchit, le regard vaguement dans le vide. Il avait oublié ce détail et la peine que Julianne avait eu de voir son animal mort. Il avait certainement oublié de fermer correctement la porte de son laboratoire ce jour là. Merlin, ce qu'il avait eu peur que sa fille ne l'aime plus ! Il la regarda attentivement, pinçant légèrement les lèvres. Baissant lentement sa baguette et ayant un regard absent, il dit :

- Bien Julianne. Tu avait bien fait le ménage dans ton esprit mais les émotions ont repris le dessus... Tu ne pouvais pas réussir du premier coup...


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Julianne VanHolsen
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Jeu 26 Mar - 22:17
Hochant la tête, encore un peu ébranlée par l'image du souvenir du décès Corus, Julianne rougit légèrement. Soupirant, elle le regarda et dit d'une petite voix, tout en passant sa main sur son visage :

- Je ne m'attendais pas à réussir au premier essai, non plus...
- Je pense que tu devrais t'asseoir deux minutes et en profiter pour refaire le même vide dans ton esprit que tout à l'heure...

Étant trop aux prises avec ses propres émotions, Julianne s'assied, ne remarquant pas que son père était ébranlé lui aussi. Soupirant elle referma les yeux, utilisant sa technique de méditation. Elle imagina de nouveau les vagues de l'océan, puis le soleil s'y reflétant. Toujours touchée, elle tenta de se centrer sur elle-même, en se retenant pour ne pas pleurer et se concentrant sur sa respiration. Peu à peu, le vide se créa à nouveau dans son esprit. Lorsqu'elle fût calmée, au bout de 10 minutes, elle ouvra les yeux et dit d'une voix plus assurée :

- Ça ira... enfin, je crois...
- Ce sera le second et dernier essai si celui-ci se conclut par un échec... Cela ne sert à rien de continuer, ce souvenir est très fort et même avec une grande volonté il est difficile de le mettre de côté... Veux tu vraiment poursuivre ou préfére tu t'entraîner seule à mettre ce souvenir de côté jusqu'au prochain cours?

Julianne secoua la tête et, fixant le sol, elle dit d'un ton embrumé par les souvenirs

- C'était il y a 12 ans... il y a bien longtemps de tout ça, et que ce souvenir soit très fort ou non, il est derrière moi.

Soupirant, elle leva les yeux vers son père et ajouta :

- Je veux essayer encore, si cela ne te dérange pas
- Si tu y tiens, recommençons, mais ne me déçois pas... Lève toi ! dit-il froidement
- D'accord, d'accord... Murmura-t-elle intimidé.

Subitement, Julianne sentie une rage monter en elle. Une rage qu'elle ressentait de plus en plus, depuis que Voldemort avait commencé à communiquer avec elle par l’esprit. Elle pensa « Pas le décevoir, hein ? M'en va lui en faire moi, des décevoir ... » Grommelant, elle se leva, déterminée. Serrant les poings, elle ferma les yeux et se centra à nouveau afin de faire le vide en elle. Toutefois le ton froid de son père l'avait un peu déstabilisée. Continuant de grommeler dans sa tête encore quelques temps, elle se força à reprendre ses esprits. Avec difficulté, elle imagina l'océan et le soleil se reflétant dessus. Au bout de 15 minutes, elle arriva à bien fait le vide et hocha la tête en guise de signal. Gardant les poings très serrés, elle était déterminée à ne pas le laisser entrer. L'observant attentivement, Severus pensa, non sans un certain ahurissement, qu'au moins sa fille mettait de la volonté dans son apprentissage. Lorsqu'il vit le signal, il la visa avec sa baguette puis prononça la formule « Legilimens ! »

Cette fois, avec un plaisir qu'il ne dissimula pas, puisque Julianne ayant les yeux fermés, il constata qu'il était plus dur pour lui d'entrer dans les souvenirs de son aînée. Julianne sentie son père entrer dans son esprit, mais d'une façon moins marquée. Serrant les dents, elle ne voulait pas le laisser réussir. Sans qu'elle le désire, la scène de la mort de Corus remonta encore à la surface. Vivement, elle s'efforça de faire taire le souvenir, sentant son père poursuivre son investigation. Avec une légère panique, elle imagina un mur... un gros mur de briques épais et solide. Elle se concentra sur ce mur, le fixant et se focalisant dessus, comme si sa vie en dépendait. Peu à peu, elle ne ressentit que des chatouillements dans son esprit, et fixant le mur, se fondant en lui, elle finit par ne plus rien ressentir. Souriante, satisfaite, elle ouvrit les yeux et regarda son père avec une fierté non dissimulée. La regardant avec un air arrogant, il pensa, avec étonnement, qu'elle était tout de même très douée. Assez satisfait des performances de sa fille, il dit d'un ton dur, destiné à camoufler sa fierté :

- Tu as réussi... Mais ce n'est pas une raison pour te reposer sur tes lauriers... C'est terminé pour aujourd'hui. Avant de t'endormir, apprend à vider ton esprit. Je verrai si cela aura été fait ou non la semaine prochaine.

Écoutant son père avec attention, Julianne souria et le remercia. Puis, elle quitta son bureau après lui avoir souhaité une bonne nuit. Severus répondit à ses souhaits de bonne nuit, puis la regarda sortir de son bureau. Une fois qu'elle eu refermé la porte derrière elle, il s'assied en soupirant.

La semaine suivante, Julianne se rendit au bureau de son père, afin de prendre son deuxième cours d'Occlumencie. C'est toutefois en soupirant, qu'elle frappa à la porte du bureau. Assis à son bureau, Severus Rogue soupira en entendant frapper à sa porte. Il savait qu'il s'agissait de sa fille, et après la dernière fois, il n'avait pas envie de récidiver l'expérience. Quels douloureux souvenirs remonteraient, cette fois, à la surface ? Pinçant les lèvres, il se demanda pourquoi les cours d'Occlumencie, qu'il donnait, étaient aussi difficiles à chaque fois. Finalement, il ordonna à sa fille d'entrer, d'un ton sec et froid. Entendant son père lui dire d'entrer, Julianne s'exécuta immédiatement. Aussitôt entrée, elle constata qu'il avait une mine fatiguée. Ayant toujours eu une nature aidante et une âme de médicomage, elle demanda, légèrement inquiète :

- Ça va Papa ? Tu sembles fatigué...

Haussant un sourcil et cachant ses préoccupations sous un air hautain, il se leva et lui dit d'une voix dure :

- Je vais très bien Julianne. Tu est prête pour commencer ?

N'insistant pas, Julianne ferma les yeux sans attendre et tenta de se concentrer et de fermer son esprit. Une fois centrée sur elle-même, elle ajouta le mur dans son esprit, en se disant qu'il valait mieux le placer avant qu'il ne tente d'entre en elle. Fixant le mur bloquant son esprit, elle signala à son père, qu'elle était prête à commencer la deuxième séance. Celui-ci la regardait attentivement, bien décider à y aller beaucoup plus fort cette fois-ci. Lorsqu'il vit le signal, il leva lentement sa baguette vers elle en murmurant la formule. Non sans difficultés, il passa le seuil de l'esprit de Julianne. Concentrée, elle ne sentit rien, puis, elle le sentit entrer très durement dans son esprit. Cette fois, il n'y allait pas de main morte. Son mur mental ne tenant pas, elle tenta de le ramener, mais en vain. Des souvenirs refluaient en elle et elle travaillait fort pour les chasser, mais son père mettait beaucoup plus d'ardeur que la dernière fois, et un souvenir...

-- Un chaton mort et une petite fille qui pleure dans les bras de son père ... --

Serrant les dents, Julianne s'efforça, non sans mal, d'éteindre le souvenir. Avec difficulté, elle reforma le mur, puis le fixa de toutes ses forces. Elle sentit encore quelques chatouillements dans son esprit, puis, plus rien du tout. Prudemment, elle attendit, mais plus rien ne se passa. Ouvrant les yeux, elle regarda son père, légèrement étonnée. Se sentant repoussé de l'esprit de Julianne, Severus pinça les lèvres et dit d'une voix hautaine :

- Bien Julianne. Très bien. Tu est prête pour continuer ?

Remarquant qu'il pinçait les lèvres, elle le regarda étrangement. Elle sentit la peur lui enserrer la poitrine. Elle craignait d'avoir fait quelque chose de mal, de l'avoir déçu. Elle détestait deux choses dans la vie. Ne pas pouvoir aider les autres et décevoir quelqu'un.

- Pourquoi tu pinces les lèvres ? Tu n'est pas content de moi, Papa ? Dit-elle d’une voix inquiète.

Severus la regarda étrangement à son tour, puis il reprit un air froid et hautain. Ne désirant pas qu'elle sache qu'il grimaçait pour masquer la fierté qu'il éprouvait parce qu'elle réussissait très bien, il employa un ton ironique pour dire :

- Pas du tout. Lorsque tu auras fini de poser des questions stupides de ce genre, nous pourrons continuer.

Julianne soupira. Elle souhaitait plaire à son père, afin de changer la mauvaise opinion qu'il avait d'elle. Ne voulant pas le décevoir, elle ferma les yeux en soupirant, puis se re-centra sur elle-même, à l'aide de sa technique de méditation. Doucement, elle replaça fermement le mur, parfaitement consciente qu'il allait y aller encore plus fort. Fixant le mur elle lui fit signe qu'elle était prête. Levant vivement sa baguette sur elle, Severus entra très fermement dans l'esprit de sa fille et réussi,sans difficulté, à percer le mur de son esprit. Déstabilisée par la force avec laquelle il était entré dans sa tête, le mur mental de Julianne fut complètement détruit. Pinçant les lèvres et tentant de le rétablir le plus rapidement possible, elle le sentait fouiller en elle, et cela l’énervait. Lentement, un souvenir remonta :

-- La noirceur... et un homme... un homme qui l'a regarde méchamment par la fenêtre de sa chambre. --

Reconnaissant son grand-père Koric, bien que ne l'ayant jamais rencontré, elle fut encore plus déstabilisée. Elle voyait bien l'océan, mais pour ce qui est de son mur, il était complètement détruit. Elle tenta de le reformer et y arriva difficilement. Le fixant, elle sentit des gratouillements, et elle le fixa plus intensément, ce qui fit disparaître les chatouillements dans son esprit. Étonnée, elle s'assied et ouvrit les yeux, murmurant :

- Je ne me souvenais même pas qu'il m'espionnait...

Baissant sa baguette, Severus était songeur. Ce souvenir... ce souvenir n'était pas celui de Julianne, mais le sien ! Il se souvenait très bien de cette nuit où, âgé de huit ans, il s'était réveillé et avait vu Théodore Koric l'épier méchamment par la fenêtre de sa chambre. Le père de Gwendoline l'épiait constamment, voulant s'assurer qu'il serait un bon époux pour sa fille. Leurs pères respectifs fondaient beaucoup d'espoir sur cette union. Le vieux fou de Koric ne la lâchait pas d'une semelle, la ruant constamment de coups. Fermant brièvement les yeux, il reprit ses esprits et dit d'une voix songeuse :

- Bien Julianne...

Julianne était complètement bouleversée, elle ne se souvenais aucunement de ce souvenir... elle devait être très jeune, pour ne pas en avoir de souvenir conscient. Levant les yeux vers son père, elle s'aperçut qu'il était songeur. Hésitant, elle se risqua à demander :

- Il y a quelque chose qui ne va pas, Papa ?

Toujours perdu dans ses pensées, Severus arqua un sourcil tout en fixant un point invisible sur son bureau. D'une voix pensive, il dit :

- Non je... je ne faisais que penser...

Sortant de ses pensées, il dit, toujours d'une voix préoccupée et songeuse :

- Il se fait tard... Veux tu essayer une dernière fois ?

Ne voulant pas terminer une séance sur un pseudo échec, Julianne se leva et dit d'un ton déterminé :

- Oui... Je n'ai pas bien réussit la dernière fois. Je ne veux pas terminer comme ça.

Fermant les yeux, elle installa facilement son mur et le fixa fermement, se préparant mentalement à ce qu'il ne soit pas détruit. Rapidement, elle fit signe qu'elle était prête. Se levant et dissimulant un sourire en pinçant les lèvres, Severus pointa à nouveau sa baguette sur Julianne.

- Legilimens ! dit-il d'une voix dure, faisant des efforts pour pénétrer durement l'esprit de sa fille.

Il tenta de percer le mur, mais n'arriva pas bien à atteindre son esprit. Sentant des gratouillement assez forts dans son esprit, Julianne fixa le mur comme si sa vie en dépendait. Elle ne voulait pas le laisser gagner cette fois. Elle sentit son mur se briser, mais le fixa plus fermement, et parvient à le rétablir. Progressivement, les gratouillements diminuèrent, puis disparaissent complètement. Elle attendit un peu, afin de voir si les grattements allaient reprendre, mais rien ne se produisit. Ouvrant les yeux, elle sourit et dit :

- Maintenant, ça ira...

Baissant sa baguette, Severus se rassied, satisfait.

- D'accord Julianne. Tu continueras tes exercices avant de t'endormir. L'idée du mur est très bonne, et tu le replaces de plus en plus rapidement... Il faut cependant t'entraîner à le rendre plus robuste, dit-il d'un ton mécanique.

Fatiguée, elle s’assied à son tour. Fermer son esprit demandait beaucoup d'énergie. Sentant que le temps pressait, que quelque chose de grave arriverait bientôt, elle désirait être prête le plus rapidement possible. Épuisée, elle demanda :

- Et, comment puis-je le rendre plus robuste ?

Croissant les mains, Severus lui répondit d'un ton tout aussi las.

- Hé bien... C'est à toi de trouver, Julianne... C'est toi qui as créé ce mur, à toi de le modifier en conséquence. Et, une chose … promets moi de ne plus retourner au Pré-Au-Lard … c’est trop dangereux dans la situation actuelle

Julianne fut légèrement déconcertée par cette réponse. Elle s'attendait à plus de conseils de la part de son père. Elle se leva et dit doucement :

- D'accord... je vais tenter de trouver quelque chose... et, je te promet de ne pas retourner au Pré-Au-Lard … merci Papa... Bonne nuit... reposes toi bien, tu as l'air malade...

Sortant du bureau, elle ne vit pas l'air ahurit de son père, air qu'il camoufla vite derrière une façade impassible et froide. Fixant à nouveau un point sur son bureau, il repartie dans ses pensée. Décidément, les séances d'Occlumencie lui étaient nocives.


Julianne F. VanHolsen
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Julianne VanHolsen
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Chapitre 11 : Visite en enfer

Julianne Rogue était assise dans un des nombreux couloirs de Poudlard, s'ennuyant fermement. C'était la fin de semaine et elle ne pouvait pas se rendre au Pré-Au-Lard, ayant promis à son père de ne plus s'y aller, afin de s'assurer qu'elle soit en sécurité. Regardant vers les cachots d'un air boudeur, elle marmonna :

- Pourquoi il a agit en protecteur aussi... Il m'a toute déstabilisée, j'ai promis sous le choc. Là, il va être tout fier, parce qu'il a une emprise sur moi... Crotte de crotte, que je m'ennuie toute seule. Tout le monde est partie au Pré-Au-Lard et moi .. pfff ! Crotte de gnome, de pus de bandimon de crotte !

Décidant subitement d'aller se promener dans les cachots, elle se leva et s'y rendit. Les cachots étaient humides et froids, et tout en les explorant, Julianne frissonna quelque peu, espérant ne pas tomber sur Rusard. Marchant lentement, gratouillant quelques fois les murs des cachots, couverts de lichen, elle entendit un bruit de pas derrière elle. Sursautant, elle se retourna et elle eu la surprise de voir deux de ses amies, Nerwen Evans et Isis Callowaye. Très étonnée, elle leur demanda :

- Mais, que faites vous ici ? Vous n'êtes pas au Pré-Au-Lard ?

Légèrement mal-à-l'aise, les deux filles se regardèrent, hésitantes. Elles avaient eu l'occasion d'assister à quelques une des crises subites et inexplicables de Julianne, et elles ne tenaient pas à en provoquer une autre. Lentement, avec maintes précautions, Isis se risqua à dire :

- Je ne voulais pas aller à Pré-Au-Lard et puis je savais que tu allais être la seule élève dans le château et....comme tu es en danger et bien je ne voulais pas aller à Pré-Au-Lard !

Nerwen n'eut pas le temps de réagir, afin d'empêcher Isis, qui était légèrement lente intellectuellement, de parler. Elle ferma les yeux, certaine de subir les foudres de Julianne. Les regardant d'un drôle d'air, Julianne pinça les lèvres et explosa. Employant un ton appuyé et ennuyé, elle s'exclama :

- Je vous remercie, mais vous n'êtes pas obligées de me suivre partout comme un petit chien de poche ! Je ne suis pas en danger ici, nul besoin de vous cacher dans l'ombre pour me suivre ! Et nul besoin de vous priver d’une sortie à Pré-Au-Lard à cause de moi... Je ne suis pas si en danger que ça... Pas la peine de paniquer ! Au revoir, Isis... Nerwen, au revoir aussi... et ne me suivez pas ! Franchement...

Marmonnant, elle partie, extrêmement fâchée que tout le monde l'a couve de cette manière, comme un petit poussin sans défense. Elle poursuivit sa marche dans les cachots suivie de Nerwen et Isis, qui ne voulaient pas la lâcher d'une semelle. Soudain, elle posa une main sur son front, son coeur battant à toute vitesse. Là, dans son esprit, elle venait d'entendre Voldemort ... Voldemort qui sifflait dans une langue étrange. Ouvrant grand les yeux, fixant le vide, elle eu une vision :

-- Le cimetière ... son horrible grand-père et un autre homme monstrueux... Eavan ... Elle est prisonnière et elle disparaît avec eux... --

Sans plus attendre, elle partie en courant vers le bureau de son père, laissant Nerwen et Isis, ébahit derrière elle. Celles-ci se regardèrent et se mirent à courir à la suite de Julianne. Toutefois, elles la perdirent très rapidement, dans les dédalles et la noirceur des cachots. Arrivant précipitamment devant le bureau de son père, Julianne frappa frénétiquement à la porte.

- Papa ! Papa ! Réponds ! hurle t-elle

N’obtenant aucune réponse elle se mit à courir à nouveau jusqu’au bureau du professeur McGonagall. Elle sortie un parchemin de sa poche, et utilisa sa baguette afin de faire apparaître un mot. Avant même que le message débute son inscrïption, elle était repartie.

* Eavan, enlevée par mon grand-père Koric et par un autre homme. Je suis partie à l'allée des Embrumes, pour la sauver ! Julianne.*

Aussitôt le message laissé, Julianne se précipita impulsivement au Pré-Au-Lard, à la recherche de sa soeur. Elle ne pouvait pas la laisser seule face au Démon. Elle devait la faire sortir de là. Après avoir bousculé quelques élèves, elle arriva dans l'allée des embrumes, courant partout, en regardant tout le monde à la recherche de sa soeur. Caché dans l'ombre, Théodore Koric vit sa petite-fille arriver et il souria méchamment. Cette sotte était tombée dans le piège ! Elle passa devant son grand-père, sans le voir. Sortant subitement de l'ombre, il l'enserra par la taille en ricanant d'un rire diabolique, avant de transplaner avec elle vers Voldemort, le coeur durcit par la haine.

Théodore Koric réapparut dans une pièce sombre et projeta durement sa petite-fille sur le sol, qui se frappa la bouche contre le carrelage, s'infligeant une coupure à la lèvre inférieure. Regardant son maître, il baissa la tête et dit gravement :

- Voici ce que je vous avais promit, maître...

Relevant la tête vers son grand-père, Julianne le regarda avec des yeux légèrement apeurés. Elle porta lentement la main à sa bouche et constata qu'elle saignait abondamment. Frissonnant, elle remarqua des chaînes aux murs et elle sursauta lorsqu'elle entendit la voix froide et sifflante, qui la hantait depuis des semaines.

- Bien… voilà de l’efficacité… j’espère que vous avez été discret ? dit Voldemort d'une voix traînante

L'apercevant près de la cheminée, Julianne sentit sa respiration devenir difficile. Regardant son grand-père, elle redressa la tête courageusement et se rendit jusqu'à Voldemort. D'une voix peu assurée et tremblante, elle risqua :

- Je... je vous ne donnerai jamais le don de ma mère ! Jamais !

Ne regardant même pas Julianne, il leva sa baguette et la rejeta violemment près de Théodore en disant de sa voix sifflante :

- Je n’aime pas que les lignées impures m’approchent de trop prêt ! Tu es bien téméraire mais penses-tu vraiment être en mesure de parlementer…Tu ne comprends pas la situation… il n’y a ni Aurors, ni professeurs ici bas…

Riant d'un rire dément, il tourna la tête vers elle, ses yeux rouges scintillant dans l’obscurité.

- Le sort de l’Imperium me permettrait aisément de t’utiliser sans avoir de craintes… tes petites menaces d’adolescentes révoltées ne me font nullement peur…

Puis, se tournant vers Théodore il ajouta :

- Remonte au salon et prévient les autres que nous avons une invitée…

Regardant sa petite-fille défier son maître avec un air ulcéré, Théodore baissa la tête en signe de soumission. Julianne ne remarqua pas le regard de son grand-père et tremblante de peur, elle lui dit :

- Vous... vous ne pouvez aucunement utiliser l'Imperium contre moi, parce que ce sort annule la faculté de clairvoyance... et vous le savez.

Elle tenta de ne pas laisser paraître qu'elle était terrifiée, et elle ajouta d'une voix tremblante :

- Laissez moi partir …

Elle bloqua son esprit à l'aide des cours de son père et installa le mur dans son esprit, le fixant mentalement avec toute ses forces, elle prit le même air dur que son grand-père, espérant qu'elle aurait l'air plus en contrôle de ses moyens de cette manière.

Riant de plus belle, Voldemort susurra :

- Qu’elle est obstinée… regarde Théodore… tu vois que le sang des Koric coule en elle.

Plissant les lèvres, Théodore Koric baissa encore plus la tête, honteux. Il ne pouvait pas recevoir pire insulte, que celle là. Sans un mot, il sortit de la salle des tortures et alla aviser Dragan Goyle. Voldemort regarda son disciple se morfondre et sortir de la pièce, un air mauvais sur le visage, puis il se retourna vers Julianne et la regarda d'un air ulcéré.

- Écoute-moi espèce de petite sotte… si j’ai décidé de t’avoir, ce n’est pas pour me laisser enquiquiner par une sang-mêlé de ton genre. Dit-il d'une voix diabolique

Il l’attira à lui à l'aide d'un sort, l’attrapa par la gorge et serra convulsivement. Elle se mit rapidement à blêmir et à manquer d'oxygène, son coeur battant violemment dans sa poitrine. Avec des yeux apeurés, elle regarda Voldemort, ses oreilles bourdonnant et la vision embrouillée.

- Je serais près à te torturer et à te tuer si tu ne la fermes pas immédiatement. Penses-tu que je laisserais partir aussi facilement le cadeau qu’on vient de me faire. Murmura t-il à son oreille avant de la laisser tomber sur le sol.

La regardant d'un air mauvais, il ajouta :

- Tu seras le pire cauchemar de l’Ordre…

Levant des yeux anxieux vers Voldemort, le visage caché derrière ses cheveux emmêlés, Julianne dit d'une voix tremblante :

- Alors...

Elle s'arrêta subitement. Elle allait le défier de la tuer sur le champ, mais elle pensa qu'il valait mieux se taire et tenter de communiquer avec son père par l'esprit. Se relevant, elle fixa Voldemort derrière ses cheveux, qui se relevaient à chaque respiration. Voldemort était fortement amusé par l'attitude de cette jeune fille. Il ne s'attendait pas à autant de défi et de courage, et il n'en était que plus déterminé à obtenir sa présence dans ses rangs. Il lui manquait des Mangemorts courageux, ceux qui peuplaient ses rangs étant, pour la plupart, des mauviettes. Lançant un rire glacial, il dit :

- Peu importe le sang des Koric… ou celui de ton père, il faut dire que tu as du courage. Ils ont fait tout de même du bon travail. Dit-il en riant.

Regardant Gaël et il ajouta d’une voix froide et sans âme :

- Nous remontons… enferme la bien. Nagini… surveille la attentivement … Attention jeune fille de ne pas être son repas ! Ricane Voldemort, alors que la porte se refermait et que le verrou était poussé.

Severus Rogue marchait d'un pas vif vers son bureau accompagné de sa fille Eavan, lançant parfois de sombres regards vers des élèves turbulents. Fronçant les sourcils, il vit un parchemin accroché à la porte du professeur McGonagall. Le lisant rapidement, il pinça les lèvres, grommelant des insanités contre sa fille. Il décrocha la note, se précipita vers son bureau, y entra pour prendre sa cape et sortit à toutes allures du château, transplanant au repaire de l'Ordre.

Arrivant sur les lieux, il ne fut pas surpris de ne trouver personne. Tout le monde devait être occupé à surveiller Azkaban, les rumeurs allant bon train sur une future évasion des Mangemorts. Il entra en coup de vent dans la cuisine et posa une note aux autres, lorsqu'il entendit une voix derrière lui.

- Severus, qu'il y a t-il ? demande Alastor Maugrey
- Voldemort a fait croire à Julianne qu’il avait enlevé Eavan et elle est partie à sa rescousse, dit Severus en pinçant les lèvres.

Subitement, il se tût. Dans son esprit, il perçut la voix de Julianne. Adoptant une attitude hautaine, il dit :

- Julianne vient d'être enlevée.

Maugrey ouvrit de grands yeux, puis se ressaisit. Il bredouilla, puis se tourna vers un bruit de craquement qui venait de se faire entendre. Minerva McGonagall arriva, en compagnie de Remus Lupin. Tout deux avaient la mine grave et le teint pâle.

- Le pire est arrivé, dit Minerva d'une voix fatiguée et inquiète. Il faut absolument la retrouver.

S'appuyant contre un mur, elle regarda ses collègues d'un air épuisé. Tous ces évènements contribuaient grandement à lui donner la migraine. Plissant légèrement les lèvres, elle ne pouvait pas croire que Julianne s'était élancée comme cela, sans réfléchir et au péril de sa vie. Elle croyait son élève plus sensée que cela et elle était peinée de son attitude impulsive. Remus quand a lui semblait très inquiet et miné de l’intérieur. Ne pipant mot, Severus réfléchissait. Il était parfaitement d'accord avec Minerva. Ils devaient la retrouver au plus vite, avant que Voldemort la brise complètement. Il savait trop bien comment le Seigneur des Ténèbres pouvait anéantir psychiquement quelqu'un, jusqu'à le faire devenir un vulgaire pantin. Fouillant dans les méandres de sa mémoire, Severus trouva finalement une potion qui pourrait leur être utile. Il s'avança vers la sortie de la maison Black, marmonnant :

- Lupin, suit moi à Poudlard ...

Sans l'attendre, il sortit et transplana jusqu'au terrain du château. Étonné que Severus lui demande de le suivre, Remus regarda Minerva et Alastor, haussa les épaules et se précipita à la suite de son collègue.

Arrivé sur place, Lupin vit Rogue entrer au château et s'élancer, d'un pas vif et rapide, vers son bureau. Il le suivit, tant bien que mal, légèrement essoufflé. La pleine lune étant terminée depuis deux jours seulement, il était encore extrêmement fatigué. Après un regard noir vers Remus, Severus entra dans son bureau et se dirigea immédiatement vers son armoire à ingrédients. Sans un mot, il s'empressa de sortir chaudron et herbes, et débuta la confection d'une potion de voyance. Un peu perdu, Remus le regarda quelques instants, puis demanda :

- Je peux t'aider ? Que dois-je faire ?

Ne prenant pas la peine de le regarder, travaillant le plus rapidement possible, Severus dit d'une voix préoccupée :

- Non... je me débrouille seul. Tu boiras de la potion aussi et tu viendras avec moi jusqu'au repaire de Voldemort.

Approuvant silencieusement, Remus s'assied et observa Severus travailler. Il pensait à Julianne avec angoisse. Ne tenant plus, en place, il se leva et fit les cent pas dans le bureau de Severus. Tournant en rond, il ne vit pas Severus le regarder gravement.

- Cesse de tourner en rond, tu nuis à ma concentration, Lupin ! dit froidement Severus

Songeur, Remus cessa de déambuler dans le bureau, et s'adossa à la porte, les bras croisé contre son torse. Fixant le vide, il sentit l'angoisse le tourmenter. Très perturbé par la disparition de son élève, il n'entendit pas Severus lui parler, ce qui ulcéra ce dernier au plus au point.

- Lupin ! Bois immédiatement cette potion et sort de ta catatonie à la fin ! Rugit Rogue

Remus tendit machinalement la main et prit la fiole que son collègue lui tendait. Il en but rapidement le contenu, puis ils quittèrent la baguette à la main et tranplanèrent au Pré-Au-Lard, à la recherche de Julianne.


Julianne F. VanHolsen
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Jeu 26 Mar - 22:17
Chapitre 12 : Tortures

Julianne, totalement apeurée, respirait difficilement, tout en poussant de sa main ses cheveux emmêlés. Elle lança un regard rempli de panique à Nagini. Ce qu’elle pouvait détester les serpents ! Nagini se mit soudain à onduler sur le sol, avançant lentement vers Julianne, qui se cherchait des excuses pour justifier la situation dans laquelle, elle se trouvait actuellement. Julianne jeta un petit coup d’œil vers la cheminée et remarqua les yeux rouges du reptile qui les observaient. Elle poussa une petite exclamation et recula jusqu’au mur pour s’y adosser. S’il n’y avait pas de mur derrière elle, elle aurait certainement quitté la salle aussi vite que possible. Se faissant toute petite, toujours prise de tremblements, elle ferma les yeux et se concentra quelques instants.

-- Papa … Papa, tu m’entends ? Je suis dans une salle sombre qui ressemble à une salle de tortures. Il y a un immense Basilic … Viens me chercher, je t'en prie --

Elle ouvrit ensuite les yeux et perdit soudain le peu de sentiment rassurant qui lui restait. Elle regarda la salle d’un air inquiet, s’efforçant de calmer la terreur sourde qui la tenaillait. Le silence s’installa peu à peu dans la salle. Seuls les frottements de Nagini emplissaient la pièce, poussant Julianne au seuil de la démence. Elle tenta encore de contacter son père mais elle ne reçu aucun message en retour, ce qui dans son esprit l’a convint qu’il ne l’entendait pas. Il fallait donc qu’elle trouve une solution rapidement car en étant enfermée dans ce lieu, elle ne pourrait pas appeler au secours. Soudain, elle fut envahie d’une étrange vision.

-- Son père entrant en coup de vent dans une maison qui lui semble délabrée et qui laisse une note sur la table... arrive à lire qu'il s'agit d'une note disant qu'elle a été capturée ... Le voit repartir en trombe, et croiser l’homme à l’œil mouvant. Puis, voit les professeurs Lupin et McGonagall arriver… voit son père et Lupin se précipiter à l'extérieur. --

Julianne se redressa, retrouvant un soupçon d’espoir. Elle murmura :

- Il a avisé les autres de ma disparition ! Ils sont à ma recherche ! Si je pouvais au moins sortir de ce trou… ils pourraient plus facilement me repérer… Dit-elle en regardant autour d’elle

La créature se redressa de toute sa longueur, l’air menaçant. Il semblait comprendre que quelque chose se passait. Julianne, qui s’était aplati contre le mur du fond en voyant bouger le serpent ne semblait pas très rassurée. Lentement, Nagini ondula vers la porte, et passa par une trappe. Julianne ouvrit de grands yeux et avança à pas feutrés vers la porte. Elle se pencha et regarda attentivement la trappe. Après quelques minutes d’hésitation, elle s’accroupie et étudia l’ouverture.

- Cela me semble trop facile comme évasion…

Elle se faufila dans le trou et après quelques minutes, elle s’arrêta à mi-chemin entendant au loin une conversation. Elle reconnut la voix de son grand-père qui semblait ravi et des rires. Elle frissonna et poursuivit son ascension puis sortit enfin du conduit. Elle se retrouva dans un couloir sombre. Elle balaya le couloir du regard en prenant bien soin de fermer son esprit, afin que Voldemort ne sâches pas ce qu’elle était en train de tenter. Elle vérifia que son mur mental était assez solide, puis tenta d’envoyer un message à son père, mais aucune réponse ne se fit en retour. Elle tourna la tête et scruta le sombre couloir. Au loin, des pas résonnèrent derrière elle et Julianne se mit à courir.

Alors qu’elle tentait de trouver la sortie de cette maison, les frères Koric venaient d’entrer dans la salle de tortures en constatant sa disparition. Un sourire mauvais se dessina sur chacun de leur visage et ils se précipitèrent à sa recherche.

- Il faut la retrouver Gaël, dit Théodore Koric d’une voix caverneuse. Elle ne peut pas être bien loin.

Ils transplanèrent tous les deux à divers endroit de la maison puis entendirent des bruits de pas dans un des couloirs. Se regardant mutuellement avec la même expression de fou sur le visage, les hommes apparurent dans un craquement devant Julianne.

- Mademoiselle ... ou croyez vous allez comme ça ?

Ils observèrent quelques instant la jeune fille qui venait de blêmir soudainement. Théodore Koric empoigna Julianne par sa robe de sorcière et la souleva sans peine du sol.

- Sale petite garce ! Stupide cancrelat putride ! Où voulais-tu aller comme ça ?! lui dit-il d’un ton haineux.

Lorsque les deux hommes arrivèrent avec la jeune fille, Dragan Goyle souria largement et ouvrit la porte. Le grand-père de Julianne, projeta sa petite-fille à plusieurs mètres et elle s’écrasa lourdement sur le sol. Un craquement sourd résonna et créa l’hilarité de ce dernier. La clavicule de Julianne venait de céder sous le choc.

- Il est temps de t'apprendre les bonnes manières... il appert que ton déficient de père ne t'a pas montré le respect ! Rugit Théodore en pointant sa baguette vers Julianne.

Julianne ouvrit de grands yeux horrifiés en voyant son grand père sortir sa baguette.

- Endoloris ! Prononça Théodore d’une voix hargneuse.

Julianne n’entendit que vaguement le sort lancé contre elle. Son corps se révulsa, comme si un géant lui retournait l'enveloppe charnelle comme un gant. Elle sentit un horrible déchirement dans son esprit, son corps n'était qu'un terrain de douleur à vif, elle avait la sensation d’être plongée dans de l'acide pure. Elle hurlait sa douleur en se contorsionnant sur le sol ayant l’impression que son esprit et que tout son corps n’étaient que douleur et tourments. Lorsque son grand-père arrêta le sort, elle n’entendit qu’un vague bourdonnement dans sa tête. Les rires des trois Mangemorts se mêlèrent à sa respiration laborieuse, puis soudain le silence se fit. Julianne tourna le regard vers son grand-père et les larmes coulèrent sur ses joues.

Ils vont me tuer… pense t-elle

- Cela te passera l’envie de nous faire faux bond… dit Dragan Goyle alors qu’il avançait vers Julianne.

- Je n’ai pas envie de lui courir après toute la journée, bien que je pense qu’elle ne tentera plus rien pour aujourd’hui; dit Théodore en éclatant de rire.

- Je vais l’attacher, assura Dragan. Comme ça on aura plus de problèmes et on pourra fêter l’avancée du plan de notre maître en toute tranquillité.

Dragan Goyle attrapa Julianne par sa cape et la traîna jusqu’au mur. La jeune fille hurla lorsque l’homme l’a déplaça sans prendre garde à son épaule. Il pointa sa baguette sur le mur et des cordes en sortirent, enlaçant Julianne et la ligotant. Les cordes glissèrent le long de sa clavicule brisée et après un gémissement, Julianne perdit conscience. Il se recula et aperçut la baguette de Julianne qui dépassait d’une de ses poches, il lui prit et sortit de la salle en compagnie de ses deux amis tortionnaires qui avaient pris la peine de condamner la trappe de Nagini.


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Jeu 26 Mar - 22:18
Chapitre 13 : Montre moi ...

Lord Voldemort était assis dans un immense fauteuil, dans la pièce lui servant de salon. Il fixait, d'un air calculateur, un objet ressemblant à un miroir. D'une voix sifflante il annonça :

- Voyons voir ses capacités, afin d'évaluer l'apport qu'elle apportera à notre cause. Laissons la trouver un moyen de se libérer et de s'enfuir. Qu'elle croit m'avoir été supérieure ...

Sans un mot, tout les Mangemorts regardèrent le miroir, certains plus suspicieux et arrogants que d'autres.

Pendant ce temps, dans la salle des tortures, Julianne était toujours inconsciente et aux prises avec de sombres images remplies de douleur, de mort et de violence. Ses oreilles bourdonnaient et ses poumons brûlaient à chaque respiration. Ouvrant péniblement les yeux, elle tenta de reprendre ses esprits, mais la douleur de son épaule l'en empêcha. Poussant un grand soupire, elle tenta de reconstruire, sans grand succès, son mur d'Oclumencie, avant de murmurer :

- Maman …

Julianne ferma les yeux, grimaçant de douleur. Son bras gauche était ankylosé jusqu'au bout des doigts, à cause de la fracture et des liens serrés qui l'enserrait. Elle cherchait un moyen de s’enfuir, malgré la fièvre qui gagnait son cerveau. Elle réfléchit, les lèvres blêmes et serrées, puis prononça péniblement :

- Accio Baguette

Dans le salon, Dragan Goyle sentie la baguette de Julianne bouger dans sa main. Il l’a tint fermement, un sourire mauvais sur le visage. Observant la scène dans le mirroir, les Mangemorts rigolèrent mesquinement, avant de se faire ordonner le silence par Voldemort.

Constatant, que sa baguette semblait indisponible, Julianne poussa un sanglot. Elle regarda autour d’elle et s’apperçut, que Nagini n’était pas de retour. L’idée du Basilic lui donna une idée soudaine. Elle scruta l’obscurité, se concentra et murmura :

- Accio Lame

Un bruit métallique se fit entendre. Julianne releva un peu plus la tête, soufflant sur ses cheveux, afin de les retirer de son visage. Comme elle s’y attendait, divers instruments de tortures gisaient dans la pièce, dont des lames acérées. Une de celle-ci vola jusqu’à sa main droite. Couverte de sueurs froides, Julianne se contorsionna en poussant un cri de douleur. Elle parvint à atteindre son autre main et débuta la coupe de la corde. Plus de dix minutes s’écoulèrent, Julianne devant s’arrêter plusieurs fois, au bord de l’évanouissement. Finalement, elle libera son bras blessé. Le plus difficile restait à venir. Elle devait liberer son bras valide à l’aide de son bras blessé. Nauséeuse, elle leva douloureusement le bras gauche, et débuta à couper la corde. Prise de vertiges, elle s’arrêta et vomit viollament sur le sol, secouant sa clavicule fracturée. Elle dut perdre à nouveau conscience, puisque lorsqu’elle releva la tête, Nagini était dans le coin de la pièce. Elle ne l’avait pas vu revenir … Elle lui lança un regard froid et poursuivit sa quête. Elle se libéra au bout d’une demi-heure de travail.

Libérée de ses liens, Julianne s'assied péniblement, portant sa main droite à son épaule gauche en gémissant. Elle regarda Nagini, qui s’était relevé sur sa queue.

- Je vais sortir d’ici, tu m’entends sale serpent de crotte !

Fermant les yeux et se concentrant, Julianne tenta de voir en vision, un moyen de sortir de cette salle ignoble. Peu de temps s'écoula, avant qu'elle vit un sombre conduit d'aération peuplé de froideur, d'humidité et de toiles d'araignées. Au loin, brillait la lumière du soleil. Elle ouvrit les yeux et regarda Nagini un bref instant, avant de regarder fébrilement autour d'elle, murmurant :

- Un conduit d'aération ... Je ...

Sans un mot de plus, Julianne se leva et avança vers le mur Ouest. Elle poussa un coffre, derrière lequel était camouflé le conduit d'aération, accessible et presque invisible dans le noir. Affichant un petit sourire de soulagement, Julianne s'agenouilla et passa dans le conduit.

Avançant à quatre pattes, veillant à mettre peu de poids sur son épaule blessée, Julianne s'arrêta soudain. Là devant elle, se trouvait un grillage. Sous celui-ci, on pouvait apercevoir Voldemort, son grand-père, l'autre grand bonhomme, qui lui ressemblait étrangement et l'homme encapuchonné qui l’avait ligotée. Ils parlaient d'elle froidement, utilisant un ton manifestement imbu d'eux-mêmes. Très lentement, Julianne avança sur le grillage et continua d'avancer. Après ce qui lui parut une vie de Dragon, elle vit enfin de la lumière devant elle.

Alors qu'elle arriva devant un grillage, Julianne se retourna et le frappa durement avec ses pieds, ce qui émit un fort bruit sourd dans tout le conduit. Le grillage céda assez facilement, étant rouillé par les années. Sans plus attendre, elle sortit du conduit. Elle était enfin à l'air libre ! Se tenant l’épaule, la jeune fille se mit à courir en direction du Préaulard, grimaçant à chaque pas, à cause des soubresauts dans les meurtrissures de son corps. Tout en courant, Julianne s'assura de la présence de son mur d'Occlumencie et envoya un message mental à son père.

-- À la cabane... à la cabane ! --

Après un long moment de course puis une marche à pied sans fin, Julianne commença à reconnaître des paysages familiers et après plusieurs heures, elle aperçut la cabane hurlante et alla s’y réfugier.

Beaucoup plus loin, dans son repaire invisible à tous, Voldemort souriait d'aise dans son fauteuil. D'un coup de baguette, il fait disparaître l'image de la glace magique. Souriant froidement à ses Mangemorts, il annonça d'une voix diabolique.

- Elle est parfaite ... C'était beaucoup mieux que je ne pouvais espérer. La prochaine fois qu'elle viendra dans ce repaire, elle sera à ma merci.


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Julianne VanHolsen
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Jeu 26 Mar - 22:18
Chapitre 14 : Brisée

Après une période qui lui sembla infiniment long et incapable de savoir le chemin qu’elle avait pris, elle arriva finalement devant la cabane hurlante. Elle se savait pas comment, mais elle devait entrer dans ce lieu. Peu importe que cette maison soit hantée, les fantômes ne pouvaient pas être pires, que les Mangemorts ! Elle parvint donc, avec peine et misère, à retirer une vieille planche pourrite d’une fenêtre et entra. Elle grimpa à l’étage, chanchelant à chacune des marches. Lorsqu’elle arriva au deuxième étage, à bout de force, elle se laissa tomber à terre et ne bougea plus.

Dans son moment d'énervement, elle ne vit pas un jeune homme roux qui l’observait avec curiosité. Bill Weasley se rendait au repaire de l'Ordre du Phénix, et passait par hasard devant la cabane hurlante et il vit la jeune fille y entrer. Sachant que ce lieu était interdit aux élèves, il s'avança vers la maison et cria :

- Quelqu'un est là ? C'est moi, Bill, je ne vous veux pas de mal ! Je veux seulement vous aidez ! Répondez, je sais que vous êtes là !

Effondrée sur le sol, Julianne ouvrit les yeux lorsqu'elle entendit une voix crier à l'extérieur. Elle se leva péniblement, en lançant des regards apeurés vers l'escalier menant à l'étage inférieur. Instinctivement, elle recula vers le lit et se cacha derrière.

- Bill ? Mais, c'est qui, ce Bill ? Je ne connais pas de Bill... Pas question de me laisser prendre à nouveau... murmure t-elle

Elle prit une planche de bois et murmura :

- Si ce Bill entre, je lui arrache la tête d'un coup de planche !

À l'extérieur, la voix cria de nouveau :

- Je suis Bill Weasley ! Je suis membre de l'Ordre du Phénix ! Je peux vous aidez si vous avez besoin d'aide ! Répondez !

Serrant la planche contre elle, le coeur battant, Julianne pensa :

-- Je n'ai pas de preuves ... pas de preuves de ce qu'il dit ... --

Elle resta donc cachée sans bouger et sans oser respirer. Tremblante, elle s’accrocha au lit de sa main valide, comme une naufragée d'un quelconque sinistre.

Pendant ce temps, à l'extérieur, le pauvre Bill Weasley ne savaient pas quoi faire. Il était encore bien jeune, et il était quelque peu perturbé par cet évènement. Alors qu'il s'apprêtait à entrer dans la cabane, Remus Lupin et Severus Rogue transplanèrent et arrivèrent à ses côtés. Severus avait parfaitement capté la pensée de Julianne et, après avoir retenu un soupire de soulagement, il en avait avisé Lupin et ils avaient immédiatement transplané ici. Ils entrèrent tout les trois, la baguette à la main.

- Miss Rogue ! C'est moi ! Où êtes vous ? dit Remus Lupin

Toujours cachée derrière le lit, Julianne se figea. Étais-ce vraiment lui ? Pouvait-elle y croire ? Silencieuse, elle ne bougea pas de sa cachette. Puis, jetant un bref regard vers la porte, Julianne sortit de derrière le lit et s'avança lentement vers elle et se cacha derrière. Dans les escaliers, des bruits de pas se faisaient entendre, ainsi que de sinistres craquements.

- Miss Rogue ? Je suis avec votre père et Bill Weasley ... répondez, bon sens ! dit Remus. Elle est peut-être évanouie ? Ajouta-t-il à l'adresse de Severus et Bill.

Cachée derrière la porte, tenant la planche d'une seule main, Julianne se prépara. Lorsqu'elle vit une ombre entrer dans la pièce, elle s'élança de toutes les forces qui lui restaient et envoya valser la planche vers le visage de l'homme. Remus eu juste le temps de reculer son visage, plus par réflexe qu'autre chose, et il réussit à esquiver le coup de planche. Ouvrant de grands yeux et pleurant doucement, Julianne laissa tomber la planche, qui tomba sur le sol avec fracas. Elle murmura, tout en reculant vers le lit :

- Papa... Je ... je lui ai envoyé un message par l'esprit, lui disant que je venait ici ... Ils ... ils ...

La douleur et la peur ayant finalement raison d'elle, Julianne s'effondra sur le lit, perdant de nouveau conscience. La jeune fille avait le visage marqué par la fatigue et la souffrance, elle était sale, les bleus et contusions se mélangeaient sur son doux visage et son corps. Bref, elle était dans un piteux état. Se remettant lentement de la surprise, Remus regarda Julianne avec soulagement. Remarquant toutes les ecchymoses qui la recouvrait, il alla vers elle et s'agenouilla à ses côtés.

- Miss Rogue ... ? dit-il. Elle est mal en point ... ajouta t-il en regardant Severus.

Severus jeta un très bref regard vers Julianne, et pinça les lèvres devant l'étendue des dégâts. Il ne s'attendait pas à la retrouver en si piteux état. Blessée, certes, mais pas pratiquement anéantie ! Lançant un regard torve à Remus, il dit sèchement :

- Je ne suis pas aveugle Remus !

Tout en s'approchant de Julianne, il sortie une fiole de vitalité de sa sacoche de potions curatives. Il en retira le bouchon, s'assit sur le lit et, soutenant la tête de sa fille, il lui en fit boire quelques gorgées.

- Il faut l’amener à Sainte-Mangouste le plus rapidement possible... Ce ne sont que des premiers secours, mais bon... ajoute-il d'une voix légèrement anxieuse.

Pendant que Severus faissant boire Julianne, Remus et Bill sortirent de la Cabane, afin d'aller voir si le champ était libre pour leur sortie. Dans la cabane, Severus referma la fiole, la rangea et s'apprêtait à prendre Julianne dans ses bras, lorsque celle-ci ouvrit des yeux brumeux et se mit à parler d'une voix enrouée.

- Papa ... Je ... j'ai très mal à mon épaule ... grand-père Koric m'a lancé loin, loin sur le sol ... brisé ma clavicule ... Je ... je t'ai envoyé des messages, tu les as reçus ? Méchant, mon grand-père ... j'ai résisté, refusée de me soumettre à lui ... m'a lancé sur le sol aussi ... Voldemort ... Maman ... je veux ma maman ... Maman... mal à mon épaule ... Voldemort va me reprendre ... voulait seulement évaluer mes capacités ... va me ravoir ... pas vrai que Eavan était en danger ... Je veux maman ...

Severus arrêta son geste. Il regarda Julianne d'un air impassible. Au fond de lui, son coeur fit un énorme bond. Plissant les yeux, il l'observa et enregistra la moindre de ses paroles. Sans un seul mot, il sorti une autre potion de sa sacoche tout en maintenant la tête de Julianne sur son autre main. Il lui fit boire une potion anti-douleur, la prit dans ses bras, sortit de la cabane et transplana jusqu'à Sainte-Mangouste.

À Sainte-Mangouste, une médicomage venait à peine de terminer de suturer un patient, lorsqu’un homme à l'allure sombre transplana avec une jeune fille. Severus regarda la médicomage qui venait vers lui et posa délicatement Julianne sur un lit. Il était encore chamboulé par ce qu'elle lui avait dit à la cabane hurlante, mais il tentait de ne pas le laisser paraître.

- Elle a reçu un Endoloris et semble avoir une fracture de la clavicule... dit-il d'un ton froid et détaché

Hochant légèrement la tête, la médicomage regarda la jeune fille, qui fixait le plafond d'un air perdu et douloureux. Julianne, fiévreuse, avait l'esprit trop douloureux pour penser à autre chose que le feu qu'elle sentait dans son bras. Elle avait la nausée, avait mal à la tête, à l'épaule, bref elle souffrait de partout.

- Allez attendre dans la salle d'attente ... Je viens vous voir dans peu de temps ordonne la médicomage, tout en débutant les soins de Julianne.

Sans demander son reste, Severus alla d'un pas vif vers la salle d'attente, trop heureux de ne plus se trouver aux côtés de sa fille. Il entra dans la salle d'attente, lança un bref regard à un homme qui semblait extrêmement bouleversé et il s'assit non loin de lui. Appuyant la tête contre le mur, Severus fixa le vide. Il ne pensais qu'à une seule chose : que sa fille s’en sorte sans séquelles graves.

Alors qu’il se trouvait dans la salle d'attente, la médicomage poursuivait ses soins effrénés. Elle prit les signes vitaux de Julianne et fronça les sourcils. La jeune fille était brûlante de fièvre, ce qui était de très mauvais augure. Son pouls était rapide et saccadé, sa respiration était aussi rapide d'où un risque d'hyperventilation. Immédiatement, la médicomage se rendit à une armoire et prit un soluté d'anxiolytique qu'elle perfusa à Julianne. Ensuite, elle découpa ses vêtements, afin de vérifier l'état de son épaule. Celle-ci était bleutée et la clavicule avait déchirée la peau à trois endroits.

- Ça va faire un peu mal ... je dois replacer votre os au bon endroit .. dit-elle en retenant une légère grimace

D'un coup sec et expérimenté, elle replaça l'os dans sa cavité, ce qui a pour effet de faire à nouveau perdre conscience à Julianne. Ne se préoccupant pas de cette seconde inconscience, la médicomage nettoya la plaie avec de l'eau stérilisée, puis appliqua un onguent médicinal, avant d'utiliser le même sort de cicatrisation que pour l’autre patient. Finalement, elle injecta une potion recouvre-os au niveau de la clavicule brisée et banda solidement l'épaule de la patiente. Son travail effectué, elle quitta en direction de la salle d'attente. Elle poussa la porte et trouva l’homme sombre, qui fixait le vide.

- Votre fille va relativement bien. Elle a une triple fracture ouverte de la clavicule gauche, mais elle n’en gardera aucune séquelle, dit la médicomage

Severus se figea et regarda la médicomage en plissant les yeux.

- Qui vous a dit, qu’elle était ma fille ? demande t-il d’un ton froid et suspiçieux

- Personne … dit la médicomage en hésitant. C'est que, vous me sembliez très inquiet et je … j’ai crut, que vous étiez son père

- Je le suis … murmure Severus en se levant et en se rendant au chevet de Julianne

Après plusieurs jours de souffrance, d'inquiétude et de tourments, Julianne put enfin quitter Sainte-Mangouste. Ce fut, sous le regard protecteur de Severus, qu'elle sortit de l'hôpital en direction de Poudlard.


Julianne F. VanHolsen
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Julianne VanHolsen
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Jeu 26 Mar - 22:19
Chapitre 15 : Paternité

Deux semaines après son retour, Julianne s'était douchée et était passée rapidement à l'infirmerie, afin de s'assurer que personne n'avait besoin d'elle. Finalement, elle ne s'était plus trouvé aucune excuse, pour ne pas descendre aux cachots. Grimaçant, elle rajusta son attelle et frappa à la porte du bureau de son père. Attendant nerveusement, elle n'obtînt aucune réponse. Elle décida de repartir, puisque manifestement, il ne désirait pas la voir. Se retournant, elle partit rapidement et elle entra durement dans Severus Rogue, qui arrivait vers elle. Elle releva les yeux vers lui, grimaçant de douleur et lui dit d'une petite voix :

- Désolée, Papa ...

Baisant les yeux sur Julianne, Severus la regarda, un peu mal-à-l'aise, puis pinça fortement les lèvres. Prenant un air hautain, afin de camoufler son trouble, il dit un peu trop sèchement :

- Julianne ... que fait tu ici ? Tu devrais aller te reposer.
- Je... je voudrais te parler avant, si tu n'est pas occupé, dit-elle, gênée.

Severus la regarda bizarrement, puis ouvrit la porte de son bureau sans dire un mot. Il entra, attendit qu'elle entre à son tour, puis referma la porte. Sans la regarder, il alla s'asseoir et elle fit de même. On aurait dit un couple de jeunes prétendants, timide et n'osant pas se regarder. Pinçant de plus en plus les lèvres, afin de cacher ses émotions, Severus brisa le silence d'une voix glaciale :

- Et puis ? Fait vite, Julianne. J'ai autre chose à faire que t'observez toute la journée.

Relevant les yeux vers le professeur Rogue, Julianne le regarda avec un air peiné. Manifestement, il ne l'appréciait pas et elle voulait tellement lui plaire. Elle l'avait toujours voulu. Elle haussa les épaules et grimaça de douleur. Soupirant, Severus demanda d'un ton lent.

- Comment se porte ton épaule ?
- J'ai mal ... dit-elle sans le regarder, mais cela passera...

Soupirant à son tour, Julianne n'avait jamais autant désiré avoir un contenant pour en fixer le fond. Elle ne s'était jamais sentie aussi mal-à-l'aise de toute sa vie. N'osant toujours pas regarder son père, elle dit :

- Un Mangemort du nom de Goyle m'a prit ma baguette. Il faudrait que j'aille m'en acheter une autre, mais j'imagine que je devrai être accompagnée jusqu'à chez Ollivander.

Prenant un air pensif, Severus la regarda attentivement. Il semblait réfléchir intensément à un dilemme intérieur. Puis, plissant les yeux, il ouvrit le tiroir de son bureau et posa sa propre baguette devant Julianne.

- Tiens ... tu n'auras pas besoin de te rendre au Pré-Au-Lard dit-il d'une voix appuyée.

Surprise, Julianne tourna son regard vers Rogue, le fixant d'un air ébahit. Sans un mot, elle prit la baguette et la regarda. Il s'agissait d'une baguette assez ancienne, d'une longueur beaucoup plus grande que celle qu'on lui avait volé. De légères encoches en marquaient le bois, signe d'une utilisation importante. Tout en bas, apparaissait des initiales : E.P Fronçant les sourcils, elle leva les yeux vers son père, perplexe.

- E.P ? La baguette de Grand-Mère ? Questionna t-elle
- Elle m'a donné sa baguette lors de mon entrée à Poudlard. Théoriquement, elle aurait dut te revenir de toute façon. J'irai m'en acheter une autre, poursuivit-il d'un ton hautain, destiné à cacher ses véritables sentiments.

Très émue, Julianne avala difficilement sa salive. Son père lui faisait don de l'objet le plus important pour un sorcier. Qui plus est, cette baguette avait une signification familiale pour lui. Sans un mot, Julianne se leva et contourna le bureau de son père. Elle se pencha vers lui et, impulsivement, déposa un petit baiser sur sa joue.

- Merci, dit-elle doucement

Sans ajouter rien de plus, elle sortie du bureau. Se figeant sur sa chaise, Severus pinça les lèvres lorsqu'elle l'embrassa. Il la regarda partir, puis porta la main à sa joue. Grommelant, il prit sa cape et partit pour Pré-Au-Lard, afin de se procurer une nouvelle baguette.

Les semaines s'écoulèrent dans une normalité aléatoire. Après une vague d'inquiétude et de prévenance envers Julianne, les élèves finirent par oublier l'enlèvement. Guérie de ses blessures physiques, mais non psychologiques, la jeune fille poursuivaient ses cours, faissant mine d’avoir oublié ce qui c’était passé. Toutefois, Julianne était torturée par une pensée fixe. Il y aurait une prochaine fois, elle le sentait au fond de son être. Bientôt, très bientôt, le mal la ferait prisonnière à nouveau. Elle devait absolument établir un plan de défense. Elle alla donc à la bibliothèque et après plusieurs tentatives risquées, elle pénétra dans la réserve interdite. Elle y déroba un volumineux livre de magie noire et alla se terrer dans la Salle sur Demande.

Rapidement, elle prit un livre et pointa un passage du doigt. Il existait une formule pour empêcher l'Accio baguette de fonctionner... Il suffisait d’insérer la baguette sous la peau. Elle regarda attentivement la formulation puis elle grimaça quelque peu. Ce sortilège devait être assez douleureux, mais jamais autant que l’Endoloris. Elle tousotta, posa sa baguette sur la table et releva son chandail. Lentement et avec précaution, elle prononça la formule :

- Inserio baguea ondo soma

La baguette lévita et doucement flotta jusqu’à Julianne, qui ferma les yeux avec appréhension. Elle sentie une vague douleur diffuse, qui lui fit se mordre la lèvre inférieure. Elle fronça les sourcils et ouvrit les yeux, lorsque la douleur aigue cessa. Elle regarda ses côtes et passa la main sur sa peau. Il n’y avait aucun moyen de savoir, que sa baguette était là. Elle souria et se risqua à dire :

- Accio Baguette

Elle sentie un bref tiraillement contre sa peau, comme si elle appuyait fortement sur une membrane. C’était inconfortable, mais non douloureux. Elle souria de nouveau et s’assied, débutant la lecture plus approfondie du livre.

Peu de temps après, elle entendit la porte s'ouvrir. Elle releva les yeux, et aperçu son père, qui la regardait. Il s'avança et jeta un oeil sur le livre qu’elle lisait. Constatant qu'il s'agissait d'un ouvrage sur la magie noire, il se figea, pinça les lèvres et regarda Julianne d'un air sombre.

- Qu'est ce que cela signifie ? demande t-il durement
- Bien... Je veux me préparer pour la prochaine fois. Pour combattre le Diable, il faut utiliser ses instruments, non ? dit-elle d'un ton déterminée.

Severus fixa sa fille quelques instants, puis soupira. Il ne désirait pas penser à la prochaine fois. Il savait, que le Seigneur des Ténèbres ne lâcherais jamais le morceau. Prenant un air hautain, il grommela et s'assied auprès d'elle. Soupirant, il prit le livre et le feuilleta. Après plusieurs minutes de silence, il dit :

- Je préfèrerais ne pas te voir utiliser la magie noire. Ce n'est pas une magie convenable.

Julianne, qui lisait tranquillement un autre livre, releva les yeux et regarda son père. Elle posa le livre sur la table et soupira à son tour. Décidément, les soupirs semblaient être un trait familial chez les Rogue.

- Mais papa... je n'ai pas le choix
- Je sais Julianne...

Il se releva et s’approcha de sa fille. Il se plaça derrière elle et hésita fortement. Il désirait poser la main sur son épaule, accomplir un geste de soutien paternel. Mais, il en fut incapable. Il se contenta donc de soupirer, tourna les talons et quitta la salle en silence afin de la laisser poursuivre sa préparation peu orthodoxe.


Julianne F. VanHolsen
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Julianne VanHolsen
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Jeu 26 Mar - 22:19
Chapitre 16 : Tournant de l'histoire

Suite à l'enlèvement de Julianne, la sécurité de Poudlard fut renforcée. La jeune fille eut l'interdiction de se rendre au Préaulard sans être accompagnée par un professeur. Il va s'en dire, que cela ne lui plut guère. Toutefois, elle n'eut guère le choix d'obtempérer. L'année se déroula sans qu'aucun nouvel enlèvement ait lieu, mais cela ne fit pas cesser les messages lancés par Voldemort, plus virulents les uns que les autres.

Sans qu'elle s'en rende vraiment compte, l'année tira rapidement à sa fin. Durant cet été là, elle poursuivit avidement son entraînement d’Occlumencie, ainsi que divers sorts de magie noire. L'été passa aussi rapidement que la vie. Bientôt, l'automne remplaça l'été, et ce fut l'heure du retour à Poudlard, pour Julianne. Elle fut surprise de constater que le Professeur Lupin n'était plus à son poste, mais qu'il enseignerait dorénavant l'Histoire de la Magie. À sa place, une jeune femme aux yeux remplit de questions, le professeur Potter.

Cette année là fut fort surprenante. En effet, un nouveau Professeur du nom de Jedusor allait enseigner la Magie Noire. La majorité des élèves étaient en émoi. La Magie Noire ? Entre les murs de Poudlard ? Dumbledore était-il tombé sur la tête ou quoi ? Et ... Jedusor, le nom du Seigneur des Ténèbres en plus ! Pas de doutes, Dumbledore était devenu cinglé. Comme Julianne était de nature curieuse, elle décida de prendre ce cours.

Le premier cours du semestre eu lieu un mardi de septembre. Elle entra dans le cours d'un pas vif, et regarda attentivement le Professeur. Celui-ci avait les cheveux bruns et les yeux bleus et il la regardait un peu fixement. Son visage dégageait à la fois la douceur et la dureté, étrange contraste il va s'en dire. Julianne se méfia aussitôt de cet homme et s'assied à sa place. Bien, que méfiants, les élèves se rendirent vite compte, que le Professeur Jedusor était juste envers tout le monde, ce qui diminua quelques peu les craintes. Le cours se passa rapidement et tous quittèrent. Resté seul dans sa classe, le Professeur Jedusor sembla réfléchir quelques instants, se leva et quitta la salle, en direction d'en endroit sombre et maléfique.

Tom Marvelo Jedusor était, pour son plus grand tourment, le fils du Seigneur des Ténèbres, mais aussi ... l'arrière petit-fils de Dumbledore. Cette situation le mettait donc au milieu d'une guerre de pouvoir, dans laquelle il n'était pas certain de vouloir participer. Il se rendit donc au repaire de son père, croisant des Mangemorts, qui baissaient tous la tête à son passage. Il était le futur Maître ... D'un pas lent, il entra dans le salon de son père, qui fixait intensément les flammes.

- Tu l'as vu ... Rogue, siffle Voldemort
- Oui, Père ... dit Tom, qui cache dans son esprit le fait, que la jeune fille lui avait tout de suite plut
- Parfait, dit diaboliquement Voldemort. Tu as les pieds dans le terrier ... je veux le don Koric, Tom. Absoluemment ...

Tom ne dit rien, se contentant d'observer attentivement son père. Il ne comprennait pas vraiment pourquoi il tenait tant à ce don de voyance. Après tout, les évènements pouvaient changer ... on pouvais changer le futur, pourquoi se fier sur des visions, pour accomplir ses desseins ? Il prit une allure froide, lorsque son père se retourna vers lui.

- Tu feras un enfant à Rogue ... une fille. Utilise un Sort de Sélection Génétique. Nous enlèverons l'enfant et l'élèverons selon ma philosophie ... dès lors, le don Koric sera enfin à moi, dit diaboliquement Voldemort
- Que je fasse ... débute Tom avant de se taire, croisant le regard mauvais de son père. J'aimerais mieux un fils, termine t-il

Voldemort éclata d'un rire froid et mesquin.

- Un fils ... hummm ... Utilise aussi un Sort de Division Cellulaire. Tout le monde sera satisfait, ricane Voldemort avant de donner congé à son fils.

Tom quitta le repaire, l'esprit embrouillé. Une pulsion le poussait dans tout les sens ... et il se devait d'obéir à son père, de suivre cette pulsion malicieuse qui était en lui. Il envoya donc un hibou à Julianne, dès son retour à Poudlard. Occupée à l'infirmerie, elle reçu le hibou de son Professeur entre deux pansements. Elle lut le mot, en fronçant les sourcils. Que lui voulait-il ? Elle termina les soins et alla le rejoindre, comme demandé, dans son bureau.

- Vous vouliez me voir, Professeur Jedusor ?
- Oui ... entrez, je vous prit, lui dit-il en la regardant dans les yeux

Julianne entra et s'assied, le regardant d'un air interrogatif. Sans un mot, le Professeur Jedusor posa une tasse de thé devant elle, lui sourit et la regarda.

- J'aimerais seulement discuté avec vous de mon cours, miss Rogue. Trouvez-vous qu'il soit adéquat ?

Julianne arqua un sourcil. Adéquat ? Un cours de Magie Noire ? Elle souria un peu et prit la tasse de thé. Après avoir haussé les épaules, elle en but quelques gorgées et répondit

- Sur certains points, oui ... je suppose, qu'il faut savoir se défendre à l'aide de divers moyens
- Et, se défendre contre qui, au juste ? demande t-il d'un ton bas

Julianne allait répondre, lorsqu'elle se sentie soudain passablement étourdie. Ses lèvres devinrent engourdies et sa bouche pâteuse. Elle regarda le Professeur Jedusor, qui la regardait fixement et elle s'apperçut, que sa vision était embrouillée. Avant qu'elle ne s'en rende compte, elle était endormie. Tom l'observa de longues minutes, avant de soupirer et de se lever. Il détestait faire ça ... quel challenge que de faire l'amour à une personne inconsciente. Après quelques minutes d'imagination, il parvient à avoir une érection suffisante pour accomplir sa mission.

Quelques semaines plus tard, Julianne se rendit compte qu'elle était enceinte. Sans vraiment comprendre ce qui s'était passée, elle alla voir son père, qui fit rapidement enquête, avant de découvrir le pot aux roses. Voldemort avait demandé à son fils, de féconder Julianne. Sous le choc, elle se rendit au bureau du Professeur Jedusor et y entra sans frapper.

- Miss Rogue ... vous pourriez frapper, dit-il
- Je suis enceinte, dit Julianne d'un ton ferme. Et, je sait que tu est le père de mes enfants ... parce qu'en plus, j'aurai des jumeaux. Une fille et un garçon
- Ha ... dit Tom en la regardant

Julianne pinça les lèvres et s'assied attendant des explications. Tom s'assied à son tour et la regarda avec une certaine tendresse.

- Écoute moi ...
- Non, dit Julianne. Comment as tu put faire ça ? Je t'avertis ... jamais il ne touchera à mes enfants, jamais ! S'il l'ose ou si tu oses ... je vous tuerai

Tom soupira. Depuis les derniers évènements, il avait beaucoup réfléchit. Il n'était plus certain de vouloir demeurer auprès de son père. Surtout, que ce dernier passait son temps à traiter ses enfants de déchets.

- Je te jure, que jamais il ne les toucheras, Julianne. Je te le promet, dit Tom d'un ton sincère

Julianne le regarda d'un air suspiçieux. Elle le sentais sincère, mais elle ne pouvais pas prendre le risque de mettre la vie de ses enfants en jeu.

- Prouve-le, dit-elle

Sans un mot, Tom se leva, contourna son bureau et s'agenouilla devant elle. Il lui prit les mains et accomplit le Voeu Inviolable avec elle, lui prouvant que jamais il ne mettrais la vie de leurs enfants en danger. Puis, sans savoir comment, leur lèvres se touchèrent et ils s'embrassèrent. L'amour était né entre eux ... chose improbable, mais les probabilités prennent souvent le dernier pas, devant la forçe de l'amour.


Julianne F. VanHolsen
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Julianne VanHolsen
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Jeu 26 Mar - 22:20
Chapitre 17 : Dans l'antre du Diable

Près de cinq mois après la nouvelle de la grossesse de Julianne, rien n'avait changé. Voldemort poursuivait son insatiable travail de lavage de cerveau. Malgré ses tentatives pour fermer son esprit, Julianne continuait de recevoir des messages morbides de la part du Seigneur des Ténèbres. La pression ne cessait de monter, et elle atteignit son comble par un beau matin du début janvier 1996. Ce matin là, Julianne se trouvait au Square Grimmauld. Elle accompagnait son père, qui avait une réunion avec l'Ordre du Phénix. Elle était assise au salon, et lisait un dossier. Elle vint pour tourner une page, lorsque Voldemort siffla dans son esprit :

- Alors... tu es prête à voir ton père mourir ? Je devrais peut-être aller lui présenter mes hommages... avant de l'anéantir pour trahison. Et, que dirais-tu, de voir cet ignoble Loup-Garou souffrir de la mort de son petit monstre ? Ce serait dommage pour lui, n'est ce pas ? Je te laisse une dernière chance de te soumettre... demain, au lever du soleil, ton père y passera !

Fermant aussitôt les yeux et fermant fortement son esprit, Julianne pinça les lèvres. Elle pouvait entendre son père discuter ouvertement des plans de Voldemort, le trahisant sans vergognes. Qu'adviendrait-elle, si Voldemort tuait son père ? Comment pourrait-elle encore regarder le professeur Lupin en face, si le Seigneur des Ténèbres tuais son enfant ? Elle ne pourrait jamais se le pardonner. Alors, l'âme glacée, elle quitta la maison Black, en direction du repaire de Voldemort. Intuitivement, elle savait où le trouver. Il lui suffisait de suivre la voix qui sifflait en elle. Alors qu'elle quittait, elle croisa Tonks et Alastor, qui revenait du Chemin de Traverse, afin de venir à la réunion. Elle leur sourit brièvement et poursuivit sa route qui la mènerait à son sacrifice.

Elle marcha lentement, aveugle à se qui l’entourait. Voldemort, sentant qu’il tenais sa proie, continuait ses inlasables sifflements dans son esprit. Julianne suivit ses instructions et se rendit dans l’Allée des Embrûmes, où elle s’adossa contre la façade de Barjow et Beurk. Elle attendit, le teint blême et les lèvres pinçées. Une ombre passa devant elle et elle entendit la voix froide et hautaine de Lucius Malefoy.

- C’est jour de fête aujourd’hui, Rogue … c’est ton père qui sera heureux de savoir, que tu suit ses pas

Julianne ne répondit pas, se contentant d’hausser les épaules et de fixer le vide devant elle. Un ricanement l’a fit cependant réagir. Elle tourna la tête et vit Dragan Goyle, qui l’a regardait avec ironie.

- Tu vois ? dit-il ; cela ne valait pas la peine de faire tout ces efforts pour fuir. Tu as couru pour rien, petit lapin … le renard t’a prise au piège quand même

- Arrêtez de philosopher espèces de limaces et faites votre travail. Je ne pense pas, que votre Maître soit très patient, rétorque t-elle

Les deux Mangemorts prirent une attitude glaçiale, lui agrippèrent chacun un bras sans ménagements, et transplanèrent avec elle. Ils arrivèrent directement à la salle des tortures, l’endroit même où Julianne fut malmenée par son grand-père, près de un an auparavant. Lorsqu’elle regarda autour d’elle, Julianne reconnu instantanément l’endroit et elle fixa la trappe de Nagini avec crainte.

- Nous avons fermé le conduit d’aération, Rogue … pas la peine de tenter ta chance une deuxième fois, dit Goyle d’un ton mesquin

Sur ces mots, il tendit sa baguette vers elle et la propulsa contre le mur. Il l’a ligota et ricana froidement.

- Le passé revient, on dirait … dit-il ; Accio Baguette !

Julianne sentit des tiraillements contre ses côtes, ayant prit la peine de camoufler sa baguette sous sa peau. Elle se força à garder un visage impassible, alors que Goyle la fouillait avidement.

- Elle est venu désarmée ? questionne Malefoy
- Apparamment oui, répond Goyle. Je ne trouve sa baguette nul part … et l’Accio ne fonctionne pas. Je te l’avais dit, Lucius, qu’elle était complètement idiote !
- Pauvre Severus … c’est désolant, dit Malefoy d’un ton ironique

Ils éclatèrent de rire et quittèrent la salle, laissant Julianne à elle-même. Fermant les yeux, elle poussa un soupire. Au moins, le sort de camouflage avait fonctionné. Elle espérait de tout cœur, que le sort anti-marquage le soit aussi. Depuis la vision qu’elle avait eu, lors de sa dernière année à Poudlard, Julianne se préparait à ce moment. Elle savait, qu’un jour, Voldemort l’a marquerait. Mais, dans sa vision, elle savait la marque fausse. Elle avait donc passé des semaines à fouiller la bibliothèque de son père à la recherche d’un sort de magie noire efficace. Au bout de trois semaines, elle avait enfin trouvé quelque chose … et c’est aujourd’hui qu’elle mettrais ce sortilèges à l’épreuve.

Soudain, elle ouvrit les yeux. Elle venait d’entendre un glissement. Nagini approchait d’elle, dardant l’air de sa langue de vipère. Elle poussa un petit cri et s’écrasa encore plus contre le mur. Un ricanement froid survient dans l’ombre et Voldemort avança lentement vers elle, la fixant de ses yeux vides.

- J’obtiens toujours ce que je désire, Rogue … toujours !

Il tendit sa baguette vers elle et prononça le sort qui marquerait sa nouvelle acquisition comme du bétail. Julianne sentie vaguement une chaleur envahir son avant-bras gauche et elle se mordit la lèvre inférieure. Elle ferma les yeux et attendit que la douleur cesse. Voldemort eu un sourire carnassier et s’approcha de Julianne. Il s’arrêta à quelques centimètres de son visage, lui soufflant son haleine sur elle. Elle pouvait sentir son souffle chaud contre sa joue et cela la répugnait plus que tout.

- Donne moi ce que je désire, murmure t-il
- Vous l’avez déjà … je suis venue ! dit-elle
- Cesse de faire l’idiote ! crache Voldemort d’un ton mauvais. Donne moi une vision, Rogue ! Immédiatement !

Voldemort s’éloigna d’elle et marcha jusqu’à Nagini. Il posa la main sur la tête de son serpent et la caressa durement. Julianne ouvrit les yeux et le regarda, prête à rétorquer, mais quelque chose dans l’attitude de Voldemort lui intima de ne rien dire. Elle attendit en silence, puis le vit lever les yeux vers elle.

- Rogue … ma patience à des limites siffle t-il

Julianne ferma à nouveau les yeux et se concentra. Elle devait lui donner une vision, n’importe laquelle, en autant qu’elle soit sans importance. Elle était déterminée à lui mentir ou du moins, à lui cacher certaines choses. Oui, elle était venue, mais jamais elle ne se soumettrais ! Progressivement, elle tomba dans un état second et une vision apparue dans son esprit.

Un soir de tempête. Une bataille à lieu … il y a du feu et des éclats de lumière verte. Plusieurs Mangemorts sont stupéfiés et d’autres tués. Elle reconnu Dragan Goyle, et le vit mourir

Julianne ouvrit les yeux et secoua la tête. Elle regarda Voldemort avec des yeux brumeux, toujours un peu dans les vapes après une vision. Le Seigneur des Ténèbres la regardait d’un œil avide, la main sur la tête de son serpent, mais ayant cessé de le caresser. Elle ouvrit la bouche, puis la referma. Voldemort crispa la main sur la tête de Nagini, qui s’écrasa au sol, n’osant plus bouger. Julianne avala péniblement sa salive et dit d’une voix rendue étrange par son état de transe :

- Il y aura une bataille … Goyle mourra

Voldemort regarda Julianne quelques instants, en plissant les yeux. Ce n’était pas une bonne nouvelle … Goyle était un de ses meilleurs Mangemorts. Toutefois, il avait eu ce qu’il voulait : le don Koric.

- Ce n’est pas une grosse perte, dit-il d’un ton détaché

Il avança vers Julianne et la fixa durement. Puis, il souria presque d’un air amusé. Une lueur malicieuse brillait dans ses yeux. Il passa la main contre la joue de Julianne, et il lui dit ironiquement :

- J’ai un secret, Rogue … un grand secret. Ton père …
- Quoi, mon père ? dit Julianne alarmée et soudain plus éveillée

Voldemort souria mesquinement. Il tendit sa baguette vers Julianne et la libéra de ses liens. Aussitôt, elle porta la main sur la marque et baissa les yeux sur elle. Un sentiment de certitude l’envahie. Le sort anti-marquage avait parfaitement fonctionné … la marque était bien fausse. Elle releva les yeux sur Voldemort, qui la fixait toujours froidement.

- Joli, n’est ce pas ? demande t-il, un sourire ironique aux lèvres
- Dites moi, ce que vous avez fait à mon père ! ordonne t-elle

Il eu un air étrange et se tapa le front de la main d’un geste ironique. Puis, il souria durement.

- Ha oui ! J’oubliais … ricane t-il. Ton père, Rogue … est mon espion. Oui, il est mon plus fidèle disciple

Voldemort éclata d’un rire immonde et quitta la salle des tortures, suivit de Nagini. Il laissa la porte ouverte derrière lui. Julianne, sous le choc, porta la main à sa bouche afin d’étouffer un sanglot. Elle s’était sacrifiée pour rien … du moins, en ce qui concernait la vie de son père. Lentement, elle sortie du repaire de Voldemort et retourna au Square.


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Jeu 26 Mar - 22:20
Chapitre 18 : Périls

Les mois passèrent et Julianne ressentais de plus en plus cruellement la brûlure sur son bras. Depuis maintenant deux mois, elle n’allait plus au repaire de Voldemort, et cela rendait le Seigneur des Ténèbres fou de rage. Il tentais par dessus tout de la retrouver, mais le sort d’invisibilité jeté sur la maison Black l’empêchait de mettre la main sur elle. De plus, grâce aux informations donné par Julianne à l’Ordre, une tentative bien calculée d’évasion des prisonniers mangemorts retenu encore à Azkaban, avait échoué et l’on soupçonnait qu’il y avait une fuite dans le groupe au repaire. Les soupçons se portaient bien évidemment sur Julianne, qui criait haut ef fort que jamais elle se plierait à Voldemort, mais cela en faisait aussi une traîtresse trop évidente alors le doute planait.

Ce jour là, elle traversa le parc et s’arrêta en sentant son avant-bras la brûler. Elle releva sa manche et constata que la marque était très visible. Voldemort souhaitait la voir ou réunissait ses membres. Elle ne fit pas attention à cela et poursuivit son chemin. Depuis quatre mois déjà, elle ne répondait pas à ses appels, sans subir de conséquences graves, alors pourquoi en serait-il autrement aujourd’hui ? Toutefois, elle allait bien être obligé de les suivre.

Caché dans un taillis, Antony Dolonov épiait Julianne. Il avait comme mission de la ramener au repaire coûte que coûte. Le Maître souhaitais obtenir la vision finale, celle de la grande bataille. Il pourrait ensuite se débarasser de ce boulet une fois pour toute, Julianne ayant toujours été une épine dans le pied plus qu’autre chose. Il regarda la jeune femme, enceinte de 7 mois, passer devant lui, sans aucune émotion. Lorsqu’elle dépasa le bosquet, il en surgit et l’agrippa par l’épaule, transplanant immédiatement avec elle. Julianne eu à peine le temps de réagir … Ils transplanèrent dans une maison isolée à l’Ouest de Londres. Julianne se retourna et regarda Dolonov avec dédain.

- Dolonov ! On attaque par derrière maintenant ? Pas assez homme pour faire face à une femme, enceinte jusqu’aux yeux de surcroit ? demande Julianne le cœur battant
- La ferme, Rogue … Le Maître veux te voir … et il n’est pas content. Garde ta salive pour prier … dit Dolonov d’un ton trainant, avant de sortir de la pièce

Julianne ne dit rien et regarda autour d’elle. Elle se trouvais dans un lieu complètement inconnu. Voldemort aurait-il changé le lieu de son repaire ? Elle marcha vers une fenêtre crasseuse et tenta de l’ouvrir, se demandant comment elle ferait pour sortir par là, avec son immense ventre. Son cœur frappait violament dans sa poitrine … elle devait absoluemment sortir d’ici. Un bruit derrière elle lui glaça alors le sang. Un glissement venait de se faire entendre … Lentement, elle se retourna et vit Nagini qui la fixait d’un air vicieux. Elle retint sa respiration et ne bougea pas d’un pouce, la main crispée sur son ventre. Nagini lui avait toujours fait une peur bleue. Elle était tellement préoccupée par Nagini, qu’elle ne vit pas Voldemort entrer. Celui-ci fixa Rogue froidement, la haine marquant tout les traits de son visage, qui aurait put être joli s’il n’avait pas été aussi mauvais au fond de son âme.

- Rogue ! siffle t-il … espèce de petite pourriture …

Crispant encore plus la main sur son ventre et se tassant dans le coin du mur, Julianne détourna brièvement le regard, afin de regarder Voldemort. Elle fut paniquée par ce qu’elle vit dans les yeux du Seigneur des Tenèbres. Jamais Voldemort ne l’avait regardé avec autant de haine et de profond dégoût. Subitement, elle sut que c’était la mort qui l’attendait dans cette salle. Elle allait mourir … et ses enfants allaient doucement s’éteindre en son sein, coupés du souffle de la vie de sa mère. Reprenant son souffle et tentant de contrôler ses tremblements, elle dit :

- Maître … je … ayez pitié. Laissez moi vivre, le temps que je mette mes enfants au monde. Pitié … je … je ferai tout ce que vous allez me demander. Tout … Maître, je vous en supplie
- Tu me supplie maintenant, Rogue ? dit Voldemort sarcastiquement

Il regarda méchamment le ventre proéminent de Julianne et grimaça de dégoût.

- Mon fils est vraiment plus imbécile que je ne le croyais … s’amouracher de toi, Rogue … une laideronne et une traitre de la pire espèce. Une honte à la fois chez les Rogue et chez les Koric. Ta descendance ne mérite pas de vivre, Rogue … et toi non plus

Subitement, une violente douleur lacéra les entrailles de Julianne, qui en eu les jambes coupées. Elle s’écroula donc au sol, à genoux devant Voldemort, pour la première fois. Elle grimaça de douleur, les deux mains protègeant ses enfants qui semblaient être aussi appeuré que sa mère. Pendant ce temps, Voldemort regardait Julianne sans réagir, puis fit un bref signe de la main. Nagini s’avanca vers Julianne et lui siffla à l’oreille.

- Tiens, tiens … tes déchets semblent vouloir naître ? Nagini en fera son repas … tu regarderas tes enfants se faire dévorer, avant que je ne te tue, Rogue
- Non … non, Maître, halete Julianne … pitié, ajoute t-elle d’une petite voix

Elle entendit Voldemort marcher de long en large dans la pièce, comme s’il était dans une profonde réflexion. Nagini poursuivait sa symphonie l’oreille de Julianne, qui fut à nouveau prise d’une contraction.

- Non … non, Kevin,Tamarah … restez où vous êtes. Tout va bien, mes poussins, murmure Julianne en se mordant la lèvre

Elle risqua un œil vers Voldemort, qui fixait intensément la fenêtre. Elle ferma les yeux, puis envoya un message mental à son père.

-- Papa ! Dolonov m’a capturée et amenée dans une maison, que je ne connais pas. Ce n’est pas le repaire … Papa … Il veut me tuer, je crois. J’ai des contractions … Viens me chercher … viens me chercher, papa ! --

Respirant difficilement, les yeux toujours fermés, elle entendit Nagini ramper un peu plus loin. Elle demeura à genoux, la tête penchée en avant et les mains bien appliquées sur son ventre qu’elle sentais durcir régulièrement.

- Je suis prêt à ne pas de tuer immédiatement, Rogue … si tu me donnes la vision de la dernière bataille. Donne moi ce que je désire, et tes enfants vivront … pour ce qui est de toi, je ne garantis rien

Avalant sa salive, Julianne hocha la tête. Elle devait faire ce qu’il demandais, pour la survie de ses enfants. Alors, qu’elle débutais l’ouverture de son troisième œil, elle entendit un cri dans son esprit.

-- Julianne ! Julianne, j’arrive ! dit Severus. Je viens te chercher … guide-moi ! --

Elle regarda autour d’elle. Honnêtement, elle n’avait pas put voir grand chose de l’endroit où elle se trouvais. Il lui serait très difficile d’aider son père dans sa quête. Une nouvelle douleur lui coupa le souffle. Les contractions allaient en s’intensifiant. Elle devait partir d’ici. Elle ne voulait pas accoucher dans un endroit isolé, sans soins pour un accouchement précoce et surtout pas en présence de Voldemort.

-- Piste moi, Papa .. suit ma douleur. Je ne peux pas t’aider, je ne sait pas où je suis --

Elle étouffa un cri, lorsque Voldemort lui marcha violamment sur la main.

- Alors Rogue … plus vite que ça, ma patience à des limites

Se concentrant aussitôt sur sa tâche, tentant d’oublier les douleurs de l’enfantement, Julianne ferma les yeux et ouvrit le passage vers le monde des ombres. Elle devait absoluemment avoir une vision suffisament convaincante et réjouissante pour Voldemort. Il le fallait … mais la douleur qui la brûlait de l’intérieur était trop intense. Le front couvert de sueurs, tremblante de tout son corps, Julianne forçait les mailles de son esprit à la recherche d’une vision.

Pendant qu’elle se battais, afin de garder ses enfants en vie, Severus s’était précipité hors de sa demeure. Il devait trouver Julianne et la sauver. Il reçu le dernier message de Julianne avec angoisse. Se laisser guider par sa douleur … ce mot lui arrachait le cœur. Julianne souffrait … elle disait avoir des contractions. Sans soins appropriés, ses enfants mourraient, étant trop petits pour survivre seuls sans support médical. Severus devrait trouver sa fille à tout prix et ce même s’il fallait qu’il y laisse sa propre vie. Il ferma les yeux et se connecta à l’esprit de Julianne. Il se laissa guider par la souffrance de sa fille la vivant comme si elle était sienne. Il transplana à plusieurs reprises, se rapprochant sensiblement de l’endroit où Julianne était captive.

Julianne, toujours accroupie et souffrante, tentait toujours d’obtenir une vision. Cette fois, Voldemort avait à nouveau ordonné à Nagini de venir siffler aux oreilles de Julianne, ce qui n’arrangeait guère les choses. Cependant, elle parvint à obtenir les traces d’une vision.

= Des cris et des lueurs vertes qui éclairent la nuit. Des dizaines de corps étendus inertes sur le sol. Des éclairs tombent des cieux obscurcit par une nuit d’orage. Des flammes brûlent au loin. On dirait une vision d’apocalypse. Par terre, Severus Rogue est livide et ne bouge plus. Nymphadora Tonks semble aussi inerte et sans vie. Un peu plus loin, Dumbledore est atteint par un Avada Kedavra et s’écroule sur le sol. Puis, soudain … Harry Potter se rue sur Voldemort et …=

Secouant la tête, les joues couverts de larmes, Julianne balbutie :

- Vous tuerez Dumbledore, Maître … l’Ordre et les Aurors sont désavantagés. Vous vaincrez, Maître
- Dumbledore mourra ? Je tuerai ce vieil abruti ? dit Voldemort en jubilant. Je serai vainqueur ? Vainqueur !

Voldemort ricana diaboliquement et tapota la tête de Julianne.

- Juste pour ça, Rogue … je te laisse la vie sauve. Arrange toi pour partir d’ici …

Voldemort quitta la pièce, son rire démoniaque percutait les murs dans un écho, Nagini dans son silage. Épuisée, Julianne se roula en boule sur le sol et pleura. Son père … son père semblait mort dans sa vision. Son père allait mourir … Elle cria fortement, lorsqu’une contraction lui vrilla le ventre. Elle pouvait sentir ses enfants descendrent en elle. Elle hurla de toutes ses forces, appellant son père et priant pour que ses enfants demeurent en son sein.

Severus parvint à localiser Julianne au moment où Voldemort et ses Mangemorts quittaient la maison. Il les vit même sortir et transplaner. Il aurait bien voulu leur arracher la tête, mais Julianne primait. Il entendit un cri déchirant, celui de Julianne et se précipita dans la maison.

- Julianne ! Julianne, je suis là ! hurle t-il

Un gémissement lui répondit et il passa de pièces en pièces, afin de trouver sa fille. Il l’a trouva dans une chambre dépravée et vide, écroulée sur le sol dans une position fœtale. Rapidement, il alla vers Julianne et la prit dans ses bras.

- Tout va bien … je suis là, dit Severus
- Papa … murmure Julianne. J’ai mal …
- On s’en va … assure t-il avant de transplaner


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